Un mammouth sonné par le gong

20150624-défense03« Ce gong était installé dans une grande demeure bourgeoisie d’Epinal où il était sonné pour annoncer les repas », rapporte Maître Pierre Perrin, qui proposera l’instrument aux enchères samedi 27 juin 2015 dans sa maison de ventes à Nancy. Relevant à la fois de l’histoire naturelle et du cabinet de curiosités, il était détenu depuis les années 1900 par cette famille. Cette cymbale s’avère être un objet original et assez rare car elle est montée sur une défense de mammouth fossilisée de 180 centimètres de long, elle-même enchâssée dans un socle en bois noirci sculpté.

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Naturellement courbées, les défenses de mammouth sont des vestiges recherchés sur le marché. Celles présentées habituellement en ventes publiques sont en général sculptées et d’assez grandes dimensions (2 à 3 mètres). Or, « cette défense, polie afin d’obtenir une belle blancheur, est un spécimen atypique car il présente un enroulement peu commun pour sa longueur », précise Michaël Combrexelle, expert en collections animales.

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« Estimée à 4 000 euros, cette défense ayant appartenu à un pachyderme disparu depuis environ 15 000 ans n’est pas soumise à la réglementation internationale, ni européenne. L’utilisation commerciale est donc libre contrairement aux ivoires », explique le commissaire-priseur. Cette vacation est l’occasion, pour les amateurs d’histoire naturelle, d’objets insolites et notamment de cabinets de curiosités d’acquérir un lot original.

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Le B211 de Steinway, l’instrument des compositeurs

[Le lot du jour] Elégant et idéalement ferme, puissant mais sans arriver à saturation et d’une large amplitude permettant tous les contrastes, il est surnommé « l’instrument des compositeurs » tant ils furent nombreux à l’avoir adopté. Lire la suite

Un violon des Guarnerius estimé 100 000 euros !

[Le lot du jour] Aussi célèbre que les Stradivari (la famille de l’illustre Stradivarius), la lignée des Guarneri a également sa place sur le podium des violons les plus chers du monde. Les instruments réalisés par Guarnerius del Gesù s’avèrent encore plus recherchés par les musiciens et les collectionneurs que ceux de Stradivarius, puisque del Gesù n’a vécu que 46 ans (1698‐1744), et dépassent aisément la barre des 10 millions d’euros aux enchères. Jeudi 4 décembre 2014, Maître Etienne Laurent mettra aux enchères depuis Vichy et en direct sur le Live d’Interencheres un exceptionnel violon inédit sur le marché réalisé par le père de Guarnerius del Gesù, Joseph Guarnerius (1666‐1740), qui présente une estimation de 100 000 à 150 000 euros.

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L’atelier d’un fabricant d’instruments de chasse aux enchères

Pour sonner le ralliement ou toute autre action de vènerie, le chasseur souffle dans sa trompe de chasse. En France, cet instrument était la grande spécialité de l’entreprise Milliens, située à Blois. Récemment placée en liquidation judiciaire, la société s’occupait de fabriquer et de réparer des trompes pour les plus grands veneurs internationaux. Mercredi 12 novembre 2014, Maître Edith Pousse-Cornet dispersera les matériels de Milliens, et notamment 5 trompes en cours de finalisation. Estimés 40 euros la pièce, ces instruments se vendaient plusieurs milliers d’euros en boutique. De nombreux passionnés de chasse et de musique ont déjà manifesté leur intérêt auprès de la maison de ventes.

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La commissaire-priseur mettra également aux enchères un stock de grelots, clochettes, petits sifflets et embouchures qui sera proposé à partir de 300 euros, avec toutefois la possibilité de diviser l’ensemble en plusieurs lots selon la demande.

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Plusieurs machines de réparation et d’entretien d’instruments intéresseront les professionnels de tous horizons. Car ces tours (tour à polir, tour à repousser), machine à air pneumatique (Panhard),  banc à étirer, compresseurs, établis, chalumeaux et autres appareils proposés à la vente peuvent s’adapter à toutes sortes d’activités. Une centaine de machines estimées autour de 100 euros pièce figure ainsi au programme de la vacation.

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Pour reformer le Charlie Jazz Band

[Le lot du jour] Tchac-tadaa-tchac-tadaa-tchac ! Les rythmes de jazz New Orleans nous viennent immédiatement à l’esprit rien qu’en regardant cette batterie. Ce modèle du tout début du XXe siècle, typique des prémices du jazz, est mis aux enchères le samedi 15 février 2014 à Lyon par Maître Madeleine Milliarède. L’ensemble est composé d’une grosse caisse Couesnon et Cie, célèbre marque française de l’époque, d’une pédale américaine et d’une curieuse percussion asiatique, provenant très probablement du Vietnam. Véritable melting-pot d’instruments, cette combinaison, appelée « set » dans le jargon des musiciens, a du être imaginée par l’ancien utilisateur de cette batterie : le batteur du groupe « Charlie Jazz Band ». La commissaire-priseur a en effet retrouvé une plaque photographique de ce groupe, sur laquelle figure notre batterie. Si l’histoire du « Charlie Jazz Band » et de son batteur restent mystérieuses, ils seraient vraisemblablement originaires d’Europe puisque la batterie et le cliché proviennent d’une famille française. L’estimation basse de cet ensemble est de 180 euros.
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Le premier piano de Michel Petrucciani aux enchères

Michel Petrucciani a quatre ans quand il exige d’apprendre le piano, après avoir écouté un concert de Duke Ellington et. C’est son père, Tony, qui l’initie au jazz et lui fabrique un système spécial pour faciliter son accès aux pédales. Un procédé qui sera ensuite repris par la marque de pianos Steinway. Atteint de la maladie des os de verre, qui limite sa croissance, Petrucciani refuse de se complaire dans la souffrance, porté par un insatiable appétit de vivre et par le jazz. « Les pianos me parlent, ce qui m’a valu quelques années d’hôpital psychiatrique ! », plaisantait-il. Pianiste unanimement reconnu en Europe, il poursuit sa carrière aux Etats-Unis aux côtés des grands noms du jazz. Il est d’ailleurs le premier artiste non américain à signer avec Blue Note.   Lire la suite

Une boîte à musique aux grands airs

[Le lot du jour] A l’intérieur de ce coffret rectangulaire en palissandre verni de plus d’un mètre de long (108 par 40,5 cm), certains des plus grands trésors de la musique classique sont renfermés. Chopin, Beethoven, Schuman, voilà de quoi ravir l’ouïe des passionnés en ouvrant le couvercle de cette grande boîte à musique à quatre cylindres interchangeables mise aux enchères de la Galerie de Chartres, le dimanche 8 décembre 2013.   Lire la suite

Arquer pour mieux jouer

[Le lot du jour] Le cor de basset, ou clarinette basse, étant un instrument grave, son corps est nécessairement plus long. Afin que le musicien puisse atteindre facilement les touches les plus basses, un fabricant de cor viennois du nom de Franz Harrach (1750-1831) a eu l’idée de lui donner cette forme arquée. Ce modèle du début du XIXe siècle en buis et ivoire présentant treize clefs laiton sera mis aux enchères le samedi 15 juin 2013 par Maîtres Etienne et Guy Laurent depuis Vichy et en direct sur le Live d’Interencheres. Estimation : 8 000 euros.

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Une leçon particulière avec Franz Liszt

[Le lot du jour] Dès les premières notes jouées, ce forte-piano vous contera en musique l’une des romances vécue par Franz Liszt (1811-1886) alors qu’il habitait à Paris. L’instrument appartenait à Caroline de Saint-Cricq, fille du Comte de Saint Cricq, ministre du Commerce et des Manufactures de Charles X, dont l’hôtel particulier parisien est l’actuelle mairie du VIe arrondissement. Voyant d’un mauvais œil le rapprochement entre sa fille et le jeune Franz Liszt, son professeur de musique, Pierre de Saint-Cricq ne tardera pas à congédier le musicien. Lire la suite