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Jean Roger SOURGEN (Vieille Saint Giron 1883 - Hossegor 1978…
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Jean Roger SOURGEN (Vieille Saint Giron 1883 - Hossegor 1978…
Estimation 6 000 € - 8 000 €
Lot volontaire
Description
Jean Roger SOURGEN (Vieille Saint Giron 1883 - Hossegor 1978)
Pins au bord du lac
Huile sur toile d'origine
75 x 180 cm
Signé et daté Sourgen 1930 en bas à gauche
« Lorsqu’en 1889 il compose le poème symphonique Mort et Transfiguration, Richard Strauss n’a que vingt-cinq ans. Pourtant, cette œuvre de jeunesse, créée l’année suivante, est portée par une ambition métaphysique remarquable. Elle dépeint les rêves, les souvenirs et les souffrances d’un jeune artiste, son combat désespéré contre la mort, puis sa transfiguration finale dans un au-delà rédempteur. Le contexte historique de l’œuvre mérite une attention particulière : ce n’est pas un hasard si Mort et Transfiguration voit le jour à l’aube de la dernière décennie du XIXᵉ siècle, période qui marque également l’essor du mouvement symboliste. S’y cristallise de manière emblématique un monde déchiré entre deux époques, une humanité tourmentée en quête de spiritualité. Un siècle s’achève, un autre doit naître, et les métamorphoses qui traversent ces temps de crise font écho au passage de la vie à la mort, puis à une autre forme d’existence, inconnue.
Entre la fin des années 1880 et l’éclatement de la Première Guerre mondiale, l’Europe occidentale connaît une phase de création artistique sans précédent, mais aussi de profondes inquiétudes. La révolution industrielle a bouleversé les fondements de la société, et la génération née autour de 1860 se trouve confrontée à un vide spirituel que les promesses matérialistes de la modernité ne parviennent pas à combler. Les avancées scientifiques et le recul du religieux n’apportent guère de réconfort à la jeunesse ; au contraire, ils exacerbent son sentiment de solitude face aux grandes questions existentielles. Sur les plans littéraire, pictural ou musical, le symbolisme cherche avant tout à exprimer une autre vision du monde, tournée vers le mystère, l’inconnu et une exploration intérieure d’ordre spirituel. […]
Qu’il s’agisse de sainteté antique ou chrétienne, la peinture symboliste, tant par ses sujets que par le statut qu’elle confère à l’art lui-même, se rattache à l’héritage mythologique, tout en l’adaptant à une sensibilité nouvelle. […] »
Jean-David Jumeau-Lafond in Herausgegeben von, Peter Forster et Sabine Panchaud, Radikal schön, Jugendstil und Symbolismus, Die Sammlung Ferdinand Wolfgang Neess, Wiesbaden, Deutscher Kunstverlag, 2019, pages 24-26 (traduction Millon Auction Group).
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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