Visite au Petit Hôtel Labottière, où tout est à vendre

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Bienvenue au Petit Hôtel Labottière ! La visite virtuelle de ce monument historique bordelais, témoin précieux de l’art de vivre au XVIIIème siècle, se fera jusqu’à la mise aux enchères du mobilier, des tableaux et des objets d’art qui garnissent cet hôtel particulier, samedi 26 novembre 2016 à Bordeaux et sur le Live d’Interencheres, par Maîtres Alain et Antoine BriscadieuLire la suite

Un trompe-l’œil qui ne fait pas tapisserie

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[Le lot du jour] Avec l’ouverture prochaine de la Cité internationale de la tapisserie à Aubusson, le 10 juillet 2016 et la récente demande de la ville d’Angers d’inscrire la médiévale tenture de l’Apocalypse au patrimoine mondial de l’Unesco, la tapisserie revient au cœur de l’actualité et ne fait désormais plus tapisserie. Avant-gardistes en matière de tendances déco, les ventes aux enchères proposent de nombreuses étoffes tissées, à l’image d’un étonnant trompe-l’œil présenté samedi 11 juin 2016 à la Flèche, entre Le Mans et Angers, par Maître Cyril Duval. Lire la suite

Un nouveau look pour la rentrée

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Envie de changer de style ? Direction les ventes aux enchères pour dénicher des vêtements uniques et excentriques que vous ne retrouverez sur personne d’autre ! Plus de 60 000 costumes de cinéma, dont des tenues portées par Jean Rochefort, Jean-Paul Belmondo et Catherine Deneuve, une robe antillaise du XVIIIe siècle et du casual wear griffé Disney sont au programme des prochaines vacations.

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RVLC, la royale estampille

Que signifie l’acronyme R.V.L.C. ? Tous les amateurs des arts décoratifs du XVIIIe siècle pourront vous le dire. En effet, derrière ces quatre lettres se cache l’un des plus grands ébénistes de cette époque : Roger Vandercruse (1728-1799). D’origine flamande, l’artisan préfère utiliser la transcription française de son nom « Lacroix » et choisit donc deux estampilles différentes « R. Lacroix » et « R.V.L.C. ». Appréciés du roi et de son entourage, ses petites tables, secrétaires et autres bonheurs-du-jour trouvent parfaitement leur place dans les demeures royales. Lire la suite

« La Grande dame » s’envole à 500 000 euros

Mise à jour du mardi 27 mai 2014 : Notre « Grande Dame », œuvre exceptionnelle du peintre hollandais Eglon Van Der Neer (1634-1703) a dépassé son estimation haute de 400 000 euros pour atteindre les 500 000 euros prix marteau !

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Si les historiens de l’art connaissaient son existence et sa description, « La Grande dame » ne montrait plus son visage depuis plus de 140 ans… L’une de ses dernières apparitions publiques remonte au mois de mars 1860 à Paris. A l’époque, Maître Eugène Escribe organise une vente de tableaux anciens parmi lesquels figure cette femme énigmatique sur sa toile de 1665, mesurant 64 par 55,5 centimètres.  « Ce titre de grande dame convient parfaitement à la personne que le pinceau d’Eglon van der Neer nous montre descendant un escalier de deux marches, ayant à droite son chien, et regardant à sa gauche un singe enchaîné sur un pilastre où se trouve jeté un tapis. Elle est vêtue d’une jupe en satin cerise brodée d’or et d’un corsage avec une seconde jupe en satin blanc et crevés en satin cerise. Un collier, des bracelets, des boucles d’oreilles et une double chaîne de corsage avec agrafe en perles complètent sa parure », décrit alors le catalogue. Le tableau est alors acheté par un certain Raffaele de Ferrari, duc de Galliera, un homme d’affaires italien qui a fondé le Crédit mobilier avec les frères Pereire. Ces deux banquiers et amateurs d’art, rivaux des Rothschild, récupèrent bientôt la belle pour l’exposer dans leur galerie parisienne de la rue du Faubourg Saint-Honoré. Lire la suite

Le plus original des fauteuils classiques

[Le lot du jour] A première vue, ce fauteuil d’époque Louis XV en noyer mouluré richement sculpté sur toutes ses faces, aux accotoirs en coup de fouet et aux pieds cambrés, à l’air tout à fait classique. Mais en le regardant de plus près, son dossier paraît soudain intriguant, car beaucoup plus petit qu’à l’accoutumée… Pour tenter de comprendre ce parti pris stylistique, il faut d’abord identifier l’auteur de ce fauteuil d’après son estampille. La marque « Tilliard » figurant sous le siège renvoie au père et au fils du même nom (et du même prénom d’ailleurs, puisqu’ils s’appellent tous les deux Jean-Baptiste), dynastie d’ébénistes hyperactifs au XVIIIe siècle. Le motif de cœur encadré dans un cartouche qui orne le sommet du dossier et le centre de la ceinture inférieure confirme la paternité des Tilliard, puisqu’il s’agit de leur caractéristique esthétique. Lire la suite

Rubens et le roi d’Espagne pour la chasse au lion

[Le lot du jour] Le roi d’Espagne Philippe IV (1605-1665) nourrissait une véritable passion pour l’œuvre de Pier Paul Rubens (1577-1640). Loin d’être original, ce penchant est partagé à l’époque par toutes les grandes cours européennes, qui s’arrachent les créations de l’artiste flamand pour la décoration de leurs palais. Rubens réalise d’ailleurs une soixantaine de toiles pour le souverain espagnol, destinées à orner son royal pavillon de chasse. Philippe IV a alors l’idée de traduire en tapisserie six de ces tableaux traitant de différentes chasses pour le mariage de sa fille, Margarita Teresa, en 1666. Des sept tapisseries offertes à l’Infante (six inspirées par Rubens et une autre par Jacob Jordaens), seules deux sont aujourd’hui connues. Les cinq autres ont disparu du musée de Vienne pendant la Première Guerre mondiale, certainement pillées par les Allemands.
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Retour au début du XVIIIe siècle, à Bruxelles. Dans l’un des plus grands ateliers de la ville, les sept tapisseries espagnoles du roi d’Espagne sont de nouveau tissées. Le retissage des modèles du siècle précédent est alors devenu une pratique courante. Détail caractéristique de ces retissages : notre « Chasse au lion d’Alexandre le Grand » inspirée par Rubens présente une bordure à l’imitation d’un cadre. Au centre, l’instant le plus dramatique de la partie de chasse est représenté. Il s’agit du moment où deux lions se jettent sur les cavaliers. Sur la droite un des hommes est agrippé par un félin et tombe de sa monture qui se cabre. Au premier plan, un autre chasseur gît sur le sol, servant d’appui au second lion pour mieux atteindre Alexandre sur son cheval. Le roi le repousse vaillamment d’un coup de lance, marquant là toute sa puissance.
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Cette tapisserie du XVIIIe siècle provient d’un grand manoir breton où elle était exposée depuis de nombreuses générations. Elle sera mise aux enchères par Maîtres Philippe Jannon et Gilles Grannec jeudi 20 février 2014 à Brest avec une estimation de 20 000 à 30 000 euros. Notons que deux autres modèles retapissés de la série du XVIIIe siècle présentant la même bordure élégante, « La Chasse au Taureau » et « Le Sanglier de Calydon » sont passés aux enchères en 2008 et 2010, pour être adjugées respectivement 48 000 et 30 000 euros.
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Lien vers l’annonce de vente du lot

La tête dans les étoiles avec Galilée

Même si elles portent le nom du célèbre astronome, les lunettes galiléennes n’ont pas été inventées par Galilée. Les premiers modèles ont été réalisés au tournant des XVIe et du XVIIe siècles par un opticien hollandais. Le mécanisme fut perfectionné dès cette époque par Galilée qui conçut des lunettes montées sur de simples tubes de carton ou de bois et dont les lentilles permettent d’observer les astres et les planètes. Un exemplaire du XVIIIe siècle est mis aux enchères à Limoges le dimanche 9 février 2014 par Maîtres Bernard Galateau et Paul Pastaud.

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Il s’agit d’une lunette galiléenne réalisée en Saxe par un anonyme. Les tubes de cartons coulissant les uns sur les autres sont cerclés de montures en bois et recouverts de papier rouge et noir à l’extérieur. A l’intérieur, le papier marbré est typique de la ville de Herrnhut en Saxe : le Kleister Herrnhuterpapier. Sur le papier du tube oculaire figure à l’encre noire la mention « 20 lignes distance focale ».

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