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Lot n°105
Interencheres LIVE
Estimation : 700 - 900 €
BIBLIOTHEQUE PACHIAUDI Cosmopolite (Le). Cosmopolite ou nouvelle Lumière chymique, pour servir d'éclaircissement aux trois Principes de la Nature, exactement décrits dans les trois Traitez suivans : Le Ier. De la Nature en général, où il est parlé du Mercure ; Le II. Du Souffre ; Le III. Du Vray sel des Philosophes. Dernière édition revue et augmentée de la Lettre philosophique [de la traduction] d'Antoine Duval et de l’Extrait d’une autre Lettre assez curieuse. Paris, Laurent d'Houry, 1723. In-12 de xii-333-[1]-91-[1] pp. Veau brun, dos lisse orné (reliure de l'époque). Qqs usures et restaurations à la reliure, mouillure claire au titre, petites rousseurs éparses. Très rare recueil avec ses deux parties réunissant les œuvres de l'alchimiste écossais A. Sethon. "COSMOPOLITE (Le), pseudonyme de deux Alchimistes connus : Alexandre Sethon et Michel Sendivog. Le dernier a publié les ouvrages du premier sous ce pseudonyme et l’on ne sait pas au juste ce qu’il a ajouté de son crû. […] SENDIVOG (Michel) nommé aussi Sendivoge et Sendivogius, célèbre alchimiste né en Moravie en 1566 mort à Olmutzen 1646. Son vrai nom est Sensophax. […] SETHON (Alexandre) célèbre alchimiste, martyr de la vérité né en Ecosse, mort à Cracovie en 1604. C’est lui le le véritable titulaire du pseudonyme de « COSMOPOLITE ». […] Le Cosmopolite est un des Alchimistes qui a opéré le plus grand nombre de transmutations historiques, à Bâle, à Strasbourg, à Francfort-sur-le-Mein, à Cologne, etc. Dans ses voyages, il s'arrêta à Münich pour se marier, puis fut attiré à la Cour de l'Electeur de Saxe, Christian II, qui d’abord se montra plein d’égards pour lui, espérant qu'il lui révélerait le secret de la Pierre. Mais déçu dans son attente, il fit emprisonner Sethon, et le fit soumettre à d’horribles tortures, sans d'ailleurs réussir à lui arracher son secret. Un autre Adepte, Michel Sendivog, réussit à sauver le Cosmopolite de sa prison, en l'emportant sur ses épaules après avoir enivré les gardiens, et l'amena à Cracovie où il était en sûreté. Mais Sethon succomba peu après aux suites de ses tortures, dans les premiers mois de l'année 1604. Sendivog épousa la veuve de son ami, qui lui livra tous les manuscrits du Cosmopolite, parmi lesquels le « Livre des douze Chapitres » que celui-ci publia sans le distinguer suffisamment de ses propres ouvrages." Caillet. "Le III traité n’est pas de Sendivog, ce n’est pas celui composé en fr. par Nuisement et trad. en latin par Louis Combachius. Serait-ce celui composé par Jean Harprecht et publié par lui sous le nom de Sendivog ; n’ayant pas le latin d’Harprecht sous les yeux, je ne puis vérifier le fait." Caillet. Seul le traité du mercure est attribué en réalité à A. Sethon ; le traité du soufre serait de Sengivogius (mais en fait de C. H. de Nuysement), le traité du vrai sel étant de Clovis Herteau de Nuysement (ou donc de Jean Harprecht selon certains). La lettre philosophique d'Antoine Duval comporte une pagination et un titre à part, à la même date de 1723, avec une vignette sur bois à mi-page représentant un oiseau aux ailes déployées avec cette devise : "Spirat spiritus ubi vult". (Caillet, 10133 ; Dorbon 4547.)
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