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Lot phare sélectionné par la Maison de ventes.
AGUTTES

67 - ALBERT MARQUET (1875-1947) Deux bateaux à Marseille ou Vieux…

Estimation 30 000 € - 50 000 €
Description
ALBERT MARQUET (1875-1947) Deux bateaux à Marseille ou Vieux-Port, hiver, Marseille, vers 1916-1918 Huile sur toile Signée en bas à gauche (Rentoilage et petite restauration ancienne) 46 x 55 cm - 18 1/8 x 21 5/8 in. Un certificat de Madame Marcelle Marquet, en date du 13 juillet 1965, sera remis à l'acquéreur.  Cette œuvre sera incluse dans le Digital Catalogue Raisonné Albert Marquet actuellement en préparation par le Wildenstein Plattner Institute. Une attestation d'inclusion sera remise à l'acquéreur. Oil on lined canvas, signed lower left Provenance : Collection Palazzoli Collection Marcelle Marquet, France (acquis de cette dernière par l'intermédiaire de Maurice Laffaille en 1963) Galerie Knoedler & Co, New York (en dépôt de cette dernière en 1964) Collection Marcelle Maquet, France  Collection particulière, Suisse (acquis de cette dernière en 1965) Collection particulière, France Collection particulière, France (par descendance) Bibliographie : George Besson, Marquet, Paris : Crés, 1929, reproduit pl. 33 (titré Marseille. Pluie et daté 1916) Exposition(s) : Exposition A. Marquet (1875-1947), Genève, Galerie du Théâtre, 3 novembre-14 décembre 1967, n°15 (titré Marseille et daté 1920) Marquet, New York, Knoedler Galleries, 6-29 mai 1964, n°23 (titré Boat in Marseille ou Two Cargo Boats in Marseille) Albert Marquet : Peintre français, Montréal, Musée des Beaux-Arts, 10 janvier-2 février 1964 ; Ottawa, Galerie nationale, 13 février-8 mars 1964 et Québec, Musée des Beaux-Arts, 20 mars-8 avril 1964 Notice : « Le 3 août 1914, éclate la Première Guerre mondiale. Marquet vient tout juste d’adresser à Manguin une photographie les représentant à cheval, Matisse, Camoin et lui, devant un ballon dirigeable. Il écrit, au dos de la carte postale : “Ainsi que tu le vois sur cette carte, nous venons de former un escadron pour défendre la France. Je pense que tu ne vas pas hésiter une minute pour te joindre à nous et que nous serons les premiers pour entrer à Berlin.” Mais les plaisanteries ne tardent pas à s’éteindre. Réformés, Matisse et Marquet tentent de prendre part au conflit et vont consulter le collectionneur Marcel Sembat, alors député socialiste. Il leur fait répondre : “Peindre. Personne dans ce domaine ne peut vous remplacer.” Peu avant la bataille de la Marne, Marquet part en compagnie de Matisse à Collioure ; mais c’est finalement à Marseille qu’il s’installe pour une grande partie de ces années de guerre. Il s’y était rendu pour la première fois en 1905 avec Camoin, qui lui avait fait découvrir les quartiers chauds de la ville et notamment la rue Bouterie qu’il a si souvent peinte. Marquet habite d’abord l’atelier de Louis Frésier, avant de louer celui d’Eugène Montfort sur le quai de Rive-Neuve, face à l’hôtel de ville. Il représente Marseille, comme il le fait sans cesse pour Paris, à toutes les saisons et par les temps les plus variés. Il a toujours fait ce choix de peindre les paysages dans les conditions climatiques du moment. Durant ces années de guerre, il peint une importante série de vues du port de Marseille. Il aime baigner dans ce grouillement de vie et l’incessant va-et-vient des bateaux qui modifie à l’infini le paysage. Le Port de Marseille, vers 1916 (musée Cantini, Marseille) est réalisé depuis l’Hôtel Beauvau, où réside Matisse. Son intérêt se porte sur les contrastes de couleurs et l’élaboration d’un schéma de construction précis. La silhouette du pont transbordeur, les masses architecturales qui l’entourent et les bateaux lui permettent de structurer sa composition sur un jeu de verticales et d’horizontales. Dans le Vieux port de Marseille, 1916 (collection Larock-Granoff, Paris) son attention est captée par la présence de deux bateaux à quai. La masse lumineuse du bateau situé au centre du tableau irradie l’ensemble de la composition. Afin que l’œil ne soit distrait de cette scène, il réduit volontairement à l’essentiel l’ensemble des détails alentour. Les maisons ne sont plus que des parallélépipèdes aveugles et le quai du premier plan est laissé pratiquement désert. En 1918, dans Port de Marseille dans la brume (L’Annonciade, musée de Saint-Tropez), il cherche à suggérer avec un minimum de moyens picturaux le port baigné d’une atmosphère ouatée. Il veut traduire le climat hivernal où les formes architecturales, qui se fondent dans la fluidité de la matière picturale, sont simplement évoquées par quelques lignes et la modulation de larges plans. Cette subtilité des valeurs colorées donne à la peinture toute sa dimension poétique. »  Jean-Paul Monery, « Journal de bord dans le Midi », in. Albert Marquet, Itinéraires maritimes, cat. expo., Paris, Musée national de la Marine, 15 octobre 2008-2 février 2009, Paris : Thalia Édition, 2008, pp. 104-105
À propos de la vente Art impressionniste et moderne
Lieu de vente
Date 17/06/2026 à 14h30
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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