Description
[Royauté]
Karl-Wilhelm Naundorff ou Charles-Louis duc de Normandie (1785-1845), le faux Louis XVII
Rare réunion de 4 L.A.S., 1834-1835, 10 pp. in-4 et in-8, écrites en Kurrent (allemand ancien), adressées à son épouse Johanna Einert et à sa fille Amélie
Plus connu sous le nom de Karl-Wilhelm Naundorff, un horloger d'origine prussienne, qui arrive à Paris en 1833 en affirmant être nul autre que Louis XVII, le fils de Louis XVI et Marie-Antoinette. Selon sa version : il ne serait pas mort à la prison du Temple en 1795 ; des fidèles l'auraient exfiltré et remplacé par un autre enfant ; et il aurait passé des années en captivité ou en exil sous diverses identités avant de réclamer ses droits.
Bien que la science moderne (tests ADN réalisés en 1998 et 2014) ait prouvé qu'il n'avait aucun lien biologique avec les Bourbons, il a réussi à convaincre de nombreux anciens membres de la cour de Versailles à l'époque par sa connaissance de détails intimes de la famille royale.
L.A.S., 16 octobre 1834, écrite de Paris, en exil, adressée à sa fille à Dresde en Saxe, dans laquelle on y voit un père soucieux de l'éducation artistique de sa fille (piano, guitare, harmonie) mais aussi très protecteur concernant sa moralité, l'avertissant contre les séducteurs comme ce "Monsieur Sabatier". La signature "Duc de Normandie" montre qu'il maintenait fermement sa prétention royale, même dans sa correspondance privée avec ses enfants.
L.A.S., Paris, 4 juin 1834, adressée à Johanna Einert son épouse demeurant chez Madame de Survilliers à Dresde en Saxe, dans laquelle on y découvre un aspect concret de la vie de la famille Naundorff : l'organisation matérielle de leur exil, l'envoi de cadeaux de luxe et la protection et l'affirmation de liens de parenté avec la noblesse européenne
L.A.S. 2 juillet 1834, Chartres, adressée à sa fille, l’encourageant sa fille, à perfectionner son français en vue d'une rencontre prochaine avec sa tante (vraisemblablement la Duchesse d'Angoulême, Marie-Thérèse, la sœur du véritable Louis XVII, que Naundorff espérait désespérément convaincre)
L.A.S. 2 juillet 1834, Chartres, adressée à sa fille, l’encourageant sa fille, à perfectionner son français en vue d'une rencontre prochaine avec sa tante (vraisemblablement la Duchesse d'Angoulême, Marie-Thérèse, la sœur du véritable Louis XVII, que Naundorff espérait désespérément convaincre)
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