Description
[Second Empire]
Le prince impérial Louis-Napoléon en exil
2 pièces autographes
L.A.S., Camden Place, Chislehurst, 24 mars 1874, Jean-Baptiste Franceschini-Piétri dit Tito (1834-1915), secrétaire particulier et homme de confiance de l’empereur Napoléon III, conseiller général du canton, de l’Ile-Rousse, adressée possiblement à Charles Abbatucci, député et conseiller général de la Corse, chef de file du parti bonapartiste, 8 pp. in-8
(...) Après avoir accompagné l’Impératrice et le Prince Impérial en Suisse [château d’Arenenberg], pendant les mois de juin et juillet, je me suis rendu en Corse à mon Conseil général, dans les premiers jours d’août pour contribuer par mon vote à l’élection du Prince Napoléon à la présidence. Il m’en couta beaucoup à cette époque de ne pouvoir me trouver à Camden le 15 août, au moment où le Prince prenant pour la première fois publiquement la place de l’Empereur. Mais il entrait dans notre ligne politique d’épuiser envers le Prince Napoléon tous les moyens de conciliation et de lui donner toutes les marques de déférence dues au 1er Prince du sang. Aussi par ordre supérieur nous nous rendîmes tous en Corse à cette époque et grâce à nous, le Prince Napoléon put obtenir ce fauteuil de la Présidence qu’il désirait si ardemment. (...) Notre Prince a bien marqué sa place du premier coup et tous les Français qui l’ont vu à Camden sont retournés en France dans le ravissement. Ils croient en lui et vont se faire partout les apôtres ardents de sa foi. (...) Le Prince est retourné à Woolwich où il a repris ses études...
L.A.S., Chislehurst, 23 mai, Augustin Filon (1841-1916), précepteur du prince impérial Louis-Napoléon, 4 pp. in-8
(...) Vous savez mon cher ami que je suis peu agité par les passions politiques. Je ne suis même au courant des faits. Je vis dans un monde d’idées très calmes, en lisant jamais les journaux français à moins qu’on ne m’y force. Si j’écoutais mes convenances personnelles, j’oserais faire le voeu de voir notre exil se prolonger indéfiniment, et, en même temps, il me paraît que je ne pourrais former aucun souhait plus favorable à notre cher jeune prince. Chaque jour il se développe davantage, dans l’atmosphère salubre et fortifiante où il vit. Il a la taille de son père et va le dépasser. Son esprit se pose, et j’ai la joie de voir ceux qui viennent ici le trouver changé en bien. Il y a encore bien des ombres au tableau. La vraie éducation qui conviendrait, serait celle où il se trouverait plus fréquemment mêlé à des jeunes gens de son âge et d’une classe distinguée. Il entend ici trop de choses...
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
Vous aimerez aussi