un bol en verre orange orné d'un motif sculpté sur le bordPhoto 2/11 du lotPhoto 3/11 du lotPhoto 4/11 du lotPhoto 5/11 du lotPhoto 6/11 du lotPhoto 7/11 du lotPhoto 8/11 du lotPhoto 9/11 du lotPhoto 10/11 du lotPhoto 11/11 du lot
Premium AGUTTES

121 - CHINE

Estimation 20 000 € - 40 000 €
Description
CHINE XVIIe/XVIIIe SIÈCLE Rare coupe libatoire en corne de rhinocéros sculptée, de belle couleur miel, la paroi ornée d’un décor en léger relief représentant des branches de prunus émergeant de rochers et se développant sur un côté ainsi qu’à l’intérieur de la coupe, où elles forment la prise, un oiseau est perché sur l’une des branches. H. 10,5 cm L. 18,7 cm l. 11,7 cm Poids : 442 gr. Expert : Cabinet Philippe Delalande Expertise - Qinghua Yin Provenance: Collection parisienne, acquis au cours des années 1920-1930 (par réputation).  Notice: Mentionnées dès le Shijing (Livre des Odes), les coupes en corne de rhinocéros occupent une place singulière dans l’histoire des arts décoratifs chinois. Si leur usage est attesté dès les premiers textes classiques, c’est sous les dynasties Ming (1368-1644) et Qing (1644-1912) qu’elles atteignent leur plus haut degré d’accomplissement, s’imposant parmi les créations les plus raffinées de la sculpture sur matières organiques. L’essor du commerce maritime à partir du XVIe siècle favorise l’importation de cornes provenant principalement d’Asie du Sud-Est, mettant à la disposition des ateliers chinois un matériau d’une rareté et d’un prestige exceptionnels. Prisées des lettrés comme des hauts dignitaires, ces coupes séduisaient autant par la noblesse de leur matière que par l’excellence de leur exécution. La chaude translucidité de la corne, ses nuances ambrées et le délicat réseau de stries naturelles qui anime sa surface offraient aux sculpteurs un matériau d’une remarquable richesse plastique, dont ils s’attachaient à exalter les qualités intrinsèques plutôt qu’à les dissimuler. Les ateliers du Jiangnan portèrent cet art à un degré de perfection rarement égalé. Fidèles au principe de respecter la forme originelle de la corne, les artisans en épousaient les courbes avec une remarquable sensibilité, donnant naissance à des coupes dont les volumes semblent découler naturellement de la matière elle-même. Certaines demeuraient d’une sobriété volontaire, révélant toute la beauté du matériau, tandis que d’autres recevaient un décor sculpté d’une grande finesse, alternant bas et haut relief, voire de subtils ajours. Rochers, paysages, lotus, orchidées, bambous et prunus y composent un univers poétique directement inspiré de la peinture de lettrés, où l’équilibre de la composition répond à la spontanéité apparente de la nature. Sous les Qing, cet art connaît son plein épanouissement. Les compositions gagnent en ampleur comme en virtuosité, jouant avec une remarquable maîtrise des contrastes entre reliefs profondément sculptés, modelés délicats et réserves laissées intactes afin de tirer le meilleur parti des qualités naturelles de chaque corne. Parmi les thèmes les plus prisés figure le prunus en fleurs, dont les rameaux noueux et les corolles délicates incarnent la persévérance, la pureté et le renouveau. Souvent associé à des oiseaux annonçant le retour du printemps, il exprime avec une rare poésie l’idéal d’harmonie entre l’homme et la nature qui imprègne profondément l’esthétique et la pensée chinoises.
À propos de la vente Arts d'Asie
Lieu de vente
Date 16/09/2026 à 14h30
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
Vous aimerez aussi