A LA UNE : la Trouvaille de Deir-El-Bahari, une toile de Renoir, un pastel d’Helleu…

En cette fin de novembre, les enchères regorgent de pièces muséales. Au programme : une édition originale retraçant la découverte archéologique stupéfiante de Deir-El-Bahari, une toile d’Auguste Renoir, L’homme penché de Camille Claudel, un paysage de Louis Valtat, un panneau du XVIe siècle hollandais, le portrait d’une Espagnole par Lucien Lévy-Dhurmer, une gouache d’André Maire, un canapé Louis XVI, un pastel de Paul César Helleu, une paire de fauteuils d’André Sornay, une nature morte d’André Lhote… Découvrez notre sélection en images d’objets annoncés dans les ventes aux enchères du 27 novembre au 3 décembre 2017.

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Coup de cœur de la rédaction

Mardi 28 novembre à Paris et sur le Live d’Interencheres, la maison de ventes Millon dispersera la bibliothèque de Jean Marchand (1894-1988). Archiviste-paléographe et bibliothécaire à la Chambre des Députés, ce grand érudit et bibliophile collectionna toute sa vie des documents rares, datés du XVIe au XIXe siècle. Parmi eux, une édition originale de La Trouvaille de Deir-El-Bahari est estimée entre 5 000 et 8 000 euros. Composé de vingt photographies d’Emil Brugsch (1842-1930), conservateur-adjoint du Musée d’Antiquités de Boulaq, et d’un texte de Gaston Maspero (1846-1916), directeur général des Musées d’Egypte, cet ouvrage témoigne d’un événement capital dans l’histoire des découvertes archéologiques en Egypte.

En 1881, Gaston Maspero parvient à remonter une filière de pilleurs d’antiquités égyptiennes et découvre, au sud de la vallée des rois, dans une falaise à Deir-El-Bahari, un caveau funéraire recelant de reliques. Ne pouvant se rendre sur place, il charge Emil Brugsch de pénétrer dans la tombe. La découverte est stupéfiante : une quarantaine de momies des plus grands pharaons dans leurs sarcophages (Aménophis Ier, Thoutmosis III…) et de nombreux objets funéraires précieux jonchent le sol. Mettant de l’ordre, Brugsch répertorie et photographie l’ensemble durant deux jours seulement pour se prémunir de nouveaux vols et pillages. Il en faudra cinq pour vider le contenu destiné à rejoindre les réserves du musée de Boulaq à Louxor, avant qu’il ne soit définitivement transféré au Musée égyptien du Caire.

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