plusieurs morceaux de vieux papier portant des inscriptions, posés sur une surface blanchePhoto 2/14 du lotPhoto 3/14 du lotPhoto 4/14 du lotPhoto 5/14 du lotPhoto 6/14 du lotPhoto 7/14 du lotPhoto 8/14 du lotPhoto 9/14 du lotPhoto 10/14 du lotPhoto 11/14 du lotPhoto 12/14 du lotPhoto 13/14 du lotPhoto 14/14 du lot
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299 - [Art - Bouches-du-Rhône]

Estimation 1 000 € - 2 000 €
Description
[Art - Bouches-du-Rhône] Archives inédites du marquis d’Arlatan de Lauris, sa société d’oeuvres d’art sous la Révolution Lot de manuscrits, correspondances et documents divers Son activité d’avocat 22 mémoires, placets et notes manuscrites d’affaires défendues au cours de l’année 1787, dont l’affaire Thomas Coq pour vols ; double vie de ménage mené par François Falconiery à Toulon et à Aix ; violence familiale ; affaire de prostitution ; etc Sa famille 32 L.A.S., 1794-1795, adressées clandestinement à Boniface Alexandre d’Arlatan de Lauris émigré en Italie, dont lettres de sa mère Marie-Madeleine de Gallifet, sa sœur Désirée et autres proches. Les auteurs prennent soin de ne jamais signer les lettres et de ne citer aucun nom, en raison de la surveillance de la correspondance par les autorités Création et faillite d’une société de négoce de produits de luxe et d’oeuvres d’art en Italie, 1795-1797 Rare réunion de + de 95 documents manuscrits (correspondances, mémoires, quittances, comptes, etc) Cet ensemble d'archives documente la vie clandestine, les stratégies financières et les réseaux artistiques de la noblesse française émigrée en Italie durant la Révolution française. Il retrace spécifiquement le destin du marquis BonifaceMartin-Joseph-Alexandre d’Arlatan de Lauris contraint de fuir la Terreur et l'effondrement de ses privilèges. Dépouillé de ses revenus légaux et menacé de mort s'il rentrait en France, le marquis s'est réinventé dans la clandestinité sous le pseudonyme de « Alexandre Laroche ». Pour survivre, il s'est associé à un ami provençal, Louis L’Hermite, un ancien prêtre agissant sous l'identité d'un faux marchand anglais Luigi Smith Ensemble, ils ont opéré au cœur de l'Italie du Nord (Venise, Milan, Padoue) et du Royaume de Naples, naviguant entre les espions du Directoire, les blocus militaires et une aristocratie italienne en crise. Cet exceptionnel ensemble documentaire retrace la création, les tumultes et la liquidation de la société de commerce d'art et de luxe fondée le 8 mai 1795 entre les deux émigrés français aux identités dissimulées. L'utilisation de fausses identités ("Alexandre Laroche" et "Luigi Smith") était alors vitale. Capturé par les troupes françaises avec de faux livres de comptes et des liaisons diplomatiques ennemies (comme le Consul britannique John Udny), le marquis aurait été jugé comme agent contre-révolutionnaire et guillotiné. Cette couverture britannique permettait de circuler librement et d'exfiltrer les richesses via des ports neutres comme Livourne. Dès le printemps 1795, les archives révèlent l'établissement d'un réseau complexe s'étendant à travers l'Italie du Nord, illustré notamment par l'intervention de Luigi Arduin à Padoue, chargé de la gestion d'une exploitation agricole spécialisé dans la culture expérimentale du solano, une plante tinctoriale destinée à la teinture de la soie et secrètement exportée vers l'Angleterre. L'activité principale de la société se concentre cependant sur la constitution d'un stock important d'œuvres d'art bradées par les familles italiennes ruinées, dont un inventaire révèle la présence de chefs-d'œuvre majeurs : 84 tableaux restaurés par Giuseppe Pellegrini ("le Peintre Errant") à Milan et Naples, des toiles attribuées au Poussin (comme "La Présentation au Père Eternel"), au Titien ("Le Repos en Egypte"), ou encore à Giovanni Bellini, Paolo Véronèse, Giorgione, Tintoret, Giulio Romano, Luca Giordano, ainsi qu'une collection d’estampes et de glyptique expertisée comportant un camée de Polyphème et de prestigieuses intailles. Joint : + de 55 mémoires et quittances manuscrits de boulangers, orfèvre, pharmacien, peintre, bottier, tonnelier, épicier, maçon, marchand de meubles, papetier, etc, pour l’année 1846, établis au nom de Frédéric Eugène de Benault de Lubières d’Albe (1804-1876), époux de Louise Joséphine Désirée d’Arlatan. RETROUVEZ LE DESCRIPTIF COMPLET ET DETAILLE DE CE LOT DANS NOTRE CATALOGUE DE VENTE SUR INTERNET
À propos de la vente ARCHIVES, LIVRES & MANUSCRITS
Lieu de vente
Date 08/10/2026 à 14h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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