Imprimer cette page

Vente LiveBibliophilia - bibliothèque de jean marchand et à divers
Mardi 28 novembre à 11h00 à Paris

Lieu de vente Salle VV
3 rue Rossini
75009 Paris

Retrouvez l'itinéraire sur Google Maps Expositions :
  • lundi 27 novembre de 10h00 à 19h00 : SALLE VV, 3 rue Rossini
  • mardi 28 novembre de 9h00 à 10h00 : SALLE VV, 3 rue Rossini

SVV MILLON & ASSOCIES

logo MILLON et ROBERT et SVV MILLON & ASSOCIES

Contact :
Romain BEOT
Tél. : 01 47 27 95 34
Fax : 01 48 00 98 58
rbeot@millon.com

 
Détails des frais et conditions (26,370 % volontaire TTC)

Détails des frais et conditions

Fermer
 

Frais de vente

  • 26,370 % TTC en volontaire

Conditions de vente

Télécharger les conditions de vente

Conditions particulières

L'étude propose un service shipping.

Mentions légales

SVV MILLON & ASSOCIES

Opérateur de ventes volontaires (OVV)
Date déclaration ou N° agrément : 2002-379
TVA intra : FR50442936092

Liste de vente Ajouter à ma sélection
 
Vente Live
n°319 [MARIE-ANTOINETTE]. Office de la Semaine Sainte en Latin & en François Estimation :
20 000€ - 25 000€
[MARIE-ANTOINETTE]. Office de la Semaine Sainte en Latin & en François

n°319 : [MARIE-ANTOINETTE]. Office de la Semaine Sainte en Latin & en François

Fermer
 
 
 

[MARIE-ANTOINETTE]. Office de la Semaine Sainte en Latin & en François à l'usage de Rome et de Paris. Dédié à la Reine pour l'usage de sa Maison. Paris, Veuve Mazières & J. B. Garnier, 1728. In-8 de (4) ff., xxvi, 729, (1) pp. Titre gravé et 3 figures H/T. par J. B. Scotin. Maroquin rouge de l'époque, dos à nerfs aux caissons ornés de fleurs de lys, titre doré, plats orné d'un beau décor doré à la fanfare avec armes dorées en leur centre, roulette dorée sur les coupes et les chasses, tranches dorées (conservée dans un coffret XIXe s.). Aux armes de Marie Leszczynska (1703-1768), Reine de France, épouse de Louis XV, grand-mère de Louis XVI et de Madame Elizabeth. Coiffes, mors et coupes frottés ; lég. rousseurs éparses. PRÉCIEUX EXEMPLAIRE AYANT ACCOMPAGNÉ MARIE-ANTOINETTE ET LA FAMILLE ROYALE AU TEMPLE, émouvant et très rare souvenir de leur captivité. Note manuscrite (c. 1850) d'Anatole de Coëtlogon (1820-1870) sur le premier feuillet de garde : "Ce livre a été donné à Madame la Vicomtesse de Clugny par Monsieur de La Garde, qui étant de service au temple (garde national) lorsque la Reine Marie-Antoinette fut conduite à l'échafaud[,] conserva ce livre dont elle s'était servie pendant sa captivité." Cachet ex-libris à l'encre rouge avec couronne comtale d'Anatole de Coëtlogon sous cette note manuscrite et en haut du titre gravé. Le comte Anatole de COËTLOGON (1820-1869) était un généalogiste, héraldiste et historien reconnu (on lui doit notamment un ouvrage de référence sur les armoiries de la ville de Paris). On retrouve ce même cachet ex-libris sur les ouvrages provenant de sa bibliothèque et sur les archives de la famille qu’il étudia de façon approfondie. La Vicomtesse de Clugny mentionnée dans sa note n’était autre que la propre grand-mère maternelle d’Anatole de Coëtlogon ; l’époux de cette dernière, le Vicomte Charles Antoine de CLUGNY (1755-1829) était un ardent défenseur de la Couronne pendant les troubles révolutionnaires : il fit partie de la société des chevaliers des poignards (qui organisèrent plusieurs tentatives d’évasion de la famille royale des Tuileries) et se vit contraint d’émigrer fin 1791. Cette Semaine Sainte fut offerte par Anatole de Coëtlogon au comte de CHAMBORD (Henri d’Artois, 1820-1883, petit-neveu de Louis XVI, prétendant légitimiste au Trône), comme l’atteste une lettre du duc de Lévis, conseiller du comte de Chambord, remerciant, au nom de ce dernier, le comte de Coëtlogon pour l’envoi du « si précieux souvenir » (lettre datée de Venise, le 22 janvier 1853) : « Le duc de Lévis fait ici allusion à une Semaine Sainte ayant appartenu à la Reine Marie-Antoinette, qui servit à cette Princesse pendant son séjour au Temple et que Mr de la Garde de service à cette prison comme garde national le jour où elle la quitta pour aller à la Conciergerie, donna plus tard à Mme la Vicomtesse de Cluny, aïeule de Mr de Coëtlogon. Celui-ci l'offrit au comte de Chambord en même temps que la Brochure qu'il venait de faire paraître. Cette Semaine Sainte dont la reliure est en maroquin rouge et semée de fleurs de lys d'or, portant les armes de France accolées de Lezinski (famille de la Reine, femme de Louis XV) présentait cette particularité remarquable qu'abandonnée à elle-même elle s'ouvrait toujours aux pages 138, 310, 364 et ces pages par leur contenu montrent qu'elles devaient être celles que la Reine lisait en effet le plus souvent. » Archives de l'Histoire de la Maison de Coëtlogon, chap. XVII, p. 582-593). Cette dernière particularité a en partie disparu avec le temps (le livre ayant été conservé près de deux siècles, fermé, dans son écrin), à l’exception de la page 310, dans laquelle Marie-Antoinette et sa famille semblent avoir particulièrement et pertinemment trouvé refuge : « Triste état où Jésus-Christ passe trois heures ! (…) À peine est-il élevé à la vue de tout ce peuple, qu'il est insulté, & chargé de toutes parts de malédictions et de reproches. Dans cette extrêmité, Jésus fait un dernier effort pour lever les yeux au Ciel : Mon Père s'écrie-t-il, pardonnez-leur, je vous prie, parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils font. (...) » Un petit papier marque également les pages 78-79 (psaume de David) : « Le Seigneur sera toujours à vos côtés, il mettra en poudre les Rois au jour de sa colère ». Emouvants témoignages à travers les siècles provenant d’un ouvrage si cher à Marie-Antoinette et Madame Elisabeth, faisant écho au Testament de Marie Antoinette rédigée sous forme de lettre à Elisabeth le jour de sa mort et dans laquelle il est question justement à de nombreuses reprises de pardon : « (…) C'est à vous, ma sœur, que j'écris pour la dernière fois ; je viens d'être condamnée non pas à une mort honteuse, elle ne l'est que pour les criminels, mais à aller rejoindre votre frère. Comme lui innocente, j'espère montrer la même fermeté que lui dans ces derniers moments. (…) Que mon fils n'oublie jamais les dernier mots de son père que je lui répète expressément : qu'il ne cherche pas à venger notre mort. (…) Je meurs dans la religion catholique, apostolique et romaine, dans celle où j'ai été élevée, et que j'ai toujours professée (…) Je demande pardon à tout (sic) ceux que je connais et à vous, ma sœur, en particulier, de toutes les peines que, sans le vouloir, j'aurais pu vous causer. Je pardonne à tous mes ennemis le mal qu'ils m'ont fait. (…) Adieu, adieu ! Je ne vais plus m'occuper que de mes devoirs spirituels. (…) » Cette Semaine Sainte a ensuite été la propriété de Dona Bianca de BORBON (1868-1949), petite-nièce du Comte de Chambord, comme l’indique une lettre de donation de son petit-fils Juan Bautista Orlandis y Habsburgo-Borbón (1928-1977) datée de 1953. Après la mort de Louis XVI le 21 janvier 1793, la situation de la famille royale emprisonnée au Temple empira. Le 1er juillet 1793, le Comité de salut public décida de séparer le Dauphin de sa mère ; la mesure fut exécutée 2 jours plus tard le 3 juillet : « Dix heures allaient sonner. Le Dauphin, couché depuis plus d'une heure, dormait profondément. (…) La Reine et Madame Elisabeth s'étaient imposé la tâche de réparer les vêtements endommagés de la famille. Assise entre elles deux, Marie-Thérèse était ce soir-là leur lectrice. Après quelques pages du Dictionnaire Historique, la jeune fille avait ouvert une Semaine sainte, et commençait à y lire des prières tirées des saintes Écritures. Ce livre qui appartenait à Madame Elisabeth, avait été introduit dans la tour au mois de mars, quelques jours avant Pâques. La Reine et sa sœur, tout en écoutant la lecture, avaient l'oreille et les yeux tournés vers le lit qui renfermait l'être si cher à leur cœur, et souvent, pour mieux entendre sa respiration, elles laissaient tomber l'ouvrage de leurs mains. La veillée allait ainsi, lorsque des bruits de pas retentirent (…) Six commissaires entrent dans la chambre (…) ‘Nous venons vous notifier l'ordre du comité de salut public, portant que le fils Capet sera séparé de sa mère et de sa famille.’ La Reine à ces mots se lève, et, pâle, tremblante de frayeur, elle s'écrie : ‘M'enlever mon enfant ! Non, non, cela n'est pas possible.’ Marie-Thérèse, debout près de sa mère, semblait repousser avec elle un ordre si dur ; Madame Elisabeth, le cœur serré, regardait muette et immobile, et, les mains étendues sur le livre saint, paraissait prendre Dieu à témoin de l'impossibilité d'une pareille cruauté. » Alcide de BEAUCHESNE, La Vie de Madame Elisabeth, sœur de Louis XVI, Paris, Plon, 1869. Tome II, p. 133-134. A. de Beauchesne précise ensuite (dans une note p. 133) que le Dictionnaire historique en question avait été demandé le 14 juin et mis à leur disposition le 23 : « (…) Nous, membres du conseil général de la Commune, de service au Temple, donnons le récépissé de quatre volumes intitulés : Dictionnaire historique, Oeuvres de Voltaire, qui ont été transportés à la Tour. Fait au conseil du Temple ce 23 juin 1793, l'an II de la République française une et indivisible. Mennessier, membre du conseil général ; Dangé. » Aux armes de la reine Marie Leszczynska, notre Office de la Semaine Sainte dut emprunter une filière plus clandestine, par l’intermédiaire de la duchesse de Sérent, ancienne dame d’honneur de Madame Elisabeth et d’un nommé de Turgy, serviteur au Temple. Cléry, valet de chambre de Louis XVI au Temple, parle de ce dernier dans ses Mémoires : « un serviteur très-fidèle nommé Turgi, garçon servant de la bouche du Roi, et qui, par attachement pour sa Majesté, avait trouvé le moyen de se faire employer au Temple, avec deux de ses camarades, Marchand et Chrétien. Ils apportaient dans la tour les repas de la famille royale préparés dans une cuisine assez éloignée ; ils étaient en outre chargés des commissions d'approvisionnements, et Turgi, qui partageait avec eux cet emploi, sortant du Temple, à son tour, deux ou trois fois la semaine, pouvait l'informer de ce qui se passait. » Jean-Baptiste Cléry, Journal de ce qui s’est passé à la Tour du Temple pendant la captivité de Louis XVI, Paris, Chaumerot, 1816, p. 65-66 Dans ses propres mémoires (Fragmens historiques recueillis au Temple par M. de Turgy (in) Mémoires historiques sur Louis XVII, roi de France et de Navarre, par Jean ECKARD, Paris, Nicolle, 1818), De Turgy précise la nature de ses contacts avec Madame de Sérent : "Madame la Marquise (aujourd'hui Duchesse) de Sérent était le point principal de correspondance de la Reine et de Madame Elisabeth. Je passais dans sa maison pour son agent d'affaires, et l'on avait ordre de me laisser entrer à toute heure du jour et de la nuit. On sait quel grand caractère et quel noble dévouement cette Dame montra dans tous les dangers de la Famille Royale et dans un grand nombre de circonstances si périlleuses pour elle-même." (p. 351) Peu après, il cite un billet que lui fit parvenir Madame Elisabeth : « Vers la fin de mars, des rapports faits au Conseil général, contre Toulan et plusieurs de ses collègues, rendirent plus défians les commissaires chargés du service. Il fallut recourir aux billets. Madame Elisabeth m'écrivit : ‘La phrase de M. nous a fait bien plaisir. (Monsieur, Frère du Roi, s'était déclaré Régent du Royaume). Comme il est bien important que notre secret ne soit connu de personne, ne parlez pas de nos moyens de correspondance. Vous donnerez ceci (un billet) à la personne chez laquelle vous avez été samedi. Donnez-lui de quoi faire paraître l'écriture. Ne me rendez réponse surtout que mardi, pour ne pas multiplier les paquets. Avaient-ils l'air de vouloir découvrir par qui on avait des nouvelles et d'en parler au Conseil Général ? J'ai trouvé le livre.’ (C'était une Semaine sainte que Madame Elisabeth m'avait demandée.) » (p. 362-363) La ‘Liste des livres de Madame portés à Paris’ (Archives nationales, cotes K//496-K//530/29 et K//505-K//507/4 9), établie lors de l’installation de la famille royale aux Tuileries et du déménagement partiel du château de Montreuil (propriété de Madame Elisabeth) fait bien mention d’une Semaine Sainte. Madame de Sérent avait donc du se procurer ce livre dans l'appartement de la princesse aux Tuileries, faisant fi des scellés, avant de le confier à Turgy pour qu’il soit remis à la Reine et sa belle-soeur. Marie-Antoinette quitta le Temple pour être transférée à la Conciergerie le 2 Août et monta sur l’échafaud le 16 octobre. Si les affaires personnelles de Louis XVI furent brûlées quelques mois plus tard, il en fut très certainement de même pour celles de Marie-Antoinette (on sait notamment que ses cheveux coupés sur l’échafaud furent brûlés directement pour ne pas servir de relique) ; ironie de l’histoire, les archives du Temple et celles de la garde-nationale, subirent le même sort lors de l'incendie de I'Hotel-de-Ville de Paris, sous la Commune. Ce souvenir historique sauvé des aléas de l’histoire et du temps et soigneusement conservé durant les siècles n’en est que plus précieux.

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées Par : SVV MILLON & ASSOCIES
Mardi 28 novembre à 11h00 à Paris : BIBLIOPHILIA - Bibliothèque de Jean Marchand et à divers
 
n°373 [Gravures - Cabinet du Roi]. Vues des maisons royales et des villes Estimation :
8 000€ - 10 000€
[Gravures - Cabinet du Roi]. Vues des maisons royales et des villes

n°373 : [Gravures - Cabinet du Roi]. Vues des maisons royales et des villes

Fermer
 
 
 
 
n°389 Surréalisme - HUGNET (Georges) & DUCHAMP (Marcel). La Septième Face Estimation :
8 000€ - 10 000€
Surréalisme - HUGNET (Georges) & DUCHAMP (Marcel). La Septième Face

n°389 : Surréalisme - HUGNET (Georges) & DUCHAMP (Marcel). La Septième Face

Fermer
 
 
 

Surréalisme - HUGNET (Georges) & DUCHAMP (Marcel). La Septième Face du Dé. Poëmes - Découpages. Couverture de Marcel Duchamp. Paris, Jeanne Bucher, 1936. In-4 broché à la japonaise (dos cousu de fil rose), couverture grise ornée d'une composition de Marcel Duchamp en relief. 45 ff. imprimés en noir et vert, ornés de 20 pp. de collages de Georges Hugnet, dont 14 en couleurs. Les pages de gauche consistent en des compositions poétiques et typographiques et les pages de droite sont ornées de collages de coupures de presse et d'extraits d'illustrations et de photographies de presse ou de gravures. Pour la couverture, Marcel Duchamp associe une photo de l'un de ses ready-made – 'Why not sneeze Rose Sélavy ?' (1921) – et un titre composé en lettres fantaisie romantiques, dont les empattements portent les noms de grandes figures littéraires ou historiques chères aux surréalistes. Edition originale tirée à 294 ex. ; n°40 des 250 sur vélin, mais ici enrichi d'un beau POËME-DECOUPAGE ORIGINAL au faux-titre, signé de Georges Hugnet (7 juin 1959) avec ENVOI AUTOGRAPHE à René DULSOU ("de l'amité cœur à cœur"). Y est jointe une SUITE de 12 EPREUVES tirées à part de l'ouvrage (6 ff. de texte en vert et noir recto-verso et 6 poëmes-découpages à pleine page dont 3 en couleurs). L'un des premiers poèmes-découpages et l'un des plus réussis de l'expérience surréaliste. A l'occasion de la réouverture de sa galerie en 1936 (après 11 ans de fermeture), Jeanne Bucher, déjà connue pour ses publications d’auteurs étrangers établis à Paris (dont Max Ernst et ses Histoires naturelles en 1926), décide de mettre en avant les poèmes-collages de son ami Georges Hugnet, qui en prévut en tout 80 pour l'édition. Du fait notamment de la collaboration - bienvenue - de Marcel Duchamp (mais qui entraînera des coûts supplémentaires), seuls 20 collages purent être utilisés finalement pour la publication ; la totalité des 80 poèmes-collages originaux ayant été conservée par l’artiste, qui s'en sépara progressivement (à regret) en les vendant ou les offrant au long de sa vie (certains d’entre eux rejoignirent ainsi les collections du MoMA à New York et de l’Art Institute de Chicago). René Dulsou (1909-1992), poète proche du mouvement surréaliste, qui signa notamment sous le nom de Sinclair, fut le dernier grand amour de Max Jacob (1876-1944). Très bel exemplaire, parfaitement conservé, enrichi d'un précieux poëme-découpage original et d'une suite d'épreuves.

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées Par : SVV MILLON & ASSOCIES
Mardi 28 novembre à 11h00 à Paris : BIBLIOPHILIA - Bibliothèque de Jean Marchand et à divers
 
n°437 GRIS (Juan) & STEIN (Gertrude). A Book Concluding With As A Wife Has Estimation :
3 000€ - 4 000€
GRIS (Juan) & STEIN (Gertrude). A Book Concluding With As A Wife Has

n°437 : GRIS (Juan) & STEIN (Gertrude). A Book Concluding With As A Wife Has

Fermer
 
 
 
 
 
Une sélection par SVV MILLON & ASSOCIES
 

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées : Bibliothèque d’un bibliophile et grand érudit : Jean MARCHAND (1894-1988), archiviste-paléographe diplômé de l'Ecole des Chartes, bibliothécaire à la Chambre des Députés de 1922 à 1958, il publiera plus d’une cinquantaine de travaux de recherches en bibliophilie et en littérature (Moyen-Âge et La Rochefoucauld notamment), membre correspondant de l'Institut de France, président des Amis de MONTAIGNE et membre des Bibliophiles français. Sa collection recèle de belles reliures au passé prestigieux (armes royales, princières, etc.) et des éditions du XVIe au XIXe siècle de toute rareté. Entière bibliothèque d'un bibliophile de la région lyonnaise, collections particulières et bibliothèques parisiennes et à divers.

624 lots illustrés

Vue liste Vue galerie
 
 
[Conventionnels – Préfets]. 7 autographes de Réal, Dubois, Mallarmé, n°15

[Conventionnels – Préfets]. 7 autographes de Réal, Dubois, Mallarmé, Pons de l’Hérault, Thibaudeau, Caffarelli. - RÉAL (André, conventionnel, 1752 – 1832), L.A.S "Grenoble le 8 mars 1810, ma cher cousine…" Réal est désolé que le fils de sa cousine n'ait obtenu que peu de succès pour son avancement, puis suivent des considérations familiales. - RÉAL (André), mot autographe signé : "Je veux que dans la semaine l'état des pre(illisible)soit fait et signé… je conçois trop bien pourquoi cet état qui devait être signé, il y a huit ans..." - DUBOIS (Louis Nicolas Joseph, comte, conseiller d'état, préfet de police, 1758 – 1845). Mot de la main d'un secrétaire : "Paris le onze frimaire an dix (2 décembre 1801), Je vous adresse ci-joints vingt-neuf procès- verbaux du commissaire de police…" Belle signature autographe de Dubois qui fut le premier préfet de police de Paris en 1800. - MALLARMÉ (Claude-Joseph, député, préfet de la Vienne, baron, 1758 – 1835). Mot autographe signé demandant la nomination d'un aspirant de marine, 25 germinal an 9 (15 avril 1801). (Mallarmé fit partie du conseil des cinq-cents et du Tribunat.) - PONS de l'HÉRAULT (André, préfet du Rhône, 1772 – 1853), L.A.S. : "Sire, j'ai des droits acquis, le ministre de l'intérieur en est convaincu… Le Duc d'Orléans m'avait honoré de sa bonté, le Roi Louis-Philippe peut m'entourer de sa confiance…" (Pons de l'Hérault demande à être nommé préfet du Bas-Rhin ce qui ne se fera pas. Il sera nommé conseiller d'Etat.) On y joint une affichette imprimé signé de Pons de l'Hérault : "12 février 1849 A l'assemblée nationale constituante, représentants du peuple !..." (Il justifie sa nomination comme conseiller d'Etat.) - THIBAUDEAU (Antoine Claire, député de la Vienne, président du conseil des Cinq-Cents, préfet des Bouches-du-Rhône, comte, 1765 – 1854). Mot autographe signé : "Paris le 20 prairial an V (8 juin 1797), A.C. Thibaudeau, représentant du peuple au ministre de la guerre, Le citoyen Bobiet, vétéran de la 30ième compagnie à Rouen…demande de l'avancement…" - CAFFARELLI (Charles Ambroise, économiste, préfet de l'Ardèche puis du Calvados, 1758 – 1826), L.A.S. : "Caen le 25 févier 1806, Je suis étonné, monsieur, que vous ignoriez encore que l'affaire de l'indemnité due à Mgr. l'archichancellier est signée depuis longtemps…"

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées
 
 
 
[EUGENE de BEAUHARNAIS (Prince)]. L.A.S. du second fils d'Etienne n°21
[EUGENE de BEAUHARNAIS (Prince)]. L.A.S. du second fils d'Etienne

[EUGENE de BEAUHARNAIS (Prince)]. L.A.S. du second fils d'Etienne MEJAN (1766-1846, avocat, journaliste et haut fonctionnaire, secrétaire du prince Eugène en Italie de 1805 à 1814), slnd, 2 pp. in-folio : "Attaché à Son A. Le Prince Eugène, en qualité d'aide de camp, le Prince étant à la veille de retourner à Munich où se trouve ma famille, j'ose prier votre Excellence de vouloir bien me conserver en mon activité dans les cadres de l'armée ; et m'accorder la permission de suivre Son Altesse et de demeurer auprès de sa personne, jusqu'au moment où il vous plaira de me rappeler (…)" Avec une apostille du prince Eugène en haut à droite recommandant son aide de camp, à la Malmaison le 28 mai 1814 : "(…) bon officier dont j'ai toujours été fort content et qui mérite l'avancement qu'il sollicite." Et une apostille signée de Legendre du 8 juin 1814 : "M. Tabarié est prié d'examiner cette demande et de soumettre la réponse à la signature de S.E." Voulant se faire couronner roi d'Italie, Napoléon désigna son fils adoptif Eugène de Beauharnais comme vice-roi, et lui donna Etienne Méjan pour guide, avec le titre de secrétaire de ses commandements. La mission de ce dernier était plus que délicate et s'apparentait davantage à un rôle de ministre : diriger l'administration d'un peuple dont Méjan ne connaissait pas plus que le prince le caractère et les préventions, et accréditer en même temps le nouveau gouvernement. Il en fut largement récompensé par Napoléon Ier qui le fit comte de l'Empire et du Royaume, conseiller d'État, officier de la Légion d'honneur et commandeur de l'Ordre de la Couronne de Fer, sans mentionner bien entendu des honoraires très considérables. Surnommé "Gran Promettitore" de par son caractère obligeant et consensuel, les décisions et proclamations du vice-roi (qui lui étaient souvent à juste atribuées) lui valurent de sérieuses menaces contre sa vie après l'insurrection du 20 avril 1814 notamment. Quelques jours plus tard, le vice-roi d'Italie est contraint d'abandonner son trône et va chercher asile en Bavière, dans sa belle-famille. Méjan tenta en vain de faire accepter le prince Eugène comme roi d'Italie par les alliés et dut retourner précipitamment à Paris. Eugène héritera du château de Malmaison à la mort de sa mère Joséphine en mai 1814. En 1816, le comte Méjan s'installa donc à Munich, auprès d'Eugène de Beauharnais, devenu duc de Leuchtenberg après son mariage avec Augusta, fille de Maximilien Ier. Très attaché à cette famille, il devint gouverneur des enfants du prince puis chambellan du roi de Bavière et resta à Munich jusqu'à la fin de sa vie. Un de ses deux fils périt dans la campagne de Moscou et l'autre (l'auteur de ce document) était aide de camp chef d'escadron en exercice auprès du prince Eugène.

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées
 
[Généraux]. 7 autographes des Généraux Ordener, Gruyer, Colbert, n°24

[Généraux]. 7 autographes des Généraux Ordener, Gruyer, Colbert, Travos, Daru, Guyot et Delors. - ORDENER (Michel, général comte, 1787 – 1862). Lettre autographe signée adressée à Louis-Philippe 1er le 11 octobre 1833 : "Le maréchal de camp, commandant le départ. de Maine et Loire…" Ordener demande de l'aide pour la veuve d'un major mort à Angers. - GRUYER (Antoine général baron, 1774 – 1822). Mot autographe signé adressé à Monsieur Rostot, officier dans le régiment de chasseurs des Vosges à Strasbourg : "Mon cher Monsieur Rostot, Nous désirons que vos occupations vous permettent de suivre (ill). avec vous demain mercredi 19 …" daté 1817 (Gruyer, condamné à mort voit sa peine commuée en 20 ans de prison qu'il commence à purger à Strasbourg accompagné de son épouse. Libéré en 1818, il mourra à Strasbourg en 1822.) - COLBERT (Pierre David de Colbert Chabanais dit Edouard, 1774 – 1854). Mot autographe signé : "Monsieur le Président, S.A.R. le duc de Nemours reçoit tous les lundis et les vendredis. Mr. le procureur du roi sera reçu par le Prince avec grand plaisir…" Signé Cte Ed. Colbert, Lunéville de 24 juillet 1834 (Colbert a été Aide de camp du duc de Nemours du 12 juin 1834 au 31 janvier 1840.) - TRAVOS (Jean-Pierre, général baron, 1776 – 1836). Lettre autographe signée en date du 26 juillet 1812 : "1er division militaire – renseignement sur Mr. Gazard capitaine adjudant de place…commandant le poste militaire de Ville Franche (Pyrénées-Orientales) …" Signé Baron Travos. - DARU (Pierre Antoine comte, 1767 – 1829, intendant général de la Grande Armée). Mot autographe signé : "Monsieur, votre fils et le Moniteur m'apprennent en même temps…votre nomination au Sénat…" Suivent les compliments habituels… - GUYOT (Claude Etienne, Général comte, 1768 – 1837). En-tête imprimé : Le lieutenant-général commandant la 10me division militaire. Puis en manuscrit adressé au capitaine Adoue(?) à Alby : "Monsieur le capitaine, j'ai reçu votre lettre du 26 courant…" Le capitaine demande à être promu au commandement d'une place "sur l'extrême de la frontière d'Espagne". Le Gal Guyot lui explique avec détails pourquoi cette promotion est impossible en temps de paix et termine par "Si la guerre se déclarait, se serait autre chose… patience donc." - DELORT (Lt général baron), lettre autographe signée daté 9 mai 1841. (Plusieurs généraux d'Empire se nommant Delort nous n'avons pu situer celui-ci.)

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées
 
[Généraux]. 7 autographes des Généraux Drouot, Caffarelli, Corbineau, n°25

[Généraux]. 7 autographes des Généraux Drouot, Caffarelli, Corbineau, Dejean, Bernard, Durosnel et Laborde. - DROUOT (Antoine, général baron, 1774 -1847). L.A.S. : "Nancy, octobre 1844, Mon cher Monsieur Blaise, Je vous envoie par mon frère… trente francs de rente cinq pour cent…" - CAFFARELLI (Marie François Auguste, général comte, 1766 – 1849), L.A.S. "Vittoria le 22 mai 1812, J'ai l'honneur de vous adresse, mon cher général… Vous avez causé par votre marche sur Ivéas une telle frayeur à Houga que toute sa troupe s'est sauvée en grande hâte…" Lettre adressée au Gal de division Dumoustiers à Burgos. On y ajoute un document imprimé et manuscrit signé de A. CAFFARELLI date 15 ther. An 9 (3 août 1801) - CORBINEAU (Jean-Baptiste Juvénal, général comte, 1776-1748). Avis de réception, Ministère de la guerre, exercice de l'an 1812… "Soussigné général de brigade reconnais avoir reçu du payeur-général… la somme de six cent vingt-sept francs pour faits de poste, fait à Paris le 14 février 1812" Signé : le Gal Baron Corbineau. - DEJEAN (Pierre François Marie Auguste, Général baron, 1780 – 1845, Général puis entomologiste). L.A.S. adressée au ministre de la guerre : "Paris le 18 avril 1815, Monseigneur, J'ai déjà eu l'honneur particulièrement d'écrire à votre excellence pour recommander Mr. Garavaque colonel à la suite du 2ième rgt. de chasseurs…". - BERNARD (Simon, général baron, 1779 – 1839). L.A.S. "Palais des Tuileries de 27 mars 1835, Mon cher Colonel, je viens de recevoir votre aimable souvenir…et j'ai bien reçu la brochure…au sujet du ferrage des chevaux…" Suit un long commentaire sur ce fascicule. - DUROSNEL (Antoine Jean Auguste Henri, général comte, 1771 – 1849). L.A.S. "Desde le 25 sept. 1813, Monsieur le Comte, Les travaux de fortification ordonnés par sa Majesté…donnent au génie de la place beaucoup trop d'occupations pour que je puisse en distraire des ouvriers…" Signé Cte Durosnel adressé au général Comte Dumas. - LABORDE (Etienne, colonel, (1782 – 1856, Député de la Charente inférieure). L.A.S. "Paris le 18 janvier 1852, mon général, Permettez-moi de vus recommander tout particulièrement M. Blocaille ancien capitaine d'infanterie…" Laborde demande la légion d'honneur pour ce capitaine.

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées
 
[Généraux]. 6 autographes des généraux Flahault, Geheneuc, Lebrun, n°26
[Généraux]. 6 autographes des généraux Flahault, Geheneuc, Lebrun,

[Généraux]. 6 autographes des généraux Flahault, Geheneuc, Lebrun, Le Marois, Rapp et Hogendorp - FLAHAULT (Charles Auguste Joseph, général comte, 1785 – 1870). L.A.S. datée de Paris le 29 avril 1845. Flahaut demande un emploi pour un certain Napoléon Bertrand dans les Spahis. - GEHENEUC (Charles – Louis – Joseph, général, comte, 1783 – 1849, Aide de camp de l'Empereur). Mot autographe signé : "Monsieur le Maréchal, J'ai l'honneur de vous prier de remettre au Roi la lettre ci-jointe contenant ma démission… Paris le 10 janvier 1836." Mot envoyé au Maréchal marquis Maison, ministre de la guerre. - LEBRUN (Anne Charles, général, comte, 1775 – 1859), certificat médical pour mises à la retraite d'un soldat d'élite gravement blessé. Plusieurs signatures et in fine "Vu par nous, gal V. LEBRUN". - LE MAROIS (Jean Léonard, général comte, 1776 – 1836), L.A.S. : "Au Qr Gal à Wesel le 1er mai 1813. Monsieur le général, J'ai l'honneur de vous prévenir que je vous nomme membre d'une commission militaire… conformément aux ordres de sa Majesté… pour juger dans les 24 heures suivant toute la rigueur des lois le comte de Bentink, maire de Warel prévenu d'être le chef de l'insurrection de ce pays…" Lettre adressée au général baron Vial. - RAPP (Jean, général comte, 1772 – 1821). Document imprimé : "Grande Armée – 10e corps. Dantzic le 12 juin 1813, à monsieur (en manuscrit) : "Page sergent au 14eme régiment de ligne. … Je vous ai nommé sous-lieutenant dudit régiment…" in-fine imprimé le général, aide de camp de l'Empereur, commandant en chef le 10e corps d'armée, gouverneur général, comte "Rapp" (Signature autographe de Rapp). Très intéressant document car à ce moment Rapp est enfermé dans Dantzig. Le siège très rigoureux durera de janvier 1813 au 29 novembre 1813. Rapp sera obligé de capituler. - HOGENDORP (Thierry van, Général hollandais au service de la France, comte, 1762 – 1822), Lettre d'un secrétaire signée par Hogendorp et adressée au comte de La Valette directeur des postes. "La Haye le 21 février 1812. Monsieur le comte je suis fâché de devoir vous porter des plaintes contre le maître des postes de Grootzundert…" Hogendorp se plaint de l'insolence d'un certain Pastoors qui exige qu'il reparte avec un attelage de 8 chevaux puisqu'il est arrivé la veille avec 8 chevaux…

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées
 
[Généraux]. 5 autographes des Généraux Ramel, Berton, Harispe, n°27
[Généraux]. 5 autographes des Généraux Ramel, Berton, Harispe,

[Généraux]. 5 autographes des Généraux Ramel, Berton, Harispe, Boyer et Merlin. - RAMEL (Jean-Pierre, général, 1768 – 1815). Intéressante L.A.S. adressé à Schérer, ministre de la guerre : "Paris le 16 fructidor an 5em (2.09.1797), Citoÿen(sic) ministre, j'aÿ eu l'honneur de me présenter devant vous pendant trois jours…" Ramel demande si le Directoire a fait un rapport sur son compte… il est prêt à être jugé et à donner tous les renseignements qu'on voudra exiger… "Les journaux ont (ill.) de quelques dénonciations faires contre moÿ par le commandant des grenadiers au corps des inspecteurs … honte au dénonciateur…" (Deux jours plus tard aura lieu le coup d'état du 18 fructidor an V. Le 19, Ramel sera condamné à la déportation en Guyane avec Pichegru, Barthelemy etc… Il s'évadera et nous le retrouverons réintégré dans son grade de général sous le Consulat. Il sera assassiné à Toulouse en 1815.) - BERTON (Jean Baptiste Breton dit, général, 1769 – 1822 Fusillé à Poitiers). L.A.S. "Mon cher général, Le journal m'apprend aujourd'hui que les 270 capitaines du corps royal d'Etat-Major ont été nommé avant-hier…" Berton se demande si le capitaine Bodier son ancien aide-de-camp en fait partie. Lettre datée 16 Xbre 1818. On y ajoute du même un petit mot "Je prie MM. Ausselin et Pechard de vouloir bien remettre un exemplaire de mon ouvrage à M. Poupée. Paris 30 mars 1820." - HARISPE (Jean Isidore, Général puis maréchal en 1851, 1768 – 1855) et VERDIER (Jean Antoine, Général, comte, 1767 – 1839). Mémoire de proposition de nomination comme officier de la légion d'honneur de deux chefs de bataillon signé "Le général de brigade Harispe" et un post-scriptum manuscrit : "Cet officier mérite la distinction…le général de division Verdier." - BOYER (François Pierre Joseph, général baron, 1772 – 1851), L.A.S. "A Aveiras da Cima le 15 à 3 heures après midy, Mon général, j'ai l'honneur de vous rendre compte, que la retraite ordonnée par Monseigneur le Maréchal command en chef a été faite dans le plus grand ordre sans être inquiété par l'ennemi…" suit un rapport concis recto-verso signé Boyer. (Le Général Boyer était surnommé "Pierre le cruel" par les espagnols…) - MERLIN (Antoine François Eugène, général comte, 1778 -1854), L.A.S. "Mon général, au moment de monter en voiture, permettez-moi de réitérer la recommandation que je vous ai déjà faite en faveur de M. le chef d'escadron Bayart…victime d'une erreur involontaire, sans doute, mais bien cruelle pour un père de famille qui a besoin de son état…"

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées
 
 
[Généraux]. 7 autographes des Généraux Brayer, Lallemand, Lefevre-Desnouettes, n°29
[Généraux]. 7 autographes des Généraux Brayer, Lallemand, Lefevre-Desnouettes,

[Généraux]. 7 autographes des Généraux Brayer, Lallemand, Lefevre-Desnouettes, Rigau, Debell et Delaage. - BRAYER (Michel Sylvestre, général comte, 1769 – 1840). Mot autographe signé du 22 juin 1828 - LALLEMAND (François Antoine, général baron, 1774 – 1823). Titre de paiement autographe signé, 27 juin 1811. - LALLEMAND (Henry Dominique, général baron, 1777 – 1823). (Artillerie) Lettre adressée à Junot pour obtenir un emploi d'écuyer. - LEFEVRE-DESNOUETTE (Charles, général comte, 1773 – 1820). Lettre d'un secrétaire signé Lefèvre-Desnouëtte datée de 1808. - RIGAU (Antoine, général baron, 1758 – 1820). "Le général de brigade soussigné commandant le département de la Sarre…" Au quartier Gal de Trèves le 15 octobre 1811 ; Signé Rigau. - DEBELL (César Alexandre, général baron, 1770 – 1826). Lettre autographe signée : "Je viens de recevoir mon cher camarade…" 26 fructidor sans date. - DELAAGE (Henry Pierre, baron de Saint Cyr, 1766 – 1840). Document à en-tête imprimé : "Armée de l'Ouest, Delaage, adjudant général, chef de brigade, A…" Puis en manuscrit : "au commandant de la force armée de Saussay : "Je te fait passer citoyen commandant (ill.) de la paix dont je viens de recevoir la nouvelle officieuse, tu donneras à cette publication toute la publicité qu'elle exige" Delaage. Suit en dessous un long texte manuscrit d'une autre main : "Citoyens, Nous avons vaincu une partie des rebelles aux loix, nous avons fait notre devoir en combattant nos ennemis etc…"

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées
 
 
 
[Généraux]. 6 autographes des Généraux Fressinet, Bachelier, Decaen, n°32
[Généraux]. 6 autographes des Généraux Fressinet, Bachelier, Decaen,

[Généraux]. 6 autographes des Généraux Fressinet, Bachelier, Decaen, Guillet, Marantin et Dessaix. - FRESSINET (Philibert, général, baron, 1769 – 1821). Longue lettre autographe non signée d'une page et demie adressée au ministre de la guerre pour que les généraux rappelés d'exil soient payés de leur solde arriérée. Y est joint un mot autographe de Fressinet du 27 vendémiaire première année de l'Empire (octobre 1804) : "A son Altesse Impériale le prince Louis à Paris : "Monseigneur, le général de brigade Fressinet arrivant d'Angleterre à l'honneur de prier son altesse de lui obtenir la faveur d'être présenté à sa Majesté l'Empereur…" - BACHELIER (Gilbert Désiré Joseph, baron, 1779 – 1849), mot autographe signé le 27 juin 1839 : "J'ai bien reçu mon cher monsieur, votre lettre du 20 juin…" - DECAEN (Charles Mathieu Isidore, général, comte, 1769 – 1832), mot autographe signé daté 19 brumaire et demandant la nomination d'un officier à la place d'un autre décédé. - GUILLET (Pierre Joseph, 1765 – 1836), mot autographe signé chargeant le capitaine Dauriet de remplacer le général Debarreau pour s'occuper du dépôt des prisonniers anglais. 18 juillet 1815 (…après Waterloo.) - MARANTIN (Jean Pierre, 1770 – 1828), Mémoire de proposition d'emploi de capitaine au 130ième régiment de ligne, 20 novembre 1813, plusieurs signatures dont celle de Marantin, général de division. - DESSAIX (Joseph Marie, Général, comte, 1764 – 1834), Lettre autographe signée, adressée à M. Boinod, intendant général. Dessaix recommande un ancien garde magasin des fourrages à Turin.

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées
 
[Généraux]. 6 autographes des Généraux Ornano, La Bedoyère, Chartrand, n°33
[Généraux]. 6 autographes des Généraux Ornano, La Bedoyère, Chartrand,

[Généraux]. 6 autographes des Généraux Ornano, La Bedoyère, Chartrand, Subervie, Gérard et Drouet. - ORNANO (Philippe Antoine, Maréchal, comte, 1784 – 1863). Deux quittances de loyers signées Ornano, mars et mai 1814. - LA BEDOYÈRE (Charles, Angélique, général comte, 1786 – 1815 fusillé). Lettre d'un secrétaire signée "Charles de La Bédoyère, aide de camp de l'Empereur, à Monsieur le Maréchal duc d'Eckmülh (Davout), le 13 avril 1815". Demande de nomination au grade de capitaine aide-de-camp major d'un adjudant major au 7ième de ligne. - CHARTRAND (Jean Hyacinthe, général, 1779 – 1816 fusillé). Etat de service de la main d'un secrétaire du 51eme rgt de ligne en date du 13 août 1813 signé le Major Président J. Chartrand (qui sera promu général de brigade en septembre 1813). - SUBERVIE (Jacques Gervais baron, 1776 – 1856), L.A.S. daté de Francescas le 20 décembre 1815 : "Monseigneur, D'après les ordres que vôtre excellence a donnés pour faire respecter les militaires rentrés dans leurs foyers…" Subervie se plaint ensuite qu'on lui ait demandé son passeport (qu'il n'avait pas…) comme à un résident étranger sur ordre du sous-préfet. Subervie est pourtant très connu localement pour être né tout près à Lectoure où il rejoignait sa propriété… - GÉRARD (Etienne-Maurice, Maréchal comte, 1773 – 1852, Maréchal et ministre de la guerre en 1830). Mot autographe signé daté Villers St. Paul le 27 7bre 1828 : "Mon cher Gerfaux, je dois faire un petit voyage à Paris la semaine prochaine…" - DROUET (Jean-Baptiste, comte d'Erlon, 1765 -1844), lettre autographe signée adressée au maréchal Clauzel, gouverneur général de Paris : "Mon cher Maréchal, Monsieur Darnand, votre neveu, a déjà été recommandé par moi à son colonel pour être porté au tableau d'avancement…" Nantes 12 juillet 1836. Drouet qui fut gouverneur général de l'Algérie a été remplacé en juillet 1835 (après une défaite militaire) par Clauzel. Drouet sera élevé à la dignité de Maréchal de France en 1843.

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées
 
 
 
 
 
Militaria. 
- BERNARD (Charles, "chef de bataillon d'Etat major, en n°51

Militaria. - BERNARD (Charles, "chef de bataillon d'Etat major, en non activité depuis le retour de la Maison de Bourbon, Colonel des Cent-Jours"), document autographe signé, Paris, le 19 août 1830, adressé au Maréchal Ministre de la Guerre (Gérard) : demande de réintégration au sin des cadres d'Etat Major de l'Armée royale au grade de colonel 2 pp., accompagnée de ses états de service de 1793 à 1831. - Pièce manuscrite relative aux Cent Jours (1er mars-7 juillet 1815) : "Feu sacré. Communiqué en 1814 et 1815 d'une réunion à deux ou traois autres animée par lui seul.", suivi d'une liste de noms (le prince d'Eckmühl, le Duc de Bassano, le Duc d'Otrante, le Duc de Rovigo, le Duc de Padoue, le Comte Carnot, le Comte Exelamans, Thuriot, Dessaix, La Bedollères, etc., etc.) "qui tous au péril de leur vie (…) ont contribué par les moyens en leur pouvoir à ce que le feu sacré embrâsat tous les cœurs". Le document s'achève par la mention suivante : "Remis à S. M. l'Empereur Napoleon, le 30 mars 1815". - [LAMARQUE (Jean Maximilien, Général, 1770-1832)], Lettre autographe (?) signé "Max. Lamarque", slnd, 4 pp. "Monsieur, une réunion de citoyens honorables m'avait placé sur la liste des candidats et j'en ai éprouvé un juste sentiment d'orgueil (…) De nouvelles élections se préparent ; mais un de mes amis (le Général Sebastiani m'assure qu'il s'est élevé des préventions contre moi, qu'une lettre écrite à mon préfet (…) avait produit un très mauvais effet. Comme j'ai à cœur de justifier le choix de ceux qui m'ont honoré de leurs suffrages, je vais entrer dans quelques détails de ma vie publique, on me le pardonnera." Il revient sur sa vie et sa carrière militaire et publique sur 2 pp. et demi puis retranscrit le courrier adressé au préfet avant de finir ainsi : "Le préfet trouva que j'avais raison fit un désaveu et tous les électeurs qui m'avaient honoré de leurs suffrages se retirèrent satisfaits. Voilà la vérité. Jugez moi." Y est joint un portrait gravé du Général.

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées
 
[Ministres]. 5 autographes des ministres Champagny, Mollien, Montalivet, n°52

[Ministres]. 5 autographes des ministres Champagny, Mollien, Montalivet, Fain et Meneval. - CHAMPAGNY (J.B. de Nompère, duc Cadore, 1756 – 1834, Ministre de l'intérieur puis des relations extérieures sous Napoléon Ier). Document imprimé Garde Nationale du département du Léman, 23 frimaire an 14 (14 décembre 1805). Nomination d'un capitaine signé par le préfet "Champagny". - MOLLIEN (Nicolas François, comte, 1758 – 1850, Financier, comptable). L.A.S. "Il n'est pas de mon pouvoir, mon respectable ami, d'empêcher que la publication de Mr. Févrat ne soit connue de sa Majesté… Cette publication va être mise sous ses yeux comme celles des autres comptables… Le désordre dans la comptabilité existe depuis six ans… Mollien. Paris 17 mai 1809." - MONTALIVET (Jean Pierre Bachasson, comte de, 1766 – 1823, Ministre de l'intérieur de Napoléon Ier). L.A.S. : "Sa Majesté, monsieur et cher collègue, ayant bien voulu m'informer qu'elle m'accordait une gratification de dix mille francs..." Montalivet informe son correspondant qu'il envoie son secrétaire pour en toucher le montant… - FAIN (Agathon Jean François, Baron, 1778 – 1836, secrétaire particulier de Napoléon Ier, archiviste, député). L.A.S en-tête imprimé du Cabinet du Roi : "Paris le 21 novembre 1833. Monsieur, le Roi vient de signer trois ordonnances ci-jointes…" - MENEVAL (Claude-François, baron, 1778 -1850, Secrétaire du portefeuille de l'Empereur.) L.A.S. "Le Premier Consul me charge de répondre à Monsieur Joseph qu'il aurait donné volontiers la place à M. Jame si elle eut été demandée seulement un jour plus tôt… J'aurai bien désiré qu'une circonstance plus agréable me fournît l'occasion de renouveler à monsieur Joseph les assurances de mon attachement respectueux. Je prie madame Julie de recevoir l'hommage de mon respect. Mennevalle, Saint Cloud le 20 vendémiaire an XII." (13.10.1803). "Monsieur Joseph" est Joseph Bonaparte et "Madame Julie" est Julie Clary.

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées
 
 
 
 
 
Académiciens. Ensemble de 16 autographes de membres de l'Académie n°66

Académiciens. Ensemble de 16 autographes de membres de l'Académie Française (R. Bazin, H. Bordeaux, J. Lemaitre, Thureau-Dangin, P. Bourget, etc.) : - BAZIN (René, 1853-1932), L.A.S. "René Bazin", Paris, 29 novembre 1913, 2 pp. in-8 : "Monsieur le Président, J'apprends que mon ami André Pavie est en instance pour être nommé arbitre contentieux au Tribunal de Commerce. [S'ensuivent quelques lignes de recommandation] (…) Je vous irai voir dans le courant de l'hiver, monsieur le Président. Mon beau-frère Georges Bricard vous a indiqué les liens nouveaux qui allaient s'établir notre ma famille et le Tribunal. (...)" + une C.V.A.S., sl, 18 novembre 1901 : "Monsieur l'abbé, je vais m'absenter et quand je reviendrai il me sera de toute impossibilité d'accepter ce que vous voulez me demander (…)" René Bazin : romancier, journaliste, historien, essayiste et auteur de récits de voyages. - Docteur en droit. - Membre de l'Institut, Académie française (élu en 1903). - BORDEAUX (Henry, 1870-1963), 3 L.A.S. : 1° L.A.S. "H.Bordeaux", Paris, le 25 mai 1919, 1 p., adressée à J. Mitrium (?) : "Cher Monsieur, Je suis très touché de vos indulgentes et amicales félicitations. Celles de mes compatriotes me sont les plus chères. Ne viendrez-vous pas me voir un jour ? Je suis en Angleterre mais j'en reviendrai vers le 7 juin. Nous sommes toujours enchantés de Lucie qui est très agréable et nous voulons bien la garder tant qu'elle voudra." 2°L.A.S. "Henry Bordeaux Capitaine d'état-major Grand Quartier Général", sl, 23 juin 1917, 2 pp. : "Monsieur, La Revue des Deux-Mondes m transmet - un peu tardivement - votre lettre et les 2 manuscrits de votre fils. Je vous remercie de me les avoir communiqués. Je vous renvoie celui qui a trait à l'opération du 15 décembre et vous demande l'autorisation de citer une partie de celui qui a trait à l'opération du 24 octobre dans mon livre Les Captifs délivrés. Peut-être sera-t-il trop tard pour la 1e édition mais ce serait dans ce cas pour le second tirage. Il me sera très agréable de rendre hommage à votre glorieux fils et de donner à mon ouvrage la parure de cette citation pleine de jeunesse et de force.(…)" 3° LA.S. "H. Bordeaux", sl, 2 février 1921, 1 p. sur papier à entête "44 rue du Ranelagh XVIe" : "Monsieur Je connais bien le Cercle des Francs-Bourgeois et sais tous les services précieux qu'il rend à notre jeunesse. Et je voudrais bien ne rien refuser au père du Capitaine Petit. Mais le temps ? Je ne puis fabriquer du temps (…)" Henry Bordeaux : Avocat - Romancier, critique littéraire et essayiste. - Membre de l'Institut, Académie française (élu en 1919). - THUREAU DANGIN (Paul, 1837-1913, historien et publiciste, élu à l'Académie Française en 1893), C.V.A., slnd : "regrette d'être empêché par une importante réunion de famille (…)" - LEMAITRE (Jules, 1853-1914), C.A.S. "Jules Lemaitre", 1er décembre 1905, 1 p. : "Cher monsieur, Je crois que, en général, nous ne devons pas encourager les jeunes filles à "faire de la littérature". Mais enfin Mlle Journiat me trouvera chez moi, si elle le désire, dimanche matin(…)" Oui le tricot serait tellement plus approprié…[note de la rédactrice] Jules Lemaître : écrivain. - Rédacteur au "Journal des Débats" et à la "Revue des Deux Mondes". - Membre de l'Académie française (élu en 1895). - BOURGET (Paul, 1852-1935), L.A.S. "Paul Bourget", sl, 4 janvier 1908, 1 p. sur papier à entête "Cher Monsieur Dimier, Votre billet m'arrive au moment où je suis près pour la répétition de la pièce que j'ai tirée de mon roman Un divorce et qui va passer au Théâtre de Vaudeville. Il m'est impossible de trouver le temps ces jours-ci de préparer une allocution (…)" Paul Bourget : Romancier, essayiste, auteur dramatique et poète. - Membre de l'Académie française (élu en 1894). - LAMY (Etienne, 1845-1919), L.A.S. "Etienne Lamy", Paris, 25 février (sans année), 1 p. : "Mon bien cher Frère, Ce m'est un vrai regret de ne pas vous répondre : 'Oui'. (…)" Avocat, journaliste et homme politique. - Député du Jura (1881-1891). - Membre de l'Académie française (élu en 1905). + une C.V.A. "Avec toute ma gratitude". - HAUSSONVILLE (Gabriel-Paul-Othenin d', 1843-1924), L.A.S. "Haussonville", sl, sd ("dimanche"), 1 p. sur papier à entête "32 rue St Dominique" : "Excusez-moi mon cher père de ne pas répondre à votre aimable instruction (…)" + une C.A.S "Haussonville", sl, sd ("vendredi"), 1 p. avec entête "6 rue Fabert" : "Monsieur, je vous retourne avec quelques corrections sans importance le texte de discours que vous avez bien voulu me faire parvenir (…)" Homme politique et écrivain. - Membre de l'Institut, Académie française (élu en 1888). - Fils de : Joseph d'Haussonville (1809-1884), académicien. - COSTA DE BEAUREGARD (Charles-Albert, 1835-1900), C.V.A.S., Tamaris sur mer, 21 février (sans année), recto verso : "a bien vivement regretté que son éloignement ne lui ait pas permis de se rendre à l'invitation des Francs Bourgeois (?) Frère Argymir (…)" - GOYAU (Georges, 1869-1939) : L.A.S. "G. Goyau", Semaine Sociale de Marseille, 28 juillet (1930), 1 p. adressée à Mme Charles Petit : "Madame, Le grand homme d'œuvre que vous pleurez unissait à la science des affaires l'esprit de justice, de fraternité et de charité (…)" + C.A.S. "G. Goyau", Leipzig, 22 février 1902, 1 p. adressée à M. Georges Loiseau (secrétaire du Cercle des Francs-Bourgeois) : "Je vous remercie, Monsieur, pour la si gracieuse intention que vous avez eue en me conviant à votre assemblée générale (…)" + L.A.S. "G Goyau", Bernay, 29 septembre 1931, 2 pp. : "Je vous remercie, mon Révérend Père, pour votre gracieux envoi. Le rôle de pacificateur et d'arbitre, si fréquemment joué par Saint Pierre de Tarentaise, et qu'illustrent très opportunément de nombreuses pages de votre beau livre, donne à la physionomie - en ces heures sombres - une particulière actualité (…)" + L.A.S. du 28 juin [1939], sur papier à entête de l'Académie française. Historien, spécialiste d'histoire religieuse. - Membre de l'Académie française (élu le 15 juin 1922).

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées
 
Artistes. 3 LA.S. d'artistes français du XIXe siècle : CHAM, Léon n°67

Artistes. 3 LA.S. d'artistes français du XIXe siècle : CHAM, Léon COGNIET et Pierre CARRIER-BELLEUSE. - CHAM (Amédée de Noé, dit, 1818-1879), L.A.S. "Cham", slnd, 1 p. in-8 (cachet de collection), adressée au dramaturge Ferdinand LANGLÉ (1798-1867) : "Mon cher Monsieur, j'ai manqué le train mardi dernier et ne suis revenu de Chantilly qu'à dix heures, voilà ce qui m'a privé du plaisir de me rendre à votre gracieuse invitation (…)" Second fils de M. de Noé, ancien Pair de France (également caricaturiste à ses heures, on lui doit nombre de croquis de ses collègues de la Chambre), Cham était un artiste particulièrement fécond ayant fait l'essentiel de sa carrière au Charivari. Son humour plein d'esprit et ses dessins au trait fort et marqué, certainement inspirés par Daumier, s'expriment dans les innombrables illustrations données dans les revues de l'époque (le Charivari, le Monde Illustré l'Univers illustré, etc.), ses propres albums de gravures mais aussi ses premières bandes dessinées (contemporaines de Töpffer, considéré comme l'inventeur du genre). - COGNIET (Léon, 1794-1880), Document imprimé, signé "L. Cogniet" et contresigné par le Comte Gilbert de Chabrol, (1773-1843, préfet de la Seine sous l'Empire et la Restauration), 1 p. in-4 sur papier à entête de la préfecture du département de la Seine, facture acquittée pour un tableau : "Dépenses municipales - Budget communal - exercice de 1824 - (…) Le receveur municipal de la Ville de Paris paiera à [manuscrit]M. Cogniet peintre la somme de Mille francs (…) 2e à compte sur le prix d'un nouveau tableau exécuté à l'occasion et poursuite des fêtes du retour d'Espagne de S.A.R. le duc d'Angoulême (…)" Peintre néoclassique et romantique proche de Géricault (il accueillit quelque temps le Radeau de la Méduse dans son atelier), Delacroix et Ary Scheffer, il fut pensionnaire de l'Académie de France à Rome (1817-1822) et prenant parti pour Louis Philippe en 1830 il devint une figure artistique incontournable de la Monarchie de Juillet qui lui passe d'ailleurs de nombreuses commandes. Après avoir été professeur dans diverses institutions il créa sa propre académie dans laquelle il accueillit de nombreux élèves. Son chef d'œuvre, parmi ses très nombreuses œuvres, reste le 'Tintoret peignant sa fille morte' (1843). - CARRIER BELLEUSE (Pierre, 1851-1932), LA.S. "Pierre Carrier-Belleuse", 5 rue Clauzel [Paris], 29 août 1878, 1 p. in-8 (cachet de collection) : "Monsieur, j'ai l'honneur de vous fixer le samedi 7 septembre comme dernier délai. Je compte bien vous rembourser mon billet de 80 f., plus les frais, avant cette date. (…)" Peintre français, auteur de nombreux portraits de danseuses de l'Opéra, il est le fils du célèbre sculpteur Albert Ernest Carrier Belleuse (1824-1887).

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées
 
[Ballets Russes]. L.A.S. de Lémistin BROUSSAN (1858-1960), 22 septembre n°68

[Ballets Russes]. L.A.S. de Lémistin BROUSSAN (1858-1960), 22 septembre [1912], Tsarskoïe Selo (résidence du Tsar Nicolas II), alors qu'il était directeur de l'Opéra de Paris avec André Messager (de 1908 à 1914), à ses "chers enfants" (Jeanne Broussan et son époux Ernest Gaubert, 1881-1945, journaliste, romancier et poète), 2 pp. in-8 sur papier à entête "Tsarskoïe Selo" en cyrillique : "C'est du palais de l'Empereur à Tsarkoë Selo où je suis pour mon audience, que je vous envoie ces qq mots. (…) J'ai laissé ma lettre ici. Je sors de chez l'Empereur qui a été d'une simplicité et d'un abord très sympathiques ! Il m'a prié de déjeuner au Château ! (…) Je crois que j'ai attrapé un rhume à Moscou. Pensez donc 14° au-dessous et en traîneau ! (…)" On y joint un programme des Ballets Russes, direction W. de Basil, 30 mai 1934, théâtre des Champs-Elysées (Choreartium - Le Tricorne - Cotillon, chorégraphies de Léonide Massine et Georges Balanchine, Décors et costumes de Terechkovitch, Picasso et Ch. Berard), in-4 broché, couverture illustrée en couleurs par Simon LISSIM, illustrations couleurs (décors et costumes de Ch. Bérard, A. Derain, E. de Beaumont, R. Dufy, P. Pruna, A. Masson, J. Miro) et nombr. publicités et photographies en n&b. Qqs lég. salissures à la couv. Lémistin Broussan et André Messager furent parmi les premiers et plus importants promoteurs des ballets russes de Diaghilew à Paris.

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées
 
 
Comédiens. Ensemble de lettres autographes signées de comédiens n°70

Comédiens. Ensemble de lettres autographes signées de comédiens et artistes dont Zulma BOUFFAR, Cécile SOREL, Albert LAMBERT, Edmond GOT, etc. : - LA.S. de Zulma BOUFFAR (1843-1909)*, sl, 28 janvier 1888, 2 pp. : "Monsieur, je viens m'excuser d'avoir un peu tardé à lire votre pièce (…) Laissez moi vous dire d'abord Monsieur, que votre pièce renferme de très belles choses, qu'elle est très amusante et très dramatique. Mais elle n'est pas du tout du genre de l'Ambigu ! Il faut à ce théâtre autant de comique que de dramatique, il faut absolumet que le rire accompagne les larmes (…) Je crois Monsieur que c'est vers l'Odéon que doivent se porter tous vos efforts (…)" *comédienne et chanteuse d'opérette, elle fut la muse et la maîtresse d'Offenbach (avec qui elle eut 2 enfants) et dirigea le théâtre l'Ambigu vers la fin de sa vie. - LA.S. de Cécile SOREL (1873-1966)**, sl, 24 novembre (sans année), 2 pp. adressées à M. Petit : "Monsieur, Maintenant que le sort des armes a décidé de nos victoires il nous reste à remplir un devoir : secourir ceux dont les pays furent les champs de nos combats. (…) C'est pour eux que je sollicite votre aide (…) Nous organisons le samedi 7 décembre à la Salle Hoche une matinée de gala (…) Nous espérons pouvoir donner 3000 paires de chaussures (…)" **Véritable "star" de la Belle Epoque, la comédienne Céline Émilie Seurre, dite Cécile Sorel, devint comtesse de Ségur en épousant le comte de Ségur-Lamoignon, arrière-petit-fils de la comtesse de Ségur, acteur jugé médiocre, appelé Guillaume de Sax à la scène. En 1899, elle fait son entrée à l'Odéon et, en 1901, à la Comédie-Française, où elle se spécialise dans les emplois de « grandes coquettes ». Élue sociétaire de la Comédie-Française en 1904, Cécile Sorel le restera jusqu'en 1933. Elle marqua son temps par ses nombreux rôles, son extravagance à la scène comme à la ville et ses relations avec de nombreuses personnalités de l'époque (Chtchoukine, Clémenceau, Barrès, F. Faure, etc.) - L.AS. d'Albert LAMBERT fils (1865-1941)**, sl, 12 février 1898, 3 pp. : "Mon frère je ne demande pas mieux de faire partie du concert donné par le Cercle des Francs Bourgeois mais je ne puis vous donner tout de suite une réponse définitive (…)" **fils du sculpteur et acteur Albert Lambert, il fut sociétaire de la Comédie Française. - LA.S. de Edmond GOT (1822-1901), Paris, 25 décembre 1885, 1 p. : "Mon cher Lafon, Je me mets absolument à ton service pour ce que tu demandes, et si tu ne vois pas mon nom sur l'affiche de la Comédie Française dans la Matinée de dimanche prochain, 27, je serai sûrement chez moi (…)" - LA.S. d'Eugène VERCONSIN (1823-1891, vaudevilliste.), slnd, 1 p. (décline une invitation).

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées
 
COPPEE (François, 1842-1908). 3 cartes autographes : 
- C.V.A.S. n°71

COPPEE (François, 1842-1908). 3 cartes autographes : - C.V.A.S. "F.C." (imprimée "François Coppée de l'Académie Française / 12 rue Oudinot (VIIe)"), slnd, recto, très certainement adressée au Frère Paul du Cercle des Francs Bourgeois : "A mon grand regret, c'est impossible, mon cher Frère. Je suis souffrant et j'ai besoin de calme et de repos.(…)" On y ajoute une autre C.V.A. (même entête) : "Mes vœux" Et une carte postale représentant le portrait de l'écrivain d'après une photographie de Pierre Petit. Poète parnassien, romancier et auteur dramatique. - Archiviste de la Comédie-Française (1878-1884). - Membre de l'Institut, Académie française (élu en 1884). On y ajoute : BRUNETIERE (Ferdinand, 1849-1906)*, L.A.S. "F. Brunetière", Paris, le 27 février 1901, 3 pp. in-8 sur papier à entête de la Revue des Deux-Mondes (…) Cabinet du Directeur, adressée au Frère Paul du Cercle des Francs-Bourgeois : "Mon très cher Frère, J'aurais eu un grand plaisir, et vous n'en doutez pas, à me retrouver dimanche prochain parmi vous, et aux côtés de notre[souligné] ami Mr F. Coppée. Mais il vous dira lui-même qu'en ce moment je suis obligé, pour raison de santé, de me priver de toutes les réunions où ma présence n'est pas indispensable (…)" *Critique littéraire. - Secrétaire de rédaction puis directeur de la "Revue des deux mondes" (1877-1893). - Membre de l'Institut, Académie française (élu en 1893). On y ajoute également : BOISSIER (Gaston, 1823-1908)**, L.A.S. "Boissier", sl, sd ("17 février"), 2 pp. sur papier à entête de l'Académie Française : "Monsieur, J'ai dit un mot à M. Brunetière, il ne me paraît pas disposé à insérer un article dans la Revue, qui a déjà parlé l'an dernier de Fustel de Coulanges et dont, du reste, les pages sont pleines pour quelque temps. Je crains que vous ne puissiez pas réussir de ce côté. (…)" **Professeur, historien et philologue. - Agrégé de lettres (1846). - Docteur ès lettres (1856). - Professeur au Collège de France, titulaire de la chaire d'éloquence latine (1862-1904), puis administrateur (1892). - Membre de l'Institut, Académie française (élu en 1876) ; secrétaire perpétuel (1895).

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées
 
 
Hommes politiques - Parlementaires - Elus. Bel ensemble de 28 lettres n°73

Hommes politiques - Parlementaires - Elus. Bel ensemble de 28 lettres et cartes de visites autographes signées (la plupart adressées au Cercle des Francs-Bourgeois, en réponse à des invitations souvent), c. 1890-1910 (M. Barrès, A. Millerand, P. Doumer, P. Deroulède, etc.) : - 9 L.A.S. sur papier à entête de la Chambre des Députés dont : 2 L.A.S. de Maurice BARRES (1862-1923) ("(…) Je me décide à ne plus faire que mon métier d'auteur(?) de lettre, d'écrivain et mon métier de député de Paris (…)"), Armand de MACKAU (1832-1918, député de l'Orne), Jules Lemire (1853-1928, député du Nord), Charles Benoist (1861-1936, député de Paris), Charles de LA NOÜE (1843-1908, député des Côtes-du-Nord), etc. - 7 C.V.A. de députés dont : 2 d'Alexandre MILLERAND (1859-1943, député de la Seine, Président de La République, Ministre, etc.), Armand de MACKAU (1832-1918, député de l'Orne), Prince Auguste d'ARENBERG (député du Cher), Henry COCHIN (député du Nord), F. de Ramel (député du Gard), Abbé Gayraud (député du Finistère) - 7 L.A.S. sur papier à entête du Sénat dont : 2 de Paul DOUMER (1857-1932, président du Sénat, ancien gouverneur de l'Indochine, ancien Président du Conseil), 2 de G. de LAMARZELLE (1852-1929, sénateur du Morbihan) + 1 C.V.A.S. de ce dernier, etc. - 4 C.V.A. de membres du Conseil Municipal de Paris : Louis DAUSSET (1866-1940), Henri GALLI (1854-1922), Baron Despatys, etc. On y ajoute : - une carte postale autographe signée de Paul DEROULEDE (1846-1914), 1901, avec portrait photographique imprimé adressée à Paul Riel : "Cordial merci et sympathie sincère de l'exilé(…)" Il était alors expulsé en Espagne suite à sa tentative de coup d'Etat. - L.T.S. d'Alexandre MILLERAND (1859-1943, député de la Seine, Président de La République, Ministre, etc.) du 29 juillet 1930, condoléances adressées à Mme Petit pour la mort de son mari. - L.A.S d'Emile LOUBET (1838-1929, ancien Président du Conseil, du Sénat puis de la République), Paris, 19 décembre 1913, 1 p. : "Monsieur le Président, Monsieur Janot architecte à Paris sollicite son inscription sur la liste des experts agréés par le tribunal de commerce (…)" - C.V.A. de Valentin de COURCEL, maire d'Athis-Mons - C.V.A. imprimée "Lépine" (Louis Lépine (1846-1933), préfet de Paris à l'origine du concours Lépine ?) - 4 C.V.A. : Ernest MONIS (1846-1929, Président du Conseil, Ministre de l'Intérieur et des Cultes), Justin de SELVES (1848-1934, Ministre des Affaires étrangères), Georges MANDEL (1885-1944, ministre), Jean CRUPPI (1855-1933, Ministre de la Justice) + L.A.S. de ce dernier du 30/04/1910, demande de remise d'une affaire "La date du lundi 27 juin pour les plaidoiries conviendraient parfaitement à Mr Poincaré et à moi(…)"

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées
 
Hommes politiques XIXe siècle. Ensemble de 9 documents autographes n°74

Hommes politiques XIXe siècle. Ensemble de 9 documents autographes (A. Fould, E. Forey, Canrobert, Chasseloup-Laubat, Montalembert, etc.) : - FOULD (Achille, 1800-1867), L.A.S. "Achille Fould", 1 p. in-8 sur papier à entête du Ministère des Finances, slnd ("vendredi 15") : "Voici, Madame, deux billets pour la séance de demain qui sera je crois assez intéressante pour me décider ainsi que Mme Aguado à en affronter la fatigue. (…)" (cachet de collection) Homme politique et financier, député en 1848, plusieurs fois Ministre des finances sous la présidence puis sous le 2nd Empire, membre de l'Académie des Beaux-Arts, ministre d'Etat, Sénateur. - FOREY (Elie Frédéric 1804-1872), L.A.S. "le gen[er]al Forey", sl, 17 mai 1856, 1 p. (cachet de collection) : "Mon cher Mr de Bayancourt, J'ai bien regretté de ne pas vous avoir vu dernièrement. J'étais allé au Bain, quand vous êtes venu chez moi - et l'après midi j'ai été porter en terre le génral Coutard (??). Venez lundi 19 déjeuner (…)" Maréchal de France, Sénateur sous Napoléon III, Forey fut nommé Général de Division à l'avènement de ce dernier. Il commanda un corps d'armée en Crimée et fut hautement accusé de trahison par le général en chef/général/maréchal Canrobert. Il chercha à faire oublier sa conduite en Italie où il soutint brillamment le premier choc de l'armée autrichienne. Ce fut lui qui commanda au début la malheureuse expédition du Mexique. Il fut fait Maréchal de France à son retour. - CANROBERT (François Certain, 1809-1895), 2 L.A.S "M[aréch]al Canrobert" (cachets de collection) : 1° sl, 18 janvier 1856, 1 p. in-8 : "Monsieur le Marquis et cher collègue, un engagement antérieur (…) me privera à mon grand regret, de l'honneur et du plaisir de me rendre jeudi prochain à votre aimable invitation. (…)" ; 2°sl, 21 mars 1856, 1 p. in-8 "Mon cher Baron, je suis très touché des félicitations que vous m'adressez (…)". Maréchal de France, Sénateur bonapartiste sous Napoléon III et sous la République. Le Maréchal "Rrran…" comme l'appelaient les Parisiens par allusion aux feux de peloton meurtrier qu'il fit exécuter sur le Boulevard Montmartre en 1851. Prit part à des campagnes en Algérie et à la guerre de Crimée. - CHASSELOUP-LAUBAT (Justin Napoléon Prosper, marquis de, 1805-1873), L.A.S. "Prosper Chasseloup Laubat député", sl, 9 avril 1840, 1 p. in-8, adressée au gérant du Moniteur universel (cachet de collection) : "Monsieur Je pars demain pour la campagne, et je vous prie de vouloir bien garder à compter de ce jour les numéros du moniteur qui me sont destinés (…)" Député sous Louis Philipe puis sous la République de 1848 et sous le Second Empire. Napoléon III le nomma Ministre de la Marine & des Colonies puis Ministre d'Etat. Sénateur, Grand Crois de la Légion d'Honneur, Président de la Société de Géographie, a publié plusieurs articles dans la Revue des Deux-Mondes. - MONTALEMBERT (Charles Forbes René, Comte de, 1810-1870), très court mot autographe signé "Ch de Montalembert", sl, 27 juin 1862, 1 p. in-12 (cachet de collection) : "ni espoir ni peur". Pair de France, membre de l'Académie, un des plus grands orateurs politiques du pays. Disciple fervent de Lacordaire et de Lamennais en 1830 et l'un des plus fougueux apôtres de la liberté religieuse. Nommé député en 1848 puis sous l'Empire, il siégea constamment à l'extrême droite et fut toujours considéré à la Chambre comme chef du parti clérical. - FARCY (Eugène, 1830-1910), 2 L.A.S. "Eug Farcy" (cachets de collection) 1° Paris, 8 février 1883, 1 p. in-12 sur papier à entête de la Chambre des députés : "Mon cher ami, Vous seriez bien aimable de me procurer si c'est possible 3 billets ou 4 pour aller voir la matinée du Voyage dans l'impossible à la porte St Martin (…)" 2° sl, 19 mars 1884, 2 p. in-12 : "Mon cher ami, Je suis venu pour vous serrer la main à mon retour. Pensez-vous pouvoir être plus heureux en ce moment pour faire voir le Tour du monde en matinée à mes enfants (…)" Officier de marine (après avoir fait le tour du monde embarqué à 9 ans sur un navire-école), il mit au point une chaloupe canonnière qui porte son nom et qui infligea de lourdes pertes aux Prussiens pendant le Siège de Paris depuis le viaduc d'Auteuil. Député de la Seine dès 1871, il rejoignit les boulangistes en 1888 avant de quitter la vie politique en 1893. - CREMIEUX (Isaac Adolphe, 1796-1880), L.A.S. "Ad. Crémieux", Paris, 28 novembre (sans année), 2 pp. in-8, sur papier avec initiales à froid (cachet de collection) : "Monsieur, c'est devant la Cour de Limoges que s'est passé l'incident vraiment curieux dont m'entretient votre lettre d'hier. Je vous en donne volontiers le récit que vous pourrez publier dans votre journal de lecture, mais vous comprendrez facilement qu'il ne peut paraître sous ma signature (…)" La deuxième page porte la fin du récit de l'incident en question. Avocat distingué, membre du gouvernement provisoire en 1848 et du Gouvernement de la Défense nationale en 1870. Ministre de la Justice en 1848 et 1870. D'une laideur proverbiale dont il plaisantait le premier. Ses plaidoieries étaient spirituelles et souvent mordantes. - MACÉ (Gustave, 1835-1904), C.V.A., entête imprimée 'Gustave Macé, Commissaire de Police de la Ville de Paris, Chef du service de sûreté, quai des Orfèvres, 36', au recto : "Merci cher Monsieur de votre excellent dîner. Je vais demain en causer avec le bon juge (…)" D'abord commissaire de police à Paris : l'intelligence et l'activité qu'il montra lors de l'arrestation de plusieurs criminels fameux, désignèrent comme successeur de Mr Claude au service de la Sûreté.

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées
 
 
[Humanistes]. Bel ensemble d'autographes de savants et érudits du n°76

[Humanistes]. Bel ensemble d'autographes de savants et érudits du XVIIe siècle, témoignant des nombreux et prolifiques échanges intellectuels de l'époque : Mabillon, Adrien et Henri de Valois, J. Chapelain, Heinsius, Holstenius, Perrot d’Ablancourt, Graevius, Cl. Saumaise, Gronovius, Du Cange, Chifflet, M. Germain, Portner, etc. - Jean MABILLON (1632-1707, moine, historien, auteur du De Re Diplomatica), L.A.S., 1 p. en français, Saint-Germain-des-Prés, 27 mars 1668, adressée à Adrien de VALOIS (dit Hadrianus Valesius, 1607-1692, historien, historiographe du Roi et poète) : "Monsieur, je prens la liberté de vous envoier nostre Preface, et vous prie de l'examiner et corriger avec autant de liberté que jay de croyance et de confiance en vous. (…)" - Michel GERMAIN (1645-1694, moine de la congrégation de Saint-Maur, historien, créateur du Monasticon Gallicanum), L.A.S. 1 p. in-12, sl, 23 avril sd : "Depuis que je me suis donné l'honneur de vous voir, Dom Jean Mabillon na pû avoir le meme bien parce qu'il s'est trouvé mal d'une fièvre qui luy a continué trois jours. (…) Comme on est bien aise que Mr COLBERT voye l'Epitre dédicatoire quon veut luy adresser De Re Diplomatica, nostre père vous prie monsieur davoir la bonté de jetter les yeux dessus pour y corriger ce que vous y trouverez mal tourné. (…)" - Jean CHAPELAIN (1595-1674, poète et critique littéraire), L.A.S., slnd (lundi matin), 1 p. in-12, adressée en français aux deux frères Adrien et Henri de Valois : "J'envoye a Messieurs de Valois un exemplaire de ce qui fut fait à Anvers par le Magistrat pour resjouissance du Mariage et de la Paix. (…)" - Lucas Holste dit HOLSTENIUS (1596-1661, humaniste allemand, bibliothécaire de la Bibliothèque vaticane et connu pour ses écrits sur l’histoire et la géographie.), L.A.S. de 2 pp. en latin, Vatican, Juillet 1656, adressée au Rvd Père Possins(?) du collège grec d'Amsterdam. - Claes Hensius dit Nicolas HEINSIUS (1620-1681, érudit et diplomate hollandais), L.A.S., 1 p. in-4 en latin adressée à Adrien de VALOIS , Rome, 29 avril 1652. Considéré comme un des poètes latins modernes les plus purs et les plus élégants, Heinsius composa, comme son père (Daniel, 1580-1655), des poésies latines, principalement des élégies et donna des éditions de Claudien, Ovide, Prudence, Virgile, et Valerius Flaccus. - Nicolas PERROT D'ABLANCOURT (1606-1664, traducteur), L.A.S., Ablancourt, 6 juin sans année, 1 p. in-8 adressée à Adrien de Valois, en français. - Claude SAUMAISE (1588-1653, humaniste et philologue), L.A.S., 24 juin 1646, 1 p. in-4 adressée à Adrien de Valois, en latin. - Charles DU FRESNE, Sieur DU CANGE (1610-1688), B.A.S., Amiens, 5 février 1663, 1 p. in-8 adressée à Adrien de Valois, en français. - Pierre François CHIFFLET (1592-1682, jésuite érudit, attaché au collège de Dijon de 1645 à 1675, année où Colbert l'appela à Paris et lui confia la garde du médaillier du roi), longue L.A.S., Dijon, 3 septembre 1664, 2 pp. in-4 adressée à Adrien de Valois, en français (sur divers ouvrages et sur la publication de ses livres) + L.A.S., Dijon, 3 février 1666, 2 pp. in-4 adressée à Adrien de Valois, en français (considérations historiques sur Dijon) - Jacob GRONOVIUS (1645-1716, philologue, archéologue, historien et géographe hollandais), L.A.S., 14 février 1674, 4 pp. in-8, adressée à Henri Valois (frère d'Adrien, philologue et historien, 1603-1676), en latin. - Marc Antoine Girard de SAINT-AMANT (1594-1661, poète et académicien), belle L.A.S., 4 septembre 1650, 4 pp. in-4, adressée à M. de Valois (Adrien ou Henri ?), rue Sainte-Avoye à Paris, en français. - Johann Albrecht PORTNER (1628-1687, juriste allemand), L.A.S., Ratisbonne, 5 juillet 1653, 3 pp. in-8 adressée à Henri Valois, en latin. - Johann Georg GRAEVIUS (1632-1703, philologue et critique allemand), L.A.S., Leyde, 1679, 3 pp. in-8 adressée à Adrien de Valois, en latin. + une L.A. incomplète de la fin, non identifiée et non datée, 4 pp. in-4 + une enveloppe (sans la lettre) adressée à Adrien de Valois

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées
 
LA FONTAINE (Jean de). Bel et important billet autographe, non signé, n°78

LA FONTAINE (Jean de). Bel et important billet autographe, non signé, adressé à son grand ami François de MAUCROIX (1619-1708), sl, "ce samedy matin" (septembre 1662), 1 p. in-8 (montée a posteriori - au XIXe s. - sur un feuillet in-folio) à propos de l'arrestation de FOUQUET : "Je ne puis te rien dire de ce que tu m'as escrit sur mes affaires, mon cher amy, elles me touchent pas tant(sic) que le malheur qui vient d'arriver au surintendant. Il est arresté et le Roy est violent contre luy au poinct qu'il dit avoir entre les ains des pieces qui le feront pendre... eh ! s'il le faut il sera austrement cruel que ses ennemis, d'autant qu'il n'a pas comme eux interest d'estre injuste. Madame de B. a reçu un billet ou on luy mande qu'on a de l'inquietude pour Monsieur Pelisson ; si ça est c'est encore un grand surcroit de malheur. Adieu mon cher amy, t'en dirois beaucoup davantage si j'avois l'esprit tranquille presentement mais la prochaine je me dedomageray pour aujourd'huy. Feriunt summos fulmina montes [La foudre frappe les plus hautes montagnes]." Nicolas Fouquet (1615-1680), surintendant des finances de Louis XIV, fut arrêté à Nantes le 5 septembre 1662 ; Madame de B. n'est autre que Madame DUPLESSIS-BELLIERE, amie intime et confidente de Fouquet. Citée dans les Œuvres complètes de La Fontaine, 1838, t. II, p. 695 : "Ce billet est curieux en ce qu'il peint naïvement l'âme sensible et aimante de La Fontaine, incapable de s'occuper de ce qui le concerne lorsqu'il apprend l'infortune de son ami."

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées
 
[LOUIS XIV]. 3 lettres manuscrites signées "Louis" : 
- 12 juillet n°80
[LOUIS XIV]. 3 lettres manuscrites signées "Louis" : 
- 12 juillet
[LOUIS XIV]. 3 lettres manuscrites signées "Louis" : 
- 12 juillet

[LOUIS XIV]. 3 lettres manuscrites signées "Louis" : - 12 juillet 1653, 6 pp. in-folio, adressée à Charles de SCHOMBERG, duc d'Halluin (1601-1656), maréchal de France en 1637, colonel général des Cent-Suisses et Grisons, gouverneur du Languedoc à la suite de son père, de 1633 à 1644, et enfin gouverneur de la Citadelle de Metz et des Trois-Évêchés de 1644 à 1656, contresignée par Henri-Auguste de LOMENIE, comte de Brienne (1595-1666), ministre des Affaires étrangères. Longue et importante lettre relative à la fin de la Fronde des princes (Grand Condé, Conti, Gaston d'Orléans, Duchesse de Longueville, etc.), au retour du Roi à Paris au Louvre, à la condamnation des Frondeurs et du Grand Condé en particulier et le rétablissement de l'autorité royale en sa bonne ville de Paris et en sa province. - 3 février 1660, 3 pp. in-f°, adressée à Monsieur de La Contour, lieutenant au gouvernement de la ville de Metz, concernant le Te Deum pour la paix générale, contresignée par Henri-Auguste de LOMENIE, comte de Brienne (1595-1666), ministre des Affaires étrangères : "Mons. de La Contour, Chacun sait avec quel soin et quelle application la Reine madame ma Mère a travaillé lors de mon avènement à la couronne pour establir le repos & la tranquilité dans toute la chrestienté qui en avait été privée par une guerre ouverte entre la France et l'Espagne…" Le traité des Pyrénées avait été signé en 1659 instaurant la paix entre la couronne d'Espagne et la France à l'issue de la guerre franco-espagnole, commencée en 1635 dans le cadre de la guerre de Trente Ans (1618-1648), et ayant continué durant la Fronde. Qqs restaurations. - 26 juin 1662, 1 p. in-folio adressée à Monsieur de La Contour, lieutenant au gouvernement de la ville de Metz, contresignée par le diplomate François De CALLIERES (1645-1717), concernant la nomination de Guillaume-Egon, comte de FURSTENBERG (1629-1704) à l'évêché de Metz.

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées
 
SALMON (André). L.A.S. « André », slnd (« Lundi »), c. 1925-1930, n°82
SALMON (André). L.A.S. « André », slnd (« Lundi »), c. 1925-1930,

SALMON (André). L.A.S. « André », slnd (« Lundi »), c. 1925-1930, 2 pp. in-4 adressées à sa nièce Yvonne. Longue et belle lettre d’une grande tendresse pour ses destinataires avec des considérations intéressantes sur le journalisme ; il tâche de trouver un poste dans le milieu pour Marcel Pauvert, le mari d’Yvonne : « Mon Yvonne chérie (…) Ma vie a été trop singulière pour que je songe jamais à en donner le goût à personne ; mais puisque Marcel se sent attiré vers le journalisme, je suis heureux de tout tenter pour lui. Le journalisme n’est jamais ni aussi plaisant, ni aussi ardent (?) qu’on le représente, tour à tour. Il y a de rudes coups de collier à donner, mais même alors peu de situations laissent une telle liberté d’ailleurs… et puisqu’il faut gagner sa diablesse de vie ! (…) Le Matin lui devra ma visite, ce qui n’était pas arrivé depuis 3 semaines ! J’y ai même été le soir ce qui est tout à fait extraordinaire. (…) Néanmoins, je vais aujourd’hui tâter mon ami Deffoux, chef des informations de l’Agence Havas, car j’aimerais mieux lui trouver un poste du jour. (…) Malgré la situation actuelle des journaux réduits à 4 pages, ce qui diminue les rubriques, je suis persuadé qu’une fois installé, Marcel ferait son chemin. (…) Le journalisme est un métier, il s’apprend comme tous les autres. Je lui conseille seulement de n’y apporter qu’une passion modérée. Qu’il se souvienne, où qu’il se trouve, qu’il sert l’intérêt d’autrui et un intérêt presque toujours secret. S’emballer, donner sa foi, le meilleur de soi, son ardeur, c’est être cruellement dupe. Donner son talent, c’est bien assez ! Et c’est assez aussi pour que le métier procure quelque agrément. J’ai fuit toutes ces écoles. J’ai fait à une époque pénible des campagnes difficiles, dangereuses pour demeurer en panne, quand le patron retournait sa veste. Certes, ça ne commencerait pas ainsi pour Marcel, pas plus que ça n’a commencé de la sorte pour moi, mais je sais de quelle façon on se prend aux pièges. Moins près il sera du journalisme nettement politique, mieux cela vaudra. Un journal ne défend jamais que des intérêts en utilisant ceux qui croient servir une idée. Qu’il garde les siennes, il en aura l’emploi ailleurs. Quoi qu’il en soit, ayez confiance tous deux, tous quatre, mes chéris, l’Oncle André (on dirait d’une pièce russe) remuera ciel et terre pour contenter votre désir qu’il trouve tout à fait raisonnable. (…) J’attends le retour du Chef des Informations qui, peut-être pourrait trouver au Matin une place pour Marcel dans le service qui fut le mien. (…) Ce serait plus varié et lui laisserait l’espérance de voyages, d’ailleurs rarement lointains, qui sont une source intéressante de bénéfices. J’irai vous dire tout cela bientôt, content si je puis ajouter espérances ou prévisions ; dis-le à tous, à ton cher mari et à (?) ; à mon vieux frère avec qui je serai content de bavarder un long moment. Pour toi, mignonne, ton devoir et de continuer à te laisser cajoler. Je t’apporterai de la lecture, le dernier de ton oncle André. Jeannot [son épouse] t’embrasse avec moi ; et toi, embrasse-les tous pour nous. » Yvonne et Marcel Pauvert sont les parents du célèbre éditeur Jean-Jacques Pauvert (1926-2014).

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées
 
Militaires. Ensemble de lettres et cartes autographes de généraux n°82 BIS

Militaires. Ensemble de lettres et cartes autographes de généraux et militaires français ; adressées pour certaines au Frère Anselme (Joseph DIMIER 1898-1975, cousin germain de Jean Petit, moine trappiste, écrivain et archéologue, spécialiste de l'Art roman et particulièrement de l'Art cistercien - ancien combattant 14-18 et 1940, médaillé militaire, chevalier de la Légion d'honneur), ou au Frère Paul du Cercle des Francs-Bourgeois, c. 1900-1920, dont Lyautey, Lacaze, La Jaille, etc. - C.A.S. du Maréchal Hubert LYAUTEY (1854-1934), 28/6/1928 : "Avec quel intérêt je reçois votre 'régulier chez les Joyeux' - J'ignorais ce grand changement de votre vie (…)" - Belle CA.S. de l'Amiral Lucien LACAZE (1860-1955), Toulon, 25 septembre 1941 : "Cher frère Anselme, je trouve votre lettre ici où elle m'attend depuis un mois, mes venues dans la région étant rares. Elle m'a fait grand plaisir et le récit de votre courte vie de guerre éclaire de façon douloureuse les causes de notre défaite. Souhaitons qu'on l'ait perçue dans la masse et qu'on rentre en soi-même au lieu de chercher chez l'un ou l'autre de nos adversaires un salut qui ne dépend que de notre volonté et de notre esprit de sacrifice[souligné]. Je n'en a pas encore hélas l'impression. En ce qui me concerne je consacre ce qui me reste de vie à ceux qui souffrent. Il y en a tant en ce moment et souvent si injustement. L'Académie a fort heureusement d'importantes fondations pour alléger un peu ces misères et rendre quelque espor à ceux qui croyaient ne pouvoir en conserver. (…)" - LA.S. du Vice Amiral Charles Edouard de LA JAILLE (1836-1925), 13/12/05, il y décline l'offre de présider la prochaine assemblée du Cercle - 2 LA.S. du Général Gaston d'Armau de POUYDRAGUIN (1862-1949), il accepte la présidence de la prochaine assemblée du cercle et mentionne les sujets qu'il pourrait aborder ("(…) Mes fréquents séjours en Allemagne où j'ai commandé, mon existence en Alsace sur les bords du Rhin me permettraient d'aborder avec quelque connaissance soit Le Malaise alsacien, soit le Péril allemand

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées
 
MIRABEAU (Honoré Gabriel Riqueti, comte de). Important dossier relatif n°83

MIRABEAU (Honoré Gabriel Riqueti, comte de). Important dossier relatif à la séparation des époux Mirabeau, suite au scandale de l’affaire de Mirabeau avec sa maîtresse Sophie Monnier : - L.A.S. "Le Cte de Mirabeau fils", "rue neuve des Mathurins, vis-à-vis de la Chaussée d'Antin", sd, 2 pp. in-8 : "Je me suis fait écrire chez vous, Monsieur, hier au soir, et j'ai appris à Monsieur que Monsieur le garde des sceaux avoit bien voulu m'accorder que vous fussiez le rapporteur de la requête que j'ai présentée au conseil pour obtenir la cassation de l'arrêt du Parlement de Provence du 5 juillet qui me sépare de corps et d'habitation d'avec Madame de Mirabeau (…) Il ne faut pas toute votre bonté et toutes vos vertus pour sentir l'importance d'un débat judiciaire qui peut me priver pour jamais de ma femme, et de la douceur d'être père ; sans compter les considérations (moins importantes pour mon cœur ; mais sérieuses cependant et qui seules ont ourdi le procès) des substitutions et de la grande fortune qui y sont compromises. (…)" - L.A.S. "Mirabeau fils", sl, 9 avril 1784, 1 p. in-12 : "Veuillez agréer, Monsieur, et lire avec quelque attention le mémoire que j'ai l'honneur de vous faire passer revenu enfin ; et, malgré les manœuvres de ma partie, encore une fois au timon de mes affaires que les circonstances ne m'ont que trop obligé à laisser flotter, je vous supplie quand vous aurez lu ce mémoire de vouloir bien m'assigner un rendez-vous (…)" - Mémoire manuscrit de 2 pp. in-f° "Mémoire sur l'affaire de M. le Cte de Mirabeau" (à propos de la séparation des époux Mirabeau) - L.A.S. "Mirabeau fils", sl, 15 avril 1781, 1 p. in-8 adressée à M. Boucher, "1er commis du secret" (une note manuscrite postérieure précise : "Boucher était attaché à la police de Le Noir - ce personnage est 'Le Bon Ange' des Lettres à Sophie - ce billet m'a été donné par Mr Lucas de Montigny qui est fils naturel de Mirabeau") : "je m'empresse de vous apprendre mon très cher Ami, que M. Le Noir a répondu dans une lettre très honnête à mon père que vous étiez le maître de prendre le temps qui vous conviendroit pour venir ici. (…) nous attendons avec impatience, le jour où il vous faudra des chevaux soit à Nemours, soit à Fontainebleau. (…)" - LA.S. de son épouse Emilie de Covet de Marignane, Marignane, 22 octobre 1783, 3 pp. in-8, à un magistrat, concernant la demande de séparation entre les deux époux. - Mémoire manuscrit de 7 pp. in-folio, en faveur de Mme de Mirabeau. - L.A.S. de Pierre-Joseph de COLONIA (Chevalier, Avocat général au Parlement de Provence (1766), Maître des requêtes (1773), Intendant du commerce, puis intendant des fermes générales, Conseiller du Roi (1789)), 13 février 1784, sl, 2 pp. in-8, recommandation pour la Comtesse de Mirabeau auprès de M. de Velledeuil, intendant au département de la Régie générale. Mirabeau "fils" vécut une jeunesse tumultueuse marquée par le libertinage, les dettes de jeu et les séjours en prison (parfois imposés par son propre père le Marquis de Mirabeau). Il épouse néanmoins en 1772 Émilie de Covet-Marignane, fille du puissant marquis de Marignane. Après plusieurs séjours au donjon de Vincennes (pour échapper à ses créanciers), il doit s'exiler en 1775 au château de Joux, en Franche-Comté. Usant de son charme, Mirabeau parvient à assister malgré tout à Pontarlier aux fêtes organisées pour le sacre de Louis XVI. Il y rencontre Sophie de Monnier, jeune femme mariée au marquis de Monnier, président de la chambre des comptes de Dole. Les deux amants s'enfuient aux Provinces-Unies, et seront jugés par contumace à Pontarlier (Sophie sera condamnée à l'enfermement à vie dans une maison de repentance pour crime d'adultère, Mirabeau à mort pour rapt et séduction), avant d'être finalement rattrapés à Amsterdam. Sophie (qui a entre temps mis au monde une petite Gabrielle) est finalement condamnée à être enfermée au couvent des Saintes-Claires, à Gien (où elle finira ses jours jusqu'à sa mort tragique en 1789), tandis que Mirabeau échappe au bourreau : il est emprisonné au donjon de Vincennes de 1777 à 1780 (il ne connaîtra pas sa fille, morte toute jeune), à la même période que le marquis de Sade. Il s'y consacre à l'écriture (ses Lettres à Sophie, Des Lettres de cachet et des prisons d'État, et une œuvre érotique particulièrement crue). Mirabeau est libéré le 13 décembre 1780, mais reste sous la tutelle vigilante de son père. S'il ne purge pas sa peine avant mai 1782, il devra 40 000 livres de dommages et intérêts ; il se livre donc le 8 février 1782 à Pontarlier, et demande l'absolution aux juges. Sa défense est assez simple : une femme mariée ne peut être victime de rapt, et Sophie l'a suivi parfaitement librement, la séduction ne pouvant donc être retenue. Sa femme demande la séparation de corps en 1782 et est défendue par Portalis. Mirabeau défend sa propre cause dans ce procès qui défraie la chronique. Il le perd, après une joute oratoire assez hostile entre les deux orateurs. Elle obtient la séparation de corps en juillet 1783. Mirabeau ne montre pas de ressentiment à l'encontre de Portalis car, non seulement il reconnaît publiquement ses qualités oratoires et sa loyauté, mais, de surcroît, il le consultera plus tard sur une affaire et demandera son appui lors de la campagne électorale de 1789 pour les états généraux, en Provence.

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées
 
[NOBLESSE]. Ensemble d'autographes provenant de familles royales ou n°84

[NOBLESSE]. Ensemble d'autographes provenant de familles royales ou princières : J.B. de Bourbon, Marie-Amélie de Bourbon-Siciles, la Duchesse de Berry, comte de Chambord, etc. - Jeanne-Baptiste de BOURBON (1608-1670, fille naturelle d'Henry IV et Charlotte des Essarts, 31e abbesse de Fontevraud), L.A.S. de 2 pp. du 29 août 1657, "à l'abbaye", adressée à Monsieur de La Faye à Poitiers (avec 2 petits cachets de cire), à propos d'une soi-disante injustice envers la fille de ce dernier. - Marie-Amélie de Bourbon-Sicile (1782-1866), parties de 2 LA. (avec cachet à froid) relatives à l'attentat de la rue du Faubourg Saint-Antoine contre le Duc d'Aumale, la revue d'un régiment aux Tuileries, la réception à Neuilly de la Reine d'Espagne, de la Maréchale Soult, des princes de Cobourg, etc. + 1 L.A. avec cachet à froid (elle prie son destinataire de faire prendre aux Tuileries les livres de prix à envoyer au collège de la rue Barbette, avec une liste manuscrite des livres concernés sur une feuille à part) + un mot autographe avec cachet à l'encre (réponse à une sollicitation) + un billet autographe signé (concernant une commande de meubles pour Villiers). - Caroline de BOURBON-SICILES, duchesse de BERRY (1798-1870), L.A.S. "Carolina", 1 p., en italien, adressée à "Carlo" (réponse à des vœux) - Karl-Wilhelm NAUNDORFF, document imprimé signé à la main "Le Duc de Normandie", 2 pp. in-4 avec adresse manuscrite au verso. Horloger prussien, il se fit passer pour Louis XVII "Duc de Normandie, fils de l'infortuné Louis XVI" et s'adresse dans ce document à "ses concitoyens français" pour justifier son identité. - Comte et Comtesse de CHAMBORD (Henry V - 1820-1883 - et Marie-Thérèse - 1817-1886), 2 LA.S. adressées à une amie italienne "Francesca", le 6 juillet 1861 (du comte de Chambord, il parle du baptême de la fille de son amie, sa filleule et de la situation troublée en Italie) et le 6 janvier 1854 (de la comtesse de Chambord, échange de vœux) - Hélène de Mecklembourg-Schwerin, duchesse d'ORLEANS (1814-1858), épouse de Ferdinand-Philippe d'Orléans, fils aîné de Louis-Philippe, L.A.S. avec cachet à froid : "J'accepte l'offre de M. ? de reprendre le dessin de GERICAULT comme il n'a point plu au Reine(sic), et je ceux envoyer celui de BONINGTON pour le faire ? dans l'album." - Important dossier du Duc de CHARTRES, Robert d'Orléans (1840-1910) : 13 lettres et cartes autographes signées la plupart sur papier à entête au chiffre du duc de Chartres, v. 1870-1880 + qqs documents et articles imprimés en rapport. - courriers divers : Carte autographe signée de la Duchesse d'AOSTE (Hélène d'Orléans 1871-1951), un billet autographe de la princesse MATHILDE (Mathilde-Létizia Bonaparte, 1820-1904), une LA.S. et 2 cartes postales autographes signées du comte d'EU (Gaston d'Orléans - 1842-1922 - petit-fils de Louis Philippe), Marie-Louise-Fernande de BOURBON (1832-1897, infante d'Espagne, Duchesse de Montpensier), une L.A.S. de Philippe VIII d'ORLEANS (1869-1926) sur entête du Maroussia (son yacht), une LA.S. d'Antoine d'ORLEANS (1824-1890, dernier fils de Louis-Philippe, époux de Marie-Louise-Fernande de BOURBON) sur papier à entête, 2 cartes autographes signées de la Comtesse d'EU (Isabelle du Brésil, 1846-1921), une L.A.S. de 2 pp. de la Princesse de CRAON (Nathalie-Henriette-Victurnienne de Rochechouart de Mortemart, 1773-1849, dame du palais de l'impératrice Marie-Louise).

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées
 
 
ROUSSEAU (Jean-Jacques). Importante L.A.S. "Rousseau", Montmorency, n°88
ROUSSEAU (Jean-Jacques). Importante L.A.S. "Rousseau", Montmorency,

ROUSSEAU (Jean-Jacques). Importante L.A.S. "Rousseau", Montmorency, 12 mai 1762, 2 pp. in-4, adressées au libraire Nicolas Bonaventure DUCHESNE (c.1710-1765) à propos de la parution à venir de son traité "Emile ou De l'Education" : "Je vous remercie, Monsieur, des trois bonnes épreuves des figures que vous m'avez envoyées. Je ne doute pas que le public ne soit assés content de l'exécution. Mais je ne puis concevoir pourquoi vous avez fait effacer le mot 'Thétis' qui étoit sur la première, et qu'il convenoit d'autant mieux d'y laisser que chacune des autres a aussi le sien. Sur ce que vous me dites de la publication des volumes deux à deux je tenterais quelques représentations si je les croyois de quelque utilité ; mais si c'est un parti pris mon opinion n'y changera rien, et il est de la plus grande importance que vous ne fassiez rien en cela qu'avec l'aggrément de Madame la Mareschale [Mme de Luxembourg] qui voit mieux que nous ce qui convient ou ne convient pas. Si vous pouviez obtenir du moins que l'intervalle fut de peu de jours en anticipant un peu la publication des premiers volumes, les deux autres pourroient paroitre la veille des fêtes ; je pense que cela vous sauveroit un peu l'embarras de la foule dans une boutique ouverte, et que vous pourriez plus paisiblement durant les fêtes faire une première distribution de faveur et de préférence. Quant à la mienne j'espère que vous m'avertirez après à l'avance du moment où je pourrai la faire, pour que j'aye le tems de vous envoyer la notes des addresses, et vous celui de faire les envois comme nous en sommes convenus avant que rien sorte de vos magazins. Ne négligez pas les cartons ; celui du tome I p. 23 doit être par tous sans exception : mais dans les 12 exemplaires que je vous demanderai pour Montmorenci savoir 4 in 12 et 8 in 8° je serois bien aise qu'il y en eut deux de chaque format où les autres cartons ne fussent pas collés mais joints séparément. Je vous pris de ne pas oublier de m'envoyer la Table des deux derniers volumes et la fin du pr. in 8° en bonne feuille. Je vous remercie de vos soins pour mon Encyclopédie. Je ne tarderai pas à vous la faire parvenir. Bon jour, Monsieur, portez-vous bien, je vous salüe, ainsi que Monsieur Duchesne." "En ce printemps 1762, Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), coule des jours paisibles entre son logement de Montlouis, près de la forêt de Montmorency, et le château du duc et de la duchesse de Luxembourg ses voisins et amis (…) C’est dans ces conditions qu’il s’apprête à publier deux livres majeurs : le Contrat social ou principes de droit politique et l’Emile ou de l’éducation. (…) L’Emile est imprimé et mis en vente fin mai 1762 chez le libraire Nicolas-Bonaventure Duchesne rue Saint-Jacques à Paris. Duchesne, en homme d’affaire avisé et prudent, a pris soin de préparer deux éditions portant chacune une fausse adresse différente : 'A Amsterdam, chez Jean Néaulme', pour l’édition in-12°, et 'A La Haye, chez Jean Néaulme', pour l’édition in-8°. En échange de la paternité fictive de ces éditions, Jean Néaulme, libraire à La Haye, reçut le monopole des ventes hors du territoire français. Tout d’abord, l’ouvrage, qui est l’objet de toutes les conversations, se vend bien. Mais il y a au cœur du livre IV un passage qui ne passe pas : la religion naturelle de la Profession de foi du Vicaire savoyard va provoquer les foudres du pouvoir civil et religieux. Le 7 juin, la Faculté de Théologie de la Sorbonne condamne l’ouvrage comme 'contraire à la foi et aux mœurs' et qualifie Jean-Jacques 'd’homme tout à fait indéfinissable et incompréhensible'. Le 9 juin le Parlement de Paris condamne à son tour l’Emile 'à être lacéré et brûlé par l’exécuteur de la Haute-Justice' en raison de ses 'principes impies et détestables'. En outre, le Parlement 'ordonne que le nommé J. J. Rousseau (…) sera pris et appréhendé au corps, et amené ès prisons de la Conciergerie du Palais'. (…) Début juin, le Petit Conseil de Genève condamne à son tour le Contrat social et l’Emile '[…] à être lacérés et brûlés par l’exécuteur de la haute justice, devant la porte de l’hôtel de ville, comme téméraires, scandaleux, impies, tendant à détruire la religion chrétienne et tous les gouvernements'. Rousseau est également décrété de prise de corps. (…) Enfin, début septembre, le livre est mis à l’Index des livres prohibés par un décret de la Congrégation du Saint-Office de l’Inquisition. Rousseau a fui la France pour Yverdon, dans l’actuel canton de Vaud, dès le 9 juin et dès lors débute pour lui la vie erratique d’un proscrit (…)" Blog Gallica, Eric Mougenot – direction des Collections, département Philosophie, histoire, sciences de l’homme, 2012. Rousseau est par ailleurs bien entendu l'un des principaux contributeurs de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, dont il a rédigé la plupart des articles sur la musique, ainsi que l'article 'Économie politique', publié en 1755 dans le tome V de l'Encyclopédie et plus généralement connu sous le titre de Discours sur l'économie politique. Originaire de Saint-Maurice-en-Cotentin (Manche) et fils de laboureur, Nicolas Bonaventure Duchesne débute sa carrière de libraire comme employé chez l'imprimeur-libraire parisien Pierre Prault et commence vers 1744 ou peu avant à exercer la librairie sans avoir été reçu maître. Gendre de l'imprimeur-libraire André Cailleau (168.-1751) à partir de 1747, il est reçu officiellement libraire le 6 nov. 1751, sur ordre du chancelier, malgré l'opposition de toute la communauté des libraires et imprimeurs de Paris. Il a pour commis et associé Pierre Guy, originaire de Montpellier. Mort accidentellement le 4 juillet 1765 à Paris, il laisse un fonds de librairie évalué à plus de 260 000 livres. Sa veuve Marie-Antoinette Cailleau (17..-1793) lui succède, assistée de son premier commis P. Guy, puis de son fils Jean-Nicolas Duchesne (1757-1845).

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées
 
SULLY- PRUDHOMME (René François Prudhomme dit, 1839-1907). L.A.S. n°89

SULLY- PRUDHOMME (René François Prudhomme dit, 1839-1907). L.A.S. "Sully Prudhomme), slnd ("lundi"), 1 p. in-12 (cachet de collection) : "Mon cher ami, si je savais à quel moment on est sûr de te trouver, j'irais à toi. Je serai à ta disposition soit demain à partir de 9-10 heures (…)" Y est jointe une coupure de presse (1890) "Sully Prudhomme chez lui". Poète et homme de lettres français. - Auteur d'essais littéraires et d'études sociologiques. - Membre de l'Académie française (élu en 1881). - Prix Nobel de littérature (1901). Employé d'abord à l'usine du Creusot, puis clerc de notaire à Paris il publia vers 1865 un recueil dans lequel se trouvait le célèbre poème "Le Vase brisé" ("Le vase où meurt cette verveine / D'un coup d'éventail fut fêlé …") qui lui ouvrit la voie du succès. On y ajoute : - FEVAL (Paul, 1817-1887), LA.S. "P Feval", slnd ("lundi matin"), 1 p. in-8 (cachet de collection) : "Monsieur, La position tranchée de J. Janin pouvant être, à vos yeux, un obstacle, je crois devoir prendre vos instructions au sujet d'une démarche que je voudrais tenter auprès de lui. (…)" Avocat à Rennes puis commis de banque à Paris, Paul Féval se tourna vers la littérature et notamment l'écriture de romans feuilletons qui lui valurent à l'époque un franc succès. Si aujourd'hui il est un peu oublié, il bénéficiait alors d'une réputation égale à celle de Balzac ou Dumas. Il publia plus de 200 volumes de tous styles littéraires : cape et d'épée (Le Bossu, Le Cavalier Fortune, Le Capitaine fantôme), le mystère urbain (Les Mystères de Londres), les récits bretons (Le Loup blanc, La Belle étoile, La Première Aventure de Corentin Quimper), le fantastique (La Vampire, Le Chevalier Ténèbre) sans oublier le roman historique, le théâtre et même l'histoire politique et judiciaire. Ses écrits s'orientèrent plutôt à la fin de sa vie vers le religieux. - SILVESTRE (Armand, 1837-1901), LA.S. "Armand Silvestre", slnd ("mercredi"), 1 p. in-8 (cachet de collection), avec une enveloppe (entête du Ministère des Finances) adressée à Louis Bridier (cachet postal du 17 novembre 1880) : "Mon cher ami, Que d'excuse j'ai à vous faire. Mais mon voyage imprévu à Toulouse (…) produiront j'espère pour moi les circonstances atténuantes. (…) Si j'avais eu le bon esprit de me trouver là hier (…) je vous aurais dit que j'ai lu 'L'Institutrice' et y ai pris un très grand plaisir (…)" Romancier, poète, conteur, librettiste et critique d'art. Une note manuscrite accompagnant la lettre et rédigée par son destinataire Louis Bridier (qui lui avait donc envoyé sa pièce 'L'Institutrice') ne tarit pas d'éloges envers Armand Silvestre : "Ses poésies d'une rare élégance débordent pour la plupart de sensualisme. Ses articles de journaux écrits sur le mode Rabelaisien dérideraient un saule pleureur. En somme un joyeux compagnon et un excellent camarade." - SAINT-VICTOR (Comte Paul de, 1827-1881), L.A.S. "Paul de Saint Victor", sl, jeudi 8 mai (sans année), 1 p. in-12 (cachet de collection) : "Cher Monsieur, Excusez-moi, la plume m'a tourné. L'erreur sera réparée lorsque je parlerai prochainement de vos beaux portraits. (…)". Ecrivain et critique d'art, collaborateur fidèle d'Emile de Girardin au Pays, à La Presse et à La Liberté. Il fut nommé Inspecteur général des Beaux-Arts à la toute fin du Second Empire. - MONSELET (Charles, 1825-1888), L.A.S. "Charles Monselet", Paris, 3 avril 1883, 1 p. in-8 (cachet de collection), lettre de recommandation pour un jeune homme, M. Marmier, "bachelier ès-lettres" à un emploi d'aide contrôleur à la Renaissance. (L'emploi des jeunes diplômés était déjà un problème !) Originaire de Bordeaux, écrivain épicurien, journaliste parisien, romancier, poète et auteur dramatique, surnommé « le roi des gastronomes » par ses contemporains, l'un des premiers journalistes gastronomiques. - CHASLES (Philarète, 1798-1873), L.A.S. "Philarète Chasles", sl, 18 octobre 1855, 1 p. in-8 : "Cher Monsieur, La lettre ci-jointe vous mettra au courant de ce que désire M. Al. Ramirez de Villa Urrutia, qui rend hommage comme tout le monde à votre infatigable activité et aux services que vous apportez à la littérature (…)" Ecrivain et journaliste, conservateur de la Bibliothèque Mazarine, Professeur de littérature étrangère au Collège de France (spécialiste de la littérature anglaise), coauteur des 'Contes Bruns' avec H. de Balzac. SOIT UN ENSEMBLE DE 6 AUTOGRAPHES d'écrivains français de la seconde moitié du XIXe siècle.

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées
 
Théâtre. Ensemble de 5 L.A.S. d'auteurs dramatiques et/ou directeurs n°90

Théâtre. Ensemble de 5 L.A.S. d'auteurs dramatiques et/ou directeurs de théâtre : Charles Franconi, Carmouche, H. Cogniard, Marc Fournier, Michel Carré. - FRANCONI (Charles, 1846-1910), L.A.S. "Ch Franconi fils", Paris, le 20 mai (sans année), 1 p. in-8 sur papier à entête de la Société des deux-cirques de Paris : "Cher Monsieur, On me dit que vous avez quelque chose d'attrayant concernant la lumière électrique(?) et pouvant être utilisé au Cirque. Si vous avez un instant, veuillez avoir l'obligeance de passer demain soir mercredi au Cirque d'Eté. (…)" Issu d'une illustre famille d'écuyers italiens, Charles Franconi prit la direction des Cirques d'Eté et d'Hiver à la suite de son père Victor (1810-1897), qui avait fondé avec son propre père Laurent (1776-1849) l'Hippodrome de l'Etoile en 1845. Antonio Franconi (1738-1836, l'arrière grand-père de Charles) fut le premier à quitter l'Italie pour la France pour donner des numéros de physicien et de dresseur ; c'est lui qui fonda en 1775 à Rouen le premier cirque de conception circulaire. Au début simple salle de toile édifiée par Adolphe Franconi le long des Champs-Elysées en 1835, le Cirque d'Eté (renommé Cirque de l'Impératrice) fut reconstruit avec faste par Jacques Hittorff avec le soutien de l'Empereur et placé sous la direction de Louis Dejean avant d'être détruit en 1900 pour l'Exposition universelle (donna son nom à l'actuelle rue du Cirque). Son pendant le Cirque d'Hiver fut construit toujours par Hittorff en 1852 sur le boulevard des Filles du Calvaire et dirigé par Franconi et Baucher. Il abrita les débuts de l'artiste volant Jules Léotard qui inventa les numéros de trapèze. Le Cirque d'Hiver fut acheté en 1934 par la famille Bouglione et continue à accueillir aujourd'hui petits et grands. - CARMOUCHE (Pierre François Adolphe, 1797-1868), L.A.S. "Carmouche", slnd, 1 p. in-12 (cachet de collection) [adressée au compositeur Louis CLAPISSON, 1808-1866] : "Mon cher Maestro, Le 16 courant je vous ai fait une p[ro]p[ositi]on d'après laquelle vous deviez faire une démarche le lendemain (…) Je me figure que vous aurez renoncé à ce projet (…)" Auteur dramatique d'une rare fécondité (on lui doit le drame fantastique 'le Vampire' et le vaudeville 'La permission de dix heures'), directeur en 1827 de la Porte Saint Martin puis du Théâtre de Versailles. - COGNIARD (Hippolyte, 1807-1882), L.A.S. "H Cogniard", slnd ("samedi"), sur papier à entête à froid du Théâtre des Variétés : "Mon cher ami, Hier en disant de vous remettre l'argent mis de côté pour vous, je croyais que cette somme dépassait 2000 fr. Ce matin j'apprens qu'elle était au dessous (…)" Vaudevilliste, directeur de la Porte Saint Martin avec son frère Théodore (1840-1845), puis seul du Vaudeville (1845-1846), enfin du Variétés (1854-1869) ; il substitua le premier l'opérette à l'ancienne comédie-vaudeville dans le théâtre de genres. Cette lettre est adressée à l'un de ses pensionnaires des Variétés et montre son bon cœur envers ces derniers (chose rare chez un directeur de théâtre de l'époque. Qu’en est-il aujourd’hui ?) - FOURNIER (Marc Jean Louis, 1818-1879), L.A.S. "Marc Fournier", slnd, 1 p. in-8, adressée au journaliste, écrivain et spécialiste de l'argot Charles VIRMAÎTRE (1835-1903) : "Mon cher Virmaître, je vous envoie ma femme que je charge de solliciter auprès de vous un bout de lettre pour les Variétés ou le Gymnase. Nous avons depuis huit jours une cousine de Genève qui nous dévore(?) une loge tous les soirs. Je ne sais plus à quel saint m'adresser. Ma foi ! J'ai pris le parti de vous importuner ! (…)" Auteur dramatique (entre autres du drame Paillasse, dernière création du célèbre comédien Frédérick Lemaître) et journaliste, directeur de la Porte Saint Martin (1851-1868). - CARRÉ (Michel, 1822-1872), LA.S. "Michel Carré", slnd, 1 p. in-12 sur papier avec initiales à froid, adressée à Louis BOÏELDIEU (1815-1883), compositeur, fils du compositeur Adrien Boïeldieu (l'auteur de la Dame Blanche) : "Mon cher Mr Boïeldieu, pouvez-vous me donner deux places d'orchestre ou de balcon pour ce soir (…)" Auteur dramatique et librettiste d'opéras (pour Gounod - Faust, Roméo et Juliette, Polyeucte, etc.-, Meyerbeer, V. Massé - Les Noces de Jeannette -, Bizet - Les pêcheurs de perles -, Offenbach, etc.), il collabora la plupart du temps avec Jules Barbier. Sa pièce Les Contes d'Hoffman (1851) servit de base à Jules Barbier pour le livret de l'opéra éponyme. Il travailla aussi avec Jules Verne pour trois opéras-comiques.

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées
 
Théâtre. Ensemble de 3 L.A.S. d'acteurs de la fin du XIXe siècle n°91

Théâtre. Ensemble de 3 L.A.S. d'acteurs de la fin du XIXe siècle : Coquelin cadet, Bressant, Marie Favart. - COQUELIN (Ernest Alexandre, dit Coquelin cadet, 1848-1909), LA.S. "Cadet", slnd ("dimanche"), 1 p. in-12 (cachet de collection) : "Mon cher Philippe, Si ça te fait plaisir dédie-moi ton monologue. Quant à moi je ne le sens pas. Il y a des choses drôles dedans mais il est beaucoup trop long. Fais imprimer et trouve m'en un autre très court et plus féroce. (…)" Surnommé "cadet" pour le distinguer de son frère Constant, autre grand acteur, il fit ses débuts à l'Odéon puis à la Comédie Française avant d'intégrer les Variétés en 1875 où il joua dans plusieurs vaudevilles (dont Un chapeau de paille d'Italie de Labiche). Il revint à la Comédie Française un an plus tard et en devint Sociétaire en 1876. Grand spécialiste du monologue ! - BRESSANT (Prosper Jean Baptiste, 1815-1886), L.A.S. "P Bressant", slnd, 1 p. in-8, décline l'invitation de vice-président d'un comité à cause de son "service au théâtre". Grand acteur, sociétaire de la Comédie française, il s'illustra notamment dans des pièces de Scribe et était adulé par ses contemporains. Pour l'anecdote, il arborait une singulière coiffure coupée en brosse devant et longue derrière, appelée alors la coiffe 'à la Bressant' (à l'origine de la coupe mulet ?!) - FAVART (Pierrette Pingaud, dit Marie, 1833-1908), L.A.S. "M Favart", slnd, 1 p. (cachet de collection) [adressée à un directeur de théâtre] : "Cher monsieur, Je compte sur toute votre gracieuseté et vous remercie de ce que vous voudrez bien faire pour moi. Notre bon souvenir". 2 autres pages sont occupées par une L.A.S. de son chef de troupe Montlouis, Paris, 17 juillet 1889, dans laquelle il explique que la comédienne devant partir en tournée, il serait bienvenu que leur interlocuteur leur propose une avance financière ou au moins un engagement… Fille adoptive de Antoine-Pierre Charles FAVART (1780-1867, écrivain, peintre d'histoire, graveur et diplomate, ancien consul de France en Russie le 31 décembre 1861), lui-même petit-fils du célèbre dramaturge et directeur de théâtre Charles Simon FAVART (1710-1792), elle fut Sociétaire de la Comédie Française en 1854.

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées
 
VOGÜÉ (Louis, marquis de, 1868-1948). 9 lettres et cartes autographes n°92

VOGÜÉ (Louis, marquis de, 1868-1948). 9 lettres et cartes autographes des marquis de Vogüé. - L.A.S. "M[arqu]is de Vogüé", sl, 12 novembre 1931, 3 pp. sur papier à entête "2 rue Fabert VIIe(…)" : "Madame, il me serait extrêmement agréable de pouvoir seconder l'intérêt que vous portez à Mlle Algrain (…) Mais les circonstances ne sont guère favorables. Le personnel féminin de la Compagnie de Suez n'est pas très nombreux ; aucune vacance n'y existe (…)" - L.A.S. "Vogüé", sl, 29 octobre 1935, 2 pp. sur papier à entête "2 rue Fabert VIIe(…)" : "Madame, Je viens de trouver votre lettre en rentrant à Paris (…) Il me serait très agréable en souvenir de votre père, de vous donner les conseils que vous attendez de moi (…)" - L.A.S. "Vogüé", sl, 22 novembre 1935, 2 pp. sur papier à entête "2 rue Fabert VIIe(…)" : "Madame, Ayant eu à m'absenter fréquemment depuis quelques semaines, je n'ai pas eu l'occasion de m'occuper beaucoup de votre fils. En ce qui concerne Mr Gobain, il me serait utile de savoir, - pour répondre à une question de mon frère, - quelle est la branche où il serait désireux de travailler et quel est le directeur avec lequel il a déjà parlé. En ce qui concerne le P.L.M [Paris-Lyon-Méditerranée] le mieux serait qu'il allât voir M. Renouard, secrétaire de la Compagnie (…)" - CV.A. entête imprimée "Le Marquis de Vogüé Administrateur de la Compagnie du Chemin de Fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée", Combloux, 25 juillet 1930, recto-verso : "profondément ému par la triste nouvelle qu'il vient de recevoir, prie Madame Petit de bien vouloir agréer l'expression de sa respectueuse sympathie (…)" - C.V.A. de deuil, entête imprimée "Le Marquis de Vogüé / 2 rue Faber" : "profondément touché de votre sympathie". - C.V.A., entête imprimée "Le Marquis de Vogüé / 2 rue Faber", avec son enveloppe adressée à Mme Piel : "obligé de s'absenter samedi serait reconnaissant à Madame Piel de ne venir le voir que dimanche matin". Louis Antoine Meclhior de Vogüé : Agronome. Membre de l'Académie d'agriculture (1919), président de la confédération internationale de l'agriculture (1924). - Maire d'Oizon (1900-1929) et conseiller général du Cher (1911-1945). - Président de la Compagnie du Canal de Suez et Régent à la Banque de France. On y ajoute du Marquis Charles-Jean-Melchior de VOGÜÉ (1829-1916)* : - L.A.S. "Vogüé", Paris, 13 mars 1910, 2 pp. : "Monsieur, à la la réflexion je ne puis que vous confirmer mon regret de ne pouvoir accepter l'honneur que vous vouliez me faire en me proposant la Présidence de votre assemblée générale. (…) à l'âge où je suis parvenu, je dois douter de moi-même (…) la semaine même que vous avez choisie, se tient une réunion analogue, assemblée générale d'un patronage important (…) qui m'avait offert la présidence et que j'ai réfutée par les mêmes scrupules d'octogénaire (…)" *Archéologue, orientaliste, épigraphiste, historien et diplomate. - Ambassadeur à Constantinople (1871-1875) et à Vienne (1875-1879). - Conseiller général du Cher. - Membre de l'Académie des inscriptions et belles lettres (élu en 1868) et de l'Académie française (élu en 1901). - Commandeur de la Légion d'honneur. On y ajoute du Vicomte Eugène-Melchior de VOGÜÉ (1848-1910)** : - C.V.A.S. "E M de Vogüé", sl, 28 février (sans année), entête imprimée "Le Victomte E. Meclhior de Vogüé de l'Académie Française / 15 rue Las Cases", recto verso : "Je rentre à Paris après une absence d'un mois, cher Frère : je retrouve votre invitation à l'assemblée du 23 février (…)" - C.V.A., sl, sd ("dimanche 26"), entête imprimée "Le Victomte E. Meclhior de Vogüé de l'Académie Française / 15 rue Las Cases" : "retenu aujourd'hui à la maison par une indisposition (…)" ** Diplomate, essayiste, historien et critique littéraire, spécialiste du roman russe. - Membre de l'Institut, Académie française (élu en 1888).

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées
 
XVIIIe siècle - Révolution - Empire. Bel ensemble de documents manuscrits n°93

XVIIIe siècle - Révolution - Empire. Bel ensemble de documents manuscrits et autographes de personnalités politiques et militaires de la fin du XVIIIe siècle : Duc de Choiseul, comte de Narbonne-Lara, Maréchal de Noailles, Cervoni. 1° CHOISEUL (Etienne François de Stainvillen Duc de, 1719-1785), document manuscrit signé "Louis" (par ou pour Louis XV) et contresigné "Le Duc de Choiseul" 1 p. in-4, concernant la charge de lieutenant du dénommé Maillard. Comte de Stainville, puis duc de Choiseul (1757), puissant homme d'État : ambassadeur (1753-1758), secrétaire d'État aux Affaires étrangères (fin 1758-1761 ; 1766-1770), à la Guerre (1761-1770), à la Marine (1761-1766). Appuyé par Mme de Pompadour il fut envoyé ambassadeur à Vienne négocier le mariage de Louis XVI avec la fille de Marie Thérèse Parvenu avec l'aide d'une favorite, il dût sa chute à l'influence d'une autre favorite qui fit exiler dans sa terre de Chanteloup. Après la mort de Louis XV, malgré l'influence de Marie Antoinette, Louis XVI, tout en faisant cesser son exil, ne le rappela pas au pouvoir, croyant qu'il avait été pour quelque chose dans la mort du Dauphin son frère. 2° NARBONNE-LARA (Louis, comte de, 1755-1813), lettre manuscrite signée "L. de Narbonne", Paris, le 5 février 1792, 1 p. in-4 : "J'ai l'honneur de vous prévenir Monsieur que le Roi a bien voulu vous nommre à la place de colonel du 42e régiment (…)" On le disait fils naturel de Louis XV ; il adopta cependant les idées révolutionnaires et fut ministre de la guerre en 1792. Son dévouement à la cause de Louis XVI après le 10 août le fit décréter d'accusation, mais grâce à son amie Mme de Staël, il put émigrer à Londres. Il revint en France sous l'Empire, il était fort apprécié de Napoléon avec lequel il fit la campagne de Russie comme aide de camp. Quelque temps avant sa mort l'Empereur l'avait envoyé à Vienne comme ambassadeur. 3° Maréchal de NOAILLES (Louis, duc de, 1713-1793), lettre manuscrite signée "Le Mal de Noailles", Saint Germain, 6 août 1784, 1 p. à M. Maillard : "J'ai reçu Monsieur la lettre que vous m'avez écrite le 24 du mois de juin dernier pour me faire part de votre arrivée en Corse (…)" Nommé Maréchal de France par Louis XVI en 1775, il fut ensuite nommé Gouverneur du Château de Saint Cloud, poste qu'il occupa jusqu'à la Révolution. Il mourut à temps pour ne pas monter sur l'échafaud. Sa femme malgré son grand âge n'en fut pas préservée. 4° CERVONI (Jean Baptiste, 1770-1809), document imprimé et manuscrit sur papier à entête de la République Française, Quartier Général de Marseille, 11 fructidor an 9 (29 août 1801), 1 p. in-4, autorisation de congé pour le lieutenant Kolb. Général français né en Corse d'un père qui avait combattu avec Paoli dans la guerre de l'indépendance. Il s'engagea à l'âge de 17 ans. Il était donc officier en 1789. Grâce à son instruction il avança rapidement. Il fut nommé colonel au siège de Toulon en même temps que Bonaparte était nommé général de brigade. Général de division en 1799, il fut après le 18 brumaire commandant du département du Sud Est. En 1809 il fut nommé chef d'Etat Major de Lannes et eut la tête emportée par un des premiers coups de canon qui fut tiré à la Bataille d'Eckmülh.

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées
 
Lot. Ensemble de 21 lettres et cartes autographes diverses dont : n°95

Lot. Ensemble de 21 lettres et cartes autographes diverses dont : A. Thierry, Baron Seilliere, R. de Rothschild, E. Gebhart, Ed. Corroyer, etc. LA.S. d'Amédée THIERRY (1797-1873), Paris, 5 novembre 1868, évoque un projet commun avec son "bien cher confrère et ami" 2 LA.S. de Georges PICOT (1838-1909) dont une sur papier à entête de l'Institut de France, 21/02/1902 et 6/03/1903 (excuses) : Historien et homme politique. - Juge au tribunal de la Seine. - Directeur des affaires criminelles et des grâces au ministère de la Justice. - Secrétaire de l'Académie des sciences morales et politiques. - Docteur en droit (Paris, 1859) LA.S. et C.V.A. du Baron Ernest SEILLIERE (1866-1955, Ancien élève de l'École polytechnique. - Membre de l'Académie des sciences morales et politiques, membre de l'Académie française (élu en 1946)). LA.S. de Robert de ROTHSCHILD (1880-1946), condoléances. CV.A. d'Edmond CORROYER de l'Institut du 20/02/1902 (1835-1904, Architecte. - Élève de Viollet-le-Duc. - Membre libre de l'Académie des beaux-arts (élu en 1896)) LA.S. d'Emile GEBHART (1839-1908) du 14 mars 1905 : Professeur, historien de l'art, historien de la littérature. - Docteur ès lettres (1860). - Membre de l'École Française d'Athènes, EFA (1861-1865). - Titulaire de la chaire de littérature étrangère, Université de Nancy (à partir de 1872), puis de celle de langues et littératures de l'Europe méridionale, faculté des lettres de Paris (à partir de 1879). - Membre de l'Institut, Académie des sciences morales et politiques (élu en 1895), et Académie française (élu en 1904) + lettres d'avocats (Lahure, Busson Billaut, etc.), d'architectes (Louis Bonnier), de grands patrons (Gustave Laguionie), banquiers, président du tribunal de commerce, etc.

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées
 
[Affaire CADIERE]. Recueil de toutes les pièces du procez entre le n°98
[Affaire CADIERE]. Recueil de toutes les pièces du procez entre le

[Affaire CADIERE]. Recueil de toutes les pièces du procez entre le Père Girard, Jésuite, & Catherine Cadière ; le Père Nicolas de St. Joseph, Carme Déchaussé ; Etienne-Thomas & François Cadière, frères. Jugé par Arrêt du Parlement de Provence le 10 octobre 1731. Amsterdam, Desbordes, 1732. 5 vol. in-8 veau jaspé ép., dos à nerfs ornés, p. de titre et de tom. Un tableau dépliant. Un feuillet de garde déchiré au t. III, qqs petites épidermures. Rare édition (bien complète en 5 volumes), inconnue à Caillet ou Brunet. Aucun exemplaire recensé au CCfr (2 aux Pays-Bas, 1 à Chicago et 1 à Londres). "(…) procès scandaleux qui fut au XVIIIe siècle, ce que fut l'affaire Dreyfus au XIXe et qui divisa la France en deux camps. Rien n'est plus curieux, en effet, que le récit des relations qu'eurent ensemble le P. Girard, dont la réputation en tant que prédicateur et directeur de conscience était grande, et sa pénitente Catherine Cadière jeune fille de 18 ans, d'une surprenante beauté. Leur commerce tout d'abord purement spirituel, les actes de mortification (et de flagellation même) aidant, se changea en ce que l'Eglise qualifie d'"inceste spirituel". Il y eut tentative d'avortement. La jeune pénitente, qui sous l'influence d'aspirations hystérico-mystiques croyait toujours qu'il ne s'agissait que de caresses du "Divin Epoux" en fit part à ses deux frères, l'un prêtre séculier, l'autre dominicain. On était alors au temps des querelles du Jansénisme et la France entière se rangea dans l'un ou l'autre camp ; pour ou contre les Jésuites. Cette affaire croustillante donna lieu à un des romans érotiques les plus célèbres : "Thérèse philosophe"." Caillet, 1887 (à propos du recueil de 36 pièces publié à La Haye en 1731).

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées