Imprimer cette page

Vente d'art sacre du culte catholique
Samedi 7 avril à 14h00 à ALENCON

Lieu de vente 33 rue demées
61000 Alencon

Retrouvez l'itinéraire sur Google Maps

ORNE ENCHERES SARL

logo Maîtres BIGET & NOWAKOWSKI et ORNE ENCHERES SARL

Contact :
Tél. : 02 33 32 00 02
Fax : 02 33 32 95 28
contact@orne-encheres.fr

 
Détails des frais et conditions (20,075 % volontaire TTC)

Détails des frais et conditions

Fermer
 

Frais de vente

  • 20,075 % TTC en volontaire

Conditions de vente

Télécharger les conditions de vente

Mentions légales

ORNE ENCHERES SARL

Opérateur de ventes volontaires (OVV)
Date déclaration ou N° agrément : 2002-357
TVA intra : FR08443094867

Ajouter à ma sélection
 

 

Belle vente mobilière : ARTS SACRES: MANUSCRITS, ORFEVRERIE, PARAMENTIQUE, RELIQUAIRES ET PAPEROLLES, OBJETS DE CHAPELLE, SCULPTURE, DESSINS, PEINTURES, ... HOTEL DES VENTES D'ALENCON (Alençon)

4 lots illustrés

Vue liste Vue galerie
 
 

Manuscrit provenant de l’abbaye du Mont-Saint-Michel.

Manuscrit-Tractatus

Manuscrit provenant de l’abbaye du Mont-Saint-Michel. Manuscrit-Tractatus de Musica. Item Prosa de S. Autberto. Item Architrenius ad Walterium Rothomagensen Archiep. Anticlaudianus Alani de Antirufino. Ensemble de plusieurs manuscrits sur peau de vélin rédigés par plusieurs mains en latin à différentes époques (première moitié du XIIe siècle jusqu’au XIIIe siècle) réunis en 1 vol in-4 (dim : 270 x 145mn) de 135 feuillets réglés à la pointe sèche ou à l’encre et rubriqués. Notre exemplaire est non relié mais protégé de deux feuillets pliés en deux faisant office de page de garde. Sur le premier feuillet est écrit (calligraphie du XVIIème siècle) « In hoc volumine sunt quidam tractatus de musica. Item Architrenius ad Wal’tm Archiepiscopum Rothomagensem. Item Anticlaudianus Alani di Antirufino » ; inscription reprise du même titre écrite au XVème siècle sur le verso du 4ème feuillet. L’ensemble est constitué de 4 textes : 1-Eléments de géographie, 2-Traité de musique, 3-l’Architrenius de Jean de Hanville et 4-l’Anticlaudianus de Alain de Lille l’ordre d’apparition est le suivant : (Anonyme) Sans titre (Eléments de géographie). 1-Feuillets (1-2(r)) : Réglure à la pointe sèche, texte sur 34 longues lignes pour le premier feuillet (et le verso du second feuillet) puis 23 grandes lignes pour le recto du second feuillet. Ecriture minuscule caroline noire (XIIème siècle) rythmée de 16 lettrines et majuscules rouges. Ces deux feuillets traitent d’éléments de géographie de façon vraiment très succincte sous forme de résumé (ou sous forme d’exemplum « Prisciani exemplum » 8ème ligne) concernant les provinces occupées par Rome (Gaule et pays circonvoisins). « Incipit tractatus di musica » ; note manuscrite du XVIIe siècle en bas du recto du second feuillet). (Anonyme) Tractatus de musica. Item prosa de S. Audberto. 2-feuillets (2v-5) : Disignatio monocordi. Réglure à la pointe sèche, texte sur 34 longues lignes pour les 2 premières pages puis (au verso du 3ème feuillet) 9 longues lignes suivies de 9 longues lignes (toujours de texte) intercalées de partitions (sous forme d’abord de simples points puis ces mêmes points légendés d’une lettre (abcdef)) ; le tout jusqu’au verso du quatrième feuillet*. Ecriture minuscule caroline (première moitié du XIIe siècle) noire rythmée de grandes et petites lettrines et majuscules rouges ; à noter que les lettres des partitions sont elles aussi en rouge. Le cinquième feuillet n’est rédigé (25 grandes lignes) qu’au verso (encre noire uniquement); le recto est vierge. *Les lettres abcdefg indiquent les sept sons en montant ; ancienne codification musicale avant que ne soit utilisées les notes (Abbé Desroches, p.91). Feuillets (6-9) : Ode varus compositionibus metrorum orathii. (suite du traité de musique) Réglure à la pointe sèche, texte sur 34 longues lignes par pages (sauf le verso du 9ème feuillet qui ne comprend que 29 lignes). Ecriture minuscule caroline noire toujours rythmée de quelques lettrines et majuscules rouges. Feuillet 10 : vierge. Feuillets 11-17 : Suite du traité de musique (une note manuscrite du XVIIe siècle en bas du feuillet 17 indiquant « Explicit tractatus de musica ») ; réglure à la pointe sèche, texte sur 34 longues lignes par pages d’explications techniques. Ecriture en minuscule caroline toujours de la première moitié du XIIe siècle à l’encre noire rythmée (tout au long des pages) de lettrines et têtes de chapitre en rouge (Descriptio auctoris diaphonie…, Incipit scolica Anchiriadis de musica, etc…). A noter de nombreux petits tableaux, schémas techniques et exemples de partitions de plein chant. Ce texte s’achève au verso du feuillet 17 après 25 grandes lignes ; s’ensuit sur la même page: Feuillet 17-18 : Prosa de Sancto Auberto épiscopus (Prose de Saint Aubert Evêque*) ; Réglure à la pointe sèche, titre en rouge et vert accompagné d’une majuscule plus importante en rouge et vert (caractéristique du scriptorium du Mont Saint Michel au XIe-XIIe siècle). Texte d’une autre main (peut-être rajouté en hommage à Saint Aubert) mais néanmoins contemporain (XIIème siècle) du traité de musique qui le précède. Ecriture en minuscule caroline à l’encre noire rythmée à intervalles réguliers d’une alternance de lettrines vertes et rouges. L’ensemble est sur 4 grandes lignes au verso du feuillet 17 puis 17 grandes lignes au recto du feuillet 18 pour s’achever au bout de 2 grandes lignes au verso de ce même feuillet. Une note manuscrite tardive (du XVIIème siècle) indiquant « Explicit Prosa di Sancto Auberto ». * fondateur du Mont Saint Michel en 708. Architrenius ad Walterium Rothomagensem Archiep. J.de HANVILLE (ou Jean de HAUVILLE ou de HAUTEVILLE)) Architrenius*. 3-Feuillets 19-74 (à noter que les feuillets 72-74 sont de dimensions plus petites (195 x 115 mn) ; au moins deux rédacteurs. Réglure à l’encre (rouge) ; texte sur 42 petites lignes en colonne centrale composé en écriture gothique primitive (XIIIe siècle) à l’encre noire. Grande lettre rouge ornée en tête ; ensemble rythmé de quelques lettrines rouges (certaines modestement ornées) tout au long du poème se terminant en bas du 68ème feuillet par « explicit architrennis felicite ». Présence de deux feuillets seuls (69-70) d’aspect identique au texte du Triphenius, ordonnés de la même manière et de même dimension. Il s’agit visiblement du même texte. Ces feuillets ne sont visiblement pas à leur place et sont montés maladroitement (certainement lors de la confection du volume). Une page frottée à certains endroits avec pertes de lettres. De plus Au recto du feuillet 59 est indiqué « lib.ix » et au verso du feuillet 65 « Liber viii » ; ce qui de facto indique une inversion de cahiers. Feuillets 71-74 : « In hoc quatermioni continentur argumenta Anticlaudiani et Architrenii** » (en bas du verso du feuillet 69 ; écriture XVIIe). Texte (toujours de la même époque en gothique primitive noire et rouge) écrit à deux mains ; la première main exécute un texte de 34 grandes lignes sur 2 feuillets (71-72) continuant au 73r sur 12 grandes lignes ; la seconde main continue sur 18 grandes lignes avant de terminer par une table des matières (capitula) des 9 livres (du f.73v au début du f.74v). *Poème satirico-didactique à prétention moralisante rédigé en latin en 4361 hexamètres répartis en neuf livres. Le nom Architrenius signifie Archipleureur (« grand lamentateur »). La pièce composée vers 1184 est une satire allégorique des grands et des écoles ; il est question des palais de Vénus et de la Gloutonnerie, des collines parisiennes de l’Ambition et de la Présomption. Le voyageur, gémissant ou indigné, parvient finalement chez Dame Nature qui lui fait épouser la Modération. Dictionnaire des lettres françaises (p.416). **Peut-être une table commune entre l’Architrenius et l’Anticlaudiani. Hubert Silvestre (dans la revue Belge de philologie et d’histoire; traduction de Paul Gerhard Schmidt sur l’Architrenius) explique qu’entre L’Architenius et L’Anticlaudiani (dernier texte de notre recueil) « (…) des similitudes évidentes qu’on relève entre ces œuvres peuvent parfaitement s’expliquer à partir de sources communes ». ALAIN de LILLE Anticlaudianus*. 4-Feuillets 75 à 135. (En face des eux premières lignes de texte ; écriture du XVIIème siècle « Incipit anticlaudiani Alani di Antirufino ».) Réglure à l’encre; texte du XIIIème siècle composé à l’encre noire en gothique primitive (orné d’une grande première lettre ornée et filigranée rouge et bleue) rythmée de quelques majuscules et lettrines rouges. sur 35 petites lignes en colonne centrale (pour la première page) puis 36 petites lignes à chaque feuillet ; l’ensemble se terminant au bout de 25 petites lignes au recto du feuillet 135 par « Explisit Anticlaudianus » (et rajouté au XVIIème siècle) Alani de Antirufino. *L’Anticlaidianus est une épopée latine de 4351 vers composée en 9 livres dont le sujet est allégorique. Nature veut racheter l’imperfection de toutes ses œuvres en fabriquant une seule œuvre parfaite, en la personne d’un homme nouveau dont la divinité ne serait pas contre-nature. Pour ce faire, elle demande l’aide des vertus célestes, en particulier Prudence, Raison et Concorde. qui débattent de la réalisation possible du projet tributaire de l’intervention du créateur pour fabriquer une âme parfaite, chose impossible à Nature. Convaincue par ses sœurs, Prudence accepte enfin de plaider la cause de Nature devant Dieu. Un char fabriqué par les arts libéraux, assemblé par Concorde, tiré par les chevaux des Sens et conduit par Raison la mène à travers les différentes sphères célestes jusqu’au ciel empyrée. Là elle rencontre deux sœurs, Théologie et Foi : La première accepte de la guider seule, chevauchant le cheval de l’Ouïe, tandis que la seconde avec un onguent la soigne d’un coma profond occasionné par la vision aveuglante des mystères de la divinité, et lui offre un miroir pour appréhender sans dangers les arcanes de Dieu. Ce dernier, secondé de la mystérieuse Noys, accède aux prières de Nature, sélectionne une âme parfaite et la confie à Prudence, qui la rapporte sur terre. Nature fabrique alors un corps pur, que Concorde associe avec l’âme divine ; enfin les autres Vertus célestes dotent l’Homme Nouveau ainsi formé. A l’annonce de cette nouvelle, la Furie Alecto convoque les Vices infernaux et décrète la guerre contre cet unique ennemi. L’Homme Nouveau, aidé par les Vertus célestes, défait en combat singulier chacun des Vices majeurs, débarrasse la terre de leur influence, et instaure de fait un nouvel âge d’or. Fl. ROUILLE-Alain de Lille, Anticlaudianus (Thèse soutenue en Décembre 2007-Paris IV). Au dos du feuillet 135 (et dernier) : est rédigé ceci (écriture du XVème siècle) : « Omnibus est notum quod multum diligo potum me piget et doleo quod memius necques artem grammatice discere quod logice » (A tous il est notoire que j’aime beaucoup boire. J’ai honte et je m’afflige que je ne puisse mieux apprendre l’art de la grammaire que celui de la logique) s’ensuit une esquisse sommaire mais néanmoins finement exécutée d’un personnage tenant une lance (peut-être l’Archange Saint-Michel avec son attribut ?) légendé « Robertus Gar…(illisible) fecit ». Sous l’esquisse est le texte suivant (en français) : « L’église Saint-Michel du Mont Depuis la tour tout en amont Tout à coup en ruine vint L’an mil quatre cent un et vingt En la vigile Saint Mathieu Sans blesser homme merci Dieu » L’an mil… (date grattée et signature illisible). A noter que l’auteur d’une petite note manuscrite sur vignette volante (présente dans ce recueil) ignorant l’incendie de 1421* ; confond cet évènements avec une autre catastrophe qui s’est passée en 1103**. *septième incendie qui dévore le haut de l’église jusqu’aux chaires du chœur, lequel s’effondre sans blesser personne. A. LEBRETON-Une visite au Mont-Saint-Michel (p.51). ** Effondrement de la nef au sortir des matines écrasant la moitié du dortoir sans blesser aucun de ceux qui avaient été exempté de cérémonie). L’absence de victimes tint pour chose miraculeuse. (P. GOUT-Le Mont-Saint-Michel (I-13)). Etat : Galerie de vers affectant les 2 feuillets de protection pliés en deux, présence d’une mouillure ancienne en marge de l’angle inférieur droit (sans atteinte au texte et sans gravité) affectant une moitié de l’Anticlaudianus. Coutures fragiles voire très fragiles néanmoins et malgré l’absence de reliure exemplaire tout à fait correcte et solide. Provenance : Historique du manuscrit dans différents catalogues : 1639 : Dom Anselme Le Michel analyse le document et lui donne la côte K8 (absence d’indication sur le manuscrit). 1739 : Dom Bernard de Montfaucon le répertorie sous la côte 219 (visible au recto du premier feuillet de texte). 1795 : Pierre-François Pinot-Cocherie commissaire nommé par les administrateurs du district d’Avranches, dresse le catalogue de la bibliothèque de l’Abbaye prise en 1790 (et dont une partie fut volée au Genêts l’année suivante par négligence) et nomme notre manuscrit côte 246 (absence d’indication sur le manuscrit). Dans ce catalogue les manuscrits sont reclassés par thème et en conséquence reçoivent encore une nouvelle cote. Le manuscrit qui nous intéresse est répertorié dans la série sciences et arts sous la côte 315 (les rédacteurs l’ont incorporé à cet endroit par rapport au traité de musique). Absence totale (après examen minutieux) de mentions de côtes, de chiffres, d’indications diverses manuscrites ou imprimées, de tampons ni de grattages postérieurs suspects. 1801* : Bibliothèque d’Avranches ; inventaire en date du 20 thermidor An IX (Avranches BM, 266) : absence totale du manuscrit ; aucune mention. 1820 : Inventaire des manuscrits de la bibliothèque d’Avranches (actuellement conservé à la bibliothèque de cette ville sous la côte 268) : Notre manuscrit est absent. On ne trouve aucune trace de ce manuscrit par la suite dans aucun inventaire jusqu’à aujourd’hui. *Il est à noter que cet inventaire ne récence que 175 volumes sur les 205 subsistants encore aujourd’hui) ; on peut en conclure que le manuscrit a disparu dans la tourmente entre 1795 et 1820 (simple vol, chouannerie normande ???); plus vraisemblablement entre 1795 et 1801. Toutes les preuves et photocopies des documents cités sont disponibles à l’étude.

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées
 

Manuscrit provenant de l’abbaye du Mont-Saint-Michel.

Manuscrit-Tractatus

Manuscrit provenant de l’abbaye du Mont-Saint-Michel.

Manuscrit-Tractatus

Manuscrit provenant de l’abbaye du Mont-Saint-Michel.

Manuscrit-Tractatus

Manuscrit provenant de l’abbaye du Mont-Saint-Michel. Manuscrit-Tractatus de Musica. Item Prosa de S. Autberto. Item Architrenius ad Walterium Rothomagensen Archiep. Anticlaudianus Alani de Antirufino. Ensemble de plusieurs manuscrits sur peau de vélin rédigés par plusieurs mains en latin à différentes époques (première moitié du XIIe siècle jusqu’au XIIIe siècle) réunis en 1 vol in-4 (dim : 270 x 145mn) de 135 feuillets réglés à la pointe sèche ou à l’encre et rubriqués. Notre exemplaire est non relié mais protégé de deux feuillets pliés en deux faisant office de page de garde. Sur le premier feuillet est écrit (calligraphie du XVIIème siècle) « In hoc volumine sunt quidam tractatus de musica. Item Architrenius ad Wal’tm Archiepiscopum Rothomagensem. Item Anticlaudianus Alani di Antirufino » ; inscription reprise du même titre écrite au XVème siècle sur le verso du 4ème feuillet. L’ensemble est constitué de 4 textes : 1-Eléments de géographie, 2-Traité de musique, 3-l’Architrenius de Jean de Hanville et 4-l’Anticlaudianus de Alain de Lille l’ordre d’apparition est le suivant : (Anonyme) Sans titre (Eléments de géographie). 1-Feuillets (1-2(r)) : Réglure à la pointe sèche, texte sur 34 longues lignes pour le premier feuillet (et le verso du second feuillet) puis 23 grandes lignes pour le recto du second feuillet. Ecriture minuscule caroline noire (XIIème siècle) rythmée de 16 lettrines et majuscules rouges. Ces deux feuillets traitent d’éléments de géographie de façon vraiment très succincte sous forme de résumé (ou sous forme d’exemplum « Prisciani exemplum » 8ème ligne) concernant les provinces occupées par Rome (Gaule et pays circonvoisins). « Incipit tractatus di musica » ; note manuscrite du XVIIe siècle en bas du recto du second feuillet). (Anonyme) Tractatus de musica. Item prosa de S. Audberto. 2-feuillets (2v-5) : Disignatio monocordi. Réglure à la pointe sèche, texte sur 34 longues lignes pour les 2 premières pages puis (au verso du 3ème feuillet) 9 longues lignes suivies de 9 longues lignes (toujours de texte) intercalées de partitions (sous forme d’abord de simples points puis ces mêmes points légendés d’une lettre (abcdef)) ; le tout jusqu’au verso du quatrième feuillet*. Ecriture minuscule caroline (première moitié du XIIe siècle) noire rythmée de grandes et petites lettrines et majuscules rouges ; à noter que les lettres des partitions sont elles aussi en rouge. Le cinquième feuillet n’est rédigé (25 grandes lignes) qu’au verso (encre noire uniquement); le recto est vierge. *Les lettres abcdefg indiquent les sept sons en montant ; ancienne codification musicale avant que ne soit utilisées les notes (Abbé Desroches, p.91). Feuillets (6-9) : Ode varus compositionibus metrorum orathii. (suite du traité de musique) Réglure à la pointe sèche, texte sur 34 longues lignes par pages (sauf le verso du 9ème feuillet qui ne comprend que 29 lignes). Ecriture minuscule caroline noire toujours rythmée de quelques lettrines et majuscules rouges. Feuillet 10 : vierge. Feuillets 11-17 : Suite du traité de musique (une note manuscrite du XVIIe siècle en bas du feuillet 17 indiquant « Explicit tractatus de musica ») ; réglure à la pointe sèche, texte sur 34 longues lignes par pages d’explications techniques. Ecriture en minuscule caroline toujours de la première moitié du XIIe siècle à l’encre noire rythmée (tout au long des pages) de lettrines et têtes de chapitre en rouge (Descriptio auctoris diaphonie…, Incipit scolica Anchiriadis de musica, etc…). A noter de nombreux petits tableaux, schémas techniques et exemples de partitions de plein chant. Ce texte s’achève au verso du feuillet 17 après 25 grandes lignes ; s’ensuit sur la même page: Feuillet 17-18 : Prosa de Sancto Auberto épiscopus (Prose de Saint Aubert Evêque*) ; Réglure à la pointe sèche, titre en rouge et vert accompagné d’une majuscule plus importante en rouge et vert (caractéristique du scriptorium du Mont Saint Michel au XIe-XIIe siècle). Texte d’une autre main (peut-être rajouté en hommage à Saint Aubert) mais néanmoins contemporain (XIIème siècle) du traité de musique qui le précède. Ecriture en minuscule caroline à l’encre noire rythmée à intervalles réguliers d’une alternance de lettrines vertes et rouges. L’ensemble est sur 4 grandes lignes au verso du feuillet 17 puis 17 grandes lignes au recto du feuillet 18 pour s’achever au bout de 2 grandes lignes au verso de ce même feuillet. Une note manuscrite tardive (du XVIIème siècle) indiquant « Explicit Prosa di Sancto Auberto ». * fondateur du Mont Saint Michel en 708. Architrenius ad Walterium Rothomagensem Archiep. J.de HANVILLE (ou Jean de HAUVILLE ou de HAUTEVILLE)) Architrenius*. 3-Feuillets 19-74 (à noter que les feuillets 72-74 sont de dimensions plus petites (195 x 115 mn) ; au moins deux rédacteurs. Réglure à l’encre (rouge) ; texte sur 42 petites lignes en colonne centrale composé en écriture gothique primitive (XIIIe siècle) à l’encre noire. Grande lettre rouge ornée en tête ; ensemble rythmé de quelques lettrines rouges (certaines modestement ornées) tout au long du poème se terminant en bas du 68ème feuillet par « explicit architrennis felicite ». Présence de deux feuillets seuls (69-70) d’aspect identique au texte du Triphenius, ordonnés de la même manière et de même dimension. Il s’agit visiblement du même texte. Ces feuillets ne sont visiblement pas à leur place et sont montés maladroitement (certainement lors de la confection du volume). Une page frottée à certains endroits avec pertes de lettres. De plus Au recto du feuillet 59 est indiqué « lib.ix » et au verso du feuillet 65 « Liber viii » ; ce qui de facto indique une inversion de cahiers. Feuillets 71-74 : « In hoc quatermioni continentur argumenta Anticlaudiani et Architrenii** » (en bas du verso du feuillet 69 ; écriture XVIIe). Texte (toujours de la même époque en gothique primitive noire et rouge) écrit à deux mains ; la première main exécute un texte de 34 grandes lignes sur 2 feuillets (71-72) continuant au 73r sur 12 grandes lignes ; la seconde main continue sur 18 grandes lignes avant de terminer par une table des matières (capitula) des 9 livres (du f.73v au début du f.74v). *Poème satirico-didactique à prétention moralisante rédigé en latin en 4361 hexamètres répartis en neuf livres. Le nom Architrenius signifie Archipleureur (« grand lamentateur »). La pièce composée vers 1184 est une satire allégorique des grands et des écoles ; il est question des palais de Vénus et de la Gloutonnerie, des collines parisiennes de l’Ambition et de la Présomption. Le voyageur, gémissant ou indigné, parvient finalement chez Dame Nature qui lui fait épouser la Modération. Dictionnaire des lettres françaises (p.416). **Peut-être une table commune entre l’Architrenius et l’Anticlaudiani. Hubert Silvestre (dans la revue Belge de philologie et d’histoire; traduction de Paul Gerhard Schmidt sur l’Architrenius) explique qu’entre L’Architenius et L’Anticlaudiani (dernier texte de notre recueil) « (…) des similitudes évidentes qu’on relève entre ces œuvres peuvent parfaitement s’expliquer à partir de sources communes ». ALAIN de LILLE Anticlaudianus*. 4-Feuillets 75 à 135. (En face des eux premières lignes de texte ; écriture du XVIIème siècle « Incipit anticlaudiani Alani di Antirufino ».) Réglure à l’encre; texte du XIIIème siècle composé à l’encre noire en gothique primitive (orné d’une grande première lettre ornée et filigranée rouge et bleue) rythmée de quelques majuscules et lettrines rouges. sur 35 petites lignes en colonne centrale (pour la première page) puis 36 petites lignes à chaque feuillet ; l’ensemble se terminant au bout de 25 petites lignes au recto du feuillet 135 par « Explisit Anticlaudianus » (et rajouté au XVIIème siècle) Alani de Antirufino. *L’Anticlaidianus est une épopée latine de 4351 vers composée en 9 livres dont le sujet est allégorique. Nature veut racheter l’imperfection de toutes ses œuvres en fabriquant une seule œuvre parfaite, en la personne d’un homme nouveau dont la divinité ne serait pas contre-nature. Pour ce faire, elle demande l’aide des vertus célestes, en particulier Prudence, Raison et Concorde. qui débattent de la réalisation possible du projet tributaire de l’intervention du créateur pour fabriquer une âme parfaite, chose impossible à Nature. Convaincue par ses sœurs, Prudence accepte enfin de plaider la cause de Nature devant Dieu. Un char fabriqué par les arts libéraux, assemblé par Concorde, tiré par les chevaux des Sens et conduit par Raison la mène à travers les différentes sphères célestes jusqu’au ciel empyrée. Là elle rencontre deux sœurs, Théologie et Foi : La première accepte de la guider seule, chevauchant le cheval de l’Ouïe, tandis que la seconde avec un onguent la soigne d’un coma profond occasionné par la vision aveuglante des mystères de la divinité, et lui offre un miroir pour appréhender sans dangers les arcanes de Dieu. Ce dernier, secondé de la mystérieuse Noys, accède aux prières de Nature, sélectionne une âme parfaite et la confie à Prudence, qui la rapporte sur terre. Nature fabrique alors un corps pur, que Concorde associe avec l’âme divine ; enfin les autres Vertus célestes dotent l’Homme Nouveau ainsi formé. A l’annonce de cette nouvelle, la Furie Alecto convoque les Vices infernaux et décrète la guerre contre cet unique ennemi. L’Homme Nouveau, aidé par les Vertus célestes, défait en combat singulier chacun des Vices majeurs, débarrasse la terre de leur influence, et instaure de fait un nouvel âge d’or. Fl. ROUILLE-Alain de Lille, Anticlaudianus (Thèse soutenue en Décembre 2007-Paris IV). Au dos du feuillet 135 (et dernier) : est rédigé ceci (écriture du XVème siècle) : « Omnibus est notum quod multum diligo potum me piget et doleo quod memius necques artem grammatice discere quod logice » (A tous il est notoire que j’aime beaucoup boire. J’ai honte et je m’afflige que je ne puisse mieux apprendre l’art de la grammaire que celui de la logique) s’ensuit une esquisse sommaire mais néanmoins finement exécutée d’un personnage tenant une lance (peut-être l’Archange Saint-Michel avec son attribut ?) légendé « Robertus Gar…(illisible) fecit ». Sous l’esquisse est le texte suivant (en français) : « L’église Saint-Michel du Mont Depuis la tour tout en amont Tout à coup en ruine vint L’an mil quatre cent un et vingt En la vigile Saint Mathieu Sans blesser homme merci Dieu » L’an mil… (date grattée et signature illisible). A noter que l’auteur d’une petite note manuscrite sur vignette volante (présente dans ce recueil) ignorant l’incendie de 1421* ; confond cet évènements avec une autre catastrophe qui s’est passée en 1103**. *septième incendie qui dévore le haut de l’église jusqu’aux chaires du chœur, lequel s’effondre sans blesser personne. A. LEBRETON-Une visite au Mont-Saint-Michel (p.51). ** Effondrement de la nef au sortir des matines écrasant la moitié du dortoir sans blesser aucun de ceux qui avaient été exempté de cérémonie). L’absence de victimes tint pour chose miraculeuse. (P. GOUT-Le Mont-Saint-Michel (I-13)). Etat : Galerie de vers affectant les 2 feuillets de protection pliés en deux, présence d’une mouillure ancienne en marge de l’angle inférieur droit (sans atteinte au texte et sans gravité) affectant une moitié de l’Anticlaudianus. Coutures fragiles voire très fragiles néanmoins et malgré l’absence de reliure exemplaire tout à fait correcte et solide. Provenance : Historique du manuscrit dans différents catalogues : 1639 : Dom Anselme Le Michel analyse le document et lui donne la côte K8 (absence d’indication sur le manuscrit). 1739 : Dom Bernard de Montfaucon le répertorie sous la côte 219 (visible au recto du premier feuillet de texte). 1795 : Pierre-François Pinot-Cocherie commissaire nommé par les administrateurs du district d’Avranches, dresse le catalogue de la bibliothèque de l’Abbaye prise en 1790 (et dont une partie fut volée au Genêts l’année suivante par négligence) et nomme notre manuscrit côte 246 (absence d’indication sur le manuscrit). Dans ce catalogue les manuscrits sont reclassés par thème et en conséquence reçoivent encore une nouvelle cote. Le manuscrit qui nous intéresse est répertorié dans la série sciences et arts sous la côte 315 (les rédacteurs l’ont incorporé à cet endroit par rapport au traité de musique). Absence totale (après examen minutieux) de mentions de côtes, de chiffres, d’indications diverses manuscrites ou imprimées, de tampons ni de grattages postérieurs suspects. 1801* : Bibliothèque d’Avranches ; inventaire en date du 20 thermidor An IX (Avranches BM, 266) : absence totale du manuscrit ; aucune mention. 1820 : Inventaire des manuscrits de la bibliothèque d’Avranches (actuellement conservé à la bibliothèque de cette ville sous la côte 268) : Notre manuscrit est absent. On ne trouve aucune trace de ce manuscrit par la suite dans aucun inventaire jusqu’à aujourd’hui. *Il est à noter que cet inventaire ne récence que 175 volumes sur les 205 subsistants encore aujourd’hui) ; on peut en conclure que le manuscrit a disparu dans la tourmente entre 1795 et 1820 (simple vol, chouannerie normande ???); plus vraisemblablement entre 1795 et 1801. Toutes les preuves et photocopies des documents cités sont disponibles à l’étude.

Livres - Manuscrits - Autographes - Bandes dessinées