Le vase de l’empereur Jiaqing

[Le lot du jour] Véritable trésor impérial, un vase balustre portant la marque de l’empereur Jiaqing sera vendu aux enchères par la maison de ventes Damien Libert le mardi 22 octobre 2014 à Paris.

.

L’empereur Jiaqing était le fils du célèbre empereur Quianlong, membre de la dynastie des Qing, qui régna sur la Chine de 1644 à 1911. C’est sous ce règne que les techniques et les décors de porcelaine se firent de plus en plus élaborés. La variété des différents styles de céramiques devient considérable. Celui du yangcai qu’arbore notre vase, qui signifie de « couleurs occidentales », est connu sous le nom de « famille rose ». Cette « famille rose » était réalisée à partir d’émail rose qui était un précipité d’or.

.

Le vase décoré de lotus sur fond bleu turquoise, paré de deux anses en forme de dragons stylisés, est estampillé de la marque à six caractères du cachet de l’empereur Jiaqing sur sa base.

.

Toute la finesse et le raffinement chinois aux enchères pour une estimation comprise entre 20 000 et 30 000 euros.

.

Lien vers l’annonce de la vente aux enchères

 

La maison d’Alain Girel, céramiste baroque

Dans les années 1980, toute l’intelligentsia française, de François Mitterrand à Christian Lacroix en passant par l’Emir du Qatar, s’arrachait les œuvres d’Alain Girel (1945-2001). Maître Jérôme Duvillard mettra aux enchères vendredi 26 et samedi 27 septembre 2014 les pièces de la collection particulière du céramiste qui garnissaient sa maison de Chasselas, près de Mâcon.
Lire la suite

Un vase impérial chinois sort du placard

[Le lot du jour] Les beaux objets se cachent parfois dans des lieux insoupçonnés. Ce vase chinois de l’époque Qianlong (1736-1795) dormait ainsi dans l’obscurité d’un placard. Il en sortira le jeudi 19 juin 2014 à l’occasion de sa mise aux enchères à l’Hôtel des ventes du Marais à Saint-Etienne.

Lire la suite

Le sanglier au profil mystérieux

Le Roi Arthur s’était rompu, en vain, à la capture du sanglier Tourc’h dans les forêts bretonnes. Jouez à votre tour au chevalier de la Table Ronde et partez à la chasse, plus facile, de cette hure en faïence. Apportée sur le plateau des enchères, le samedi 14 juin 2014 par la maison de vente Vregille & Cortot depuis Dijon et en direct sur le Live d’Interencheres, la tête de la bête garde néanmoins encore quelques mystères…
Lire la suite

La céramique chinoise ou l’art du feu des enchères

Après le record de 26 millions d’euros obtenu en mars dernier à Hong Kong pour un bol de 12 centimètres de diamètre du XVe siècle, la céramique chinoise est à nouveau mise à l’honneur par le marché de l’art. Samedi 26 avril 2014 depuis Marseille et en direct sur le Live d’Interencheres, Maîtres Philippe Bonnaz et Renaud Mazzella mettront aux enchères un vase en porcelaine du XVIIIe siècle. La marque à six caractères en bleu sous la base indique qu’il a été confectionné au cours du règne de l’Empereur Kangxi (1662-1722). Certes, notre céramique s’avère plus tardive que la millionnaire « tasse poulet » (fabriquée sous l’ère de l’Empereur Chenghua (1465-1487), à l’époque où l’art Ming était à son sommet). Mais le vase mis aux enchères à Marseille présente néanmoins de nombreux et importants atouts qui devraient inciter les amateurs, et en premier lieu les Chinois, à enchérir au-delà des 20 000 euros d’estimation basse. Lire la suite

Quand Théodore Deck en fait tout un plat

[Le lot du jour] Ce profil élégant de jeune femme coiffée d’un chapeau est peint sur un tondo légèrement creux de 50 centimètres de diamètres. L’idée, révolutionnaire à la fin du XIXe siècle, de peindre un portrait sur un plat est lancée par Théodore Deck (1823-1891), grand nom de la céramique qui participa activement au renouveau des arts du feu par ses recherches sur la matière et la cuisson.

.

Deck collabore régulièrement avec des peintres, comme Raphaël Collin (1850-1916), un artiste réputé pour la précision de son trait et sa dextérité. L’œuvre présente donc une double signature : celle de Collin sur le bord du plat et celle du céramiste en creux, au revers. Grâce à l’association de ces deux talents, à la précision apportée aux coloris par le dessinateur et à la finesse du glacis recouvrant la céramique travaillée par Deck, la peau du personnage semble presque réelle !  Lire la suite

Le Roman de Renart prend le bouillon

[Le lot du jour] Une poule coiffée d’un turban de sultan, un lapin en habit de velours gris rehaussé d’une collerette, un chien en soutane, un bouc armé d’un poignard et un renard en costume du XVIIIe siècle… Les personnages peints sur cette porcelaine sont tous inspirés du célèbre « Roman de Renart », fables anthropomorphiques dans lesquelles les animaux humanisés se rient de la société. Les tribulations du rusé goupil ont été ici adaptées en 1768 sur un bol à bouillon couvert par Meissen.

t

Ce n’est pas la première fois que la manufacture royale allemande emploie ce thème pour ses porcelaines. Une maison de ventes parisienne a récemment vendu un important service à thé à décor emprunté à l’univers du « Roman de Renart » à plus de 65 000 euros avec les frais. Notre bouillon au goupil sera mis aux enchères par Maître Xavier de la Perraudière le samedi 29 juin 2013 à Angers pour une estimation de 1 800 à 2 000 euros.

Lien vers l’annonce de vente

Le masque aux deux visages

[Le lot du jour] Très vite reconnu pour la qualité de ses bronzes, Jean Carriès (1855-1894) souhaite pourtant changer de matériau. L’artiste souhaite en effet insuffler plus de vie à ses sculptures. Il se tourne alors vers le grès, dont les coulées, les plissés, les superpositions et les craquelés lui permettent d’oser toutes les expérimentations. Ces deux masques en grès accolés dits « souriants » réalisés dans les années 1890 sont caractéristiques des figures grotesques, burlesques – voire presque fantastiques –  si chères à Carriès.

Très rare épreuve en grès émaillé, cette sculpture d’applique présente une légère distinction de couleurs entre les deux masques : beige chamois pour la figure de gauche et brun vert pour celle de droite. Une sculpture similaire présentant une légère variante d’émaillage fut exposée en 2008 au Petit Palais, le musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, à l’occasion d’une rétrospective de l’œuvre de l’artiste. Ce double masque expressif sera mis aux enchères le samedi 8 juin 2013 à Dijon par Maître Sylvain Gautier, pour une estimation de 10 000 à 15 000 euros.

Lien vers l’annonce de vente

Toute l’Italie dans une faïence de Gien

[Le Lot du jour] Ce petit plat circulaire en faïence de Gien datant de la fin de l’époque Napoléon III est une pièce rare à plusieurs titres.

.

Tout d’abord sa composition n’est pas imprimée mais entièrement peinte. La richesse des pigments utilisée pour retranscrire ce paysage italien et la qualité d’exécution rappellent les œuvres que Jean-Baptiste Corot peignait à la même époque, vers 1870-1880. Enfin, une marque très rare est apposée au revers du plat. De quoi attiser les collectionneurs du genre !

.

Cette pièce de faïence sera mise aux enchères à Gien par Maître Jean-Claude Renard le dimanche 2 juin 2013. Son estimation est de 1 000 euros.

.

Lien vers l’annonce de vente