Description
[Isère]
Le journal de François Henry Silvestre Saint-Romme (1796-1862), jeune avocat grenoblois
Manuscrit, mai-juin 1825, broché, cartonnage d’époque, 27 x 21,5 cm, 89 pp.
Journal inédit écrit par François Henry Silvestre Saint-Romme, jeune avocat grenoblois, lors de son séjour à Paris et de son voyage en Allemagne.
François-Henry Silvestre Saint-Romme est né à Roybon, le 11 septembre 1796, et fit ses études au collège de Tournon, puis étudia le droit à la Faculté de Grenoble. Il se rend ensuite à Paris où, comme stagiaire, il entre en relation avec des personnalités du barreau et de la politique. C'est ainsi qu'il connut successivement Jules Favre, Carnot, Lamartine, Ledru-Rollin, Jean Reynaud, Lacordaire, Lamennais. Il collabore alors au journal Le Droit, dont Ledru-Rollin était directeur.
En mai 1825, il part accompagné de deux de ses amis, Jean Reynaud (1806-1863), philosophe, et Alexandre Crépu (1796-1862), conservateur du cabinet d’histoire naturelle de Grenoble, pour faire un voyage dans la Suisse allemande, le Tyrol et l'Allemagne. Après un séjour assez prolongé à Berlin, où il était allé apprendre la langue allemande, il revient à Grenoble, où il exerce la profession d'avocat.
Après la Révolution de 1830, il fut délégué près du Gouvernement, puis élu conseiller général, représentant du Peuple en 1848, député républicain antibonapartiste.
Lors de son séjour à paris, il assiste à la 7e assemblée générale annuelle de la Société biblique protestante tenue le 13 avril 1825, présidée par le marquis François-Arnail de Jaucourt, entouré des figures de proue protestantisme français de l'époque, mêlant haute noblesse, banquiers influents et pasteurs renommés, tels que le comte Boissy d’Anglas, le banquier baron de Schickler, le banquier baron Benjamin Delessert, François Guizot, Auguste de Staël fils de Madame de Staël, les frères Monod, etc.
Il rend également compte des assemblées tenues au Comité des Femmes et de l’Association biblique des ouvriers. Il participe le 15 avril à la séance annuelle de la Société Morale Chrétienne.
Ces réflexions portent également sur les Quakers, étant ami intime avec le célèbre médecin Thomas Hodgkin, les comédiens et les écrivains moralistes.
Après s’être rendu à Ermenonville sur le tombeau de Jean-Jacques Rousseau malheureusement souillé de graffitis , il part pour l’Allemagne, un voyage d’études au cours duquel il y découvre le goût allemand pour la musique, l’architecture des palais et des villages bucoliques. Il est aussi missionné par un marchand de Grenoble pour aller à la rencontre des négociants allemands afin de se faire payer des lettres de crédits remises au jeune avocat. A la mi juin, il est reçu par le poète Franz von Elshotz, où il est reçu avec chaleur et bienveillance. Le manuscrit s’achève sur diverses réflexions sur le droit des peuples et de le droit d’ingérence.
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