Rares tirages d’époque de Robert Doisneau

banniere-doisneau2

50 tirages de Robert Doisneau seront mis aux enchères le samedi 11 mars 2017 par Maîtres Bénédicte Boissinot et Hervé Tailliez à l’Hôtel des ventes de Poitiers et en live sur Interencheres. Une occasion rare pour les collectionneurs plus habitués aux épreuves tardives ou posthumes, d’acquérir des photographies argentiques d’époque..

« Aujourd’hui, les collectionneurs et les musées désireux d’acquérir un Doisneau ont le choix entre des tirages anciens avec une provenance, une histoire, mais sans signature, ou des éditions qui datent de la fin de la vie de l’artiste mais qui sont signées, explique Serge Plantureux, expert en photographie. La question n’est pas de savoir ce qu’il faut privilégier. Aucun tirage ne vaut plus cher que l’autre, mais les photographies anciennes sont beaucoup plus rares. »

.

Une collection rare

.

leboncoin

« Un ensemble aussi homogène surgit rarement sur le marché, explique Maître Béatrice Boissinot. Ces 50 tirages d’après-guerre proviennent de deux collectionneurs qui ont côtoyé le photographe durant les années 1950 et dont l’un s’est formé au sein de la même école supérieure des arts et industries graphiques, l’Ecole Estienne à Paris ». Une occasion exceptionnelle de rassembler des épreuves réalisées au lendemain de la seconde guerre mondiale et tirées à l’époque de leur négatif. « Une grande partie des tirages ont été réalisés très tôt, comme la prise de vue à Saint-Denis datée de 1945 particulièrement rare avec son papier qui est d’époque, poursuit l’expert. Même si ces tirages ne sont pas signés, ils sont pour la plupart numérotés au crayon et comportent ainsi une inscription de la main même de l’artiste ».

.

Des photographies populaires et inédites

 

142205_01283bbb74b2295ecfc536929cc4ce45Des deux jeunes frères au poirier rue du Docteur Lecène au violoncelle que le musicien Maurice Baquet abrite sous la pluie montmartroise, quelques-unes des compositions les plus populaires du photographe offrent un bel échantillon de cette œuvre humaniste qui n’a eu de cesse de s’émerveiller des bonheurs les plus simples de la vie. « L’ensemble est représentatif de ce qui lui tenait à cœur et certains tirages sont des variantes de photographies plus connues. Les photographies des banlieues parisiennes telles que Gentilly ou Saint-Denis qui ont donné envie à Blaise Cendrars de faire son livre sur La Banlieue de Paris en 1949 figurent également dans la vente. » Les portraits de ses amis Colette, Prévert ou Cendrars, témoins d’une époque, sont eux aussi de la partie. « A cela s’ajoutent des œuvres totalement inconnues qui n’ont figuré jusqu’ici dans aucune exposition ou ouvrage, ou alors de façon très isolée. » Il en est ainsi de « La Java » où se dandinent allègrement un couple dans une buvette ou des « petits Fanfarons » qui claironnent en plein cœur de Paris.

.

Une vente exceptionnelle à la portée internationale

 

142205_01283bbb74b2295ecfc536929cc4ce45

Avec des estimations de 200 à 4 000 euros, la vente pourrait offrir aux amateurs l’occasion d’habiller leurs intérieurs des clichés les plus célèbres de l’artiste. Elle devrait aussi susciter un intérêt international et notamment celui des musées et des collectionneurs américains déjà nombreux à apprécier les mises en scène rafraîchissantes et espiègles du photographe français.

.

Lien vers l’annonce de vente

Les commentaires sont fermés.