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une vieille statue représentant une femme vêtue d'une robe et coiffée d'un chapeauPhoto 2/6 du lotPhoto 3/6 du lotPhoto 4/6 du lotPhoto 5/6 du lotPhoto 6/6 du lot
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8 - École flamande. Vers 1500.
Voir la version originale (English)

Estimation 6 000 € - 8 000 €
Description
École flamande. Vers 1500. « Saint » Sculpture en bois sculptée, dorée et polychrome. 40 x 16 cm. Une sculpture d’une finesse exquise, tant par la délicatesse des coups de gouge utilisés pour la sculpter que par le travail polychrome — or, bleu et nuances de gris et de beige — qui lui confère un teint rappelant le kaolin, avec une teinte ivoire ; un véritable joyau. Notre-Dame est vêtue selon les modes courtoises et aristocratiques de la Renaissance flamande des XVe et XVIe siècles, reflétant une tradition iconographique dans laquelle les figures sacrées adoptent les symboles de prestige associés à la noblesse. Notre dame est parée d’une coiffe à la mode des dames de cette époque et porte des vêtements somptueux et richement travaillés. Notre hypothèse est qu’il s’agit de sainte Élisabeth, issue d’un ensemble sculptural dont la Vierge Marie est manquante, représentant ainsi la rencontre entre la Vierge Marie et sa cousine sainte Élisabeth. Notre personnage « dialogue » avec l’autre sculpture manquante ; elle semble clairement tendre la main vers quelqu’un — elle est en mouvement. De sa main droite, elle fait un geste comme pour rassembler sa robe, tandis que son bras gauche — dont la main est manquante — semble tendu dans un geste d’accueil, comme pour embrasser sa cousine, la Vierge Marie. En y regardant de plus près, on constate également que la figure effectue ou entame une légère génuflexion, expression naturelle de respect envers Marie. Les ateliers flamands de villes telles que Bruxelles, Anvers et Malines se spécialisaient dans les bustes-reliquaires et les petites sculptures en bois polychromes, à l’instar de la pièce que nous proposons dans cette vente aux enchères. Plutôt que de porter des tuniques classiques ou intemporelles, ces personnages étaient vêtus de somptueuses robes et coiffés de parures élaborées, notamment la coiffe en crêpine portée par Notre-Dame, et même ornés de bijoux typiques des nobles et des princesses de l’époque. Habiller une martyre ou une vierge comme une grande dame ou une noble de cour n’était pas un écart mondain de la part du sculpteur. Cela servait plutôt à associer la vertu spirituelle à la noblesse de sang, présentant la sainte comme une « princesse céleste ». Les mécènes nobles et les dames de l’aristocratie pouvaient se reconnaître dans ces images, imitant leur dignité et leur statut social.
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À propos de la vente ABBATIALIS. Res Sacra.
Lieu de vente
Date 05/11/2026 à 19h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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