un vieux livre sur lequel sont griffonnées des notes, posé sur une table en boisPhoto 2/5 du lotPhoto 3/5 du lotPhoto 4/5 du lotPhoto 5/5 du lot
ROUILLAC

269 - [Chouannerie]

Estimation 150 € - 300 €
Description
[Chouannerie] Négociations secrètes, pacification de l’Ouest, troisième insurrection en Vendée, novembre 1799 Manuscrit, 13 pp. grand in-4, ensemble de feuillets reliés, brumaire et frimaire an VIII (novembre 1799), copies certifiées conformes par le général Gabriel d’Hédouville, de la correspondance retraçant, jour après jour, les tractations directes menées entre le commandement républicain et les principaux chefs de la troisième insurrection vendéenne et chouanne, immédiatement après le coup d'Etat du 18 Brumaire par Napoléon Bonaparte. Correspondance croisée entre le Général d’Hédouville et les figures clés de la révolte : le comte de Châtillon, le Comte d'Autichamp, et la Vicomtesse Turpin de Crissé, agissant comme médiatrice. Les grands chefs Bourmont, Frotté et Suzannet y sont expressément nommés et impliqués. La correspondance s'ouvre le 25 Brumaire (16 novembre), soit seulement une semaine après la prise de pouvoir de Bonaparte. On y découvre le rôle crucial de Mme Turpin de Crissé (Henriette de Bougars, veuve du vicomte Turpin de Crissé). Issue de la noblesse d'Anjou, elle sert de « pont » diplomatique. Elle cautionne la probité morale du vieux chef chouan M. de Châtillon, permettant d'établir un climat de confiance initial indispensable entre les deux camps. Dans sa lettre du 6 Frimaire, elle confirme avoir réuni les grands chefs de l’insurrection (Frotté, Bourmont, Autichamp, Châtillon), prouvant que son action a permis de fédérer les chefs royalistes autour de la table des négociations. Dans sa réponse du 25 Brumaire, Hédouville applique scrupuleusement les consignes de Bonaparte : pas de reconnaissance politique : « le Gouvernement ne traitera pas. Il n'est pas possible que le Gouvernement reconnaisse, en aucune manière, la réunion des chefs ». La République refuse de négocier de puissance à puissance avec des rebelles ; le choix de la clémence et des garanties civiles : en échange de la soumission aux lois, le pouvoir garantit la sécurité des biens, des personnes et, nouveauté fondamentale, le « libre exercice des cultes ». Les lettres du 26 novembre (Châtillon et d'Autichamp) révèlent la réalité chaotique du terrain. La suspension d'armes vient d'être signée, mais l'inertie de la violence demeure. Ecrite depuis Candé (26 novembre 1799), le chef chouan le comte du Châtillon présente ses excuses formelles pour un incident grave : l'arrestation par ses troupes d'officiers républicains porteurs de la trêve. Il promet un « exemple terrible » contre les coupables. Il évoque également la mise en sécurité de l'aide de camp républicain Dalton jusqu'à Rennes et confirme sa rencontre secrète au château d’Angrie avec Frotté et d'Autichamp. Réponse d’Hédouville saluant sa loyauté face aux provocations des « exagérés » des deux camps. A la même date, le général vendéen le comte d’Autichamp dénonce la fureur de certains soldats républicains locaux « qui ont égorgé des femmes et des enfants au berceau », informe qu'il combat le banditisme de l’arrière-garde et a fait fusiller deux voleurs. Hédouville l'en remercie et lui propose de joindre les forces républicaines aux siennes pour éradiquer le brigandage. Hédouville accorde également sa protection et des sauf-conduits pour les chefs blessés, notamment le comte de Suzannet.
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Lieu de vente
Date 08/10/2026 à 14h00
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