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77 - Sylvestre Feodossievitch SHTCHEDRINE (Saint-Pétersbourg, 179…

Estimation 10 000 € - 15 000 €
Description
Sylvestre Feodossievitch SHTCHEDRINE (Saint-Pétersbourg, 1791 - Sorrente, 1830), attribué à Le parloir du moine dans la baie de Sorrente Huile sur toile, non signée. Portant au dos du cadre une étiquette ancienne en allemand avec une courte biographie de l’artiste. Encadré. H. 25,3 x L. 38 cm ; H. 44 x L. 56,5 cm (cadre). Historique Sylvestre Shtchedrine, formé à l’Académie impériale de Saint-Pétersbourg, appartient à cette génération de peintres russes envoyés en Italie au début du XIXe siècle, où le paysage devient le lieu d’une observation renouvelée du réel. Installé à Rome puis à Naples et Sorrente, il développe une peinture attentive aux effets de lumière et à la vie quotidienne, rompant avec le paysage académique au profit d’une approche plus directe et atmosphérique. Ses compositions, souvent organisées autour de terrasses, de vérandas ou de treilles, construisent un espace intermédiaire, à la fois abrité et ouvert, où la scène de genre s’inscrit naturellement dans le paysage. Cette formule devient caractéristique de sa production italienne, notamment dans la série des « terrasses à Sorrente », où l’architecture végétale cadre la vue et module la lumière comme dans “Sous la véranda” (1829, Musée Russe à Saint-Pétersbourg, inv. Ж-5117). L’autre oeuvre majeure de son corpus intitulée “Terrasse en bord de mer. Cappuccini près de Sorrente” (1827, Musée Russe à Saint-Pétersbourg, inv. Ж-5108) illustre pleinement ce dispositif : un premier plan ombragé sous une treille s’ouvre sur une baie lumineuse, tandis que des figures discrètes introduisent une scène familière, presque silencieuse. Notre tableau s’inscrit avec justesse dans cette même syntaxe picturale. La présence d’une treille formant un espace de retrait, l’articulation entre scène intime et horizon ouvert, ainsi que l’introduction d’une figure de moine engagée dans un échange calme, rapprochent cette œuvre des compositions de Shtchedrine. Elle en partage également l’essentiel : cette manière de capter la lumière italienne, à la fois douce et diffuse sous l’ombre végétale et éclatante au lointain et témoigne ainsi d’une parfaite assimilation de ce langage pictural développé par les artistes russes en Italie au début du XIXe siècle.
À propos de la vente ART RUSSE
Lieu de vente
Date 05/06/2026 à 11h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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