une image représentant une statue en or d'une femme tenant un bâtonPhoto 2/20 du lotPhoto 3/20 du lotPhoto 4/20 du lotPhoto 5/20 du lotPhoto 6/20 du lotPhoto 7/20 du lotPhoto 8/20 du lotPhoto 9/20 du lotPhoto 10/20 du lotPhoto 11/20 du lotPhoto 12/20 du lotPhoto 13/20 du lotPhoto 14/20 du lotPhoto 15/20 du lotPhoto 16/20 du lotPhoto 17/20 du lotPhoto 18/20 du lotPhoto 19/20 du lotPhoto 20/20 du lot
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84 - Frédéric-Eugène Piat (1827-1903) et Louis Léon Marchand (183…

Estimation 8 000 € - 10 000 €
Description
Frédéric-Eugène Piat (1827-1903) et Louis Léon Marchand (1831-1899) Minerve 1862 Statue en bronze à double patine dorée et argentée, rehauts de peintures à froid rouge et noire Élément central de la cheminée néo-grecque présentée à l'exposition universelle de Londres de 1862 H. totale avec la lance : 123 cm Provenance : collection particulière, Normandie Expositions : 1862 : Exposition universelle de Londres 1867 : Exposition universelle de Paris 1876 : Exposition universelle de Philadelphie OEuvre en rapport : -Frédéric-Eugène Piat, Plaque de cheminée ornée d'une tête de méduse, 1862, fonte de fer, 112 x 126 cm, Troyes, musée Saint Loup de Troyes, n° inv. 897.19.1. Bibliographie : -Auguste Luchet, « Courrier de l'exposition internationale, Bronzes d'art, M. Marchand », in Le Monde illustré, 04/10/1862, Paris, 1862, pp. 219-221 ; -Ss dir. Michel Chevalier, Exposition universelle. 1862. Londres, Rapports des membres de la section française du jury international sur l'ensemble de l'exposition, Paris, Imprimerie et Librairie centrale des chemins de fer de Napoléon Chaix et Cie, 1862, p. 355 ; - J.B Waring, W.R Tymms, Masterpieces of industrial art and sculpture at the international exhibition, 1862, Londres, Day & son, 1863, Tome 1, planche 31 (lithographie polychrome représentant la cheminée) ; - Auguste Luchet, L'art industriel français à l'exposition universelle de 1867, mobilier, vêtement, aliments, Paris, Librairie internationale, 1868, p. 320 ; - France Roulleaux-Dugage, Commission supérieure. Rapports. Exposition internationale et universelle de Philadelphie, 1876, Paris, Imprimerie Nationale, 1877, p.318 ; - Victor Champier, Musée de Troyes.... Art décoratif (Musée Piat). Catalogue descriptif et raisonné [par Louis Le Clert], précédé d'une notice biographique sur M. F.-E. Piat, p. 11, notice 83 p.69 ; - Yves Devaux, L'univers des bronzes et des fontes ornementales : chefs-d'œuvre et curiosités, Paris, Pygmalion, 1978, p.281 ; -Galeries nationales du Grand Palais, L'art en France sous le second Empire, catalogue de l'exposition, Paris, Editions de la réunion des musées nationaux, 1979, p. 154 ; - Vincent Lorion, L'oeuvre de Frédéric Eugène Piat au musée Saint Loup de Troyes - mémoire de master sous dir. Danielle Quéruel, Université de Reims Champagne-Ardenne, Centre universitaire de Troyes, Master protection et valorisation du patrimoine culturel et environnemental, septembre 2013, Vol 1. p.11, p.34 et suiv., Vol Annexe : catalogue des OEuvres, p.10, pp.11-17, et Annexes : C.26 p.67 ; E1 p.106 Cette imposante statuette représentant Minerve exécutée en bronze doré, constituait l'élément central de la fameuse cheminée monumentale de style néo-grec qui évoquait un autel consacré à la déesse de la guerre, réalisée par Eugène Piat pour la maison Marchand en 1862. Conçue spécialement pour l'Exposition universelle de Londres en 1862, cette cheminée fut immédiatement saluée comme un chef-d'œuvre des arts décoratifs français, et est devenue emblématique de ce courant remis au goût du jour, le courant néo-grec. L'ensemble monumental était décrit en ces termes dans la Notice biographique sur Frédéric Eugène Piat de V. Champier dans le premier catalogue du Musée d'art décoratif de Troyes, publié en 1897 (p. 11) : « Parmi les fabricants de bronze les plus en vue alors, était M. Marchand qui, pour figurer avec éclat à l'Exposition universelle de Londres, en 1862, s'assura par contrat la collaboration exclusive d'Eugène Piat. Celui-ci se mit immédiatement à l'œuvre et exécuta, entr'autres morceaux, une cheminée monumentale de style néo-grec, qui peut être considérée comme une de ses œuvres capitales. Elle mesurait environ six mètres de hauteur et comprenait des marbres et des bronzes polychromes. Une statue de Minerve, en bronze doré, était placée au centre, se détachant sur un fond décoré de dessins gracieux. De chaque côté du foyer, des demi-reliefs en bronze représentaient des prêtres officiant dans le temple. L'âtre était en mosaïque de marbre, et les chenets, d'une seule pièce chacun, en fer bruni et doré. De chaque côté de la cheminée étaient de beaux lampadaires également en fer forgé. Malheureusement, cette œuvre importante est perdue. Expédiée à un acquéreur sur un navire qui fit naufrage, elle repose maintenant au fond de la mer. Mérimée, le célèbre écrivain, en a loué « la recherche savante des détails et le fini de l'exécution ». L'œuvre est ensuite représentée en 1867 à l'exposition universelle de Paris, puis en 1876 à Philadelphie avec le même engouement du public. En 1867 la cheminée est de nouveau remarquée « Les modèles sont bon à repasser toujours. Combien a été vif et générale cette année le succès du foyer en marbre et bronze de M. Marchand, morceau sur lequel nous reviendrons, gloire acclamée du sculpteur Piat, trop tôt venue pourtant à Londres en 1862 ? Nous sommes d'abord froissés et jaloux de ce qui nous étonne, puis arrive la justice, et les fronts se courbent. On a réfléchi. Devant les œuvres extraordinaires, le premier mouvement est presque toujours mauvais ; il faut que raison ait eu le temps d'apaiser l'amour-propre ». En 1876, malgré les difficultés d'organisation, Marchand est l'un des seuls représentants bronziers à exposer au Salon de Philadelphie aux Etats-Unis : « M. Marchand , à une des places les plus en vue, au milieu d'une vaste installation, nous montrait sa principale pièce de l'Exposition de 1867, une grande cheminée marbre et bronze , avec laquelle rien dans les sections étrangères, si pauvres, ne pouvait entrer en comparaison ; son pouf de l'exposition de Vienne, formant au centre jardinière, puis une collection choisie de garnitures de cheminée, de lampadaires, de statues, qui faisait regretter la décision prise par la direction américaine de décerner une médaille unique » . Cette présentation à l'autre bout du monde assoit la reconnaissance internationale durable du sculpteur. Sans qu'on ait toutefois trouvé plus de précisions sur cet évènement, l'œuvre est réputée avoir complètement disparue dans un naufrage survenu dans l'Atlantique entre 1876 et 1897, à l'exception de la plaque du foyer en fonte de fer conservée au musée de Troyes (n°inv. Inv. 897.19.1) La réapparition de la statuette de Minerve remet toutefois relativement en cause la véracité de ce récit ou du moins l'obscurcit encore plus. Pièce maîtresse de la composition, la statuette de Minerve posant fièrement la lance à la main en constituait l'élément visuel central et symbolique. Son identification a pu être établie avec certitude en la comparant avec deux gravures contemporaines, publiées dans Le monde illustré en 1862 et par Waring et Thymms en 1863. Cette pièce centrale de la cheminée monumentale que l'on croyait donc engloutie apparaît désormais comme l'unique témoin significatif de ce chef-d'œuvre d'Eugène Piat. Expert : Cabinet Sculpture et Collection LACROIX.JEANNEST Informations aux acheteurs : Toutes les formalités nécessaires à l'exportation seront à la charge de l'acquéreur.
À propos de la vente ARTS DECORATIFS
Lieu de vente
Date 04/07/2026 à 14h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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