Lot phare sélectionné par la Maison de ventes.
Premium MILLON
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Joaquin TORRES GARCIA (1874-1949)
Construction de bois , 193…
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Joaquin TORRES GARCIA (1874-1949)
Construction de bois , 193…
Estimation 40 000 € - 60 000 €
Lot volontaire
Description
Joaquin TORRES GARCIA (1874-1949)
Construction de bois , 1930
Huile sur bois
69 x 49 cm
Signé en bas à gauche Torres Garcia , daté 30 en bas à
droite.
Porte au dos le cachet COL.M.P
Porte au dos l'inscription à la craie bleue A L
(Manques et fentes au panneau)
Collection André Lefebvre , Paris
Vente André Lefebvre, Paris Hôtel Drouot , 24 Novembre 1967, lot 129
Collection particulière
Bibliographie:
Joaquin Torres Garcia Catalogue raisonné digital sous la direction de Cecila de Torres avec la collaboration de Susanna V. Temkin, Madeleine Murphy Turner et Victoria L. Fedrigotti, n°1930.34
Expositions:
Joaquin Torres-Garcia un monde construit, Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg; 24 mai - 8 septembre 2002, reproduit page 72
Puis Museo Colecciones ICO Madrid du 22 Octobre 2002 au janvier 2003
À Paris, dans les années 1930, Torres-García développe un langage pictural qu’il nomme « Universalismo Constructivo ». Entre abstraction pure et valeurs archaïques précolombiennes, il construit ses compositions à l’aide d’un système de pictogrammes. Son enjeu : réaliser un art universel immédiatement perceptible par les sens. Dans Constructif avec boussole, il utilise un répertoire de signes qui allie une composition géométrique, des éléments figuratifs et des mots.
Puisant dans les principes de l’abstraction pure défendus par les néoplasticiens, Torres-García développe un langage plastique singulier et immédiatement reconnaissable. Il y élabore une vision constructive du monde fondée sur un ordre de relations géométriques et sur un répertoire étendu de signes schématiques. Ce qu’il nomme son « universalisme construit » s’appuie sur des compositions abstraites dans lesquelles se conjuguent symboles inventés et représentations simplifiées d’objets empruntés au réel. L’abstraction n’y suppose pas l’effacement de la figuration, mais sa réorganisation selon les principes de la grille, de la mise à l’échelle et du compartimentage de l’espace.
À partir de 1931, ses peintures se caractérisent par une structure orthogonale qui accueille des schèmes d’objets aussi bien que des images puisées dans une mémoire collective. Elles procèdent d’une interprétation plastique de l’univers, traduite par la répétition de petits compartiments comparables à des damiers. Chacun d’eux renferme la représentation condensée d’un objet ou d’une figure familière : bateau à vapeur, horloge, bouteille, marteau, chaise, silhouette humaine ou poisson. Ces motifs prolifèrent à la surface du tableau, investissent l’espace et contribuent à la constitution d’un monde ordonné par leurs multiples relations. Entre similitudes et écarts, ils engendrent des combinaisons inattendues et des articulations singulières. L’artiste peut alors faire varier des formes apparentées, qu’il s’agisse d’objets ou de figures humaines, tracées avec une économie de moyens qui conserve quelque chose de l’immédiateté du geste.
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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