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Vente LiveL’empire à fontainebleau
Dimanche 19 novembre à 11h00 à Fontainebleau

Lieu de vente Hôtel d'Albe
9-11 rue royale
77300 Fontainebleau

Retrouvez l'itinéraire sur Google Maps Expositions :
  • samedi 18 novembre de 10h00 à 18h00 : A l'étude
  • dimanche 19 novembre de 10h00 à 12h00 : A l'étude

Osenat Fontainebleau

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Osenat Fontainebleau

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Vente Live
n°164 Exceptionnelle feuille de laurier provenant de la Couronne qui sera Estimation :
100 000€ - 150 000€
Exceptionnelle feuille de laurier provenant de  la Couronne qui sera

n°164 : Exceptionnelle feuille de laurier provenant de la Couronne qui sera

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Exceptionnelle feuille de laurier provenant de la Couronne qui sera portée lors du Sacre de l’Empereur Napoléon Ier (1804). En or, à bords mouvementés, et fines nervures ciselées. Long : 9,2 cm. Largeur maximale : 2,5 cm. Poids net : 10 gr. (Infimes traces pliures) 1804. Présentée dans un écrin en maroquin rouge décoré au petit fer à l’or de frises de palmettes, entrelacs, étoiles et soleils. Gainé de velours vert postérieurement, il est signé à l’or « biennais au singe violet rue s.honore n°511 » Platine, onglet et charnière en argent, avec sa clé en fer. Dim : 14 x 8 cm. B.E. Provenance : - L'une des feuilles retirées de la Couronne du Sacre de l’Empereur Napoléon Ier, avant la Cérémonie par l’orfèvre Martin Guillaume Biennais, à la demande du futur Empereur. - Offerte par Biennais, à l’une de ses filles, soit Marie Anne (épouse Dutartre, née en 1792), soit Amélie Victorine (épouse Dutartre, elle aussi, née en 1796). - Conservée dans la descendance de l’orfèvre jusqu’à nos jours. Œuvre en rapport : - On citera l’autre seule feuille connue, celle provenant du peintre et miniaturiste Isabey. Détachée de la couronne lors d’un essayage avant le couronnement comme Roi d’Italie en 1805, comme l’explique le mot d’Isabey qui accompagnait la feuille : « A Saint Cloud en 1805, avant le départ pour Milan, j’essayais à l’Empereur la couronne royale qui devoit surmonter celle de laurier du Sacre à Notre Dame ; une feuille se détacha. J’allais la remettre au 1er chambellan. Sa Majesté me dit, gardez-la comme souvenir de votre maladresse. » La feuille, montée pieusement en tabatière par Isabey à la fin de sa vie, passée en vente à Cannes dans les années 80 (Expert : Jean Claude Dey), avait atteint 80 000 francs sans les frais. Préemptée par les musées nationaux, elle a rejoint les collections du Musée national de Fontainebleau. La face visible de la feuille d’Isabey est identique dans son dessin de nervures à la nôtre. Ses dimensions semblent identiques (la conservation de la feuille dans la tabatière ne permet pas de mesures exactes). Historique de la feuille : L’histoire de notre feuille nous a été contée par Jeanne Renée de Valroger (1901-1993), née du Tartre, et descendante de deux filles de Biennais, Marie Anne et Amélie Victorine. L’article « Les six feuilles d’or » publié dans la revue Historia (n°134, janvier 1958, p.95-97) nous présente cette tradition familiale commençant par la présentation de la couronne de lauriers ciselée par Biennais avant le sacre, Biennais se présente aux Tuileries pour montrer son ouvrage à l'Empereur : En un geste de bienvenue, Napoléon s’avance vers le visiteur profondément incliné. « Alors Biennais, cette couronne ? » « La voici Sire. » Entrouvant l’écrin qu’il vient de poser près de la fenêtre, sur la table de travail désertée par le secrétaire particulier, l’orfèvre offre respectueusement au souverain les fins lauriers d’or noués sur la nuque, à la romaine. « Elle est belle, mais il faut l’essayer » Biennais, reprend alors le joyau, le pose doucement sur le front de l’Empereur qui s’est avancé vers une glace. « Belle..., mais lourde ! » « C’est le poids des victoires, Sire...il faut beaucoup de feuilles pour les rappeler toutes. » « Alors oublions-en quelques unes, car je ne saurais courber la tête sous leur faix. Au revoir Biennais vous avez crée une oeuvre qui restera. » A son retour des Tuileries, Biennais s’enferme en son atelier, il saisit et repose successivement, de ses vieilles mains d’artiste, quelques outils menus. Il oeuvre silencieusement. Le soir venu, un sourire heureux animant ses lèvres minces, l’orfèvre regagne son logis familial, non sans avoir enfoui précautionneusement, dans les vastes poches de son habit, six petites boites de forme allongée. La maison de Biennais offre cet aspect riche et glacé que présentent alors celles des grands bourgeois de l’Empire. Sans s’attarder parmi les richesses inanimées des grandes pièces désertes, Biennais se dirige vers le petit salon où il sait devoir retrouver toute la tiédeur de sa vie familiale. Quelques accords de harpe et tout un bourdonnement de jeunesse joyeuse l’accueillent déjà avant qu’il ait ouvert la porte. Six tourbillons juvéniles aux claires robes de très jeunes filles se précipitent vers lui et l’entraînent vers le fauteuil où l’attend sa femme. Il dit le contentement de l’Empereur : « Sa Majesté m’a félicité, mais le poids des lauriers l’incommode un peu. J’ai donc coupé six feuilles. » S’interrompant un instant, l’orfèvre extrait de sa poche les boites qu’il y avait enfouies et, les remettant une par une à chacune de ses filles, continua : « Dieu m’a donné six filles. A chacune je remets une de ces feuilles, dans lesquelles j’ai mis beaucoup de moi-même, elles représentent un peu de l’histoire de France. Gardez-les toujours et que vos enfants les gardent après vous. » Ces cinq autres feuilles, offertes aux autres filles ne sont pas localisées ou disparues à jamais ?

Militaria - Armes - Souvenirs historiques Par : Osenat Fontainebleau
Dimanche 19 novembre à 11h00 à Fontainebleau : L’Empire à Fontainebleau
 
n°167 Impératrice JOSEPHINE. PAR Martin - Guillaum e BIENNAIS, orfèvr Estimation :
40 000€ - 50 000€
Impératrice JOSEPHINE. PAR Martin - Guillaum e BIENNAIS, orfèvr

n°167 : Impératrice JOSEPHINE. PAR Martin - Guillaum e BIENNAIS, orfèvr

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Impératrice JOSEPHINE. PAR Martin - Guillaum e BIENNAIS, orfèvr e de S.M. l'Emp ereur. « Boite à rouge ». Exceptionnel coffret par Biennais destiné à l’Impératrice Joséphine, en bois, à monture et décor en or, recouvert sur le dessus et les côtés d’un damier de pièces de nacre, profusément enrichi d’un semi de fleurettes et d’abeilles en or gravé. Couvercle orné au centre d’une plaque octogonale en or, ciselée de deux cornes d’abondance et d’un médaillon ovale cerclé d’une frise de feuillages. L’ensemble sur fond amati. Bords ciselés de frises de rinceaux feuillagés et de plaques d’or sur les plats. Serrure à platine octogonale ciselée de fleurs, fleurettes et d’une feuille d’acanthe. L’un des côtés orné d’un médaillon octogonal en or ciselé, d’une tête de femme encadrée de deux cornes d’abondance et surmontée d’un papillon. Le second côté est orné d’un médaillon octogonal en or décoré d’un masque de Diane entouré d’un carquois et d’un flambeau surmonté d’un arc. Fond recouvert de velours cramoisi. Ouverture à serrure dite " à pompe ". Ouvert, il présente dans le couvercle, garni à l’intérieur de velours pourpre, un miroir au mercure (tâches). Avec sa superbe clé à anneau en fer bleui et doré, à jours, panneton à un filet, enrichie au centre d‘un écu amati avec trace très nette du « J » de Joséphine, maintenu par deux branches de feuillages. Il est protégé dans son écrin en bois, recouvert de maroquin rouge décoré à l’or en bordure de frises dorées au petit fer, à motif d’une suite de feuillages, gainé à l’intérieur de velours de soie ivoire, à charnière et fermeture par deux crochets en argent. Fond en maroquin vert avec étiquette marquée au petit fer à l’or « Biennais orfèvre rue Saint Honoré n°283 Au Singe Violet » (usure et deux traces de brulûres sur le devant). Dim. : Coffret : 18 x 12 x Ht. : 5 cm. Ecrin : 19,5 x 13,5 x Ht. : 7 cm. On y joint le rare dessin préparatoire aquarellé, sous verre, signé Percier N°12 et intitulé « Boite à rouge par Percier. » On peut y voir le dessin de notre boîte à rouge et celui d’un mortier à fard qui lui était destiné. Dim. : 22 x 29 cm. T.B.E. Provenance : Martin Guillaume Biennais puis sa descendance. Historique : L’Impératrice Joséphine était une femme coquette, les raisons ont été multiples, l’âge peut être (c’est une femme d’une quarantaine d’années au moment où la jeune Cour impériale se constitue) mais plus surement une habitude d’ancien régime : au temps de sa jeunesse, toute femme de condition se fardait , cela faisait partie intégrante de la toilette : « Pour le rouge, non contente d’en aviver les pommettes, elle en couvre presque ses joues , mais, à la Cour, en représentation, ces grands acteurs qu’il faut regarder à distance peuvent-ils se passer de maquillage. Toutefois Joséphine va peut-être un peu loin : en une seule année (1808), elle prend du rouge chez Martin pour 2 749 fr. 58, chez Madame Chaumeton pour 598 fr. 52, et il s’en trouve encore dans les mémoires des autres parfumeurs, Gervais-Chardin et la veuve Farjeon et fils. Elle y a si bien habitué l’oeil de Napoléon qu’il exige que toutes les femmes qui paraissent devant lui en mettent, cela lui semble à ce point l’accessoire obligé de la grande toilette qu’il rudoie quiconque essaie de s’y soustraire : « Allez mettre du rouge, Madame, dit-il à une, vous avez l’air d’un cadavre », et, à une autre : « Qu’est-ce que vous avez à être si pâle, relevez -vous de couches? » Martin-Guillaume BIENNAIS. Goldsmith (1764-1843) Empress JOSEPHINE. « Powder box ». An exceptional gold-mounted wooden casket made by Biennais for Empress Josephine. Top and sides with lozenge-patterned mother-of-pearl, copiously interspersed with flower-buds and bees. The lid with a central octagonal gold plaque chased with two horns of plenty and an oval medallion ringed by a foliate frieze, on a matt ground. Edges chased with leafy friezes and gold plaques. Octagonal lock-plate chased with flowers and an acanthus leaf. One side with an octagonal chased gold medallion with a female head flanked by two horns of plenty beneath a butterfly, the other end with another gold octagonal medallion with a mask of Diana flanked by a quiver and flaming torch, topped by a bow. Base of the casket lined in crimson velvet. Mercury mirror (some stains) inside the lid, lined in purple velvet. Superb blued/gilded iron ring key, the bit featuring a matt shield with clear traces of the letter « J » (for Josephine), supported by two leafy branches. Protective wooden box clad in red morocco, ringed with gold-embossed leaf-patterned friezes and lined on the inside with ivory velvet-silk, hinge and catch with two silver hooks, green morocco interior with gold-embossed label reading « Biennais orfèvre rue Saint Honoré n°283 Au Singe Violet » (signs of wear and traces of burns). Casket: 18 x 12 x 5cm Box: 19.5 x 13.5 x 7cm Offered with glass-framed preparatory watercolour drawing, 22 x 29cm, signed Percier N°12 and entitled « Boite à rouge par Percier », showing the design of our powder box and the rouge dish intended for it. Condition: Very Fine

Militaria - Armes - Souvenirs historiques Par : Osenat Fontainebleau
Dimanche 19 novembre à 11h00 à Fontainebleau : L’Empire à Fontainebleau
 
n°171 toillette de table. PAR Martin- Gui llaum e BIENNAIS, orfèvr e de Estimation :
30 000€ - 50 000€
toillette de table. PAR Martin- Gui llaum e BIENNAIS, orfèvr e de

n°171 : toillette de table. PAR Martin- Gui llaum e BIENNAIS, orfèvr e de

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toillette de table. PAR Martin- Gui llaum e BIENNAIS, orfèvr e de S.M. l'Empereur. En placage de loupe de frêne, orné de filets d’ébène dans des encadrements, elle présente un riche décor de bronze doré finement ciselé de feuilles de laurier alternées de perles, de frise d’entrelacs et de rais de cœur. Le miroir de forme octogonale inclinable est supporté par deux montants en gaine, chacun surmonté d’une tête de femme couronnée. Elle ouvre en façade à un tiroir en merisier et repose sur des petits pieds à têtes et griffes de lion. Signée « Biennais au Singe Violet» (sur la serrure). Vers 1804 (petites fentes, manque les petits bougeoirs latéraux) H : 40,5 - L : 36 - P : 27,5 cm Aurait été exécutée pour l’impératrice Joséphine, ancienne collection du prince Soltykoff. Collection Hector Le Fuel Bibliographie : - « les Ebénistes du XIXe siècle 1795-1889 » D.Ledoux-Lebard Paris 1984 l’Amateur Ed., reproduite p.87. - Le XIXe Siècle Français, Paris 1957 Hachette Ed. reproduite p.60 fig 2. Expositions : - « Chefs-d’œuvre des Grands Ebénistes » Paris, Musée des Arts Décoratifs, janvierfévrier 1951 n°33. - « Napoléon » Paris Grand Palais, juin- décembre 1969, p 112, n°308. L’appellation de psyché se met en place vers 1810 en référence à la scène de la toilette dans la fable de « L’Amour et Psyché » racontée par Apulée dans ses Métamorphoses au IIe siècle. Néanmoins, sous d’autres noms, le meuble est une création de la fin du XVIIIe siècle qui se répand sous le Consulat et l’Empire. La serrure porte la signature du tabletier: «Biennais, au Singe Violet» signifiant ainsi que c’est en tant que tabletier que le futur orfèvre de l’Empire signe ici son oeuvre, et non comme orfèvre. Ces « psychés portatives » attestent de l’habileté, de la finesse d’exécution et du raffinement de Martin Guillaume Biennais, et sont caractéristiques de la qualité d’exécution de sa production. Un modèle identique (inv F1207c) signé sur la serrure Biennais orfèvre du premier consul/ rue St honoré n° 119 au singe violet à Paris est conservé au château de Fontainebleau dans les Petits Appartements, dans salle de bain de l’Impératrice, livrée le 2 frimaire an 13 1. L’exemplaire que nous présentons est aussi à rapprocher d’une « coiffeuse portative » en acajou appelée également miroir à mettre sur ses genoux, de Biennais (inv.M.M.4047.165) est conservé à la Malmaison 2. 1 - « Au temps des Merveilleuse, la société parisienne sous le Directoire et le Consulat » exposition Paris musée Carnavalet 9 mars-12 juin 2005, p.193, n°306. - « Le Meuble Toilette » Ernest Dumonthier, in Document d’Art, Albert Morancé Ed. 1923, pl. 23. 2 - « L’Empire » par Guillaume Janneau - Paris 1965, p.86, n° 140. - « Le Meuble Toilette » Ernest Dumonthier, in Document d’Art, Albert Morancé Ed. 1923, pl. 24.

Militaria - Armes - Souvenirs historiques Par : Osenat Fontainebleau
Dimanche 19 novembre à 11h00 à Fontainebleau : L’Empire à Fontainebleau
 
n°193 L’EMPEREUR NAPOLE ON Ier. Important gilet de cour, en soie ivoire, Estimation :
100 000€ - 150 000€
L’EMPEREUR NAPOLE ON Ier. Important gilet de cour, en soie ivoire,

n°193 : L’EMPEREUR NAPOLE ON Ier. Important gilet de cour, en soie ivoire,

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L’EMPEREUR NAPOLE ON Ier. Important gilet de cour, en soie ivoire, à col droit, à deux fausses poches à trois pointes chacune, richement brodé en bordure et aux poches d’une frise de feuilles de chêne, d’olivier et d’oves en fils, canetilles et paillettes d’argent dorées. Fermant par neuf petits boutons ronds en soie, brodés de fleurettes en suite. Dos et doublure en satin ivoire. B.E. (usures et traces d’usage). Epoque Premier Empire. Porte un billet en carton « Esposizione Castel S. Angelo 1911-12598 ». Un second billet en vélin manuscrit à la plume « Gilet blanc en satin, broderies or, 9 boutons, ayant appartenu à l’Empereur Napoléon Ier, au Roi Joseph, à la princesse Zenaide, à la princesse Augusta Bonaparte Gabriella et par elle légué à son neveu, Albert del Gallo Roccagiovine, Rome, 29 mars 1900 ». Ces deux billets sont cousus au gilet. Important First Empire ivory silk court waistcoat, with straight collar and two false pockets each, sumptuously embroidered with friezes of oak and olive leaves in gilded silver thread, with canetilles and sequins, nine small, round silk buttons embroidered with little flowers. Back and lining in ivory satin. In fine condition (some signs of wear) With cardboard label inscribed Esposizione Castel S. Angelo 1911 – 12598 A second label written in ink on vellum reads White satin waistcoat, gold embroidery, 9 buttons, owned by Emperor Napoleon I, King Joseph, Princess Zenaïde and Princesse Augusta Bonaparte Gabriella, then bequeathed to her nephew Albert del Gallo Roccagiovine, Rome, 29 March 1900 est. Provenance : - Reçu par Joseph Bonaparte, frère de l’Empereur, probablement par les dispositions testamentaires de l’Empereur Napoléon Ier à Sainte-Hélène qui lui lègue : « un manteau brodé, veste et culotte » - On retrouve dans l’inventaire des biens après décès de Joseph, le 16 août 1844 dans la catégorie des vêtements de l’Empereur « un grand manteau de velours rouge, un habit de velours blanc, un gilet, (…) » - Transmis par héritage à sa fille Zénaïde Bonaparte (1801-1854), (devenue unique après la mort de Charlotte Bonaparte). - Transmis par héritage à sa fille Augusta Bonaparte (1836-1900), mariée en 1856 à Placido Gabrielli, 4e et dernier prince de Prossedi, (1832-1911), sans descendance. - Transmis par héritage, c’est à cette époque qu’a été rédigé le billet manuscrit encore présent sur le gilet, au neveu de la Princesse Augusta, fils de Julie Bonaparte (soeur d’Augusta) et d’Alessandro Del Gallo (1826-1892), marquis de Roccagiovine. - Puis descendance. Exposition : Dans le cadre de l’Exposition Universelle de 1911, une exposition historique fut organisée au Château Saint Ange, ce gilet y fut présenté.

Militaria - Armes - Souvenirs historiques Par : Osenat Fontainebleau
Dimanche 19 novembre à 11h00 à Fontainebleau : L’Empire à Fontainebleau
 
 
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Militaria - Armes - Souvenirs historiques : Souvenirs Historiques : vente à 11h et à 14h

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PRIsON DU lUXeMBOURG. –Registre d'écrou pour les périodes de juillet n°1

PRIsON DU lUXeMBOURG. –Registre d'écrou pour les périodes de juillet 1793 à mai 1794 et d'octobre 1794 à avril 1795. En copie manuscrite vers 1820. Environ 215 pp. dans un volume petit in-folio à feuillets réglés à l'encre, demi-parchemin vert à coins, dos lisse avec titre ajouté postérieurement au composteur , reliure un peu frottée avec mors fendus, gardes renouvelées, un feuillet détaché (reliure de l'époque). LISTE DES PRISONNIERS PASSÉS PAR LA PRISON DU Luxembourg, classée par dates d'entrée, avec indications des autorités ayant demandé l'incarcération (Convention nationale, Comité de Sûreté générale, administrateurs de police, sections parisiennes, Tribunal révolutionnaire, etc.), avec parfois précision des motifs (« conspiration contre l'unité et l'indivisibilité de la République », etc.), indication de la date de sortie (élargissement, transfert ou exécution capitale), mention des noms des greffi ers concierges ou huissiers ayant signé le registre. Quelques feuillets d'index alphabétique concernant la première partie chronologique. Se trouvent donc ici désignés des conventionnels comme VERGNIAUD, GENSONNÉ (p. 1), Anacharsis CLOOTS, Th omas PAINE (p. 82), FABRE D'ÉGLANTINE (p. 96), HÉRAULT DE SÉCHELLES (pp. 115 et 132), Camille DESMOULINS (pp. 130 et 131), DANTON (pp. 131-132), FRANÇOIS DE NEUFCHÂTEAU (le futur Directeur et sénateur, p. 51), des nobles comme le maréchal de NOAILLES, duc de Mouchy (pp. 33 et 129), des militaires comme le général Louis-Marie TURREAU (22 vendémiaire an III-13 octobre 1794), des étrangers, etc. Les originaux des registres d'écrou de cette prison se trouvent aux archives de la Préfecture de Police de Paris (cote AB 307-313), et ont fait l'objet d'une campagne de microfi lmage dont les bobines sont consultables aux Archives nationales (cotes 728 Mi, 94-95). Provenance : l'auteur dramatique Victorien SARDOU (vignette ex-libris illustrée « Bibliothèque de Marly »). – Les comtes de Crawford et Balcarres, Alexander William Lindsay puis son fi ls James Ludovic Lindsay (vignette ex-libris armoriée Bibliotheca Lindesiana). – B. Y. McPeake (vignette ex-libris illustrée).

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TERReUR. 2 pièces.  – LEBON ( Joseph). Pièce signée en qualité n°2

TERReUR. 2 pièces. – LEBON ( Joseph). Pièce signée en qualité de président du Directoire du département du Pas-de-Calais, contresignée par 6 autres membres de ce Directoire. Arras, 24 mai 1793. 1 p. in-8 imprimée avec ajouts manuscrits. Certifi cat de non appartenance à la liste des émigrés, octroyé à Th éodore Hubertine Armande Marguerite de Mouchy. Joseph Lebon fut un des plus sanguinaires personnages ayant sévi durant la Terreur. – BOISSY D'ANGLAS (François-Antoine), CAMBACÉRÈS ( Jean-Jacques Régis), Lazare CARNOT, Jean-Pierre CHAZAL, Pierre MAREC, Philippe Antoine Merlin dit MERLIN DE DOUAI, Jean Pelet dit PELET DE LA LOZÈRE. Lettre signée par les conventionnels en qualité de membres du Comité de Salut public, adressée à leur collègue Emmanuel Pérès de Lagesse, commissaire près les armées du Nord et de Sambre-et-Meuse. Paris, 29 pluviôse an III [17 février 1795]. Une p. in-folio, en-tête imprimé du Comité de Salut public illustré d'une vignette gravée sur bois. « … Le Comité ne peut qu'approuver la disposition de ton arrêté du trois qui SUPPRIME LA COMMISSION MILITAIRE ÉTABLIE À VALENCIENNES. Il applaudit également au discours que tu as prononcé dans le temple de la Raison de cette commune, et t'engage à continuer de rétablir les bons principes par des instructions aussi utiles, aussi propres à former l'esprit public. Quant à la situation des subsistances à Valenciennes, tu dois être actuellement informé que le Comité de Salut public… a accordé à cette commune une avance de cent mille livres, pour être employé en achats de grains… » Bien que Robespierre fût tombé en juillet 1794, la commission de Valenciennes joua le rôle d'un tribunal d'exception de septembre 1794 à janvier 1795 et prononça plus de 60 condamnations à mort.

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laCOMBe-saINt-MIChel ( Jean-Pierre)]. Ensemble de 22 lettres et pièces n°3

laCOMBe-saINt-MIChel ( Jean-Pierre)]. Ensemble de 22 lettres et pièces provenant de ses papiers. 1793-1801, GÉNÉRAL D'ARTILLERIE, JEAN-PIERRE LACOMBE-SAINT-MICHEL participa notamment à la campagne d'Italie de 1800 puis commanda en chef l'artillerie de l'armée du royaume d'Italie pour le prince Eugène (1805). Il servit dans les campagnes de Prusse (1806) et de Pologne (1807), puis acheva sa carrière en Catalogne (1808) où il fut gouverneur de Barcelone. Il fut également député du Tarn à la Législative (1791) puis à la Convention (1792), membre du Comité de Salut public, et ambassadeur à Naples (1799). Corse – CHOUDIEU (Pierre-René), François LAMARQUE, Michel Mathieu LECOINTE-PUYRAVEAU, Pierre-Louis PRIEUR. Pièce signée par les conventionnels en qualité de secrétaires de la Convention, adressée au général Lacombe- Saint-Michel. Paris, 11 février 1793. Lacombe-Saint-Michel est nommé pour prendre un commandement en Corse. Pays-Bas – PICHEGRU ( Jean-Charles). Lettre autographe signée en qualité de général en chef de l'armée du Nord, adressée à Jean- Pierre Lacombe-Saint-Michel comme conventionnel en mission auprès de l'armée du Nord. Bois-le-Duc [actuellement 'sHertogenbosch dans les Pays-Bas], 26 vendémiaire an III [17 octobre 1794]. Très belle lettre stratégique évoquant également le général Moreau. Siège de Mayence – DUVIGNEAU (Bernard-Étienne-Marie dit Achille). Lettre signée en qualité de chef de l'état-major de l'armée devant Mayence, adressée au Comité de Salut public. OberIngelheim [aujourd'hui compris dans Ingelheim-am-Rhein près de Mayence], 19 ventôse an III [9 mars 1795]. Il annonce l'envoi des 3 documents ci-après. – DUVIGNEAU (Bernard-Étienne-Marie dit Achille). Manuscrit signé intitulé « Conseil de guerre tenu à l'armée devant Mayence au quartier général d'Ober-Ingelheim le 10 ventôse de l'an 3me [28 février 1795]... » État de la situation militaire du siège de Mayence. Déchirures marginales avec atteinte à quelques mots. – MICHAUD (Claude-Ignace-François). Lettre signée en qualité de général en chef de l'armée du Rhin, contresignée par le général François-Ignace SCHAAL en qualité de commandant de l'armée devant Mayence, adressée au Comité de Salut public. OberIngelheim, 19 ventôse an III [9 mars 1795]. Concernant le siège de Mayence. – SCHAAL (François-Ignace). Manuscrit signé, contresigné par le général Bernard-Étienne-Marie dit Achille DUVIGNEAU, intitulé « Dispositions préliminaires à la retraite de l'armée devant Mayence dans la supposition d'une bataille perdue sans que l'ennemi ait eff ectué aucun passage du Rhin », adressé au Comité de Salut public. [Mars 1795]. Ambassade à Naples – TALLEYRAND-PÉRIGORD (Charles-Maurice de). Manuscrit signé en deux endroits en qualité de ministre des Relations extérieures, intitulé « Mémoire pour servir d'instructions au citoyen Lacombe-St-Michel nommé par le Directoire exécutif ambassadeur de la République près la Cour de Naples ». [Vers juin 1798]. Quelques mouillures. – TALLEYRAND-PÉRIGORD (Charles-Maurice de). Manuscrit signé en la même qualité que ci-dessus, intitulé « Instructions générales pour les agens politiques de la République en pays étranger, données au citoyen Lacombe-St-Michel allant à Naples en qualité d'Ambassadeur de la République française ». [Vers juin 1798]. Cette pièce était jointe à la précédente. – LITTARDI (Nicola Tommaso). Lettre signée en qualité de président du Directoire exécutif de la République ligure, adressée à Jean-Pierre Lacombe-Saint-Michel. Gênes, 30 janvier 1799. Il se félicite du retour de ce dernier qui avait été fait prisonnier en mer par des pirates barbaresques. – TALLEYRAND-PÉRIGORD (Charles-Maurice de). Lettre signée en la même qualité que ci-dessus, adressée à Jean- Pierre Lacombe-Saint-Michel. Paris, 29 pluviôse an VII [17 février 1799]. Concernant le retour de ce dernier libéré des barbaresques. Armées du Rhin et du Danube – BARAGUEY D'HILLIERS (Louis). Lettre signée en qualité de chef de l'état-major général de l'Armée du Rhin, adressée au général Lacombe-Saint-Michel. Landau, 6e jour complémentaire an VII [22 septembre 1799]. Il lui transmet l'ordre du général en chef d'aller trouver Masséna, alors général en chef de l'armée du Danube, pour exposer à celui-ci la situation critique de l'armée du Rhin et lui demander des secours pour reprendre l'off ensive. – MASSÉNA (André). Lettre signée en qualité de général en chef de l'armée du Danube, au général Lacombe-Saint- Michel. Zurich, 6 vendémiaire an VIII [28 septembre 1799]. Il refuse l'envoi de renforts, en donnant pour argument sa propre situation face au général Souvorov. Armée d'Italie – SOULT (Nicolas Jean de Dieu). Lettre signée en qualité de commandant du Piémont, adressée au général Lacombe- Saint-Michel. Turin, 25 frimaire an IX [16 décembre 1800]. Concernant l'organisation d'une levée de 600 mulets pour l'armée d'Italie. – FRANCESCHI ( Jean-Baptiste-Marie). Pièce autographe signée du général en qualité de chef de l'état-major général de l'armée d'Italie, adressée au général Lacombe-Saint-Michel. Milan, 2 ventôse an IX [21 février 1801]. Nomination de Lacombe-Saint-Michel comme commandant du Piémont en remplacement de Soult. – BONAPARTE (Napoléon). Pièce signée (secrétaire), contresignée par le ministre secrétaire d'État Hugues-Bernard MARET et par le ministre e la Guerre Louis-Alexandre BERTHIER. Paris, 8 germinal an IX [29 mars 1801]. Brevet de général de division (confi rmation) en faveur du général Lacombe-Saint-Michel. Législative et Convention – Lettres et pièces concernant les activités de Lacombe-Saint-Michel comme député, 1792-1798, signées par les conventionnels Charles-Antoine CHASSET, Marc-David Alba dit LASOURCE, Jérôme PÉTION, Pierre-Victurnien VERGNIAUD, le garde des Archives nationales Armand-Gaston CAMUS, le futur député Henri RAMEL, etc. Joint – Acte de mariage et testament du général. – VANDAMME (Dominique-Joseph-René). Manuscrit intitulé « Rapport du passage du Rhin, le 1er floréal 5e année républicaine [20 avril 1797] ». – 2 placards imprimés in-plano : Premier [-Deuxième] tableau des campagnes des Français. À Paris, de l'imprimerie de J. Gratiot, s.d. Chronologie détaillée des opérations militaires du 8 septembre 1793 au 19 février 1797. – Un dessin original signé « L. Codet » (peut-être le peintre Louis Codet), représentant un soldat.

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DANS LES RUINES FUMANTES DU CAP 5. saINt-DOMINGUe. – LACOMBE-SAINT-MICHEL n°5

DANS LES RUINES FUMANTES DU CAP 5. saINt-DOMINGUe. – LACOMBE-SAINT-MICHEL (Eugène Maurice Henri Boudon). Manuscrit intitulé « Journal historique de ma campagne en Amérique, commancé le 19 nivôse an X [9 janvier 1802] et fi ni le 3 fl oréal même année [23 avril 1802] ». Page de titre et 6 pp. 1/4 d'une fi ne écriture serrée dans un cahier petit in-folio broché. RÉCIT DE SON PASSAGE À SAINT-DOMINGUE LORS DE L'EXPÉDITION DU GÉNÉRAL LECLERC CONTRE TOUSSAINT-LOUVERTURE. Offi cier de Marine, fi ls du général et homme politique, le jeune Lacombe-Saint-Michel s'embarqua sur la corvette La Badine (capitaine Denieuport), dans l'escadre du contre-amiral Ganteaume chargé de transporter un renfort de 3000 hommes de troupes à Saint-Domingue. Il raconte comment, partis de Toulon, ils furent jetés sur les côtes d'Afrique par une tempête, décrit ensuite en détail la traditionnelle cérémonie de baptême du passage de la ligne du tropique, et indique les vaisseaux rencontrés durant la traversée (un sloop américain, des navires anglais pris en chasse, l'escadre de Cadix commandée par l'amiral Linois). Il relate ensuite ses 16 jours à Saint-Domingue, puis sa traversée de retour jusqu'à Cherbourg et Brest. Il se montre très critique à l'égard de l'amiral Villaret de Joyeuse (chef de la fl otte de l'expédition), qu'il rend responsable du naufrage d'un navire en rade du Cap et surtout de l'incendie de cette ville. « ... QUELLE FUT NOTRE SURPRISE ET NOTRE HORREUR, NOUS NE VÎMES DE LA BELLE VILLE DU CAP QUE DES DÉCOMBRES ENCORE FUMANTS DE L'INCENDIE QUE LES NOIRS AVAIENT FAIT , la belle et riche plaine du Cap était couverte d'une épaisse fumée occasionnée par la fl ame qui dévorait les habitations et les plantations des canes à sucre. LE SOIR NOUS DÉBARQUÂMES NOS TROUPES DE PASSAGE , ELLES SE MIRENT DE SUITE EN MARCHE, et furent renforcer une division qui devait attaquer le landemain. Le 29 je fus à terre, je croyais m'y aigueyer, mès les visages en pleurs qui regrétaient l'un les auteurs de ses jours, l'autre sa femme & ses enfans, et les ruines fumentes des maisons qui n'a-guaire étaient l'asile de la volupté, inspiraient un tristesse telle que toute âme sensible partageait... Je causais avec beaucoup d'offi ciers, voici les détails que j'eus des événements passés dans la colonie depuis l'arrivée de l'armée. Notre escadre se présenta devant la rade du cap le 15 ou le 16 pluviôse [an X, 4 ou 5 février 1802], l'amiral envoya à TOUSSAINT-LOUVERTURE un petit cutter pour lui porter les dépêches du Gouvernement et lui faire connaître ses intentions pacifi ques , Toussaint rejetta l'une et ne crut pas à l'autre, mais il n'était pas en état de deff ence, et n'avait pris aucunes mesures pour incendier la ville. Si l'amiral était entré et avait débarqué les troupes aux ordres du gal Leclerc, la colonne se serait rendue, et aurait empêché la perte de beaucoup de braves, mais il resta trois jours à parlementer, pendant ce tems les nègres évacuaient tout ce qui leur plaisait, et préparaient l'incendie, et emmenai[en]t les blancs dans les mornes [collines arrondies]... Le 19, l'amiral voyant que Toussain ne vouloit écouter aucune proposition, se décida à donner dans la rade , les vaisseaux de la tête essuyèrent le feu du fort Picolet situé à l'entrée de la passe et du fort St-Michel situé au fond de la rade , une seule de leur volée suffi t pour atteindre celui de Picolet, les nègres l'abandonnèrent et se réfugièrent dans les mornes , le fort St-Michel continuait toujours son feu , un vaisseau fut s'embosser devant lui , à la 4ème volée il fut abandonné, les troupes débarquèrent de suite, elles n'éprouvèrent aucune résistance , TOUSSAIN S'ÉTAIT ENFUI APRÈS AVOIR MIS LE FEU À LA VILLE ET EMMENAIT AVEC LUI 16000 BLANCS , CES MALHEUREUX ONT ÉTÉ EN PARTIE ÉGORGÉS , ON LES METTAIENT SUR DES TABLES ET Y ÉTAIENT ÉGORGÉS COMME DES BÊTES. Une partie de l'armée s'occupa à rétablir le calme dans la ville et à etteindre l'incendie, l'autre se mit en campagne, poursuivit les noirs jusqu'à l'entrée des mornes. L'amiral Vilaret au moment de l'attérage avait expédié le contre-amiral Lacrosse avec huit vaisseaux, débarquer des troupes au Port-au-Prince , il n'imita pas son chef, opéra de suite sa dessente, et par là sauva la ville du pillage et de l'incendie , un v[aisse]au fut envoyé au Port-de-Paix pour y opérer un débarquement, il éprouva une vigoureuse résistance , nous perdîmes beaucoup de monde, néanmoins le débarquement eut lieu... Le 29 [pluviôse an X–18 février 1802], LES FORTS DU PORT DE PAIX ÉTAIENT ÉTAIENT TOUJOURS AU POUVOIR DES NOIRS. Le gal envoya une division de frégates et un vaisseau commandée par le gal Linois, ayant à bord des troupes de débarquement... Elle fi t sa débarque , le général commandant la division de terre aidé de ce renfort fi t une nouvelle tentative, nos troupes donnèrent l'assaut, mais elles furent repoussées avec perte de 8 à 900 hommes , le lendemain LE Gal NOIR NOMMÉ MAUREPAS ayant eu connaissance des bons traitements que nous faisions à ses camarades qui avaient posé les armes demanda aussi à les rendre. Sa proposition fut acceptée avec grand plaisir... »

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CONsUlat et PReMIeR eMPIRe. Ensemble d'environ 75 lettres et pièces n°6

CONsUlat et PReMIeR eMPIRe. Ensemble d'environ 75 lettres et pièces concernant principalement cette période. – Napoléon BONAPARTE (pièce signée, secrétaire, cosignée par le ministre de l'Intérieur Chaptal et le ministre secrétaire d'État Hugues-Bernard Maret, 1803, nomination de président de collège électoral d'arrondissement). – Le secrétaire particulier de Napoléon Ier Agathon Jean-François FAIN (pièce signée en qualité de secrétaire de Napoléon Ier, Paris, 18 janvier 1813, certifi cat concernant le garde-portefeuille de l'empereur, Philippe Célestin Alexandre Hanneguel dit Hangel, mort à son retour de Russie, joint une pièce manuscrite sur le même sujet), le ministre de la Guerre Henry CLARKE (lettre signée au préfet de la Loire-Inférieure Amable-Guillaume-Prosper Brugière de Barante, 1813, déchirure). – le maréchal Charles Pierre François AUGEREAU (pièce signée, 1814, commission de capitaine), le général Basile Guy Marie Victor BALTUS DE POUILLY (lettre signée au major général de la Grande Armée le maréchal Berthier, 1813), le colonel Édouard BOYER DE PEIRELEAU (lettre autographe signée, Paris, août 1814), le général Charles-François DEPONTHON (pièce signée, 1814), le général Jean-Marie Éléonor Léopold DESTABENRATH (pièce signée adressée au général Pierre-Louis Binet de Marcognet, 1804, ordre du jour concernant la discipline du camp de Fromessent près de Montreuil), le général d'HASTREL DE RIVEDOUX (lettre signée à l'administrateur du Trésor Joseph-Dominique Louis, 1813), le général prince Philipp von HESSEN-HOMBURG (pièce signée, Dijon, janvier 1814, laissez-passer), l'intendant général de la Grande Armée Honoré-René MARCHANT (pièce signée, avril 1814, copie de la convention d'armistice conclue entre le maréchal prince de Schwarzenberg, le maréchal Ney, le maréchal Macdonald et le général de Caulaincourt, pour fi xer la ligne de démarcation). – La minute d'un projet de règlement concernant l'organisation du corps des pandours dans les provinces illyriennes (s.d.), etc. JOINT, 5 documents imprimés, dont une édition du sénatus-consulte organique du 28 fl oréal an XII (18 mai 1804) dit Constitution de l'an XII, instituant l'Empire (extrait du Bulletin des lois, Paris, Imprimerie impériale, 1804, in-8, 32 pp., quelques défauts).

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FONTAINE « SEUL ARCHITECTE » DU LOUVRE ET DES TUILERIES 7. NaPOlÉON n°7

FONTAINE « SEUL ARCHITECTE » DU LOUVRE ET DES TUILERIES 7. NaPOlÉON Ier. Lettre signée « Napoleon » au ministre de l'Intérieur Jean-Baptiste Nompère de CHAMPAGNY. Palais des Tuileries à Paris, 8 pluviôse an XIII [28 janvier 1805]. 1/2 p. in-4. « LE LOUVRE FAISANT PARTIE DU DOMAINE DE LA COURONNE, MON INTENTION EST DE N'AVOIR QU'UN SEUL ARCHITECTE POUR TOUS LES TRAVAUX QUI PEUVENT S'Y FAIRE, soit pour le service de la Couronne, soit pour l'établissement de la bibliothèque. MONSIEUR FONTAINE que j'ai nommé architecte du Palais impérial des Th uileries et du Louvre, sera chargé de tous ces travaux... » ARCHITECTE PRIVILÉGIÉ DE NAPOLÉON Ier, P.-F.-L. FONTAINE (1762-1853) marqua profondément le style de l'époque impériale avec son confrère Charles Percier. Il fut d'abord employé par Pauline Bonaparte en 1798, puis fi t l'année suivante la connaissance de Joséphine de Beauharnais qui le chargea des travaux d'aménagement du château de Malmaison. Nommé architecte du gouvernement en 1801, il fut ensuite désigné architecte des palais du Louvre et des Tuileries en décembre 1804. Son rôle consista principalement à concevoir l'aménagement des appartements impériaux dans tous les palais de la Couronne, à imaginer le décor des grandes fêtes du régime, et à conseiller Napoléon Ier sur les grandes réalisations architecturales de l'État. Il laissa un important Journal. Napoléon Ier, Correspondance générale, Paris, Fayard, t. V, 2008, n° 9528.

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sURCOUF (Robert). Pièce signée. Saint-Malo, 6 mars 1806. 2/3 p. n°8

sURCOUF (Robert). Pièce signée. Saint-Malo, 6 mars 1806. 2/3 p. in-4. « Je reconnais que monsieur Jes RÉCAMIER, négociant et banquier à Paris [ Jacques-Rose Récamier, époux de la célèbre Juliette] m'a remis, en original, les deux actions de cinq mille francs que je lui avais cédées sur mon corsaire La Caroline, armé par moi dans ce port, et envoyé croiser dans les mers de l'Inde , desquelles actions je n'ai pas reçu la valeur qui a concouru à former le capital par lequel je fi gure dans la liquidation de mondit sieur Jes Récamier. Je reconnais encore qu'il a été convenu entre ledit sieur Récamier et moi, que le dividende qui sera attribué à ces deux actions, par le résultat de la liquidation de la course dudit corsaire, sera aff ecté à me couvrir de la perte que j'aurai éprouvée sur la créance que je porte sur mondit sieur Récamier, pour l'eff et du concordat passé entre lui et ses créanciers , et qu'après m'être ainsi rempli en totalité, SI LES CHANCES DE LA COURSE SONT ASSEZ HEUREUSES POUR QU'IL Y EÛT DE L'EXCÉDENT, J'EN TIENDRAI COMPTE EXACT ET RIGOUREUX AUDIT SIEUR RÉCAMIER... » UN DES PLUS CÉLÈBRES CORSAIRES FRANÇAIS SOUS LA RÉVOLUTION ET L'EMPIRE, ROBERT SURCOUF (1773-1827) avait été reçu capitaine en 1794. Il eut également une activité d'armateur, en course sous l'Empire, puis de commerce vers les colonies à la Restauration. 9. DUMas (Mathieu). Ensemble de 27 lettres et pièces, soit : 7 autographes signées, 15 autographes et 5 manuscrites (dont 2 signées et une avec apostille autographe), 23 mai-30 septembre 1808. 400 / 500 € UN DES HOMMES DU ROI JOSEPH, LE GÉNÉRAL MATHIEU DUMAS fut, à Naples, son ministre de la Guerre puis son grand maréchal du Palais. Quand Joseph Bonaparte reçut la couronne d'Espagne et partit pour ce pays (mai 1808), Mathieu Dumas fut chargé de clore les comptes de son service, d'établir un inventaire des biens du Palais, puis d'accompagner la reine Julie partant pour la péninsule ibérique. Il se sépara d'elle à Lyon, rencontra Napoléon Ier à Toulouse et rejoignit Joseph, à Burgos puis à Miranda – depuis la défaite de Baylén, Madrid était perdue pour les Français. Mathieu Dumas fut alors chargé de porter une dépêche à l'empereur (août 1808) et s'entretint longuement avec celui-ci au sujet de la situation militaire en Espagne. Il fut alors nommé aide major général des armées impériale en Espagne, tandis que Napoléon Ier allait bientôt mener personnellement une opération de reconquête. LE PRÉSENT ENSEMBLE COMPREND DES MINUTES ET COPIES DONT 17 ADRESSÉES AU ROI JOSEPH BONAPARTE (dont une copie partielle en double) concernant la clôture des comptes et l'inventaire général du Palais de Naples, le voyage de la reine Julie de Naples à Madrid, et la carrière de Mathieu Dumas, qui souhaite rester français.

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DUMas (Mathieu). Ensemble de 27 lettres et pièces, soit : 7 autographes n°9

DUMas (Mathieu). Ensemble de 27 lettres et pièces, soit : 7 autographes signées, 15 autographes et 5 manuscrites (dont 2 signées et une avec apostille autographe), 23 mai-30 septembre 1808. 400 / 500 € UN DES HOMMES DU ROI JOSEPH, LE GÉNÉRAL MATHIEU DUMAS fut, à Naples, son ministre de la Guerre puis son grand maréchal du Palais. Quand Joseph Bonaparte reçut la couronne d'Espagne et partit pour ce pays (mai 1808), Mathieu Dumas fut chargé de clore les comptes de son service, d'établir un inventaire des biens du Palais, puis d'accompagner la reine Julie partant pour la péninsule ibérique. Il se sépara d'elle à Lyon, rencontra Napoléon Ier à Toulouse et rejoignit Joseph, à Burgos puis à Miranda – depuis la défaite de Baylén, Madrid était perdue pour les Français. Mathieu Dumas fut alors chargé de porter une dépêche à l'empereur (août 1808) et s'entretint longuement avec celui-ci au sujet de la situation militaire en Espagne. Il fut alors nommé aide major général des armées impériale en Espagne, tandis que Napoléon Ier allait bientôt mener personnellement une opération de reconquête. LE PRÉSENT ENSEMBLE COMPREND DES MINUTES ET COPIES DONT 17 ADRESSÉES AU ROI JOSEPH BONAPARTE (dont une copie partielle en double) concernant la clôture des comptes et l'inventaire général du Palais de Naples, le voyage de la reine Julie de Naples à Madrid, et la carrière de Mathieu Dumas, qui souhaite rester français. et copie de la même lettre), à Joachim MURAT (2 lettres dont une à l'occasion de l'avènement de celui-ci au trône de Naples), le général Edme-Aimé LUCOTTE, gouverneur du palais de Naples sous le règne de Joseph puis grand-maréchal du Palais sous le règne de Murat (2 lettres), NAPOLÉON Ier (2 lettres de courtoisie, où il plaide pour sa carrière), au grand maréchal du Palais Géraud Christophe Michel DUROC (une lettre concernant l'empereur), au directeur général des Douanes de l'Empire Jean-Baptiste COLLIN DE SUSSY (une lettre concernant le voyage des aff aires du roi Joseph). Transfert de Joseph Bonaparte de Naples à Madrid « ... Vos ordres ont été ponctuellement exécutés, tout est resté en place et JAMAIS LES PALAIS NE FURENT MIEUX ARRANGÉS, MIEUX TENUS , on a même achevé divers ouvrages qui se trouvaient prêts, comme le beau vase qui fait pendant à celui de Capo di Monte , ils sont placés l'un et l'autre dans le grand appartement de la reine. J'ai pris toutes les précautions nécessaires non seulement pour que rien ne soit dégradé dans aucune partie du mobilier, mais encore pour ôter tout prétexte au petit nombre d'INGRATS MALVEILLANTS QUI RÉPANDAIENT LE BRUIT DE LA SPOLIATION DE LA MAISON ROYALE, alors même que Votre Majesté m'ordonnait de ne rien emporter du mobilier d'aucune de ses maisons. J'ai fait timbrer chaque pièce avec le chiff re de Votre Majesté , j'en ai prévenu la police, afi n que rien ne puisse être vendu... J'ai laissé au Cabinet topographique des instructions détaillées pour L'ACHÈVEMENT DE LA GRANDE CARTE DU ROYAUME ET DE CELLE DE L'ADRIATIQUE ET DE LA TURQUIE D'EUROPE pour laquelle j'avais rassemblé des matériaux précieux. J'ai corrigé et arrêté moi-même les dessins des frontispices et me suis assuré que les dessins originaux ds nouvelles feuilles et les premières épreuves vous seront envoyées... Conformément aux ordres de la reine, j'ai séparé les individus de la Maison pour ce qui me concerne, et j'ai l'honneur d'adresser à Votre Majesté l'état de ceux qui restent à Naples et de ceux qui partent pour le service de la reine ou qui doivent suivre avec les équipages... Un choix très restreint de linge et d'eff ets appartenant à la bouche, l'argenterie &a, forment avec la bibliothèque et le cabinet de Votre Majesté un seul petit convoi de 5 à 6 voitures... » (au roi Joseph, Naples, 4 juillet 1808). – « ... On m'écrit que LE ROI DE NAPLES [ JOACHIM MURAT], en parcourant touts les appartements le jour même et le lendemain de son arrivée, A TÉMOIGNÉ BEAUCOUP DE SATISFACTION DE TROUVER LE PALAIS AUSSI COMPLETTEMENT MEUBLÉ et en si bon ordre... » (au roi Joseph, Paris, 1er octobre 1808). Mathieu Dumas traite aussi particulièrement des tableaux et objets précieux du Palais de Naples, de la carte du royaume de Naples de Giovanni- Antonio Rizzi-Zannoni (à Joseph Bonaparte, Naples, 11 juin 1808), l'envoi à Napoléon Ier sur ordre de Joseph d'un aigle découvert à Pompéi (à Joseph Bonaparte, Naples, 17 juin 1808). Préparation de l'intervention de l'empereur en Espagne Mathieu Dumas relate son entrevue avec Napoléon Ier au sujet de la situation militaire en Espagne : « ... J'ai eu à rappeler les motifs de l'évacuation de Madrid jugée trop prompte, et ceux de la retraite sur Burgos. Je vais résumer quelques conclusions. Malgré la situation de l'armée et la nécessité de la concentrer pour la réorganiser..., on [Mathieu Dumas a corrigé « L'EMPEREUR » en « on »] A PENSÉ QU'ON POUVAIT TENIR SUR LE DUERO ET Y ATTENDRE QUE L'ENNEMI EÛT PARU, prononcé son mouvement, fait connaître son dessein. IL N'Y A POINT DE BONNE LIGNE, NI SUR UN FLEUVE NI SUR L'AUTRE , NI D'AUTRE DEFFENSIVE QUE DES MOUVEMENTS RELATIFS AUX ENTREPRISES DE L'ENNEMI. On augure que s'il prend confi ance, V.M. aura des succès partiels qui la mettront dans une position toute off ensive... On presse l'arrivée des troupes et de toute espèce de munitions de guerre et de bouche pour la guerre d'Espagne. La garantie donnée ne sera pas vaine, avant deux mois tout sera prêt pour que l'empereur y mette lui-même sa puissante main, et d'une manière décisive... » (Paris, 26 août 1808) JOINT, 8 pièces : DUMAS (Mathieu). Minute autographe signée d'une lettre à Barthélemy Desbazel. Paris, 11 prairial an X [31 mai 1802]. Au sujet de l'instauration de l'ordre de la Légion d'honneur. – DESBAZEL (Barthélemy). Lettre autographe signée à Mathieu Dumas. S.l., 2 prairial an X [22 mai 1802]. Lettre à laquelle répond ci-dessus Mathieu Dumas. – LUCOTTE (Edme-Aimé). Lettre autographe signée à Mathieu Dumas. Naples, 16 septembre 1808. Lettre concernant les aff aires de Naples, à laquelle répond une des lettres de Mathieu Dumas ci-dessus. – RÉGNIER DE GRONAU (Nicolas-Sylvestre). Pièce signée en qualité de secrétaire général du conseil du Sceau des titres. Paris, juillet 1813. Constitution de majorat attaché au titre de comte du général Mathieu Dumas, comprenant la liste de ses biens fonciers dans la région de Parme. – SALICETI (Antoine-Christophe). Lettre signée en qualité de ministre de la Guerre du royaume de Naples, adressée à Mathieu Dumas. Naples, 26 septembre 1808. Fin de non recevoir concernant des demandes d'emploi et d'avancement en faveur de personnes de la famille de Mathieu Dumas. – 3 pièces concernant le général Mathieu Dumas (1812-1818).

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CaMBaCÉRÈs ( Jean-Jacques Régis de). Correspondance de 48 lettres n°15
CaMBaCÉRÈs ( Jean-Jacques Régis de). Correspondance de 48 lettres
CaMBaCÉRÈs ( Jean-Jacques Régis de). Correspondance de 48 lettres

CaMBaCÉRÈs ( Jean-Jacques Régis de). Correspondance de 48 lettres (une autographe signée, du 17 septembre 1818, une signée avec 11 lignes autographes, du 5 octobre 1818, 45 signées, et une manuscrite), adressée à François-Antoine de BOISSY D'ANGLAS. 1818-1823. Soit environ 120 pp., la plupart in-4 , 2 lettres avec moitié du second feuillet manquante sans atteinte au texte. PRINCIPAL DIGNITAIRE DE L'EMPIRE, LE PRINCE CAMBACÉRÈS avait été conventionnel, membre du Comité de Salut public thermidorien puis du Directoire. Acteur du coup du 18 brumaire, il devint le second personnage de l'État comme consul de la République puis comme archichancelier de l'Empire. C'est lui qui formalisa juridiquement l'avènement du régime impérial, et c'est lui qui remplaça Napoléon Ier lors de ses longues absences de Paris. Toutes les grandes aff aires passèrent par ses mains. PROSCRIPTION, TROIS ANS D'EXIL. Seul dignitaire à accompagner Marie-Louise à Blois en 1814, Cambacérès se rallia sans ambigüité aux Bourbon dès l'abdication de l'empereur, se fi t discret et évita tout contact avec les personnalités conspirant pour le retour de celui-ci. En revanche, s'il refusa d'exercer les fonctions de grand chancelier que lui off rit Napoléon Ier sous les Cent Jours, il accepta cependant d'en porter nominalement le titre : la seconde Restauration ne le lui pardonna pas et le traita comme les régicides bannis par la loi d'amnistie de janvier 1816, l'obligeant à prendre le chemin de l'exil – il avait pourtant voté pour un simple enfermement de Louis XVI, même s'il avait ensuite rempli la mission de surveiller l'exécution des décrets ordonnant la destruction des restes du roi. Il se réfugia à Bruxelles, et n'obtint la permission de rentrer en France qu'en août 1818, ce qu'il fi t en décembre 1818. Il ferait néanmoins encore un voyage annuel en Belgique et aux Pays-Bas, jusqu'à la mort de Napoléon Ier. BOISSY D'ANGLAS, FIGURE RESPECTÉE DE LA RÉVOLUTION, DE L'EMPIRE ET DE LA RESTAURATION, siégea dans des assemblées sous presque tous les régimes qui se succédèrent, de 1789 à 1826. Adepte des idées nouvelles mais partisan de l'ordre, il se montra hostile aux insurrections royalistes comme aux excès de la Terreur, et vota pour un simple emprisonnement de Louis XVI. Membre du Comité de Salut public thermidorien comme Cambacérès, il fut fait comte et grand offi cier de la Légion d'Honneur sous l'Empire, et pair de France sous les Cent Jours. Il vota pour la déchéance de Napoléon Ier en 1814 et contre l'avènement de Napoléon II en 1815, aussi ne fut-il exclu qu'un mois de la Chambre des pairs (juillet-août 1815). Il continua alors à se faire le défenseur des libertés publiques et contribua à faire rappeler plusieurs conventionnels bannis, dont Cambacérès. UNE RICHE CORRESPONDANCE MONTRANT COMMENT CAMBACÉRÈS RETROUVA SON HONNEUR ET LE CHEMIN DE LA FRANCE, GRÂCE À BOISSY D'ANGLAS, ET DANS QUEL ESPRIT IL ÉCRIVIT SES MÉMOIRES (édités en 1999 chez Perrin). En quasi-totalité écrite en exil par Cambacérès, cette correspondance concerne les démarches qu'il poursuivit auprès du premier ministre Richelieu et du ministre de la police Decazes, pour obtenir son rappel de proscription et la restitution de tous les droits qu'il avait perdus en étant compris abusivement dans la loi de 1816 sur les régicides. Elle comprend notamment des passages sur « Bonaparte » (Bruxelles, 21 juillet et 15 août 1818), sur l'opportunité ou non de publier ses propres mémoires, sur les jalousies entre émigrés politiques, sur les campagnes de presse à son encontre, sur les soupçons de la justice belge à son égard concernant un prétendu projet d'enlèvement de l'empereur de Russie, sur d'autres exilés politiques comme le général Lamarque ou l'ancien ministre Dejean, sur les mémoires du général Rapp, sur l'assassinat du duc de Berry, sur un diff érend fi nancier avec le duc d'Orléans et futur Louis-Philippe Ier, sur le jeu politique français entre ultras et libéraux, etc. Bruxelles, 3 février 1818 : « ... Je n'insisterai pas... sur ce qu'il y a d'étrange et de dangereux à me laisser sous le poids d'UNE CONDAMNATION QUE JE CROIS N'AVOIR POINT MÉRITÉE, tandis qu'on a réparé l'erreur commise envers ceux qui n'ont fait que suivre mon exemple... Quoi qu'il arrive... je resterai tel que j'ai toujours été : on ne change point à mon âge , ainsi je serai ami de l'ordre, citoyen ou sujet soumis et fi dèle, éloigné de toute intrigue, et étranger à des complots, s'il était possible d'en craindre sous un gouvernement légitime et après l'expérience de ces derniers tems. Veuillez ajouter à ces dispositions naturelles le désir d'expier mes erreurs passées, de vivre et de mourir ignoré... » – Bruxelles, 1er avril 1818 : « ... Il paraît qu'on reconnaît que je ne suis point compris dans la loi... mais MON RETOUR EFFRAYE... » – Amsterdam, 9 juin 1818 : « ... On m'avait assuré de tous côtés que l'acte de justice fait à mon égard ne trouverait point de contradicteurs... Maintenant... je vois... que LA MALVEILLANCE ET LA JALOUSIE SE DÉCHAÎNENT CONTRE MOI , que les uns crient contre mon rappel et les autres contre les concessions , que LES ULTRAS semblent craindre que mon retour ne mette la monarchie en péril, et que LES LIBÉRAUX traitent de faiblesse et de pusillanimité ce qui nous a paru être les conseils d'une sage prévoyance... En vous parlant de la décision que l'on voulait faire rapporter, j'aurais dû vous dire que le mémoire était fondé sur des EXPRESSIONS INJURIEUSES À LA FAMILLE ROYALE qui auraient pu m'échapper dans mes discours ou dans mes écrits, je n'hésite point à dire que L'IMPUTATION EST FAUSSE... Je ne me suis jamais écarté du respect dû à un aussi haut rang et à d'aussi grands malheurs. Veuillez vous souvenir... du rapport que j'ai fait le 1er pluviôse de l'an 3 [20 janvier 1795], au nom du Comité de Salut public, touchant les individus de la Maison de Bourbon qui étaient encore en France, rapport que vous avez soutenu à la tribune... CONSUL, ARCHICHANCELIER, JE N'AI CHANGÉ NI DE PRINCIPES, NI DE STILE... Tout ceci me conduit... à reconnaître la nécessité de mettre la dernière main à la justifi cation de ma conduite politique, et de faire paraître sans délai cet écrit... » – Bruxelles, 21 juillet 1818 : « ... J'ai recueilli une foule de faits, desquels il résulte qu'il a existé un complot réel... On va même jusqu'à dire qu'on n'a point renoncé à un PLAN D'EXTERMINATION, dans lequel seraient compris tous ceux qui, à diff érentes époques, ont pris une part trop active à la Révolution, ou se sont signalés par leur ATTACHEMENT À LA CAUSE ET AU SORT DE BONAPARTE... » – Bruxelles, [fi n de] juillet 1818 : « ... 1° SI J'ÉCRIS, CE NE SERA POINT UN MÉMOIRE JUSTIFICATIF, MAIS DES ÉCLAIRCISSEMENS SUR MA VIE POLITIQUE , l'aff aire de la proscription n'y occupera que peu de place, et je ne serai ni assés insensé, ni assés injuste pour rappeller des torts de circonstance, et oublier la réparation que je viens d'obtenir, malgré ce que l'on a pu faire pour en atténuer les eff ets. 2° Sans off enser la vérité, j'éviterai de blesser qui que ce soit , car je n'agis ni dans des vues de récrimination, ni dans des sentiments rembrunis par le malheur. IL FAUT CEPENDANT QUE CHACUN TROUVE SON COMPTE, ET QUE TÔT OU TARD DES ERREURS GRAVES SOIENT RÉPARÉES. Quelle sera donc, me direz-vous, l'utilité présente de votre ouvrage ? Celle de fi xer, si je le peux, l'opinion publique sur divers faits peu connus et mal interprétés, et celle de ME PRÉSENTER TEL QUE JE SUIS, ET NON PAS TEL QUE L'ON S'EST OBSTINÉ À ME PEINDRE... » – Bruxelles, 27 juin 1819 : « ... Il faudra donc s'attendre à de nouveaux dégoûts, et revenir à l'idée simple de publier un écrit propre à fi xer l'opinion sur ma conduite et mes votes dans le jugement du roi. Avec la fermentation qui règne, les hommes et les époques donneront successivement lieu à des attaques inspirées par la haine ou par la vengeance. ON EN EST AU 18 BRUMAIRE, ET JE VOIS QU'ON PRÉSENTE CETTE JOURNÉE, QUI A FAIT SÉCHER TANT DE LARMES, COMME UNE ENTREPRISE DU POUVOIR MILITAIRE CONTRE LA REPRÉSENTATION NATIONALE. Je vois aussi que M. le g[énér]al Barras adresse au public ses réclamations, sur des imputations dont il croit avoir à se plaindre. Il faudra se mettre en mesure, malgré toute la répugnance que j'éprouve, à faire parler de moi... » – Etc.

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CONsUlat et PReMIeR eMPIRe. Ensemble de 5 lettres et pièces, 1797-1842 n°16

CONsUlat et PReMIeR eMPIRe. Ensemble de 5 lettres et pièces, 1797-1842 et s.d. – CAMBACÉRÈS ( Jean-Jacques Régis). Lettre signée au ministre des Relations extérieures Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord. Paris, 24 nivôse an X [14 janvier 1802]. Sur l’arrivée de Bonaparte à Lyon à l’occasion des travaux de la Consulte qui institua la République italienne. – CUVILLIER-FLEURY (Louis). Lettre autographe signée à Agathon Jean-François Fain. Milan, 28 prairial an VIII [17 juin 1800]. Chef du bureau topographique de Bonaparte, il évoque la victoire de Marengo à son ami Fain qui était alors chef du secrétariat général des Consuls. – FLAHAUT (Charles de). Lettre autographe signée en qualité d’ambassadeur de France en Autriche, adressée au ministre du Commerce Laurent Cunin-Gridaine. Vienne, 22 janvier 1842. De la relation que Charles Flahaut de La Billarderie entretint avec la reine Hortense, était né le futur duc de Morny. – LA RÉVELLIÈRE-LÉPEAUX (Louis-Marie de). Lettre signée du conventionnel en qualité de membre du Directoire exécutif, adressée à François-Joseph Rudler, commissaire près l’armée de Rhin-et-Moselle. Paris, 15 ventôse an V [5 mars 1797]. Sur la fi n victorieuse de la campagne de Bonaparte en Italie et sur les abus des fournisseurs aux armées. Provenance : comtes de Crawford et de Balcarres (estampille Bibliotheca Lindesiana). – ZICHY (Károly). Lettre autographe signée en qualité de ministre de l’Intérieur autrichien à une « chère Excellence ». Vienne, 9 avril 1814 [mal chiff rée « 813 »]. Belle lettre au sujet de Napoléon Ier, de celui qui fut son adversaire comme ministre des Finances et de la Guerre de l’Autriche.

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ORlÉaNs (Philippe d'). Longue apostille autographe signée de son n°17

ORlÉaNs (Philippe d'). Longue apostille autographe signée de son paraphe en qualité de RÉGENT (environ une p. infolio) sur une lettre signée par le secrétaire d'État de la Guerre Claude LE BLANC, adressée AU MARÉCHAL DUC DE BERWICK (environ 11 pp. in-folio sur 3 bifeuillets reliés par un ruban de soie bleue). Paris, 11 juillet 1719. IMPORTANTE LETTRE MILITAIRE, POLITIQUE ET DIPLOMATIQUE SUR L'INTERVENTION FRANÇAISE EN ESPAGNE SOUS LES ORDRES DU MARÉCHAL DUC DE BERWICK DURANT LA GUERRE DE LA QUADRUPLE-ALLIANCE. Pour éviter un nouveau confl it général en Europe et garantir les droits de la famille d'Orléans à la succession de France, le Régent se retourna en 1718 contre son cousin Philippe V d'Espagne, petit-fi ls de Louis XIV, et s'allia avec l'Angleterre, la Hollande et l'Autriche. C'est Berwick, fi ls naturel du roi Jacques II d'Angleterre mais maréchal et duc et pair de France, qui dirigea l'intervention française dans la Péninsule ibérique. Cette guerre de la Quadruple-Alliance s'acheva en 1720 sur la défaite de Philippe V : par le traité de Madrid, celui-ci acceptait défi nitivement les conditions du traité d'Utrecht. « ... S.A.R. [le Régent]... a veu avec plaisir la vivacité avec laquelle M. de Cilly [Claude Du Fay d'Athies, marquis de Cilly] a poussé les deux détachemens espagnols qu'il a trouvez dans la course qu'il a faite par vos ordres sur Tolozette , vos postes pris sur l'Orio, IL Y A LIEU DE PENSER QUE LE PRINCE PIO N'OZERA PAS SE RAPPROCHER DE STSÉBASTIEN [le gouverneur de la Catalogne, Francesco Pio di Savoia, marquis de Castel-Rodrigo], LES ESPAGNOLS CONNOISSANT PRÉSENTEMENT LA SUPÉRIORITÉ ET LA BONNE VOLONTÉ DES TROUPPES DU ROY, et quand même le tempérament d'Alberony [le cardinal Giulio Alberoni, principal ministre d'Espagne] le porteroit à tout hazarder, les généraux luy représenteroient apparament l'inconvénient de risquer des trouppes trop inférieures pour pouvoir espérer réussir. La course que 60 chevaux viennent de faire autour de St-Jean-Pied-de-Port ne pouvoit avoir d'autre objet que d'intimider le païs et peut-estre de reconnoître si l'on pourroit entreprendre sur les magazins de cette ville , un bataillon d'augmentation les mettroit dans une entière seureté : dans ces crconstances et dans la disposition où sont vos trouppes depuis Iron jusqu'au-delà de Navarrens, S.A.R. ESPÈRE QUE VOUS FEREZ TRANQUILEMENT LE SIÈGE DE STSÉBASTIEN ET QUE VOUS NE SEREZ PAS OBLIGÉ À DES MOUVEMENTS CONSIDÉRABLES puisque tous ceux des ennemis ne peuvent avoir d'objet sérieux... » AJOUTÉ DE LA MAIN MÊME DU RÉGENT, UNE ANALYSE DES INTENTIONS D'ALBERONI ET UN PLAN D'ATTAQUE DE SAINT-SÉBASTIEN : « Je n'ay à adjouter à ce que vous mande M. Le Blanc sinon que je sçay par une voye qui n'est pas suspecte qu'ALBERONY regarde comme une chose impossible et très dangereuse pour luy la course que vous me paroissés croire qu'il voudroit faire en France, il A DIT "LE DUC D'ORLÉANS VOUDROIT BIEN QUE NOUS FISSIONS CETTE SOTISE", ainsi la course qu'ils ont faite à Roncevaux, les 60 maistre qui ont voltigé autour de St-Jean-Pied-de-Port ne sont que rodomontades qui ne peuvent aller à nulle esclandre. Il me reste encor, Monsieur, à vous communiquer une réfl ection que j'ay faite sur le plan de ST-SÉBASTIEN. Il paroist une hauteur comme des dunes de l'autre costé de la rivière, où en mettant une batterie, non seulement on doit voir à revers l'ouvrage à corne, mais il semble qu'on peut de là faire bresche au corps de la place du costé des Cordeliers, il n'y a point de rempar, les maisons sont proches, ainsi s'ils estoient ouvers par là ils pouroient craindre d'estre emportés soit par des troupes que vous feriés glisser pendant la basse mer soit par celle que vous feriés traverser la rivière sur des radaux ainsi que les ennemis fi rent à Bonne dans la dernière guerre [prise de Bonn par le duc de Marlborough en 1703 durant la guerre de Succession d'Espagne]... Vous estes habile et sur le lieux vous en ferés ce que vous jugerez à propos... » Le maréchal de Berwick adopterait ces dispositions.

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laW ( John). Lettre autographe signée [au prince de Condé]. Venise, n°18

laW ( John). Lettre autographe signée [au prince de Condé]. Venise, 19 avril 1721. 3 pp. in-folio. BELLE LETTRE DE L'ANCIEN CONTRÔLEUR GÉNÉRAL DES FINANCES, RUINÉ. « J'ay écrit à M[m]e Law de me venir joindre pour avoir la consolation de ma famille dans ma retraite. À cette occasion, mes créanciers vrays ou prétendus pouroient saisir mes biens, ce qui metterait le désordre dans mes aff aires. J'espère que le Régent voudra bien suspendre ces sortes de procédures pour deux ou trois mois. Dans ce tems, j'auray concerté avec Mm]e Law sur les moyens de satisfaire ceux à qui je dois. Je demande cette grâce plus-tost pour éviter l'éclat et le scandale que par rapport à mes intérêts qui me touchent peu. Au cas que Son Altesse Royale agrée la proposition que j'ay eu l'honneur de luy faire de céder mes biens à la Compagnie des Indes qui se chargeroit d'acquitter mes dettes et me remettre la somme que j'avois lorsque j'entrai au service du roy, je donnera à la Compagnie un état fi del de mes biens et j'asseure Votre Altesse Sérénissime que je me réserveray rien. Je n'aura que la somme que la Compagnie me remettera, je placera cette somme à Venise, en Hollande ou en Angleterre comme il plaira au Régent, je le partagera également entre mes deux enfans pour en jouir après ma morts et celle de M[m]e Law, et avec une condition qui doit satisfaire jusqu'à mes ennemies que j'ay agi de bonne foy, c'est-à-dire que mon bien soit confi squé au profi t des pauvres du lieu s'il arrive jamais qu'il soit augmenté par moy, par mes enfans ou par leurs héritiers, ou que nous ayons d'autres biens aillieurs. J'aime mes enfans mais j'aime mon devoir et je ne voudra pas y manquer pour leur laisser un bien que je regarde comme superfl us et j'assure V[otre] A[ltesse] S[érénissime] que ceux qui croyent que j'ay des fonds dans les pays étrangers se trompent. Je supplie V[otre] A[ltesse] S[érénissime] de me continuer sa protection, je la mérite par la droiture de mes intentions. SI J'AY DONNÉ DES CONSEILS QUI ONT ÉTÉS CONTRAIRES AU BIEN DU ROY OU DES PEUPLES, JE ME SEROIS TROMPÉ LE PREMIER, CAR JE N'AY JAMAIS EU D'AUTRE OBJET QUE LE BONHEUR PUBLIC ET JE SUIS PERSUADÉ QUE J'AURAY RÉUSSI SI J'AVAIS ÉTÉ SOUTENU... » UN DES RARES UTOPISTES AYANT MIS EN OEUVRE SES IDÉES, JOHN LAW de Lauriston (1671- 1729) conçut en 1705 un système dans lequel l'abondance du numéraire permettait la richesse d'un pays. Originaire d'Édimbourg, il parcourut l'Europe pour tenter de faire appliquer ce système, et fi nit par convaincre en France le Régent. Il fonda ainsi une banque en 1716 et une Compagnie d'Occident chargée d'exploiter les ressources de la Louisiane en 1717, obtint en 1718 le droit d'appeler la première « Banque royale » et la seconde « Compagnie des Indes », puis celui de lever les impôts pour l'État. Le système s'écroula en décembre 1720, peu après que Law fut nommé contrôleur général des Finances, parce qu'il faisait marcher la planche à billets dans d'énormes proportions alors que les richesses de la Louisiane avaient été surévaluées. Law fi nit sa vie ruiné à Venise. UN DES GRANDS PROFITEURS DU SYSTÈME DE LAW, LE PRINCE DE CONDÉ, Louis de Bourbon, fut l'ami du fi nancier écossais. Il s'était fait accorder en 1719 un droit de souscription (appartenant normalement au roi) sur une émission d'actions de la Compagnie des Indes. Le retrait de 25 millions de livres tournois de la banque de Law, qu'il opéra en mars 1720, précipita la chute du système. Il succéderait au Régent à la tête de l'État. JOINT, 2 BULLES PONTIFICALES manuscrites adressées au même Bernardino Castelli, étudiant originaire du diocèse de Verceil devenu prêtre à Novare, l'une de CLÉMENT XIII (Rome, 7 mai 1768, 1 f. sur parchemin de format 635 x 500 cm, avec bulle de plomb appendue), l'autre de PIE VI (Rome, 1er octobre 1795, 1 f. sur parchemin de format 595 x 500 mm avec bulle de plomb appendue, manques de matière avec atteintes à plusieurs mots).

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FaIN (famille) et divers. Ensemble de plus de 2000 lettres et pièces, n°21

FaIN (famille) et divers. Ensemble de plus de 2000 lettres et pièces, dont quelques photographies et imprimés. – 5 lettres et pièces d'Agathon Jean-François FAIN (une autographe signée, deux autographes et 2 manuscrites), dont le brouillon autographe d'un article concernant la reine Hortense, et un fragment autographe concernant l'un de ses ouvrages : « On a dit quelque part que le petit-fi ls d'un homme qui aurait vu la grande muraille de Chine pourrait encore tirer quelque vanité de cette circonstance ! – Avec non moins de raison, les petits-fi ls de ceux qui auront vu Napoléon seront sans doute admis à s'en faire un titre un jour… sur ce je fi nis mon livre et je l'adresse à mes petits-fi ls. » – 65 lettres et pièces de son fi ls Camille FAIN, secrétaire du cabinet de Louis-Philippe Ier. – Lettres et pièces provenant des archives des familles FAIN et alliées, xixe-xxe siècles. Elles comprennent notamment des lettres et pièces concernant les carrières militaire et diplomatique de Paul et Guy Fain, fi n du xixe siècle-années 1930, dont de nombreuses lettres de membres du haut commandement militaire français, notamment durant la Première Guerre mondiale, et des documents concernant la Syrie, la Perse, le Japon, la Bolivie, la Russie. Avec des menus, la plupart illustrés, et un ensemble de carnets de dessins, xxe siècle. – Une vingtaine de lettres et pièces de personnalités de la Révolution et de l'Empire : le directeur Paul de BARRAS, le général François-Xavier BRUNO (pièce contresignée par le général Marie Victor Nicolas de Fay de LA TOURMAUBOURG), le ministre de l'Intérieur Jean-Baptiste Nompère de CHAMPAGNY, l'architecte Pierre-François- Léonard FONTAINE, le premier valet de chambre François HÜE, le secrétaire de Napoléon Ier Claude MÉNEVAL, le ministre de l'Intérieur Jean-Pierre Bachasson de MONTALIVET, le ministre de la Guerre Claude-Louis PETIET, le ministre de la Justice Claude-Ambroise RÉGNIER, le ministre de l'Intérieur Jean-Marie ROLAND DE LA PLATIÈRE, etc. Avec 2 pièces imprimées : l'Ode sur la reprise de Toulon d'Agathon Jean-François Fain (s.l., janvier 1794), le testament de Louis XVI (Supplément à la Gazette de France, Paris, 23 janvier 1793). – Lettres et pièces diverses concernant la France, xixe-xxe siècles, dont un rapport du préfet de police de Paris Gabriel Delessert (1842), des lettres d'Henry Houssaye, Albert Vandal, Frédéric Masson , avec une affi che électorale en faveur de la candidature de Lamartine. – Lettres et pièces concernant la SUISSE, xviie-xixe siècles. – Une pièce manuscrite RUSSE en cyrillique (1792).

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RestaURatION.Ensemble de 9 pièces. 1814-1817. Placées dans 7 cadres n°22

RestaURatION.Ensemble de 9 pièces. 1814-1817. Placées dans 7 cadres sous verre dont certains bifaces , encres parfois pâlies. – ADRESSÉES À JEAN-BAPTISTE-LOUIS GABORIT DE LA BROSSE, garde du corps du roi dans la compagnie écossaise, vétéran de l'armée des Princes : LOUIS XVIII. Pièce signée (secrétaire), contresignée par le ministre de la Guerre, le général Pierre DUPONT DE L'ÉTANG. Paris, 29 juin 1814. Nomination de chevalier de l'Ordre militaire de Saint-Louis. – LOUIS XVIII. Pièce signée (secrétaire), contresignée par Pierre DUPONT DE L'ÉTANG. Paris, 9 août 1814. Nomination de colonel à titre honorifi que. – CHARLES X (Charles-Philippe de France, comte d'Artois, futur). Pièce signée en qualité de colonel général des gardes nationales, contresignée par deux personnes dont le colonel et futur général Charles-Louis de KENTZINGER, secrétaire du comité des Gardes nationales. Paris, 1er avril 1817. Nomination de chef d'état-major dans les Gardes départementales de la Vienne avec rang de colonel. – CHARLES X (Charles- Philippe de France, comte d'Artois, futur). Pièce signée (griff e), contresignée par Charles-Louis de KENTZINGER. Paris, 16 septembre 1817. Autorisation de porter la décoration du Lys. – ADRESSÉE À SON FILS ADOLPHE-FRANÇOIS GABORIT DE LA BROSSE : DUPONT DE L'ÉTANG (Pierre). Lettre signée (griff e) contresignée par le général François-Marie-Guillaume LEGENDRE D'HARVESSE. Paris, 18 août 1814. Il lui annonce qu'il est autorisé à porter la décoration du Lys. – VAUCELLE (Louis de). Pièce et lettre signées par le général en qualité d'inspecteur des Gardes nationales. Par la lettre, il lui annonce sa nomination provisoire au grade de sous-lieutenant dans la Garde nationale de Poitiers (Poitiers, 14 mai 1816), et par la pièce, il le nomme son premier aide de camp (1er juillet 1816). – KENTZINGER (Charles-Louis de). Pièce signée. Paris, 28 juillet 1817. Extrait de l'ordonnance de Louis XVIII le nommant lieutenant aide de camp de l'inspecteur des Gardes nationales du département de la Vienne. – CHARLES X (Charles-Philippe de France, comte d'Artois, futur). Pièce signée, contresignée par deux autres personnes dont Charles-Louis de KENTZINGER. Paris, 7 août 1817. Brevet de lieutenant aide de camp de l'inspecteur des Gardes du département de la Vienne

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FRaNCe (Anatole). Manuscrit autographe signé intitulé « Paradoxes n°27

FRaNCe (Anatole). Manuscrit autographe signé intitulé « Paradoxes sur la guerre russo-japonaise ». [1904]. 4 pp. infolio sur papier à lettre de l'hôtel Baur au lac à Zurich. ANATOLE FRANCE ENGAGÉ CONTRE LA GUERRE RUSSO-JAPONAISE, débutée en février 1904. Il dénonça l'impérialisme russe et exprima hautement son pacifi sme, notamment au sein du groupe d'artistes et d'intellectuels formé autour de l'éditeur Édouard Pelletan et du peintre Eugène Carrière, qui appelait à secourir les blessés de tous bords. PUISSANT MANIFESTE CONTRE LE COLONIALISME ET GRAND MORCEAU DE LITTÉRATURE. Anatole France anticipait la victoire japonaise comme « une des grandes heures de l'histoire du monde », car il considérait qu'elle serait la première, à l'époque moderne, remportée sur une puissance européenne par une nation étrangère à l'Occident chrétien – habitué à l'emporter dans des guerres coloniales dissymétriques : « ... La Russie... occupa la Mandchourie et ferma la Corée au commerce du Japon. Le Japon qui, en 1894, avait battu les Chinois sur terre et sur mer, et participé, en 1901, à l'action pacifi que des Puissances, vit avec une rage froide et méditative s'avancer l'ourse vorace et lente. Et tandis que la bête énorme allongeait indolemment le museau sur la ruche nippone, les abeilles jaunes, armant toutes à la fois leurs ailes et leurs aiguillons, la criblèrent de piqûres enfl ammées... Ce que les Russes payent en ce moment dans les mers du Japon et dans les gorges de la Mandchourie, ce n'est pas seulement leur politique avide et brutale en Orient, c'est la politique coloniale de l'Europe tout entière. Ce qu'ils expient, ce ne sont pas seulement leurs crimes, ce sont les crimes de toute la chrétienté militaire et commerciale... » Anatole France publia d'abord ce texte en traduction allemande, en septembre 1904 dans le périodique viennois Neue freie Presse (dont il était le correspondant régulier), puis l'intégra dans son roman Sur la Pierre blanche, le plaçant dans la bouche de son personnage Nicole Langelier

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DAM (Albrecht). 24 croquis pittoresques dessinés d’après nature n°30

DAM (Albrecht). 24 croquis pittoresques dessinés d’après nature dans la Russie en 1812. Munich : I.M. Harmann, [vers 1820]. — Album in-4 oblong, 320 x 480 : titre, 24 planches. Demi-toile marron, pièce de titre de maroquin rouge au centre du premier plat, dos lisse (reliure de l’époque). Cette suite du peintre et lithographe allemand Albrecht Adam (1786-1862) est absolument rarissime. Spécialisé dans la peinture de batailles, Adam accompagna l’armée française lors de la campagne de Vienne et se fit remarquer par Eugène de Beauharnais qui le nomma peintre de la cour. Il sera dès lors sur les principaux champs de bataille et sera nommé en 1812 dessinateur au bureau topographique de l’armée d’Italie, au sein du IVe corps de la Grande Armée. Ses dessins font partie de ceux qui ont réellement construit la gloire de Napoléon. Cet album semble être la première mouture, limitée au début de la campagne de Russie, de ce qui deviendra le Voyage pittoresque et militaire de Wittenberg, en Prusse, jusqu’à Moscou, fait en 1812, qui parut de 1827 à 1830 chez le même libraire de Munich, mais qui regroupe 95 lithographies. L’édition se compose d’un titre sur papier vélin, illustré au centre d’une lithographie en noir représentant le portrait en buste de profil d’Albrecht Adam, et de 24 planches lithographiées en noir sur chine collé. Ces 24 lithographies se répartissent ainsi : I. Willenberg. Quartier général le 10 juin. - II. Sensburg. Quartier général le 13 juin. - III. Passage de la Drvina à Bechenchovitski le 24 juillet. - IV. Épisode sur le passage de la Drvina près de Bezenkowitski le 24 juillet. - V. Napoléon, accompagné de quatre régiments de cavalerie bavaroise, va reconnaître la rive droite de la Drvina le 24 juillet. - VI. En avant de Bezenkowitski le 25 juillet. - VII. Combat d’Ostrowno à midi le 26 juillet. - VIII. Sur le soir du 26 juillet, entre Ostrowno et Witepsk. - IX. Devant Witepsk le 27 juillet. - X. Bivac [sic] de l’Empereur en avant de Witepsk le 28 juillet. - XI. Sur la route vers Lianvawitschi le 14 août. - XII. Bivac d’artiste le 16 août. - XIII. Aux environs de Smolensk le 17 août. - XIV. Sur la route à Wiazma le 20 août. - XV. Quartier général à Polghi le 24 août. - XVI. Episode sur le passage de la Vopp le 25 août. - XVII. Passage du Dniéper près de Dorogobuy le 26 août. - XVIII. [Sans légende : combat de cavaliers]. - XIX. Le matin du 5 septembre près de la Moskwa. - XX. A la bataille de la Moscwa près de Borodino le soir du 5 septembre. - XXI. Prise de la grande redoute à la bataille de la Moskawa le 7 septembre. - XXII. Sur le champ de bataille de la Moscva, le 7 septembre. - XXIII. A Moscou le 22 septembre. - XXIV. A Moscou le 22 septembre (Napoléon à cheval). Toutes les planches n’ont pas le même format et certaines sont dessinées au trait. Leur qualité est remarquable. Si toutes les lithographies sont d’Albrecht Adam, la 18e a été réalisée d’après une peinture de l’artiste et général de l’armée bavaroise Carl Wilhelm von Heideck (1788-1861). Aucun exemplaire de cet album n’est répertorié au WorldCat. Exemplaire remboîté, les gardes blanches et les onglets sont modernes. Les planches sont parfaitement conservées, absolument sans rousseur. Provenance : Lichtenstein, avec ex-libris.

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DELA NDINE (Antoine-François). Tableau des prisons de Lyon, Pour n°34

DELA NDINE (Antoine-François). Tableau des prisons de Lyon, Pour Servir à l’Histoire de la Tyrannie de 1792 et 1793. Lyon : Joseph Daval, 1797. — In-12, 158 x 96 : frontispice, (2 ff.), 336 pp. Basane porphyre, large roulette à palmettes dorée en encadrement et fleuron doré aux angles sur les plats, dos lisse orné, tranches marbrées (reliure de l’époque). Troisième édition parue la même année que l’originale. Cet ouvrage fort intéressant est le fruit de la malheureuse expérience carcérale que connut l’auteur pendant la terreur à Lyon. Delandine (1756-1820) était avocat et homme de lettre , il fut également député du Forez aux États généraux. C’est son opposition aux Républicains qui lui valut d’être arrêté et incarcéré , ce n’est que grâce au 9 thermidor An II (27 juillet 1794), jour du coup d’État ayant entraîné la chute des robespierristes, qu’il put être libéré. Il offre dans ce livre de touchantes observations, parlant de ses compagnons de misère, et livre d’intéressantes anecdotes. L’ouvrage eut un beau succès et connut 6 éditions. Celle-ci, la troisième, est amputée de l’épître à Marc-Antoine Petit et Antoine Cartier et a été enrichie à la fin de la Lettre De M. Brochet, Accusateur public à Lyon, sur le Tableau des Prisons. L’édition est illustrée d’un frontispice gravé d’après Cochet. Bel exemplaire, très bien relié à l’époque. Il a été enrichi d’une photographie ancienne d’un portrait gravé de l’auteur. Frontispice rapporté, légèrement coupé dans la marge supérieure. Rousseurs éparses. Provenances : Antoine Laubet, avec ex-libris doré sur une pièce de maroquin vert collée sur la première doublure et sa signature au verso du frontispice. - Ex-libris au chiffre ICJ.

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LehMANN (Henri). Galerie des fêtes de l’Hôtel de ville de Paris. n°37

LehMANN (Henri). Galerie des fêtes de l’Hôtel de ville de Paris. Peintures murales exécutées par Henri Lehmann en 1853 détruites par l’incendie de 1871. Paris : Dusacq et Cie, Haro, [1875]. — In-plano, 832 x 630 : (2 ff.), 46 planches. Demi-chagrin bleu à coins, dos à Monumental et rare album représentant les 56 sujets peints en 1853 par Henri Lehmann (1814-1882) dans la galerie des fêtes de l’Hôtel de ville de Paris et qui furent détruits lors de l’incendie de 1871. Ils sont répartis sur 28 grandes planches gravées sur chine collé par Levasseur, Danguin, Morse et Dubouchet. Chaque figure est placée dans un encadrement gravé par Soudain. Exemplaire enrichi de 18 autres planches également sur chine collé, publiées aussi par la ville de Paris. Les 4 premières représentent les 4 peintures de Léon Cogniet pour la salle du zodiaque de l’Hôtel de ville. Elles ont été gravées par Ed. Willmann et Outhwaite. La suivante donne la reproduction de la peinture de Jean-Auguste-Dominique Ingres pour le Salon de l’empereur, représentant l’apothéose de Napoléon Ier, gravée par A. Salmon. Les 13 autres planches sont consacrées aux peintures murales des églises de Paris. Six concernent l’église Saint Eustache et représentent les peintures faites par Bezard et Signol gravées par Haussoullier, A. Martinet, Bridoux, G. Bertinot et Deveaux , 2 reproduisent les 2 peintures de Chasseriau pour l’église Saint Merry, gravées par W. Haussoullier , 3 donnent la reproduction des peintures de Flandrin pour l’église de Saint Germain des prés, gravées par J.B. Poncet et les 2 dernières représentent respectivement une peinture de Heim décorant l’église Saint Gervais, gravée par Martinet, et une peinture de Largillière pour l’église Saint Étienne du Mont gravée par Jules Jacquet. Exemplaire entièrement monté sur onglets. Coins émoussés, coiffes arrachées, frottements d’usage et quelques taches sur les plats. Rousseurs affectant également les gravures.

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[NAPOLÉON - MOSCOU]. [Acte de condamnation rendu par la commission n°40

[NAPOLÉON - MOSCOU]. [Acte de condamnation rendu par la commission militaire créée sur ordre de Napoléon Ier pour juger les incendiaires de Moscou]. S.l. [Moscou : Nicolas Levrault ?], 1812. — Brochure in-folio, 413 x 261 : 7 pp. En feuilles, aux armes de Napoléon en tête. DOCUMENT HISTORIQUE RARISSIME SUR L’UN DES ÉVÉNEMENTS LES PLUS FRAPPANTS DE LA CAMPAGNE DE RUSSIE. Le 14 septembre 1812, les troupes napoléoniennes, victorieuses à la bataille de la Moskova, entrèrent dans Moscou désertée. Sur ordre du gouverneur, le comte Fiodor Rostopchine, les habitants furent chassés vers les forêts des alentours, les pompes à eau furent évacuées et des hommes furent chargés de mettre le feu à la ville. Dans la soirée, de multiples foyers d’incendie se déclarèrent à Moscou, qui se consuma pendant quatre jours. Occupant une ville en ruines, sans avoir reçu la capitulation russe, face à une manoeuvre russe le poussant à quitter Moscou, Napoléon entama sa longue retraite le 18 octobre. Il paraît plus que probable que ce document, dont nous n’avons trouvé aucun autre exemplaire, où que ce soit, ait été imprimé au moment des faits, à Moscou. La commission militaire, formée à la demande de l’Empereur pour juger les auteurs de l’incendie qui ravagea la ville du 14 au 18 septembre 1812, ordonna en effet que le jugement soit imprimé et distribué. L’impression bilingue du document vient renforcer l’idée qu’il était destiné à être lu sur place par les Moscovites. Le texte français fut ensuite publié dans le Journal de l’Empire (numéro du vendredi 30 octobre 1812). Selon l’hypothèse la plus vraisemblable, ce jugement aurait été imprimé à Moscou sur les presses de Nicolas Levrault. Imprimeur officiel de la Grande Armée, il accompagna Napoléon dans ses campagnes dès 1805 et diffusa les écrits administratifs, décrets ou déclarations de l’empereur. Quelques semaines après la publication du jugement des incendiaires de Moscou, Levrault disparut avec son matériel dans la Bérézina. Les conditions terribles de la retraite de Russie furent telles que pratiquement tout a été perdu. L’acte d’accusation est signé (signatures imprimées) par Weber, Saunier et Jouve de Guibert. Il est suivi de 4 autres chapitres. L’un donne le « Détails Des objets trouvés au château de Voronsof, près de la ville de Moscou, concernant le Ballon aérostatique, ou machine infernale, que le gouvernement russe a fait faire pour incendier soi-disant l’armée Française et ses parcs, par un nommé Schmit, sans doute Anglais, mais se disant allemande de nation ». Un autre reproduit la « Lettre Du Général en chef Coutousoff au Gouverneur de Moscou ». Exemplaire conservé tel que paru. Pliure centrale présentant des déchirures et quelques manques avec de légères atteintes au texte. Rousseurs éparses.

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[ORDONNANCES MILITA IRES ]. Importante collection d’ordonnances des n°41

[ORDONNANCES MILITA IRES ]. Importante collection d’ordonnances des XVIIIe et XIXe siècles. Comprend : - Ordonnance du roy, Concernant l’habillement de l’Infanterie Françoise. Du 20 Avril 1736. Paris : imprimerie royale, 1736. [Suivi de] : Ordonnance du roy, Concernant l’Infanterie Françoise. Du 10 Décembre 1762. Paris : imprimerie royale, 1762. — 2 brochures en un volume in-4, cartonnage moderne de papier marbré à la bradel. Dos bruni. Titre de la seconde ordonnance à l’encre. - Ordonnance du roy, Concernant les Gouvernemens & Lieutenans généraux des provinces, les Gouverneurs & État-major des Places, & le service dans lesdites places. Du 25 Juin 1750. Paris : imprimerie royale, 1750. — In-folio, cartonnage papier dominoté. Usures au dos. Étiquette du « Gouvernement de Vincennes » sur la première doublure. - Ordonnance du roi, concernant les régimens provinciaux. Du 19 Octobre 1773. Paris : imprimerie royale, 1773. — Infolio, cartonnage moderne de papier marbré à la bradel. Comprend à la fin la Copie (imprimée) de la Lettre de M. le Marquis de Monteynard, à Mr les Intendans. - Ordonnance du roi, concernant les régimens provinciaux. Du premier Décembre 1774. Versailles : imprimerie du roi, 1774. — In-folio, cartonnage moderne de papier marbré à la bradel. Dos bruni. - Ordonnance du roi, Concernant l’Infanterie Françoise & Étrangère. Du 25 Mars 1776. Paris : imprimerie royale, 1776. [Suivi de] : Ordonnance du roi, Concernant les Légions. Du 25 Mars 1776. Paris : imprimerie royale, 1776. [De] : Ordonnance du roi, Concernant la Cavalerie. Du 25 Mars 1776. Paris : imprimerie royale, 1776. [De] : Ordonnance du roi, Concernant les Dragons. Du 25 Mars 1776. Paris : imprimerie royale, 1776. [Et de] : Ordonnance du roi, Concernant les Hussards. Du 25 Mars 1776. Paris : Imprimerie royale, 1776. — 5 brochures en un volume in-folio, cartonnage moderne de papier marbré à la bradel. - Ordonnance du roi, Concernant ses Troupes Provinciales. Du 30 Janvier 1778. Paris : imprimerie royale, 1778. — In-4, cartonnage moderne de papier marbré à la bradel. Dos légèrement bruni. - Ordonnance du roi, portant règlement général Concernant les Hôpitaux militaires. Du 2 mai 1781. [Suivi de] : Règlement Concernant les Amphithéâtres des Hôpitaux militaires de Strasbourg, Metz, Lille, Brest & Toulon. Du 2 Mai 1781. Paris : imprimerie royale, 1781. — 2 ouvrages en un volume in-folio, demi-basane marbrée moderne. Il est joint un feuillet grand in-folio plié, sur la Consigne pour l’hopital signée Doizon. Exemplaire dans lequel toutes les références à la royauté ont été biffées. - Ordonnance provisoire du roi, Concernant la formation & la solde de l’Infanterie Françoise. Du 12 Juillet 1784. Paris : imprimerie royale, 1784. — In-4, cartonnage moderne de papier marbré à la bradel. - Ordonnance du roi, Portant Règlement sur l’administration & la comptabilité, tant des Appointemens & Solde, que des Masses, dans les régimens d’Infanterie Françoise, Allemande, Irlandoise & Liégeoise, & dans les bataillons d’Infanterielégère. Du 20 Juin 1788. Paris. imprimerie royale, 1788. — In-folio, demi-basane marbrée moderne. - Ordonnance du roi sur le service des armées en campagne. Du 3 Mai 1832. Paris : imprimerie royale, 1832. — In-folio, demi-vélin vert de l’époque. Complet des 3 planches dépliantes à la fin. Deux bandes découpées sur le premier plat, usures sur le bord des plats. - Règlement sur la conservation et l’entretien des armes dans les corps, approuvé le 1er mars 1854. Paris : imprimerie impériale, mars 1854. — In-folio, demi-vélin ivoire à coins, dos lisse, tranches jaunes (reliure de l’époque). Complet des 30 planches à la fin. Sur le titre figure le cachet de l’intendance militaire, un numéro d’inventaire et le reçu des archives du Loiret daté du 6 juillet 1854. En regard se trouve la mention « Abrogé par le […] 30 août 1884 ». Rousseurs éparses. Frottements sur les plats. - Règlement sur le service intérieur à bord des batiments de la flotte (24 juin 1870). Paris : librairie militaire de J. Dumaine, 1871. — In-18, demi-percaline violette de l’époque. Dos passé. Provenance : Albert Le Lorier, sous-intendant militaire, avec ex-libris.

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SKALL ITZKY (Guillaume). Paskéwitsch et les vaillants généraux n°43

SKALL ITZKY (Guillaume). Paskéwitsch et les vaillants généraux de l’armée imp. Russe dans la campagne de 1849 dédié à Sa Majesté l’Empereur Nicolas I. [Suivi de] : Radetzki und die Helden Österreichs. 1848-1849. Seiner Majestät dem Kaiser Franz Josef I in tiefster Ehrfurcht gewidmet. Nach der Natur gemalt von W. Skallitzky. [Vienne : Skallitzky, 1849]. — 2 suites en un volume in-folio, 600 x 445. Demi-chagrin brun, dos lisse (reliure de Album réunissant 2 rarissimes suites à la gloire des vainqueurs des puissances centrales contre les révoltes nationales hongroise et italienne des années 1848 et 1849, c’est-à-dire Iwan Fiodorowitsch Paskéwitsch (1782-1856) et son étatmajor, pour le côté russe (que l’Autriche avait appelé à son secours) et Josef Wenzel Radetzky (1766-1858) du côté autrichien, pour les opérations dans la péninsule. La première suite comprend un titre en couleurs et 10 portraits, le tout lithographié sur papier de Chine collé. Les portraits sont ceux des personnages suivants : 1. Le général lieutenant baron de Sass. - 2. Le général lieutenant Freytag, quartier maître général de l’armée active. - 3. Le général lieutenant Kouznetzoff, hetman des Cosaques de l’armée active. - 4. Le prince Beboutoff, commandant du régiment des Musulmans. - 5. Le prince Gortschakoff, chef d’étatmajor de l’armée active en Russie. - 6. Le général baron Sievers, commandant du I. corps d’armée. - 7. Le général Guillensmidt, inspecteur général de l’artillerie. - 8. Le comte Rüdiger, commandant du 3me corps d’armée. - 9. Le maréchal prince de Varsovie. - 10. [Non légendé]. La seconde suite est composée d’un titre lithographié en couleurs et de 9 portraits lithographiés en noir sur chine collé, représentant : 1. Feldzeugmeister baron d’Aspre. - 2. Feldzeugmeister Freiherr von Hess. - 3. Feldzeugmeister Freiherr von Hanau. - 4. Feldmarschall-Lieut. Freiherr von Wohlgemuth. - 5. General der Cavallerie Graf Wratislaw. - 6. Feldmarschall Lieutenant Graf Clam-Gallas. - 7. Feldmarschall-Lieutenant von Schönhals. - 8. Erzherzog Albrecht. - 9. Feldmarschall Graf Radetzki. Cette seconde suite a été truffée d’un portrait également sur chine collé, représentant Paskewitsch-Erivan Fürst von Warschau dessiné par Skallitzky mais lithographié par Strimer. Il est de plus petite dimension que les autres. Ces suites sont d’une très grande rareté. Le WorldCat ne recense de la première qu’un seul exemplaire en bibliothèque publique, à l’université de Brown aux États-Unis. Quant à la seconde suite, aucun exemplaire n’est répertorié en bibliothèque publique. Exemplaire dont toutes les planches ont été montées sur onglets. Quelques frottements d’usage et restaurations à la reliure. Rousseurs.

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Général Carl von SCHMIDT Instructions relatives à l’instruction, n°44

Général Carl von SCHMIDT Instructions relatives à l’instruction, l’éducation, l’emploi et la conduite de la Cavalerie... Traduit par le capitaine Weil. Paris, Dumaine, 1877 , 2 vol. in-12 de 369 pp. et 234 pp., 2 tableaux dépliants, reliures de l’époque demiveau gris à coins, dos à nerfs ornés de fleurons dorés, tranches marbrées. Edition originale de la traduction française. L’ouvrage eut un fort impact sur l’organisation de la cavalerie en Prusse. Le majorgénéral von Schmidt (1817-1875) avait commandé un régiment de Hussards pendant la guerre de 1870. Exemplaire offert au Prince Impérial avec cachet de la bibliothèque de l’exil : un N azuré et couronné. Très bel envoi autographe du traducteur, le capitaine Weil, sur les gardes de chaque tome : A Son Altesse Impériale, Monseigneur le Prince Impérial. Hommage de profond respect et d’inaltérable dévouement de son obéissant serviteur. Admis à l’Académie militaire de Woolwich dès 1872, le Prince Impérial ne pouvait être que sensible à la fois au traité d’un des plus efficaces artisans de la défaite de 1870, et à la traduction de Maurice Weil (1845-1924), officier d’ordonnance du général Berthault en 1871. Capitaine au 3e de Dragons en 1873, il est attaché d’état-major au ministère de la Guerre en 1875, où son excellente connaissance des langues étrangères, en particulier de l’allemand, lui vaut d’être affecté au service des renseignements (section de statistique) organisé par le colonel Samuel , il fut un proche du capitaine Henry et d’Esterhazy, au-delà de l’affaire Dreyfus. Il contribuera beaucoup, par ses publications et ses recherches historiques, au renouvellement de l’enseignement de la tactique militaire après la défaite de 1870. Dos légèrement passés, petites épidermures, restaurations aux mors , néanmoins bon exemplaire.

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lot de deux médailles en bronze à l’effigie de Napoléon III : n°61

lot de deux médailles en bronze à l’effigie de Napoléon III : Baptême de Napoléon IV 14 juin 1856. Graveur Armand Auguste Caqué (1793-1881) Ø 69 mm 147,24 g Napoléon Eugène Louis Jean Joseph Bonaparte, dit Louis-Napoléon, né le 16 mars 1856 à Paris et mort le 1er juin 1879 en Zoulouland. Il est le fils unique de Napoléon III empereur des Français et de l’Impératrice Eugénie de Montijo, son épouse. Les Villes de France et d’Algérie appelées au baptême du Prince Impérial : Melun, Metz, Epinal, Laon, Colmar, Nancy, Strasbourg, Chaumont, Troyes, Besançon, Vesoul, Dijon, Auxerre, Nevers, Moulins, Clermont-Ferrand, Guéret, Tulle, Lons le-Saulnier, Le Puy, Saint Etienne, Macon, Lyon, Bourg, Gap, Grenoble, Digne, Valence, Rodez, Aurillac, Avignon, Privas, Ajaccio, Draguignan, Constantine, Toulon, Alger, Marseille, Oran, Montpellier, Perpignan, Foix, Pau, Auch, Tarbes, Nîmes, Mende, Carcassonne, Albi, Toulouse, Montauban, Agen, Cahors, Mont-de-Marsan, Bordeaux, Périgueux, La Rochelle, Niort, Angoulême, Limoges, Poitiers, Châteauroux, Napoléon Vendée, Orléans, Bourges, Tours, Blois, Nantes, Angers, Laval, Le Mans, Brest, Quimper, Rennes, Alençon, Saint Brieuc, Vannes, Caen, Saint Lô, Versailles, Chartres, Rouen, Evreux, Amiens, Beauvais, Lille, Arras, Mézières, Reims, Châlons-sur-Marne, Bar-le-Duc. Loi d’annexion des Communes Suburbaines décrétée le 16 juin 1859. Graveur François Joseph Huber Ponscarme (1827-1903) Ø 72 mm 185,04 g. Annexion des communes suburbaines en 1860. Par la loi du 16 juin 1859, onze communes entières et treize fractions de communes furent annexées à Paris, portant la superficie de la capitale à 7 802 hectares et sa population à 1 600 000 personnes. Depuis l'achèvement des fortifications, commencées en 1840, un certain nombre de communes comprises dans l'enceinte de Paris, étaient encore en dehors des limites de l'octroi établies sur les boulevards extérieurs. En vertu d'une loi du 16 juin 1859 et d'un décret du mois de novembre suivant, l'octroi fut reculé jusqu'aux fortifications et ces communes annexées à la capitale à dater du 1er janvier 1860. Voici leurs noms en partant de l'ouest : Auteuil, Passy, Batignolles, Montmartre, La Chapelle, La Villette, Belleville, Charonne, Bercy, Vaugirard, Grenelle. Treize autres communes furent morcelées et eurent une fraction de leur territoire comprise dans Paris : ce sont celles de Neuilly, Clignancourt, Saint-Ouen, Aubervilliers, Pantin, les Prés-Saint-Gervais, Saint-Mandé, Bagnolet, Ivry, Gentilly, Montrouge, Vanves et Issy.Cette mesure eut pour effet d'élever de douze à vingt le nombre des arrondissements de Paris et à 80 le nombre des quartiers de Paris. Très beau et Superbe.

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Joachim RUPALLEY (Bayeux 1713-1780), Attribué à Portrait de Pierre n°78

Joachim RUPALLEY (Bayeux 1713-1780), Attribué à Portrait de Pierre Jules César de Rochechouart-Montigny (1698-1781) Toile 126 x 98,5 cm Soulèvements et restaurations anciennes. Très beau cadre en bois et stuc doré. Le modèle devint évêque d'Evreux en 1733, puis de Bayeux en 1753. Notre tableau est à rapprocher d'autres portraits de Rochechouart par Rupalley, de compositions légèrement différentes : l'un conservé au musée des Beaux-Arts d'Orléans, gravé par Jacques Nicolas Tardieu en 1764, l'autre au musée d'art et d'histoire de Bayeux, daté de 1771. Dans le tableau du musée normand, l'ecclésiastique porte une mosette en soie - ici en hermine - , la bibliothèque est à droite et la draperie à gauche – ces éléments sont inversés sur notre toile. Originaire de Bayeux et premier d'une dynastie d'artistes, Joachim Rupalley a été l'élève de Jean Restout. Protégé par Monseigneur de Rochechouart, il s'installe dès 1733 dans sa ville natale et se consacre essentiellement au portrait. Une vingtaine de tableaux est citée dans les sources anciennes représentant des notabilités normandes (les évêques la Rochefoucauld, La Trémouille, Luynes, Rochechouart, des gentilshommes, MM. Deslongparcs, Fréard du Castel, de Bricqueville ou de Baudre) que l'on retrouve dans certains musées (Bayeux et Saint-Lô) et collections particulières. Il s'inspire souvent des gravures de Rigaud, par exemple le Portrait d'Armand Jules de Rohan Guéméné, gravé par Petit (sur Rupalley, voir Gaston Du Boscq de Beaumont, "Souvenirs normands. Un peintre bayeusain au XVIIIe siècle : Joachim Rupalley 1713-1780", Bayeux, 1903, pp. 153-168 , Christine Beauvalot-Gouzi, Jean Restout 1692- 1768 Peintre d'histoire à Paris, éditions Arthena, Paris, 2000, p. 154). Nous remercions madame Ariane James-Sarazin de l'aide qu'elle nous a apportée dans la rédaction de cette notice.

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