Redécouverte d’un tableau inédit de La Hyre

Cette œuvre du maître de la peinture française du XVIIe siècle était connue des historiens de l’art, mais seulement grâce à une reproduction photographique. Redécouverte par Maître Mathilde Sadde-Collette dans une propriété de la région de Moulins, « L’Assomption de la Vierge » sera mise aux enchères jeudi 28 septembre dans l’hôtel des ventes moulinois et en direct sur le Live d’Interencheres.

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Si Laurent de La Hyre était déjà reconnu de son vivant, et figurait parmi les douze membres l’Académie royale de peinture et de sculpture ; s’il est aujourd’hui considéré comme l’un des maîtres incontestés de la peinture française du XVIIe siècle et que ses œuvres tutoient celles d’Eustache Le Sueur, Charles Le Brun et Georges de La Tour sur les murs du musée du Louvre, l’artiste était totalement délaissé et méprisé il y a encore 40 ans. « Dans les années 70 les musées ne prêtaient même plus attention à ses toiles, si bien qu’un jour l’un de ses grands formats a été retrouvé fortement abîmé et totalement irrécupérable dans un musée lyonnais. Lire la suite

La première œuvre d’un nouvel artiste du XVIIe siècle


[Le lot du jour] Un nouvel artiste vient de faire son entrée au panthéon des peintres de natures mortes du XVIIe siècle. Seul son nom, Jan de Witt, et une seule œuvre de cet inconnu de l’Ecole du Nord viennent de nous parvenir. Mais ses dates, son histoire et le reste de sa production restent encore un mystère…

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Un tête à tête avec Géricault

20150610-Géricault01[Le lot du jour] « Il s’agit d’un Géricault magnifiquement peint qui s’avère être le travail préparatoire d’une œuvre monumentale inachevée, La Course des chevaux libres de 1817, aujourd’hui disparue », précise Bruno Chenique, expert du peintre Théodore Géricault (1791-1824), à propos de cette Tête d’expression inédite sur le marché et qui sera incluse au catalogue raisonné de l’artiste. Estimée de 40 000 à 60 000 euros, cette huile sur papier marouflée sur toile par le célèbre artiste français du XIXe siècle – qui préférait manifestement peindre sur papier –, sera mise aux enchères par Maître Laurent Hara et Maître Alain Castor à Paris le lundi 15 juin 2015. Lire la suite

Coups de cœur de commissaires-priseurs

A l’occasion de Paris Tableau, le salon spécialisé dans les tableaux du Moyen Age aux années 1870 qui se tient dans la capitale du 13 au 16 novembre 2014, trois commissaires-priseurs nous livrent leurs coups de cœur pour trois œuvres anciennes qu’ils mettront bientôt aux enchères. Lire la suite

« La Grande dame » s’envole à 500 000 euros

Mise à jour du mardi 27 mai 2014 : Notre « Grande Dame », œuvre exceptionnelle du peintre hollandais Eglon Van Der Neer (1634-1703) a dépassé son estimation haute de 400 000 euros pour atteindre les 500 000 euros prix marteau !

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Si les historiens de l’art connaissaient son existence et sa description, « La Grande dame » ne montrait plus son visage depuis plus de 140 ans… L’une de ses dernières apparitions publiques remonte au mois de mars 1860 à Paris. A l’époque, Maître Eugène Escribe organise une vente de tableaux anciens parmi lesquels figure cette femme énigmatique sur sa toile de 1665, mesurant 64 par 55,5 centimètres.  « Ce titre de grande dame convient parfaitement à la personne que le pinceau d’Eglon van der Neer nous montre descendant un escalier de deux marches, ayant à droite son chien, et regardant à sa gauche un singe enchaîné sur un pilastre où se trouve jeté un tapis. Elle est vêtue d’une jupe en satin cerise brodée d’or et d’un corsage avec une seconde jupe en satin blanc et crevés en satin cerise. Un collier, des bracelets, des boucles d’oreilles et une double chaîne de corsage avec agrafe en perles complètent sa parure », décrit alors le catalogue. Le tableau est alors acheté par un certain Raffaele de Ferrari, duc de Galliera, un homme d’affaires italien qui a fondé le Crédit mobilier avec les frères Pereire. Ces deux banquiers et amateurs d’art, rivaux des Rothschild, récupèrent bientôt la belle pour l’exposer dans leur galerie parisienne de la rue du Faubourg Saint-Honoré. Lire la suite

Les appétissantes natures mortes de Claesz

[Lot du jour] Aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands maîtres de la nature morte hollandaise, Pieter Claesz (vers 1596-1597-1661) a pourtant longtemps été ignoré par le marché de l’art. Derrière ses initiales, P.C., les spécialistes pensaient trouver une artiste flamande contemporaine de Claesz du nom de Clara Peeters, qui peignait des sujets similaires et affichait presque le même monogramme.
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Or, à la fin du XIXe siècle, l’historien et critique d’art Paul Mantz certifie que « Le maître au chiffre P.C. est bien Pieter Claesz ». Il rend ainsi son identité au peintre et son œuvre publique dans la Gazette des Beaux-Arts en 1859. Passionné par son œuvre, Paul Mantz a d’ailleurs été l’heureux propriétaire de cette « nature morte de déjeuner » qui sera mise aux enchères le 1er février 2014 à Nîmes par Maîtres Françoise Kusel et Pierre Champion et en direct sur le Live d’Interencheres. Lire la suite