Premium Artcurial
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HERGÉ Composition sans titre Acrylique sur toile, réalisée d…
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HERGÉ Composition sans titre Acrylique sur toile, réalisée d…
Estimation 30 000 € - 50 000 €
Lot volontaire
Description
HERGÉ
Composition sans titre
Acrylique sur toile, réalisée dans les années 1960. Cette œuvre historique a fait partie de la collection du marchand d’art bruxellois Marcel Stal, directeur de la galerie Carrefour. Un aspect rare et méconnu du travail d’Hergé. Un moment paradoxal de la vie du dessinateur de la ligne claire à redécouvrir — oublier le noir et blanc, le réalisme, et se tourner vers l’abstraction, vers quelque chose de plus secret. 73 x 54 cm.
Après avoir terminé, avec les difficultés que l’on sait, Tintin au Tibet, l’art contemporain fit irruption dans la vie d’Hergé. Il fréquenta longtemps, et avec tout le plaisir qu’un amateur passionné peut éprouver, la galerie Carrefour à Bruxelles, située à quelques pas des Studios et dirigée par Marcel Stal, qui le connaissait depuis les années 1930. Hergé s’intéressait à l’art de son temps ; il appréciait particulièrement les œuvres de Lucio Fontana et Serge Poliakoff, qu’il pouvait alors découvrir sur les murs de la galerie. Plus tard, ce furent le Pop Art, Roy Lichtenstein et Andy Warhol, qui retinrent son attention ; ensuite il y eut David Hockney, Kenneth Noland et Frank Stella. Au début des années 1960, il eut envie de s’essayer à quelque chose de nouveau, et Louis Van Lint, figure de l’abstraction belge de l’après-guerre et l’un des cofondateurs du groupe de la Jeune Peinture (un de ses tableaux ornait l’un des murs des Studios Hergé), l’initia à l’art abstrait. Sous sa direction, Hergé réalisa un petit nombre de toiles (une trentaine), puis ce dernier décida de tout arrêter — les aventures de Tintin, terriblement exigeantes, lui prenaient tout son temps ; difficile alors pour lui de se consacrer avec la même dévotion à la peinture. Un expérience certes de courte durée, mais qui fut malgré tout instructive. Discret, comme il le fut toujours, Hergé ne montra ces tableaux qu’à quelques amis très proches, mais il accepta toutefois d’en céder deux à Marcel Stal. Peut-être songeait-il à Miró (une reproduction de l’une de ses œuvres décorait son bureau) lorsqu’il réalisa celui-ci. Comme il le déclara lui-même, à la fin de sa carrière, il ne pouvait imaginer vivre sans peinture autour de lui.
HERGÉ
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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