Premium ALEXANDRE LANDRE - BEAUNE
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Gabriel VIARDOT (1830-1904), dans le gout de. Vitrine de pré…
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Gabriel VIARDOT (1830-1904), dans le gout de. Vitrine de pré…
Estimation 500 € - 800 €
Lot volontaire
Description
Gabriel VIARDOT (1830-1904), dans le gout de. Vitrine de présentation en bois mouluré, sculpté et ajouré, verre biseauté, à décor japonisant. Elle forme, à la partie supérieure, une pagode surmontée d'un dragon en bronze patiné. Le corps central ouvre par un vantail orné d'un personnage féminin, découvrant un intérieur et trois étagères, gainé de velours vert. L'ensemble repose sur une niche en tambour, soutenue par un piètement à petits pieds cambrés. Il ouvre par un tiroir en ceinture enrichi d'incrustation d'oiseau et fleur. Paris. Epoque japonisante de la fin du XIXe siècle
H_185 cm L_60 cm P_35 cm
Gabriel Viardot (1830-1904)
Gabriel Viardot compte parmi les plus grands représentants du mobilier japonisant, en vogue à la fin du XIXe siècle. Viardot a débuté sa carrière comme sculpteur sur bois en 1849, avant de reprendre l'ébénisterie familiale, en 1861.Délaissant, vers 1865, les pastiches de la Renaissance et des grands canons historiques, il est l'un des premiers à se lancer dans la création de mobilier dans le « genre chinois japonais ». L'engouement est tel, que le terme de « japonisme », inventé en 1872 par le critique d'art Philippe Burty, est consacré dès 1878 par son entrée dans le Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle de Pierre Larousse, puis dans l'ouvrage d'Émile Littré, en 1886. Et Viardot en est l'un des principaux ambassadeurs. Les creations de Viardot, pleines de fantaisie, sont ainsi régulièrement médaillées lors des Expositions universelles, de 1867 à 1900 ; le jury salue « ses meubles japonais toujours fort intéressants tant par leur tonalité que par leur parfaite exécution ». Son mobilier de présentation - vitrines et sellettes - est particulièrement bien représenté a une époque où la haute bourgeoisie se prenait de passion pour les bibelots, les objets d'art et les petits bronzes
Dragons, végétaux fleuris et nacre du Tonkin
Le mobilier s'orne, naturellement, de bronzes à décor de dragons qui surgissent d'une anfractuosité du meuble, ou s'agrippent à une corniche en forme de pagode… De bon augure en Asie, l'être mythique a été immédiatement adopté par Viardot, qui en a fait son animal fétiche. Sur les meubles de présentation, le dragon s'associe souvent à un décor de palais, de végétaux fleuris, de papillons et de volatiles, dessinés par des incrustations de nacre du Tonkin. L'inventivité de Viardot ne connaissant pas de limites, sa créativité s'adapte à plusieurs gammes de mobilier marqués avec des estampilles à la graphie différente, de la plus sobre à la plus élégante, circonscrite dans une ellipse. D'autres meubles n'ont jamais porté le nom de Viardot, car ils ont été commercialisés par l'Escalier de cristal dont l'ébéniste a fourni les modèles au célèbre marchand éditeur. Identifiables grâce à leur référencement dans les cahiers d'Henri Pannier, ils peuvent eux aussi être attribués avec certitude au roi du japonisme
- Expert : PEPE Stephane
Crédits photos :
MAISON LANDRE
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