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Statuette de jeune fille nue.
Manche de miroir à cariatide représentant n°2

Statuette de jeune fille nue. Manche de miroir à cariatide représentant une jeune fille nue, debout sur une base quadrangulaire, dans l'attitude de la marche. Elle a le bras gauche le long du corps et porte la main droite, le poing fermé, sur l'épaule droite. Le sculpteur a su décliner dans le bois les courbes du corps féminin juvénile avec une sensualité exacerbée. Le visage gracieux et souriant présente des yeux fins et étirés. La lourde perruque, formée de longues mèches, couvre l'épaule gauche et dégage la droite, laissant paraître une importante boucle d'oreille ; elle est surmontée d'un "modius" percé destiné à l'insertion d'un disque de métal réflecteur. Bois dur. Petites restaurations aux chevilles, éclat au modius sommital. Egypte, Nouvel Empire, XVIIIe dynastie, règne d'Aménophis III, ca. 1350 av. J.-C. Hauteur : 14,6 cm Les miroirs (" Ce qui vit de voir le visage " en égyptien, en jouant sur le terme " Ankh ") apparaissent en Egypte dans des contextes domestiques, cultuels et funéraires. Reflétant la vie, ils redonnent la vitalité à son détenteur, avec de nombreuses connotations de renaissance et de fertilité. D'abord réalisés en cuivre, puis à partir du Moyen Empire en bronze, argent et/ou or, ils sont dits être façonnés des mains de Ptah, de Sokar ou de Tatenen. Souvent représentés sur les stèles et les sarcophages, ils apparaissent comme des objets de toilette indispensables de la vie quotidienne. Très vite, ils prennent une forte connotation funéraire et religieuse. Leur forme, celle du disque solaire avalé le soir par la déesse Nout, souvent identifiée à Hathor, puis recraché le matin, en fait un symbole d'éternité. Déposés auprès des sarcophages, ils contribuent ainsi à la renaissance du défunt. Dans les contextes cultuels, ils sont associés à la déesse Hathor, déesse-mère, promesse de résurrection, tout comme Nout. Dans les Textes des Sarcophages, les femmes souhaitent apparaître comme Hathor. L'offrande des miroirs à Hathor lors des célébrations de culte est un acte important pour l'équilibre de l'univers. Le roi apaise la déesse en lui présentant les miroirs, dans lesquels il l'invite à regarder " son visage parfait dans le disque ". Les miroirs à cariatides apparaissent durant la XVIIIe dynastie, probablement sous le règne d'Hatchepsout. Ils sont une des formes les plus élaborées du répertoire des objets de toilette, et le cops féminin en est le thème par excellence (il n'existe aucune figurine masculine cariatide). Ce manche à statuette cariatide est révélateur d'une époque marquée par l'exaltation des formes féminines jamais égalées auparavant. Tout comme avec les cuillères à fard à la nageuse, les sculpteurs déclinent avec raffinement les courbes du corps féminin contribuant à dévoiler son charme et à fixer éternellement la jeunesse. Cette nudité juvénile est à mettre en rapport avec la déesse Hathor, laquelle, dans le mythe de la création, dévoile ses charmes devant le démiurge, son père et partenaire. L'érotisme est également exprimé par la perruque sophistiquée conduisant au désir charnel et à la capacité de procréer. Test de 14C confirmant la datation de l' uvre. Provenance : collection particulière, Neuilly-sur-Seine, dans la même famille par transmission depuis la fin du XIXe siècle. Bibliographie : J. Vandier, Manuel d'archéologie égyptienne. La statuaire, Paris, 1958, pl. CXLI 6-7. J. Vandier d'Abbadie, Catalogue des objets de toilette égyptiens, Paris, musée du Louvre, 1972, pp. 180-181, n° 794. G. Bénédite, Catalogue général des antiquités égyptiennes du Musée du Caire. Miroirs, Le Caire, 1907, p. 22, n° 44042, pl. XIII.

  • Estimation 60 000 - 80 000 €