Premium MILLON
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Camille COROT (Paris 1796 - 1875)
L'étang aux Rives Boisées,…
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Camille COROT (Paris 1796 - 1875)
L'étang aux Rives Boisées,…
Estimation 30 000 € - 40 000 €
Lot volontaire
Description
Camille COROT (Paris 1796 - 1875)
L'étang aux Rives Boisées, 1868
Huile sur toile
21 x 34 cm
Signé en bas à gauche Corot
Porte au dos sur la traverse une ancienne étiquette mentionnant à l'encre rouge 2223
Un certificat de Monsieur Martin Dieterle sera remis à l'acquéreur
Provenance:
Vendu par Corot à Tedesco en décembre 1868 (Archives Tedesco n° 2435)
Vendu à Francis Petit en 1892 (Archives n°2223)
Collection particulière Lausanne
Vente Tableaux mobilier objets d'Art , 14 Mars 2005, Hôtel Drouot, Paris , Maitre Rieunier et Associés; n°23
Acquis lors de cette vente par l'actuel propriétaire
Bibliographie:
P. Dieterle et A. Pacitti; l'Oeuvre de Corot, Paris 1992, n° 35 page 48
De sa formation artistique classique, notamment auprès de son maître Achille-Etna Michallon (1796-1822), Corot se détache au gré de ses différents voyages. Au cours de son premier séjour à Rome, dans les années 1820, il découvre une lumière qu'il travaille dès lors à retranscrire dans ses œuvres. Il y réalise un grand nombre de croquis dessinés sur le vif, mais aussi des esquisses peintes, parmi lesquelles il puisera des motifs individuels qu'il utilisera dans de plus grandes compositions, réalisées dans son atelier. De retour en France, il se rapproche des artistes réunis à Barbizon et commence à travailler sur le motif, installant son chevalet en pleine nature pour y brosser de véritables œuvres abouties. Il voyage ensuite en Suisse, en Angleterre, aux Pays-Bas, et parcourt les différentes régions de France. Partout, Corot brosse d'après nature les paysages qu'il traverse. Il obtient sa première médaille au Salon de 1834, et continue à y exposer les années suivantes. Bénéficiant du soutien de Napoléon III, Corot se détache encore davantage de l'académisme et travaille de plus en plus en mêlant les motifs de différents croquis pour réaliser des souvenirs. Ces paysages rêvés marquent le début de la pensée impressionniste, et font de Corot le précurseur de ce mouvement qui éclot quelques années plus tard.
Notre composition constitue un bel exemple de ces tableaux oniriques : ce paysage à l'étang ne semble en effet pouvoir être identifié. Il s'agit plus probablement d'une vue imaginaire, réalisée à partir de différents motifs, probablement en atelier. Ni les arbres de la composition, ni l’étang ne rendent possible l’identification du lieu. Corot s'est plu ici à décrire une promenade paisible, au cœur d'un paysage verdoyant, animé d'un étang et quelques vaches ; il y déploie tout son talent de peintre, d'observateur de la nature et de ses effets de lumière, faisant de cette charmante composition une œuvre typique de son travail.
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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