Redécouverte d’un tableau inédit de La Hyre

Cette œuvre du maître de la peinture française du XVIIe siècle était connue des historiens de l’art, mais seulement grâce à une reproduction photographique. Redécouverte par Maître Mathilde Sadde-Collette dans une propriété de la région de Moulins, « L’Assomption de la Vierge » sera mise aux enchères jeudi 28 septembre dans l’hôtel des ventes moulinois et en direct sur le Live d’Interencheres.

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Si Laurent de La Hyre était déjà reconnu de son vivant, et figurait parmi les douze membres l’Académie royale de peinture et de sculpture ; s’il est aujourd’hui considéré comme l’un des maîtres incontestés de la peinture française du XVIIe siècle et que ses œuvres tutoient celles d’Eustache Le Sueur, Charles Le Brun et Georges de La Tour sur les murs du musée du Louvre, l’artiste était totalement délaissé et méprisé il y a encore 40 ans. « Dans les années 70 les musées ne prêtaient même plus attention à ses toiles, si bien qu’un jour l’un de ses grands formats a été retrouvé fortement abîmé et totalement irrécupérable dans un musée lyonnais. Lire la suite

La première œuvre d’un nouvel artiste du XVIIe siècle


[Le lot du jour] Un nouvel artiste vient de faire son entrée au panthéon des peintres de natures mortes du XVIIe siècle. Seul son nom, Jan de Witt, et une seule œuvre de cet inconnu de l’Ecole du Nord viennent de nous parvenir. Mais ses dates, son histoire et le reste de sa production restent encore un mystère…

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Passer l’hiver avec saint Coqueluchon

[Lot du jour] Avis à tous les hypocondriaques de cet hiver persistant : cette exceptionnelle statue en terre cuite de saint Étienne est réputée pour sa guérison des maux de gorge. Elle sera mise aux enchères par Me Xavier de la Perraudière à Angers le mercredi 25 février 2015 et sur le live d’Interencheres.
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Cette sculpture du XVIIe siècle en terre blonde provient de l’abbaye de Cizay-la-Madeleine, un édifice en main privée près de Saumur dont elle ornait le retable. Bien qu’appartenant à un particulier, elle a été classée monument historique.
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Elle a été réalisée vers 1650 par le sculpteur Pierre Biardeau (1608-1671), un artiste appartenant à un courant de sculpture de la région du Mans, appelé « École du Maine ». Les trois plus grandes dynasties de sculpteurs de ce mouvement – la Famille Delabarre, Hoyau et Biardeau – ont marqué de leur emprunte artistique les nombreux retables de la région. Authentifié grâce aux archives de l’abbaye, notre saint Étienne se fait ainsi l’écho des caractéristiques de ce mouvement de la contre-réforme : une stature démonstrative de style baroque, à taille humaine (1,55m pour notre œuvre), et vêtue d’un lourd vêtement.
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Le drapé imposant de cette statue a d’ailleurs prêté à confusion lors de l’identification du personnage. « Nous hésitions entre saint Étienne, fondateur de l’Ordre de Grandmont qui avait fait construire l’abbaye, et saint Étienne, premier martyr de la chrétienté, confie Maître de la Perraudière. Mais ses mains jointes et l’expression d’extase de son visage tourné vers le ciel ont confirmé l’identité du martyr Lire la suite

Charles de Valois, de la chartreuse au château

[Lot du jour] Le portrait de Charles de Valois réalisé par Louis Licherie, retrouvé à la suite d’un inventaire dans un château, est l’œuvre d’une commande peu ordinaire. Il se dévoilera lors de la vente de Maître Vincent Wapler à Paris le mercredi 18 juin 2014.

Charles de Valois se tient debout d’un air convenu, habillé d’un lourd drapé bleu finement recouvert des fleurs de lys, symboles de la royauté. Malgré ses titres de comte d’Anjou et du Maine ainsi que d’empereur titulaire de Constantinople, en épousant successivement Marguerite d’Anjou et Catherine de Courtenay, il n’a jamais été roi. Il fut fils de roi, frère de roi, oncle de trois rois, gendre de roi, gendre d’empereur, père d’un roi, mais jamais roi lui-même. En 1325, le comte de Valois en compagnie de son fils Philippe VI, futur roi de France en 1328, fondent la chartreuse de Bourgfontaine près de Villers-Cotterêts où est conservé le tableau au XVIIe siècle. Aucune hésitation n’est envisageable grâce à l’inscription sur le cartouche à la gauche du personnage.
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