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PEYO Les Schtroumpfs Le Faux Schtroumpf Encre de Chine sur p…
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PEYO Les Schtroumpfs Le Faux Schtroumpf Encre de Chine sur p…
Estimation 30 000 € - 50 000 €
Lot volontaire
Description
PEYO
Les Schtroumpfs
Le Faux Schtroumpf
Encre de Chine sur papier pour la couverture du journal Spirou n°1525, 6 juillet 1967. Également couverture du recueil n°106 du journal Spirou publié la même année aux éditions Dupuis. Le Faux Schtroumpf, sur un scénario d’Yvan Delporte, fut à l’origine l’un des mini-récits du journal Spirou (n°1211, 29 juin 1961), un tout petit album de 48 pages à réaliser soi-même. Superbe dessin ; on y retrouve la magie et le regard malicieux de Peyo. 44,8 x 31,8 cm.
Une remarquable composition, dominée par la silhouette inquiétante de Gargamel à l’arrière-plan. De quoi devrions-nous avoir le plus peur ? De ce Schtroumpf à l’air menaçant, visiblement animé de mauvaises intentions, ou de cette ombre macabre dessinée sur le mur qui montre qu’il y a quelque chose d’anormal et de caché dans tout ça ? On sait déjà de quoi cet infâme personnage est capable (il a créé la Schtroumpfette, délicieuse mais diabolique émanation au petit nez retroussé, pour semer la discorde parmi les habitants du Pays Maudit…) ; le récipient renversé et la fumée qui s’en échappe ne présagent rien de bon, tout comme le feuillet manuscrit aux bords déchirés abandonné au pied du tabouret, qui doit contenir on ne sait trop quelle formule magique à vocation maléfique. Le monde des Schtroumpfs serait évidemment bien plus paisible si cet horrible sorcier, pour qui la destruction de ces inoffensifs êtres bleus semble être le seul objectif de sa misérable existence, n’était pas là. Un mauvais coup — un de plus ! — se prépare ; le Grand Schtroumpf et les siens devraient se schtroumpfer sur leurs gardes. Devenir Schtroumpf afin de se débarrasser des Schtroumpfs une bonne fois pour toutes, il fallait y schtroumpfer ; plus sournois que le Schtroumpf Noir (Gnap !), le Faux Schtroumpf, double presque parfait (même Azraël ne le reconnaît pas !), représente un réel danger pour la petite communauté. Même dans une situation comme celle-ci où il y a de la tension, où il s’agit de créer un climat inquiétant et de montrer de la noirceur, Peyo ne force pas le trait : il s’exprime sans en faire trop — les sourcils froncés et le regard insidieux du Schtroumpf suffisent à attirer l’attention —, son graphisme est d’une efficacité discrète ; aucune impulsion trop expressionniste, juste une harmonieuse légereté. Peyo aime ainsi à souligner les petites peurs et les grands bonheurs de l’enfance.
PEYO
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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