une peinture représentant une bouteille de vin et un verre de vin posés sur une tablePhoto 2/2 du lot
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15 - Jaime Colson (1907-1975) Nature morte 1926 Technique mixte s…

Estimation 2 000 € - 5 000 €
Description
Jaime Colson (1907-1975) Nature morte 1926 Technique mixte sur toile signée et datée au dos 46 x 38 cm Expositions : La page 91 du catalogue de la 38e exposition de la société des artistes indépendants qui s’est tenue au Grand Palais en 1927 mentionne la participation de Jaime Colson avec deux natures mortes sous les numéros 807 et 808. Rapport de condition : Restaurations Formé aux Beaux-Arts de Barcelone, Jaime Colson est d’abord influencé par le Noucentisme, mouvement culturel et politique catalan du début du XXe siècle (1906-1923), marqué par un retour au classicisme, à l’ordre et aux valeurs de la tradition méditerranéenne, en réaction au modernisme. Installé à Paris de 1924 à 1934, Colson découvre les avant-gardes cubiste et surréaliste, ainsi que les œuvres de Pablo Picasso, Giorgio de Chirico et Salvador Dalí. L’influence de De Chirico se manifeste particulièrement dans ses œuvres des années 1930 et 1940, à travers le retour à une esthétique classique, des atmosphères irréelles et des réinterprétations de la mythologie méditerranéenne. Il se lie également d’amitié avec Picasso, qu’il considère comme un mentor, et dont les recherches cubistes et néoclassiques nourrissent durablement sa peinture, en témoigne son œuvre "Homenaje a Picasso", une huile sur carton de 1927, conservée au Museo Bellapart à Saint-Domingue, République dominicaine. Dans les années 1930, Colson voyage au Mexique, puis à La Havane, avant de revenir à Paris en 1938. L’année suivante, il expose dix peintures et dessins à la galerie Bernheim-Jeune, aux côtés de Mario Carreño et Max Jiménez. Avec le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, il s’installe à Barcelone, où il poursuit son activité artistique et réalise notamment une série de peintures murales à Majorque. En 1950, Colson retourne en République dominicaine et devient directeur de l’École nationale des beaux-arts, fonction qu’il quitte en 1952. En 1957, il se rend à Caracas pour y organiser une exposition, mais ses œuvres ne sont finalement pas autorisées à être présentées. Dans un contexte politique tendu, il quitte alors le Venezuela pour Haïti, laissant derrière lui une importante partie de sa production, dont plusieurs œuvres de sa période de « renouveau du cubisme », aujourd’hui en grande partie disparues. Dans la composition que nous présentons ici, Jaime Colson met en oeuvre les règles du cubisme synthétique (collage, introduction de mots, papiers journaux). Cette variante du cubisme, qui succède au cubisme cézannien et au cubisme analytique, est née d’une volonté de convoquer le réel. Picasso, Braque et Juan Gris ont réintroduit une gamme vibrante de couleurs, rétabli la profondeur, et réduit le nombre de perspectives et de plans simultanés dans leurs images. Ils ont également commencé à ajouter du papier, du tissu, du papier journal, du texte, et même du sable et de la terre à leurs œuvres, afin d'invoquer le réel.
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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