Coups de cœur de commissaires-priseurs

Quand Fernand Léger s’inspire de l’art africain pour créer les décors d’un ballet suédois, quand la dispersion d’un atelier de mécanique révèle des trésors vintage dont 5 lampes Jieldé, quand une vingtaine de chevaux et de poneys s’apprêtent à sauter l’obstacle des enchères : trois commissaires-priseurs de Rennes, de Moulins et de Paris ont choisi trois moments importants dans leurs prochaines ventes.

Lire la suite

La Normandie, muse inspiratrice de Fernand Léger

103801_69aee22ecbfcd888cbd9e0b2e6ea68d3_normale[Le lot du jour] Né à Argentan dans l’Orne en 1881, Fernand Léger s’est ensuite établi dans la bouillonnante capitale non loin de ses terres d’origine, où il retourne se ressourcer le plus souvent possible. Dans les années 1920, l’artiste récupère la ferme familiale de Lisores, dans le Calvados, où il installe son atelier. C’est à quelques kilomètres de cette inspirante demeure, transformée aujourd’hui en musée, que Maître James Fattori mettra aux enchères dans sa maison de ventes Tradart, à Deauville et sur le Live d’Interencheres, une gouache de ce précurseur du cubisme. Cette œuvre réalisée dans les années 1950, qui mesure 30,5 par 24 centimètres, résume à elle seule toutes ses sources d’inspiration.
.
Obnubilé par les évolutions techniques de la vie moderne, Fernand Léger ne cesse de représenter des architectures métalliques, comme dans les « Constructeurs », sa célèbre série figurant des ouvriers en action, et sur cette gouache sur laquelle deux imposantes barres de fer s’élèvent vers le ciel. Devant elles, cinq flamboyants tournesols sont déployés, symbolisant la campagne normande où il réside. Nature et modernité cohabitent dans un même espace à l’ombre des nuages, éléments récurrents de son œuvre, au sein d’une composition dominée par des couleurs primaires, le rouge, le bleu et le jaune, une palette chère à son cœur. Lire la suite

Les années vertes de Fernand Léger

76455

[Lot du jour] Sur cette gouache de Fernand Léger, deux troncs d’arbres longilignes et arrondis se déploient devant un enchevêtrement de formes angulaires, évoquant les lignes droites d’un paysage industrialisé. Cette dualité formelle souligne la rencontre entre la nature et la ville, au sein d’une composition rappelant l’un des principes fondamentaux de l’œuvre de Léger, le contraste des formes. Cette gouache, intitulée Les arbres devant la maison, sera proposée le lundi 30 novembre 2015 à Blois, sous le marteau de Maîtres Marie-Edith Pousse-Cornet et Guillaume Cornet.
Lire la suite

Les souvenirs de Fernand Léger…

[Le lot du jour] Dans son édition du 23 octobre 1971, le magazine Paris Match consacre un article à la rétrospective de l’œuvre de Fernand Léger (1881-1955) qui vient alors de s’ouvrir au Grand Palais. L’exposition parisienne rassemble plus de 370 toiles de l’artiste « tubiste », surnommé ainsi pour son utilisation de formes géométriques en tube. Le cliché choisi pour illustrer le papier montre le peintre dans son atelier de Gif-sur-Yvette, dans l’Essonne. Entouré de ses toiles, il tourne le dos à l’objectif, trop absorbé par le tableau qu’il est en train de réaliser.
.
Samedi 25 janvier 2014, à Bourges, Maîtres Michel Darmancier et Olivier Clair mettront aux enchères le chevalet qui figure sur la photographie. « Il s’agit bien de celui de Fernand Léger puisqu’il présente exactement les mêmes tâches de peinture visibles dans Paris Match », observe Maître Clair. Provenant d’une collection particulière, ce premier supporter de l’artiste constitué de chêne massif « est estimé de 1 200 à 1 600 euros, précise le commissaire-priseur. Nous allons joindre à ce lot une veste et deux casquettes ayant appartenu au peintre, ainsi bien sûr que le fameux numéro de Paris Match ! »
.
Lien vers l’annonce de vente

Une tête bleue tournée vers les grands maîtres

[Le lot du jour] L’œuvre de Marcelle Cahn (1895-1981) semble accompagner, touche par touche, toute l’évolution de la peinture du XXe siècle. Influencée à ses débuts par Paul Cézanne, qu’elle considère comme « un sommet de la peinture moderne », la jeune artiste s’éloigne de la figuration lorsqu’elle fait la connaissance de Fernand Léger en 1925. « Cahn choisit alors une certaine forme de cubisme semi-figurative, dont cette « Tête bleue » est représentative, puisqu’elle a été réalisée dans les années 1926-1927 », explique l’expert Elisabeth Maréchaux Laurentin.
.
L’artiste se rapprochera ensuite d’autres courants, comme le constructivisme, et poursuivra ses expérimentations artistiques avec des collages. Tout au long de sa carrière artistique, l’admiration qu’elle vouait aux grands maîtres a toujours été palpable. Mais au-delà de cette influence, le critique d’art Otto Hahn remarque : « Finalement, elle a une place qui n’est qu’à elle. Elle ne se place ni au-dessous de Léger, ni au-dessous de Mondrian, mais dans le petit espace qui sépare Arp de Mondrian, et Mondrian de Léger. C’est-à-dire que Marcelle Cahn est un petit maître, entièrement personnel et irremplaçable. »
.
Si son travail reste encore confidentiel, certaines de ses œuvres sont exposées au musée des beaux-arts de Dijon, au musée des Ursulines de Mâcon et dans les collections des musées de Lille, de Grenoble et au musée d’art moderne de Strasbourg, à qui  Marcelle Cahn, Strasbourgeoise d’origine, a fait don au d’un important fonds. La « Tête bleue » de Marcelle Chan sera mise aux enchères le samedi 7 décembre 2013 à Angers par Maître Xavier de la Perraudière avec une estimation de 3 000 à 5 000 euros..

Lien vers l’annonce de vente