Voyagez dans l’histoire de l’art avec le fonds d’atelier d’André Vignoles

Durant près de soixante-dix années de création, le peintre figuratif André Vignoles (1920-2017) n’a eu de cesse de s’émerveiller devant le patrimoine occidental, figurant, dans un style coloré et lumineux empreint de gaieté, les chefs-d’œuvre du Louvre, les ruines de l’Italie antique, les vestiges du Paris médiéval. Un voyage dans l’histoire de l’art auquel nous convie Maître Olivier Collin du Bocage qui dispersera plus de 120 toiles du fonds d’atelier de l’artiste jeudi 15 février 2018 à Paris et sur le Live d’Interencheres.

 

 

André Vignoles au Salon d’Automne. © Salon d’Automne

Le 15 juillet 2017, la légendaire Société du Salon d’Automne dédiée à l’art contemporain, qui se tient chaque année au Petit Palais à Paris depuis 1903, pleurait la mort d’un de ses plus fidèles compagnons, l’artiste André Vignoles. Devenu Président d’Honneur de l’institution en 2013, ce représentant de la peinture figurative y exposa ses œuvres durant près de soixante-dix ans, inscrivant son nom dans la longue et prestigieuse liste qui compta avant lui les plus grands, d’Eugène Carrière à Auguste Rodin. Avant qu’un hommage ne lui soit rendu en octobre prochain lors du Salon d’Automne 2018, Maître Olivier Collin du Bocage dispersera jeudi 15 février à Paris et sur le Live d’Interencheres son fonds d’atelier. Ce ne sont ainsi pas moins de 124 huiles sur toile, datées de 1951 à 2015 et mesurant jusqu’à plus de 2 mètres de hauteur, qui seront mises aux enchères, estimées entre 100 et 200 euros. Des mises à prix attractives pour ce peintre déjà connu du marché, dont une toile de 1960 s’est envolée à plus de 11 000 euros avec frais en septembre 2007 à New York. Au programme, des paysages, des natures mortes, des scènes de plage, mais surtout un voyage dans le temps, au fil de l’histoire de l’art…

 

 

 

Une matinée sur les traces de la Grèce antique

Fidèle à la tradition du « Grand Tour », André Vignoles ne manqua pas d’effectuer l’éternel périple en Italie qui conduisit avant lui maints artistes, soucieux de se perfectionner auprès de leurs ancêtres. Sur la côte tyrrhénienne, en Italie du Sud, il élit domicile en Campanie où il découvre devant le vaste paysage bucolique de Paestum, les templess grecs d’Héra, Poséidon et Cérès des VIe et Ve siècles avant J.-C. Ces monuments antiques lui inspirent ses toiles les plus lumineuses, empreintes de sérénité.

Non loin de là, il s’émerveille devant les ruines pompéiennes qui sortent des « herbes folles ». Au sein d’une nature luxuriante, il peint le forum, la maison du Faune – qui doit son nom à la découverte d’une statuette en bronze d’un faune dansant – mais aussi les riches et célèbres peintures de la maison des Vettii, dont il esquisse quelques scènes.

 

 

Un après-midi à travers les vestiges de la France médiévale

Quittant l’intense lueur de la côté méditerranéenne, André Vignoles parcourt les routes de France à la recherche de nouveaux vestiges. Dans le Maine-et-Loire, à Angers, il admire l’architecture raffinée et puissante de l’imposante forteresse royale du XIIIe siècle des ducs d’Anjou. Ses dix-sept tours s’étendant sur près d’un demi-kilomètre lui inspirent une vue d’ensemble imprenable sur la ville.

De retour à la capitale, il se laisse entraîner par l’enthousiasme des touristes qui se pressent nombreux sur l’île de la Cité pour contempler la cathédrale Notre-Dame et s’attarde devant la Sainte-Chapelle, chef-d’œuvre du gothique rayonnant du XIIIe siècle qui s’élève sur la rue de Lutèce.

 

 

Une soirée au Louvre

Suivant ces mêmes voyageurs, il rejoint finalement le Louvre, dont il peint les plus grands chefs-d’œuvre. Comme ses personnages, il a dû flâner bien souvent devant les œuvres emblématiques de la Renaissance que sont La Joconde de Léonard de Vinci, Les Noces de Cana de Paul Véronèse ou les sculptures d’esclaves de Michel-Ange. Comme eux, il a dû être happé par l’agitation de la composition classique de L’enlèvement des Sabines de Nicolas Poussin, ou celle plus romantique de La Mort de Sardanapale d’Eugène Delacroix. Car André Vignoles ne cache pas son grand attachement à la tradition et livre dans des toiles colorées et enfantines, ses propres références et maîtres à penser.

 

 

Découvrez toutes les toiles d’André Vignoles en vente jeudi 15 février à Paris et sur le Live d’Interencheres

 

 

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