Des enchères qui ne perdent pas la boule

[Le lot du jour] Avez-vous déjà remarqué sur le sapin de vos parents ou de vos grands-parents des boules inhabituelles, plus lourdes, épaisses et en verre ? L’hiver prochain ne les jetez pas avec le sapin, car il pourrait s’agir d’objets rituels appelés « boules de pardon » devenues aujourd’hui de véritables objets de collection. Lundi 15 septembre 2014, Maîtres Philippe Revol et François-Xavier Allix mettront aux enchères trois de ces mystérieux globes à l’occasion de leur vente de rentrée au Havre.
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C’est au détour d’un inventaire dans un grenier du Calvados que ces trois objets ont été découverts. Les propriétaires ne se doutaient pas que ces boules en verre sulfurisé dataient du XIXe siècle. La plus grosse qui fait 16 centimètres de diamètre et celle en forme de poire de 10 centimètres de long. Lire la suite

Le mystère de l’homme au nez cassé

[Le lot du jour] Un vieil homme au nez cassé en manteau bleu se dessinant sur un fond jaune : l’identité de l’individu représenté sur ce portrait a fait l’objet d’une enquête minutieuse. Lorsque le tableau est apporté par un particulier à l’étude, pour une estimation, les seules informations présentent sont la signature et la date.

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Réalisée en 1917, cette huile sur toile
s’avère être une production de la fin de la carrière de l’artiste peintre Maxime Maufra (1861 – 1918), originaire de Nantes et spécialisé dans les paysages maritimes de Bretagne. L’expert Philippe Jamault s’est basé sur le dernier lieu de résidence du peintre pour mener ses recherches. « Nous savons qu’il s’installe en 1903 à Kerhostin sur la presqu’île de Quiberon. Dans ces lieux, l’artiste termine sa vie isolé du monde avec pour seul contact un autre artiste peintre venu le rejoindre, Léon Duval-Gozlan. Les recherches tendent à prouver qu’il s’agit du portrait de son ami artiste, réalisé un an avant la mort de Maxime Maufra », explique Philippe Jamault. Lire la suite

Par tous les saints de Bretagne !

La culture bretonne sera mise à l’honneur le samedi 12 juillet 2014 à Fontenay-le-Comte, près de Niort, où Maître Frank Thelot mettra en vente la collection de Laurent Cahn, haut fonctionnaire d’État reconnu pour ses ouvrages sur la faïence de Quimper. Coup de projecteur sur cet ensemble de sujets religieux et folkloriques aux lignes un peu naïves… Lire la suite

A table avec les tsars !

Un petit air de toundra soufflera sur l’hôtel des ventes de Rennes le 27 janvier 2014, à l’occasion de la dispersion du  mobilier de deux châteaux bretons. Parmi les meubles classiques, les vases Art nouveau et Art déco, les sculptures et tableaux du XIXe siècle, Maître Carole Jezequel mettra aux enchères un lot atypique, inclassable : une salle à manger en chêne du début du XXe siècle, inspirée des Arts Décoratifs russes. Provenant du Château du Bois de la Roche dans le Finistère, cet ensemble comprend un buffet secrétaire, une table guéridon, quatre fauteuils, six chaises, une grande table démontable, ainsi que des appliques et chandeliers. Le tout fut acquis dans les années 1930 par la femme du châtelain,  nostalgique de sa Russie natale.  Lire la suite

Coups de cœur pour l’art contemporain

La découverte d’une œuvre d’Hans Hartung, le fantôme de Marc Desgranchamps et le folklore breton revisité à l’occasion d’une fête à Concarneau… Les commissaires-priseurs et leurs experts nous révèlent l’histoire du lot qu’ils préfèrent dans leurs prochaines ventes aux enchères d’art contemporain.

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Le combat artistique du chevalier breton

[Le lot du jour] Protégé par son bouclier à l’hermine et chevauchant son destrier bondissant, Nominoë s’élance vers un combat artistique. Chef des Bretons au IXe siècle et instigateur de l’idée d’une région unifiée et indépendante, le célèbre souverain a été choisi par René-Yves Creston (1895-1964) pour incarner son envie de revivifier l’art breton.
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Ce groupe en faïence émaillée polychrome incarne parfaitement le mouvement « Ar Seiz Breur », dont l’artiste est l’un des fondateurs et qui prône le renouvellement de la créativité bretonne. Cette sculpture apparaît comme un véritable manifeste du travail de Creston : le sculpteur choisit un personnage emblématique de la Bretagne, et  s’associant à la faïencerie Henriot de Quimper, mais il emploie un traitement radicalement moderne composé de lignes géométriques en vogue dans les années 1930.
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Maîtres Didier Guichard, Jean-Michel Juillan et Tugdual Borel mettront cette statue bretonne en vente le samedi 13 juillet 2013 à Saint-Brieuc et en direct sur le Live d’Interencheres. Estimation : 6 000 à 8 000 euros.

Lien vers l’annonce de vente du lot