Notre sélection de lots-phares : Meubles et objets d'art

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Charles MEYNIER (Paris 1768 - 1832) Le Départ de Télémaque Toile 154 x 203 cm Signée et datée en bas à gauche : ch. meynier / an . 8 En bas à droite, une étiquette fragmentaire Restaurations anciennes, petits accidents, déchirures Provenance : - Acheté au Salon de 1800 par le citoyen Joseph Fulchiron (1744-1831) pour 4000 francs. Celui-ci, un banquier d'origine lyonnaise, est un collectionneur de Meynier puisqu'il lui avait déjà acheté Androclès (perdu) au Salon de 1795 et commandé un Milon de Crotone (perdu aussi mais dont le modello est au Musée des Beaux-Arts de Montréal). - Château de la Seilleraye ; - Acquis au début des années 1930 par les ascendants des actuels propriétaires ; - Par descendance aux actuels propriétaires. Bibliographie : Isabelle Mayer-Michalon, Charles Meynier 1763-1832, Paris, Arthena, p. 39, pp. 130-131, P.38 (tableau perdu). Les commentaires de critiques du Salon de 1800 sont retranscrits pp. 262 et 263. Expositions : Paris, Salon de 1800, n° 266; Paris, Exposition des prix décennaux au Louvre, août-novembre 1810. Oeuvres en rapport : Huit études sont signalées dans la vente Bruun-Neergaard des 29 août-7 septembre 1819, n°246; Probablement six études sont signalées dans la vente après-décès de Meynier, 26 novembre-4 décembre 1832, n°52; Deux dessins préparatoires de la composition sont conservés dans deux collections particulières, l'un aux Etats-Unis (op. cit. p.188 ; n° D43), l'autre en France (op. cit., p.189 ; n° D44; Gravure au trait par Normand pour Landon; Gravure à l'eau-forte de Châtaigner, dessinée par S. Le Roy et terminée par Bovinet. Ce tableau-clé de la carrière de Charles Meynier et de l'histoire du néoclassicisme français a reçu des éloges de la critique et du public lors de sa présentation au Salon de 1800 et en 1810. Disparu depuis deux siècles, le tableau était connu par sa composition conservée par la gravure de Châtaigner reproduite dans la monographie de 2008. Elève de François-André Vincent, il partage le Prix de Rome en 1789 avec Girodet et séjourne en Italie jusqu'en décembre 1793. A son retour à Paris, il multiplie les esquisses, mais la situation politique n'est guère favorable à ses projets. C'est sous le Consulat et au début de l'Empire qu'il donne ses meilleurs tableaux, dont la galerie des Muses pour l'hôtel Boyer-Fonfrède (Cleveland, Museum of Art) ou notre Télémaque. Sous l'Empire, il recevra des commandes de tableaux militaires à la gloire de l'Empereur et réalisera trois plafonds pour le musée du Louvre, encore en place. Son sujet est tiré du roman d'apprentissage de Fénelon publié en 1699, les Aventures de Télémaque, réimprimé tout au long du XVIIIème siècle (76 éditions sont parues entre 1800 et 1815). La tragédie lyrique de Deray et Lesueur de 1796, avec un duo entre les deux amants, avait encore ajouté de la popularité à ce thème. Si le jeune héros est bien un des personnages principaux de l'Odyssée d'Homère, fils modèle de Pénélope et d'Ulysse, protégeant sa mère, puis son père des prétendants, la nymphe Euscharis, servante de Calypso, est inconnue de la mythologie grecque. Elle a est inventée par l'écrivain qui décrit entre eux une passion fugitive, contrariée et chaste, provoquant la jalousie de sa maîtresse Calypso, amoureuse elle aussi de Télémaque. Le précepteur de celui-ci, Mentor (en fait Minerve déguisé en vieux sage), les sépare. Le récit de Fénelon n'est pas celui d'un héros éprouvé dans sa chair comme Ulysse face à une série de défis physiques, mais plutôt de l'évolution morale d'un héros, à travers des expériences, des passions et des renoncements qui le rendent humain et qu'il doit apprendre à maîtriser s'il veut être un sage dirigeant. Comme l'a montré Dorothy Johnson (Princeton, Princeton University Press), les rôles traditionnels sont ici inversés. Ce sont les femmes, les chasseuses et le jeune homme est leur proie. Cet épisode a inspiré les peintres tout au long du XVIIIème et XIXème siècles : Henri de Favanne, Natoire et Louis Lagrenée avant Meynier, Jacques-Louis David en 1818 (Los Angeles, Getty Museum), Lafond en 1802, Auguste Quinsac Monvoisin en 1824 (Minneapolis Institute of Art), des suites gravées de Lordon … Nous remercions Madame Isabelle Mayer-Michalon d'avoir confirmé l'authenticité du tableau après examen direct de l'oeuvre.

Tableaux anciens (avant l’impressionnisme 1870) Par : COUTON VEYRAC JAMAULT
Mardi 27 mars à 14h00 à NANTES : TABLEAUX ANCIENS, MODERNES, OBJETS D'ART, ART DU XXème SIECLE
 
Exceptionnel piano à queue de marque IBACH d'époque Jugendstil.

Piano n°299
Exceptionnel piano à queue de marque IBACH d'époque Jugendstil.

Piano
Exceptionnel piano à queue de marque IBACH d'époque Jugendstil.

Piano
Exceptionnel piano à queue de marque IBACH d'époque Jugendstil.

Piano

Exceptionnel piano à queue de marque IBACH d'époque Jugendstil. Piano à queue de forme trapézoïdale et reposant sur des pieds imposants en palissandre massif Placages de bois précieux : Macassar, ébène, palissandre de Rio et palissandre des Indes. Deux pédales. Cadre métallique. Cordes croisées. Table d’harmonie tropicalisée en épicéa. Signé et numéroté 56281. Ceinture constituée de cassettes entourées de fines incisions géométriques en forme de rubans en buis et citronnier Décor de quatre bas-reliefs en bronze à patine brune par le sculpteur Adolph AMBERG monogrammés chacun, figurant un contrebassiste, un violoniste, un flûtiste et un luthiste. Plateau à décor d’incrustations de bois de couleur et de nacre. Touches blanches en ivoire et touches noires en ébène du Mozambique. Notre piano a été conçu et dessiné par le célèbre architecte Emil BEUTINGER (1875-1957), l’un des chefs de file du mouvement Jugendstil (équivalent en Allemagne de l’Art Nouveau). Architecte, il a laissé sa trace avec de nombreux bâtiments particulièrement novateurs. Il a également occupé d’importantes fonctions en tant qu’enseignant. Il a par ailleurs été le fondateur et l’éditeur de la Revue “Industriebau”. Il est connu en tant que “designer” s’attachant à produire des pièces au design innovant à des prix abordables. Son style contemporain a été salué par Walter Gropius. Enfin, il a été maire de sa ville natale Heilbronn de 1921 à 1933. Après la Seconde Guerre Mondiale, il participera activement a la reconstruction de la ville dont il sera nommé citoyen d’Honneur en 1955. Notre piano est né d’une commande de Louis V, Grand-Duc de Hesse-Darmstadt, qui fut un des très grand mécène de son époque. Petit-fils de la Reine Victoria, il est né en 1868. Il succède à son père Louis IV, en 1892. L’unification allemande sous la férule de Bismarck, ne laisse que peu de liberté en matière de politique étrangère aux souverains secondaires d’Allemagne. Louis V deviendra donc un mécène, propagateur du Jugendstil, faisant de sa capitale, un des grands centres de l’Art Nouveau européen. Il fonde à Darmstadt le 8 octobre 1899 une première Colonie d’artistes qui réunissait des architectes, des peintres et des sculpteurs. L’atelier de la Colonie d’artistes se situait à l’intérieur de l’édifice de Mathildenhöhe construit en 1900 pour abriter leur première exposition en 1901. Ce mouvement artistique conçu comme une alliance entre modernité et esthétique, offrait une harmonie entre l’architecture, le mobilier et la décoration. Une seconde exposition eut lieu en 1904 et une troisième en 1908. C’est pour cette exposition “Hessische Landes Ausstellung für Freie und Angewandte Kunst” (Exposition pour l’Art Libre et Appliqué) que fut conçu notre piano. La quatrième et dernière exposition eut lieu en 1914 et le début de la Première Guerre Mondiale marqua la fin du mouvement. Emil Beutinger en dessina les plans et en confia l’exécution à la célèbre fabrique de piano RUD IBACH SOHN. Fondée en 1794, celle-ci est la plus ancienne manufacture de piano d’Allemagne et l’une des plus anciennes au monde. Basée à Schwelm en Allemagne, elle est restée aux mains de la même famille jusqu’à sa fermeture en 2007. Elle est restée célèbre pour ses innovations, lançant en particulier le premier piano droit produit commercialement et même le cadre en fonte. Emil Beutinger confia à son ami Adolph Amberg (1874-1913) la réalisation des quatre bas-reliefs en bronze qui décorent la ceinture du piano. Sculpteur appartenant au mouvement du Jugendstil, il a également conçu des pièces d’argenterie et de porcelaine. Ses oeuvres sont notamment exposées aux Musées de Berlin et de Stockolm. Les bronzes qu’il conçut pour notre piano sont empreints de grâce et d’élégance. En conclusion, notre piano est l’un des rares instruments créé dans le style Jugendstil à avoir survécu aux deux guerres. Seuls quelques pianos créés durant cette période peuvent lui être comparés, sans toutefois pouvoir l’égaler au niveau de son décor, en particulier le piano créé par l’architecte-designer Peter Behrens en 1901 acquis récemment pour 300 000 € par le Musée des Arts Appliqués de Cologne et dont le décor est moins riche que le notre. Documents joints : - Copie du catalogue de l’exposition de Darmstadt de 1908 (notre piano exposé dans la salle 40). - Certificat de la Maison Ibach en date du 29 octobre 2010. - Rapport d’expertise de Monsieur Jacques Coquelin, expert près de la Cour d’Appel, en date du 27 avril 2014. - Rapport d’expertise de M.W.Vornehm de Munich (après restauration) en date du 27 juillet 2017. - Copie d’un mail du Professeur Conny Restle, directrice du Musée des Instruments de Musique de Berlin, selon lequel notre piano “est sans aucun doute une pièce de Musée”. - Courrier du célèbre pianiste Josef Bulva en date du 19 janvier 2018 qui, ayant joué sur le piano, atteste de la qualité du son. Historique : Piano livré le 23 mai 1908 suite à une commande de son Altesse Royale Louis V, Grand-Duc de Hesse-Darmstadt. Il était présenté au catalogue de la Maison IBACH sous la référence Fl-40a “Small Salon Grand Piano”. Le Grand duc n’ayant pas donné suite à sa commande, le piano est exposé lors de la célèbre exposition “Hessische Landes Ausstellung für Freie und Angewandte Kunst” de Darmsstadt en 1908 et finalement acheté par son concepteur Emil Beutinger au prix préférentiel de 4 000 Marks Or (environ 130 000 € actuels). Plus tard, pourchassé par le régime national-socialiste, Beutinger réussit à s’échapper en fuyant par la fenêtre de chez lui. Sa maison fut saccagée et c’est par un véritable miracle que notre piano fut épargné. Acquis en 2014 par son actuel propriétaire, un célèbre chanteur d’Opéra, auprès du petit-fils d’Emil Beutinger. L’instrument a fait l’objet d’une restauration dans les règles de l’Art en 2016 attestée par un rapport d’expertise rédigé en date du 27 juillet 2017. Il a été alors accordé par M.W.Vornehm de Munich, accordeur du pianiste Josef Bulva.

Instruments de musique Par : Sarl CANNES ENCHERES
Samedi 3 mars à 14h00 à cannes : Vente de Mobilier et Objets d'art du 3 Mars 2018
 
 
Diorama en verre filé de Nevers représentant le port de Bordeaux n°75
Diorama en verre filé de Nevers représentant le port de Bordeaux
Diorama en verre filé de Nevers représentant le port de Bordeaux

Diorama en verre filé de Nevers représentant le port de Bordeaux devant la place de Bourgogne en 1786 à l'occasion de l'ascension d'un ballon à air chaud, orné de fragments de coquillages et paperolles sur fonds de miroirs ; dans un ce vitrine surmontée d'un petit miroir et de portiques, en bois peint de trophées, la façade mobile à pans vitrés. Epoque Louis XVI.H : 70 cm, L : 66 cm, P : 26 cm Provenance :Ancienne collection Arturo Lopez Willshaw (1900-1962)La vue est prise depuis la rive droite de la Garonne. La place de Bourgogne est présentée en perspective, survolée par une montgolfière fleurdelisée équipée d'une « gondole ». Au second plan, un manège a été établi sur la place. A chaque angle, se tient un cabriolet. Sur le fleuve passent des vaisseaux de guerre armés de canons et pavoisé aux couleurs du roi et de la marine française. Au premier plan, sur le quai, des cavaliers en costumes du XVIIIe siècle défilent autour d'un carrosse. On reconnait l'entourage du gouverneur de Guyenne qui vivait à la Bastide.Le marquis Louis-Urbain Aubert de Tourny, intendant de Guyenne à Bordeaux, reçut de Louis XV la tâche de moderniser la ville et fit appel à l'architecte Ange-Jacques Gabriel pour la réalisation de places destinées à ouvrir la cité alors encombrée de remparts hérités de l'époque médiévale. Construites entre 1750 et 1755, la place et la porte de Bourgogne - aussi appelée porte des Salinières se situent en bordure de Garonne, près du port où sont déchargées quotidiennement des denrées importées des colonies. C'est le fils de Louis XV, le duc de Bourgogne, qui donne son nom à la place.Le sujet présenté fait référence aux nombreuses ascensions en ballon à Bordeaux dès 1784. En septembre 1783, après leur première expérience d'Annonay, les frères Etienne et Joseph Montgolfier sont invités à présenter leur invention de ballon gonflé à l'air chaud au Roi Louis XVI à Versailles, expérimentant l'envol d'une cage emportant trois animaux. Plusieurs tentatives de vols habités suivirent, tant à Paris que dans les villes du royaume. Ces ascensions en ballon devinrent un enjeu pour les cités, engageant amateurs et savants, attirant un public nombreux transformant ces évènements en de véritables fêtes populaires.Un enthousiasme général pour ces machines volantes se déclencha et Bordeaux n'échappe pas à cet engouement. Après la tentative peu fructueuse du docteur Frédéric Antoine de Grassi et du parfumeur Périer avec l'aérostat richement décoré de vingt mètres de diamètre baptisé « Le Bordelais », les aéronautes bordelais Darbelet, Desgranges et Chalifour, le 16 juin 1784, réussirent à s'envoler entre l'hôpital de la Manufacture, dans le quartier Sainte-Croix, et le couvent des Chartreux (actuelle église Saint-Bruno). D'autres tentatives furent faites dont celle de Jean-André Cazalet (1753-1825) avec son ballon gonflé à l'hydrogène.Arturo López Willshaw (1900-1962) est un célèbre mécène et collectionneur, fils d'un riche industriel chilien. Installé à Paris pendant l'entre-deux guerres, il rassemble jusque dans les années 1960 une large collection d'objets d'art. Passionné par l'histoire des Bourbon et la figure de Louis XIV, il collectionne notamment les meubles et l'orfèvrerie XVIIIème. Dans les années 1950, il a financé le retissage à l'identique des soieries à brocard de la Chambre du roi au château de Versailles et a soutenu la restauration de la chaumière des coquillages au château de Rambouillet. Il a aussi donné des verres filés de Nevers au musée des Arts décoratifs de Paris.Cette notice a été réalisée avec la collaboration de M. Yves Dauger que nous remercions chaleureusement pour le partage de ses connaissances.

Objets d’art et de décoration (avant 1890) Par : BRISCADIEU BORDEAUX SAS
Samedi 3 mars à 14h30 à Bordeaux : Belle Vente de Tableaux, Mobilier & Objets d'art
 
PENDULE MYSTERIEUSE DE ROBERT-HOUDIN. MODELE CLASSIQUE A UNE AIGUILLE. n°333
PENDULE MYSTERIEUSE DE ROBERT-HOUDIN. MODELE CLASSIQUE A UNE AIGUILLE.
PENDULE MYSTERIEUSE DE ROBERT-HOUDIN. MODELE CLASSIQUE A UNE AIGUILLE.
PENDULE MYSTERIEUSE DE ROBERT-HOUDIN. MODELE CLASSIQUE A UNE AIGUILLE.

PENDULE MYSTERIEUSE DE ROBERT-HOUDIN. MODELE CLASSIQUE A UNE AIGUILLE. Dans ce modèle, seul le cadran est en verre orné de chiffres romains, il porte la signature de Robert-Houdin. La monture qui l'entoure est en bronze doré. Il repose sur le corps de l'horloge qui contient le mécanisme. Il n'y a par ailleurs qu'une seule aiguille, elle est en métal doré en forme de flèche. Le mouvement de Paris à complication est dissimulé dans le socle en bronze, avec sonnerie au passage des heures et demies. Il porte également la signature de Robert-Houdin. Fonctionnement : En réalité cette pendule possède deux cadrans de verre transparents. Sur le verso du premier cadran qui est fixe, sont peintes les heures. L'autre cadran qui est de la même dimension que le premier est placé juste derrière. C'est un disque de verre mobile qui tourne autour de l'axe de l'aiguille. Ce disque est denté et cette dentelure qui est dissimulée par la monture en bronze doré qui entoure les cadrans, lui permet de tourner en entraînant l'aiguille des heures. Une vis sans fin qui entraîne ce disque de verre est dissimulé dans une des petites sphères de bronze qui soutiennent le cadran. Cette vis sans fin reçoit son mouvement du mécanisme de la pendule par l'intermédiaire d'une transmission par engrenage angulaire. Hauteur hors tout, sans globe : 42 cm. Cette pendule a été exposée au Musée d'Orsay à Paris lors de l'Exposition intitulée " Magie et illusionnisme. Autour de Robert-Houdin. " qui eut lieu du 19 septembre 1995 au 7 janvier 1996. Elle est vendue avec la caisse de transport du Musée d'Orsay. Bibl. : Fechner (Christian). La magie de Robert-Houdin. " Une vie d'artiste ", Boulogne : Editions F. C. F., 2002 (t. I, fig. 175, p. 144).

Jouets - Trains - Poupées - Automates Par : GALERIE DE CHARTRES
Samedi 10 mars à 13h30 à CHARTRES : MAGIE - PRESTIDIGITATION - ILLUSIONNISME
 
PREVOST (Jean-Louis). Collection des fleurs et des fruits, peints n°66

PREVOST (Jean-Louis). Collection des fleurs et des fruits, peints d'après nature par Jean-Louis Prévost, et tirés de son portefeuille, avec un Discours d'introduction sur l'usage de cette Collection dans les Arts et les Manufactures, suivi d'un Précis historique sur l'Art de la broderie, et d'une Vue générale sur toutes les manières de peindre depuis l'antiquité jusqu'à nous. Par P. M. GAULT-DE-SAINT-GERMAIN. Avec une explication des planches par Ant. -Nic. DUCHESNE. Paris, Vilquin, An XIII-1805. 2 volumes in-folio (50, 5 x 34 cm atlas ; 50, 5 x 30 cm texte) ½ basane havane, titre doré au dos (dos refaits). Texte : Titre, iv pp. Introduction, 19 pp., (1) f. Tables, (24) ff. d’explication des planches, (1) f. – Atlas : 48 planches (planche 43 courte en marge inf. avec manque de texte au bas de la planche.) Première édition de l’un des plus beaux livres de botanique du XIXe siècle. Complet des 48 planches de botanique gravées en couleurs au pointillé et rehaussées, par le graveur précurseur en ce domaine : Louis Charles Ruotte. La collection était publiée en 12 cahiers de quatre planches chaque. Jean-Louis-Robert Prévost, dit le jeune (1760-1810) fit partie de l'expédition de La Pérouse au titre de dessinateur de botanique. Ce dernier était reconnu aussi bien pour ses aquarelles et ses toiles que pour son oeuvre gravé. A la différence de son contemporain Redouté, l'intention première habitant ses oeuvres n'était pas uniquemement scientifique, bien que basée sur une observation approfondie de ses modèles (l'artiste n'hésitant pas, par exemple, à représenter dans un même bouquet différentes variétés de fleurs fleurissant à des périodes différentes). Les planches de cette somptueuse Collection servirent d'ailleurs de précieuse source d'inspiration pour les manufactures de porcelaine ou de textile. "A work of outstanding importance and interest ... issued for the specific purpose of maintaining the great French tradition for excellence of design and draughtsmanship. Perhaps no other prints are more worthy of carrying on the tradition of Jean Baptiste and van Spaendonck than these fine examples of Prévost. Whether bouquets or sprays of flowers or fruit, they possess a splendour and freshness amounting almost to fragrance, which is largely due to the quality of the colour printing" (Gordon Dunthorne, Flower and Fruit Prints of the 18th and early 19th centuries, p. 33). Ouvrage rarissime, l'un des tout premiers exemples de gravure au pointillé en couleurs. (Nissen, 1568).

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées Par : Salle des Ventes PASTAUD
Samedi 3 mars à 14h30 à Limoges : LIVRES ANCIENS ET MODERNES (1er jour sur 2 - n°1 à 492)
 
 
 
 
 
 
Photographies collées sur carton fort monté sur onglets (Ft 29x40), n°2

Photographies collées sur carton fort monté sur onglets (Ft 29x40), toutes légendées et situées de la main d'Armand Rousseau. Armand ROUSSEAU [1835-1895] Gouverneur général d'Indo-Chine. ROUSSEAU (Armand) polytechnicien, homme politique, né à Tréflez (29), fut Gouverneur général d'Indo-Chine de 1894 jusqu'à sa mort à Hanoï le 10 décembre 1896. Il embarqua le 17 février 1895 sur l'Oxus via Alexandrie, Port-Saïd, Suez, Aden, Colombo, Singapour etc et arriva à Saïgon le 16 mars. Il fut accompagné par un photographe officiel qui réalisa les vues de l'époque dans tous les déplacements du diplomate. Ces photographies sont conservées dans la famille du Gouverneur jusqu'à ce jour. Premier album : CEYLAN – SINGAPORE – COCHINCHINE Principaux sujets : temples hindous – vues & paysages – procession bouddhique – intérieur de bâtiments – fête du dragon – inauguration – régates. Principaux lieux : Colombo – Kandic ou Kandee – Kandy – Singapour – Poulocondore – Saïgon – Cholon – Mytho. 48 photographies (Ft 12x18 – 17x22 – 22x28) Deuxième album : EGYPTE – ADEN – CEYLAN Principaux sujets : ports – vues – monuments – bâtiments – tombeaux – pyramides – marché – temples. Principaux lieux : Alexandrie – Port-Saïd – El Kantara – Brankom Hall – Ismaïlia – Suez – Le Caire – Aden – Colombo – Ceylan. 48 photographies (Ft 12x17 – 16x23) Troisième album : TONKIN Principaux sujets : école annamite – mandarins – procession bouddhique – fête du dragon – théâtre – pêcheurs – vie locale – pagodes – marché – église – vues – inondation. Principaux lieux : Hanoï – Namdinh – Phat Dziem – Keso – Song Hoa – Than Moï – région de Langson – Tuyen Quang. 48 photographies (Ft 12x17 – 16 x 23) Quatrième album : TONKIN Principaux sujets : case moï – vues – sampans – marchés – pagodes – pêcheurs - éléphant – rues animées – bâtiments – citadelle. Principaux lieux : Haïphong – Hanoï. 48 photographies (Ft 9x23 – 16x23) Cinquième album : ANNAM – TONKIN Principaux sujets : vues – habitants – pagodes – réception officielle – palais – marché – fêtes – tombeaux. Principaux lieux : Nha Trang – Hué. 48 photographies (Ft 10x16 – 12x16 – 16x23 – 18x24) Sixième album : COCHINCHINE – CAMBODGE – ANNAM Principaux sujets : scènes agricoles – pêcheurs – vues – pagodes – villages – rizières – enterrement – repas – habitants – palais – éléphants – danses – tours – mandarin – jonques. Principaux lieux : Baria – Bien Hoa – Phnôm Penh – Phan Rang. 48 photographies (Ft 11x15 – 16x22 – 19x25) Septième album : TONKIN Principaux sujets : champ de course – jardin botanique – pagodes – bouddah – village – défilé du 14 juillet – caserne – marchands. Principal lieu : Hanoï. 48 photographies (Ft 16x22) Huitième album : TONKIN Principaux sujets : maison – palanquin – habitants – vues – pont – serpent – la cadouille – enterrement. Principaux lieux : Tuyen Quang – Ile de Kebao – Baie d'Along. 41 photographies (Ft 12x16 – 16x22) Soit 377 photographies. Exceptionnels documents photographiques historiques sur l'Indochine française, Ceylan, Singapour, l'Egypte et Aden à la fin du XIXe siècle.

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées Par : DUPONT & Associés
Samedi 7 avril à 14h00 à MORLAIX : Livres Anciens & Modernes
 
Asie - Commission impériale archéologique. Les Mosquées de Samarcande. n°133

Asie - Commission impériale archéologique. Les Mosquées de Samarcande. Fascicule I. Gour-Emir. Saint-Pétersbourg, Expédition pour la Confection des Papiers d'Etat, 1905. In-plano (78 x 57, 5 mm), de (1) f. (dédicace imprimée en noir et rouge à l'Impératrice Alexandra Féodorowna), (1) f. (titre imprimé en rouge et noir avec vignette gravée), (2) ff. de texte avec entête et cul-de-lampe, (1) f. (liste des planches et principales figures in-t.) et 18 planches lithographiées dont 4 en noir, les autres étant coloriées (totalement ou en partie) avec rehauts dorés ou argentés, 3 dépliantes sur 2 ou 3 ff. ; chaque planche est numérotée et légendée (titre et nom de l'artiste). Texte en russe et en français. Dimension des ff. : 75, 8 x 54, 5 cm. En ff. dans un portefeuille moderne toilé noir avec p. de titre au dos, première et dernière couvertures originales en papier bleu avec vignettes et texte en rouge et noir conservées et contrecollées sur carton fort in fine. La première grande monographie russe consacrée au mausolée de Gour-Emir à Samarcande : réalisée par la Commission Impériale Archéologique russe, cet ouvrage de grand format renferme de magnifiques grandes planches couleurs. Si les travaux russes consacrés à Samarcande ont bien ouvert la voie à d'autres ouvrages de recherches approfondies en Occident sur le même sujet, cet ouvrage restera malgré tout incontournable et sans équivalent. Conçu originellement pour être publié en plusieurs fascicules, la série ne comportera qu'un seul fascicule publié au final. Très bel exemplaire.

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées Par : Salle des Ventes PASTAUD
Samedi 3 mars à 14h30 à Limoges : LIVRES ANCIENS ET MODERNES (1er jour sur 2 - n°1 à 492)
 
Livre de fêtes - PERRAULT (Charles). Festiva ad capita annulumque n°722

Livre de fêtes - PERRAULT (Charles). Festiva ad capita annulumque decursio … Paris, Imprimerie Royale, 1670. Grand in-folio (56, 7 x 40, 7 cm), maroquin rouge ép., large encadrement doré à la dentelle dite "du Louvre", armes de France frappées sur les plats (Olivier 2494, fer n° 10 dos à nerfs orné du double L couronné - Olivier 2494, fer 21), tr. dorées. Titre gravé sur cuivre par Rousselet, bandeaux et culs-de-lampe répétés et 96 planches gravées par Chauveau et Silvestre, 7 planches doubles dont 4 à 2 sujets représentant le défilé, 30 grandes figures de cavaliers et participants dont 1 sur double page figurant le roi en empereur romain et 10 planches figurant en tout 55 cartouches de devises. Édition originale de ce luxueux livre de fêtes, courses de testes et de bague..., donné ici dans sa traduction en latin par Esprit Fléchier. Il relate les fêtes somptueuses et les jeux donnés par Louis XIV à la cour le 5 juin 1662, et forme le dixième tome du Cabinet du roi. Les courses de Bague consistaient principalement dans la formation d'un certain nombre de cavaliers divisés par groupes chargés de représenter sous un costume plus ou moins fantaisiste les diverses nations du globe. Enfiler les bagues au grand galop, enlever avec la lance ou l'épée des têtes de Turc ou de Maure faites de carton ou d'osier, tel étaient d'ordinaire les exercices à l'honneur dans les carrousels. On trouve relié in fine le poème en latin par Esprit Fléchier 'Circus Regius, sive Pompa Equestris Ludovici XIV', paginé 65 à 104. (Brunet, II, 337 ; Vinet, 504.) Qqs restaurations à la reliure, qqs rousseurs. Superbe exemplaire en maroquin aux armes.

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées Par : Salle des Ventes PASTAUD
Dimanche 4 mars à 14h30 à Limoges : LIVRES ANCIENS ET MODERNES (2e jour sur 2 - n°493 à 979)