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Vente dessins et tableaux anciens - mobilier et objets d'art
Mercredi 29 novembre à 14h00 à PARIS

Lieu de vente DROUOT RICHELIEU SALLE 1
9 RUE DROUOT
75009 Paris

Retrouvez l'itinéraire sur Google Maps Expositions :
  • mardi 28 novembre de 11h00 à 18h00 : DROUOT SALLE 1
  • mercredi 29 novembre de 11h00 à 12h00 : DROUOT SALLE 1

AUDAP - MIRABAUD

logo Me Pierre AUDAP et Me Fabien MIRABAUD  et AUDAP - MIRABAUD

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Tél. : 01 53 30 90 30
Fax : 01 53 30 90 31
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AUDAP - MIRABAUD

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Date déclaration ou N° agrément : 2010-736
TVA intra : FR94521976589

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n°31 BOTTICELLI Sandro (1445-1510) et son atelier "La Vierge à la Grenade, Estimation :
500 000€ - 700 000€
BOTTICELLI Sandro (1445-1510) et son atelier
"La Vierge à la Grenade,

n°31 : BOTTICELLI Sandro (1445-1510) et son atelier "La Vierge à la Grenade,

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"La Vierge à la Grenade,

BOTTICELLI Sandro (1445-1510) et son atelier "La Vierge à la Grenade, rehauts d'or" Panneau de peu...

 
 

BOTTICELLI Sandro (1445-1510) et son atelier "La Vierge à la Grenade, rehauts d'or" Panneau de peuplier, un planche, non parqueté, cintré dans la partie supérieure (anciennement rectangulaire, agrandi dans la partie supérieure) Haut. : 90,5 cm ; Larg. : 59 cm (Restaurations anciennes et petits manques) Au revers du panneau, n° 39, n° 3889. Provenance : - Londres, Collection Frederick Richards Leyland, Esq. ; - Sa vente, Londres, Christie, Manson & Woods (8 King Street, St. James's Square), 28 mai 1892, lot 96 (245 15S £ à Bourne) ; - Collection Édouard Aynard au Château de Bayère à Charmay, près de Lyon ; - Sa vente, Paris, Galerie Georges Petit, 1er au 4 décembre 1913 (Me Lair-Dubreuil), lot 39 (comme "attribué à Botticelli") (ill. 1 a et b) ; - Acquis par le grand-père de l'actuel propriétaire. Exposition : Exhibition of works by The Old masters and by deceased masters of the British School, Winter Exhibition, Seventh Year, Burlington House (Siège de la Royal Academy), en 1876, n° 196 (donné à Fra Filippo Lippi par confusion dans le catalogue avec le n° 197 qui lui, est donné à Botticelli, Collection Frederick Richards Leyland, Esq). Bibliographie : - Ronald Lightbown, Botticelli Complete Catalogue, 1978, vol II, p. 66 (comme "attributed to Botticelli") ; - Herbert P. Horne, Sandro Botticelli Painter of Florence, 1908, rééd. 1987, vol III, p. 65 (comme "school of Botticelli") ; - Nicoletta Pons, Botticelli Catalogo completo, Milan, Rizzoli, 1989, p. 74, n° 69 (comme "derivazione delle figure centrali dalla Madonna del melograno"). Notre panneau a appartenu à deux collectionneurs passionnés de la Renaissance florentine, qui possédaient plusieurs tableaux attribués à Botticelli. Dans le troisième tiers du XIXe siècle à Londres, il appartenait à Frederick R. Leyland. On sait l'intérêt de cet artiste pour l'époque victorienne et l'influence qu'il eut sur les peintres anglais. Au début du XXe siècle, le tableau est dans la Collection Édouard Aynard près de Lyon. Banquier, député du Rhône, Président de la Commission d'acquisition des Musées de la ville de Lyon à partir de 1878 et donateur, au Musée des Beaux-Arts de Lyon (1), Édouard Aynard est l'un des fondateurs du Musée Historique des tissus de Lyon. Présenté aux enchères pour la dernière fois en 1913, notre panneau a ensuite été conservé dans une collection privée (ill. 2)) et non disponible à la vue. Les avis des spécialistes dans la littérature ont été donnés à partir de la photographie reproduite dans le catalogue de 1913. La composition dérive des deux figures au centre du grand tondo, la Madone à la Grenade, avec six anges, conservée à la Galerie des Offices de Florence. La pose est la même : la Vierge tient une grenade ouverte, symbole de la Passion du Christ qui bénit de la main droite. À la place du fond uniforme du tableau florentin, la Madone est ici située devant un parapet, avec une porte architecturée en perspective à gauche et un paysage sur la droite. On note encore de nombreuses variantes : le châle sur les épaules de la Vierge, blanc brodé de bleu et de rouge, est ici devenu rose, et l'enfant, vêtu d'une chemise blanche qui couvre son corps aux Offices, est ici complètement nu. Ce tondo a été peint par Botticelli dans les années 1480, vers 1487, suivant la datation la plus souvent acceptée, peint lorsque l'artiste était au sommet de sa carrière, probablement pour une administration publique, comme le laisse penser son cadre fleurdelisé aux armes de Florence. La Vierge possède des traits fins, un long cou, une expression légèrement triste qui renvoie au visage de la Naissance de Vénus. Montré dans un lieu public, l'artiste a dû être sollicité par de nombreux particuliers qui souhaitaient en posséder une réplique plus petite, destinés à la dévotion privée. On connaît d'autres versions du tondo avec plus ou moins de variantes (Berlin, Gemäldegalerie ; autrefois à Londres, collection Ludlov ; vente à New York, Sotheby's, 28 janvier 2016, lot 12). (1) sur son activité concernant les musées lyonnais, voir le catalogue de l'exposition Quattrocento, musée des beaux-arts de Lyon, 19 novembre 1987- 3 avril 1988, pp.11-13, avec bibliographie antérieure sur ce collectionneur. Il fit acheter plusieurs oeuvres à Londres, chez Colnaghi. Le catalogue de sa vente posthume de 1913 propose deux autres tableaux de Botticelli : la Crucifixion mystique (lot 38, aujourd'hui au Havard Art Museum de Cambridge aux États-Unis) et une Vierge à l'Enfant dans une loggia (lot 39).
Réf. : 4097 - 1

Tableaux anciens (avant l’impressionnisme 1870) Par : AUDAP - MIRABAUD
Mercredi 29 novembre à 14h00 à PARIS : VENTE DESSINS ET TABLEAUX ANCIENS - MOBILIER ET OBJETS D'ART
 
n°34 COFFERMANS Marcellus (actif à Anvers entre 1549 et 1578) "La Sainte Estimation :
80 000€ - 120 000€
COFFERMANS Marcellus (actif à Anvers entre 1549 et 1578)
"La Sainte

n°34 : COFFERMANS Marcellus (actif à Anvers entre 1549 et 1578) "La Sainte

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"La Sainte

COFFERMANS Marcellus (actif à Anvers entre 1549 et 1578) "La Sainte Famille entourée d'anges" Pann...

 
 

COFFERMANS Marcellus (actif à Anvers entre 1549 et 1578) "La Sainte Famille entourée d'anges" Panneau de chêne parqueté, légèrement agrandi sur quatre côtés, signé à droite "Marcellus Koffermans / fecit". Haut. : 25 cm ; Larg. : 19 cm Provenance : - Collection du Marquis d' Aoust, Paris ; - Collection Mueller, Berlin, avant 1902 ; - Collection Adolphe Schloss, Paris, de 1902 à 1949 ; - Vente "La collection de feu M. Adolphe Schloss", Paris, Galerie Charpentier, 25 mai 1949, lot 12 (repr.), vendu 650 000 francs ; - Vente anonyme, Galerie Charpentier, Paris, 7-8 décembre 1954, lot 58, vendu 730 000 francs. Exposition : Bruges, Provinciaal Hof, Exposition de primitifs flamands et d'art ancien, 15 juin 1902 au 15 septembre 1902, n° 235 (catalogue par H. Hulin de Loo). Bibliographie : - M.-J. Friedländer, "Die Brügger Leihausstellung von 1902", Repertorium für Kunstwissenschaft 26, 1903, pp. 147-175, notre tableau est cité p. 162 ; - Diaz Pardon, "Identificacion de algunas pinturas de Marcellus Coffermans", Bulletin des Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles, 1981-1984, pp. 33 à 61, cité p. 46 ; - Marc Rudolf de Vrij, Marcellus Coffermans, Amsterdam, éditeur M.R.V., 2003, p. 107-108, repr. pl. 13. Actif à Anvers dans le troisième quart du XVIe siècle, Marcellus Coffermans a été reçu comme maître à la Guilde de Saint-Luc en 1549. Son esthétique n'est pas celle de ses contemporains maniéristes ou romanisants. Il s'est spécialisé dans des reprises des compositions du siècle précédent, dans la tradition de Bruges et de Gand. Il reprend des motifs puisés chez Weyden, Memling, Gérard David. Friedländer a émis l'hypothèse que notre composition provenait de divers éléments empruntés à Schongauer, mais comme l'a noté De Vrijl en 2003, ce n'est que partiellement vrai. Le groupe des anges s'inspire de gravures de Schongauer mais sans les copier littéralement, et on peut rapprocher le Saint Joseph d'un apôtre endormi dans l'estampe "Le Christ au Jardin des Oliviers" du maître alsacien. La Vierge et l'Enfant sont tirés d'une création de Van der Weyden connue par un dessin d'atelier et un tableau à Bruxelles (au Musée Royaux des Beaux-Arts), mais l'enfant regarde sa mère, alors qu'ici sa tête est tournée vers le spectateur. Le groupe des trois d'anges est archaïque et renvoie au XVe siècle, alors que le quatrième, en orange, apporte une touche d'espièglerie. L'un d'eux tient une banderole avec une partition musicale, où on peut lire en latin : ave puer parvule iesu rex sublimis nobilis fabule deus magne mise. L'interprétation se situe à mi-chemin entre une sainte Famille avec des anges et un épisode de la fuite en Égypte. Saint Joseph, tenant un bâton de marche et endormi, évoque le repos pris pendant cet exode. Cette iconographie est assez rare : on la trouve par exemple dans la peinture d'Orazio Gentileschi au Louvre. Le paysage, d'une grande profondeur, témoigne de l'influence de Joachim Patinir et d'Henri Met de Bles. On y voit une montagne à gauche, une grande route au centre, et à gauche une maison crénelée à pignons à redents, sur une rivière où nagent de cygnes et donnant derrière sur un pigeonnier. Ces détails imperceptibles au premier coup d'oeil témoignent du soin apporté à ce panneau qui nous est parvenu dans un état de fraîcheur exceptionnel. Une autre version de cette composition, sans grande variante - où le père éternel a été ajouté à la place de la frondaison de l'arbre - est conservée au Musée du Prado à Madrid (21 x 14 cm ; inv. Po2723). Sur les 150 oeuvres données à notre artiste, seules treize sont signées et cinq seulement avec un "K" à la première lettre du nom (Marc Rudolf de Vrij, op. cit, n° 2, 22, 34A, 42 et celui-ci). La finesse de la facture, la précision miniaturiste, ainsi que la signature montrent qu'il s'agit ici d'une oeuvre de la main du maître.
Réf. : 4550 - 1

Tableaux anciens (avant l’impressionnisme 1870) Par : AUDAP - MIRABAUD
Mercredi 29 novembre à 14h00 à PARIS : VENTE DESSINS ET TABLEAUX ANCIENS - MOBILIER ET OBJETS D'ART
 
n°135 Important bijou : L'oiseau Bâ (L'âme du défunt) en or, traces de Estimation :
18 000€ - 25 000€
Important bijou : L'oiseau Bâ (L'âme du défunt) en or, traces de

n°135 : Important bijou : L'oiseau Bâ (L'âme du défunt) en or, traces de

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Important bijou : L'oiseau Bâ (L'âme du défunt) en or, traces de pâte de verre de couleur. Égypte, ...

 
 

Important bijou : L'oiseau Bâ (L'âme du défunt) en or, traces de pâte de verre de couleur. Égypte, dernière dysnastie indigène-début de l'époque Ptolémaïque. (IVeme siècle avant J.C.). Larg. : 9 cm ; Long. : 5,3 cm ; Poids brut : 16 g. (Accidents, manques et restaurations.) " J'ai eu connaissance de l'existence de ce bijou dans les années 1960 auprès de Mademoiselle Denise André, alors responsable de l'atelier André au 15 rue Dufrénoy à Paris 16ème. Mademoiselle Denise André y tenait particulièrement et nous allons en comprendre la raison : La Maison André tient ses origines d'Alfred André (1839-1919), d'abord installé au pied de la Butte Montmartre en 1859, puis 15 rue Dufrénoy. Son fils Léon, son petit-fils Pierre et enfin son arrière-petit- fils Jean-Michel, poursuivront l'oeuvre de leur grand-père et arrière-grand-père jusqu'en 2015. Pierre André appelé pour séjourner en Égypte durant une année en 1939 par le Roi Farouk et le conservateur du Louvre en poste, Étienne Drioton, pour effectuer le dépliage d'une cinquantaine de coupelles en argent découvertes à Tôd en Haute Égypte, ainsi que d'autres objets dont un rhyton en argent Ptolémaïque et une trompette en argent de Toutankhamon, auraient vraisemblablement reçu ce bijou en cadeau, ce qui explique son attachement par Mademoiselle Denise André." : Jean Roudillon, Expert
Réf. : 4353 - 4

Archéologie - Antiquité - Objets de fouille Par : AUDAP - MIRABAUD
Mercredi 29 novembre à 14h00 à PARIS : VENTE DESSINS ET TABLEAUX ANCIENS - MOBILIER ET OBJETS D'ART
 
n°180 Paire de gaines porte-lumière en forme de terme, en bronze patiné Estimation :
20 000€ - 30 000€
Paire de gaines porte-lumière en forme de terme, en bronze patiné

n°180 : Paire de gaines porte-lumière en forme de terme, en bronze patiné

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Paire de gaines porte-lumière en forme de terme, en bronze patiné vert et or, le corps en marbre noi...

 
 
 
 
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Belle vente mobilière : DESSINS TABLEAUX ANCIENS CERAMIQUES ANCIENNES ART DE L’ISLAM & INDE HAUTE EPOQUE & ARCHEOLOGIE MOBILIER & OBJETS D’ART

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BOTTICELLI Sandro (1445-1510) et son atelier
"La Vierge à la Grenade, n°31
BOTTICELLI Sandro (1445-1510) et son atelier
"La Vierge à la Grenade,
BOTTICELLI Sandro (1445-1510) et son atelier
"La Vierge à la Grenade,
BOTTICELLI Sandro (1445-1510) et son atelier
"La Vierge à la Grenade,

BOTTICELLI Sandro (1445-1510) et son atelier "La Vierge à la Grenade, rehauts d'or" Panneau de peuplier, un planche, non parqueté, cintré dans la partie supérieure (anciennement rectangulaire, agrandi dans la partie supérieure) Haut. : 90,5 cm ; Larg. : 59 cm (Restaurations anciennes et petits manques) Au revers du panneau, n° 39, n° 3889. Provenance : - Londres, Collection Frederick Richards Leyland, Esq. ; - Sa vente, Londres, Christie, Manson & Woods (8 King Street, St. James's Square), 28 mai 1892, lot 96 (245 15S £ à Bourne) ; - Collection Édouard Aynard au Château de Bayère à Charmay, près de Lyon ; - Sa vente, Paris, Galerie Georges Petit, 1er au 4 décembre 1913 (Me Lair-Dubreuil), lot 39 (comme "attribué à Botticelli") (ill. 1 a et b) ; - Acquis par le grand-père de l'actuel propriétaire. Exposition : Exhibition of works by The Old masters and by deceased masters of the British School, Winter Exhibition, Seventh Year, Burlington House (Siège de la Royal Academy), en 1876, n° 196 (donné à Fra Filippo Lippi par confusion dans le catalogue avec le n° 197 qui lui, est donné à Botticelli, Collection Frederick Richards Leyland, Esq). Bibliographie : - Ronald Lightbown, Botticelli Complete Catalogue, 1978, vol II, p. 66 (comme "attributed to Botticelli") ; - Herbert P. Horne, Sandro Botticelli Painter of Florence, 1908, rééd. 1987, vol III, p. 65 (comme "school of Botticelli") ; - Nicoletta Pons, Botticelli Catalogo completo, Milan, Rizzoli, 1989, p. 74, n° 69 (comme "derivazione delle figure centrali dalla Madonna del melograno"). Notre panneau a appartenu à deux collectionneurs passionnés de la Renaissance florentine, qui possédaient plusieurs tableaux attribués à Botticelli. Dans le troisième tiers du XIXe siècle à Londres, il appartenait à Frederick R. Leyland. On sait l'intérêt de cet artiste pour l'époque victorienne et l'influence qu'il eut sur les peintres anglais. Au début du XXe siècle, le tableau est dans la Collection Édouard Aynard près de Lyon. Banquier, député du Rhône, Président de la Commission d'acquisition des Musées de la ville de Lyon à partir de 1878 et donateur, au Musée des Beaux-Arts de Lyon (1), Édouard Aynard est l'un des fondateurs du Musée Historique des tissus de Lyon. Présenté aux enchères pour la dernière fois en 1913, notre panneau a ensuite été conservé dans une collection privée (ill. 2)) et non disponible à la vue. Les avis des spécialistes dans la littérature ont été donnés à partir de la photographie reproduite dans le catalogue de 1913. La composition dérive des deux figures au centre du grand tondo, la Madone à la Grenade, avec six anges, conservée à la Galerie des Offices de Florence. La pose est la même : la Vierge tient une grenade ouverte, symbole de la Passion du Christ qui bénit de la main droite. À la place du fond uniforme du tableau florentin, la Madone est ici située devant un parapet, avec une porte architecturée en perspective à gauche et un paysage sur la droite. On note encore de nombreuses variantes : le châle sur les épaules de la Vierge, blanc brodé de bleu et de rouge, est ici devenu rose, et l'enfant, vêtu d'une chemise blanche qui couvre son corps aux Offices, est ici complètement nu. Ce tondo a été peint par Botticelli dans les années 1480, vers 1487, suivant la datation la plus souvent acceptée, peint lorsque l'artiste était au sommet de sa carrière, probablement pour une administration publique, comme le laisse penser son cadre fleurdelisé aux armes de Florence. La Vierge possède des traits fins, un long cou, une expression légèrement triste qui renvoie au visage de la Naissance de Vénus. Montré dans un lieu public, l'artiste a dû être sollicité par de nombreux particuliers qui souhaitaient en posséder une réplique plus petite, destinés à la dévotion privée. On connaît d'autres versions du tondo avec plus ou moins de variantes (Berlin, Gemäldegalerie ; autrefois à Londres, collection Ludlov ; vente à New York, Sotheby's, 28 janvier 2016, lot 12). (1) sur son activité concernant les musées lyonnais, voir le catalogue de l'exposition Quattrocento, musée des beaux-arts de Lyon, 19 novembre 1987- 3 avril 1988, pp.11-13, avec bibliographie antérieure sur ce collectionneur. Il fit acheter plusieurs oeuvres à Londres, chez Colnaghi. Le catalogue de sa vente posthume de 1913 propose deux autres tableaux de Botticelli : la Crucifixion mystique (lot 38, aujourd'hui au Havard Art Museum de Cambridge aux États-Unis) et une Vierge à l'Enfant dans une loggia (lot 39).
Réf. : 4097 - 1

Tableaux anciens (avant l’impressionnisme 1870)
 
 
 
COFFERMANS Marcellus (actif à Anvers entre 1549 et 1578)
"La Sainte n°34
COFFERMANS Marcellus (actif à Anvers entre 1549 et 1578)
"La Sainte
COFFERMANS Marcellus (actif à Anvers entre 1549 et 1578)
"La Sainte
COFFERMANS Marcellus (actif à Anvers entre 1549 et 1578)
"La Sainte

COFFERMANS Marcellus (actif à Anvers entre 1549 et 1578) "La Sainte Famille entourée d'anges" Panneau de chêne parqueté, légèrement agrandi sur quatre côtés, signé à droite "Marcellus Koffermans / fecit". Haut. : 25 cm ; Larg. : 19 cm Provenance : - Collection du Marquis d' Aoust, Paris ; - Collection Mueller, Berlin, avant 1902 ; - Collection Adolphe Schloss, Paris, de 1902 à 1949 ; - Vente "La collection de feu M. Adolphe Schloss", Paris, Galerie Charpentier, 25 mai 1949, lot 12 (repr.), vendu 650 000 francs ; - Vente anonyme, Galerie Charpentier, Paris, 7-8 décembre 1954, lot 58, vendu 730 000 francs. Exposition : Bruges, Provinciaal Hof, Exposition de primitifs flamands et d'art ancien, 15 juin 1902 au 15 septembre 1902, n° 235 (catalogue par H. Hulin de Loo). Bibliographie : - M.-J. Friedländer, "Die Brügger Leihausstellung von 1902", Repertorium für Kunstwissenschaft 26, 1903, pp. 147-175, notre tableau est cité p. 162 ; - Diaz Pardon, "Identificacion de algunas pinturas de Marcellus Coffermans", Bulletin des Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles, 1981-1984, pp. 33 à 61, cité p. 46 ; - Marc Rudolf de Vrij, Marcellus Coffermans, Amsterdam, éditeur M.R.V., 2003, p. 107-108, repr. pl. 13. Actif à Anvers dans le troisième quart du XVIe siècle, Marcellus Coffermans a été reçu comme maître à la Guilde de Saint-Luc en 1549. Son esthétique n'est pas celle de ses contemporains maniéristes ou romanisants. Il s'est spécialisé dans des reprises des compositions du siècle précédent, dans la tradition de Bruges et de Gand. Il reprend des motifs puisés chez Weyden, Memling, Gérard David. Friedländer a émis l'hypothèse que notre composition provenait de divers éléments empruntés à Schongauer, mais comme l'a noté De Vrijl en 2003, ce n'est que partiellement vrai. Le groupe des anges s'inspire de gravures de Schongauer mais sans les copier littéralement, et on peut rapprocher le Saint Joseph d'un apôtre endormi dans l'estampe "Le Christ au Jardin des Oliviers" du maître alsacien. La Vierge et l'Enfant sont tirés d'une création de Van der Weyden connue par un dessin d'atelier et un tableau à Bruxelles (au Musée Royaux des Beaux-Arts), mais l'enfant regarde sa mère, alors qu'ici sa tête est tournée vers le spectateur. Le groupe des trois d'anges est archaïque et renvoie au XVe siècle, alors que le quatrième, en orange, apporte une touche d'espièglerie. L'un d'eux tient une banderole avec une partition musicale, où on peut lire en latin : ave puer parvule iesu rex sublimis nobilis fabule deus magne mise. L'interprétation se situe à mi-chemin entre une sainte Famille avec des anges et un épisode de la fuite en Égypte. Saint Joseph, tenant un bâton de marche et endormi, évoque le repos pris pendant cet exode. Cette iconographie est assez rare : on la trouve par exemple dans la peinture d'Orazio Gentileschi au Louvre. Le paysage, d'une grande profondeur, témoigne de l'influence de Joachim Patinir et d'Henri Met de Bles. On y voit une montagne à gauche, une grande route au centre, et à gauche une maison crénelée à pignons à redents, sur une rivière où nagent de cygnes et donnant derrière sur un pigeonnier. Ces détails imperceptibles au premier coup d'oeil témoignent du soin apporté à ce panneau qui nous est parvenu dans un état de fraîcheur exceptionnel. Une autre version de cette composition, sans grande variante - où le père éternel a été ajouté à la place de la frondaison de l'arbre - est conservée au Musée du Prado à Madrid (21 x 14 cm ; inv. Po2723). Sur les 150 oeuvres données à notre artiste, seules treize sont signées et cinq seulement avec un "K" à la première lettre du nom (Marc Rudolf de Vrij, op. cit, n° 2, 22, 34A, 42 et celui-ci). La finesse de la facture, la précision miniaturiste, ainsi que la signature montrent qu'il s'agit ici d'une oeuvre de la main du maître.
Réf. : 4550 - 1

Tableaux anciens (avant l’impressionnisme 1870)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
LELY Peter (Soest 1618-Londres 1680) et atelier 
"Portrait d'Anne n°49
LELY Peter (Soest 1618-Londres 1680) et atelier 
"Portrait d'Anne
LELY Peter (Soest 1618-Londres 1680) et atelier 
"Portrait d'Anne
LELY Peter (Soest 1618-Londres 1680) et atelier 
"Portrait d'Anne

LELY Peter (Soest 1618-Londres 1680) et atelier "Portrait d'Anne Hyde, duchess of York" Toile. Haut. : 120 cm ; Larg. : 99 cm Au revers de la toile "n° 122" (Restaurations anciennes) Fille d'Edward Hyde, comte de Clarendon, Anne connut son mari Jacques Stuart, duc d'York, second fils de Charles Ier, durant l'exil des princes en Hollande (dû à la révolution anglaise et à la dictature de Cromwell). Elle l'épousa d'abord secrètement, puis officiellement en 1660 à Londres, à la restauration de la monarchie (il deviendra roi d'Angleterre en 1685, soit 14 ans après la mort d'Anne). On connaît plusieurs portraits d'Anne Hyde par Lely, certains en paire avec son mari (Edimbourg, National Portrait Gallery, vers 1661), ou le deux ensemble sur la même toile (à Londres, à Sullivan House - les bureaux du National Trust -, où elle est représentée en robe bleue), ou encore le couple avec leurs deux filles (vers 1668-1670, (142,2 x 101,7 cm, Royal Collection Trust). La Collection Royale anglaise possède trois autres portraits d'elle dont le plus somptueux par Lely, à Windsor Castle, la décrit en robe de soie ocre devant une draperie de velours (1662, RCIN 405641) Une réplique de notre composition, de dimensions similaires, est conservée au National Trust à Knole (Kent, inv. NT 129851), catalogué comme atelier de Lely. Une autre version, agrandie sur les quatre côtés (142.2 x 101.7 cm), est passée en vente à Londres, Christie's South Kensington, le 26 octobre 2011, lot 34a. Nous remercions monsieur David Taylor pour son aide apportée dans la description de ce tableau.
Réf. : 4528 - 46

Tableaux anciens (avant l’impressionnisme 1870)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
HUBERT-DESCOURS Michel (Bernay 1705-1770)
"Autoportrait"
Toile ovale.
Haut. n°68
HUBERT-DESCOURS Michel (Bernay 1705-1770)
"Autoportrait"
Toile ovale.
Haut.
HUBERT-DESCOURS Michel (Bernay 1705-1770)
"Autoportrait"
Toile ovale.
Haut.
HUBERT-DESCOURS Michel (Bernay 1705-1770)
"Autoportrait"
Toile ovale.
Haut.

HUBERT-DESCOURS Michel (Bernay 1705-1770) "Autoportrait" Toile ovale. Haut. : 59 cm ; Larg. : 50 cm Au revers de la toile, inscription au revers rapportée (sans doute après rentoilage) "Michel Hubert-Descours agé de 63 ans/ peint par luy-même / en 1770". (Restaurations anciennes) Bibliographie et provenance : - Alphonse-André Porée dit L'Abbé Porée, "Un Peintre Bernayen : Michel Hubert-Descours, 1707-1775", édition de 1889, p. 15 : "Cette toile (le portrait du fils du peintre) avait appartenu à une dame Anquetin, d'Évreux, parente du peintre, ainsi que le portrait de Descours père peint par lui-même et celui de Jacqueline Fabre, sa femme. Au dire de ceux qui les ont vus, ces deux portraits, de forme ovale, étaient fort remarquables. Ils ont fait partie de la collection de M de Beaufort au Petit-Andely. Nous ignorons ce qu'ils sont devenus". Peintre originaire de Bernay en Normandie, Michel- Hubert Descours arrive à Paris en 1731 pour se former auprès de Hyacinthe Rigaud dans l'atelier duquel il travaille avant de revenir en Normandie en 1740 pour se spécialiser dans le genre du portrait. Il réalise également quelques décors inspirés de Watteau à Bernay et quelques tableaux religieux. Le couple s'était marié en 1737. On connaît un autre portrait traditionnellement identifié comme celui de sa femme et peint 24 ans plus tôt, en 1746, en belle robe rouge (vente anonyme, Monaco, le 7 décembre 1987 (Christie's), n° 102, et vente Robert de Balkany, Paris, le 20 septembre 2016 (Sotheby's), lot 15). Des tableaux de notre artiste sont conservés au Musée des Beaux-Arts de Bernay. Vendu avec faculté de réunion avec lot suivant.
Réf. : 4528 - 17

Tableaux anciens (avant l’impressionnisme 1870)