Lot phare sélectionné par la Maison de ventes.
JEZEQUEL - RENNES ENCHERES BRETAGNE
101
-
Provenant de la descendance du Maréchal de BOURMONT.
101
-
Provenant de la descendance du Maréchal de BOURMONT.
Estimation 6 000 € - 10 000 €
Lot volontaire
Description
Provenant de la descendance du Maréchal de BOURMONT.
Beau fusil de présent algérien, à silex, platine à la miquelet.
Canon à pans légèrement évasé à la bouche, surmonté d’un point de mire en argent, avec cran de mire au tonnerre sur bague rainurée, maintenu par trois larges bagues en argent découpé, à décor repoussé, entièrement orné de rinceaux et de motifs floraux.
Queue de culasse gravée « Muhammad Mustafa » (nom du prophète Mahomet), enrichie d’une fleur et de feuillages.
Belle platine à la miquelet, typique de ce modèle, dont l’ensemble des éléments - vis de chien « papillon », chien, batterie, ressort, sûreté, bassinet est ciselé à décor argenté en suite.
Monture en bois, crosse, dos de crosse et long fût, joliment, finement et entièrement décorés d’un motif en résille d’argent, gravé et ciselé, protégeant des pièces de corail incrustées taillées « en amande ».
Talon de crosse protégé de laiton gravé et ciselé de fleurs, rinceaux et feuillage, ceinturé d’une suite de pièces de corail également taillées « en amande », incrustées en suite.
Le talon est fixé par deux vis à têtes rondes.
Détente « bouton ».
Baguette en bois à long embout garni d’argent, à décor repoussé en suite (accident, manque en partie).
Long. :153 cm.
Vers 1770/1780.
Provenance :
Descendance familiale.
D’après la tradition familiale, ce fusil a été apporté d'Algérie par le Maréchal de Bourmont, arrière-grand-père de l’actuel propriétaire.
Ex
Historique :
Louis Auguste de Bourmont.
Louis de Ghaisnes, (château de Bourmont - Anjou, 1773-1846).
Officier des gardes françaises en 1789. Sert en 1792 et 1793 dans l'armée des Princes et l'armée de Louis V Joseph de Bourbon-Condé dite armée de Condé. Prend part à la campagne de 1792 sous Charles-Guillaume-Ferdinand, duc de Brunswick, se bat en 1793 sur le Rhin et passe en Vendée en février 1795.
En 1799, Bourmont est l'un des chefs de la nouvelle insurrection vendéenne. Il s'empare du Mans, signe une paix avec le Premier Consul en 1800 et continue à participer aux complots royalistes du Consulat.
Arrêté après l'affaire de l'enlèvement du sénateur Dominique Clément de Ris, il est incarcéré au Temple puis à Besançon, d'où il s'évade en 1804.
Réfugié au Portugal, il y voit arriver les armées françaises en 1807 et offre alors ses services à Jean-Andoche Junot qui fait de lui son officier d'ordonnance.
Après la capitulation de Cintra (1808), il rentre en France où il est aussitôt arrêté. Emprisonné, il est libéré grâce à l'intervention de Junot mais assigné à résidence jusqu'en 1810.
L’Empereur l’envoie en Italie (1810), afin d’éloigner un homme à qui il ne fait aucune confiance. « Que voulez vous que pensent nos troupes d'être commandées par un tel chef ? » écrit Napoléon en 1812 au général Clarke, ministre de la Guerre.
Les circonstances imposent pourtant de l'employer en 1812 et 1813 lors des campagnes de Russie puis d'Allemagne. Il y gagne la légion d'honneur et le grade de général de brigade, Napoléon Ier cherchant peut-être à s'attacher l'ancien chouan par ces faveurs, avant de l'utiliser dans l'Ouest où les tensions se réveillent.
En février 1814, on lui confie la défense de Nogent. Napoléon le nomme général de division. Mais deux mois plus tard, Bourmont se rallie aux Bourbons.
Au début des Cent-Jours, il se présente au nouveau ministre de la Guerre, Louis-Nicolas Davout, pour se mettre à la disposition de l'Empereur. Davout le met à la porte. Bourmont parvient cependant à ses fins et obtient le commandement d'une division dont il peuple l'état-major d'officiers royalistes en vue d'une désertion collective qui a lieu le 15 juin 1815, trois jours avant Waterloo.
Rentré en France avec Louis XVIII, Bourmont reçoit le commandement d'une division de la garde royale. Peu après, son témoignage à charge contribue à la condamnation à mort du maréchal Ney.
Pair de France en 1823, il est pressenti pour le ministère de la Guerre en 1829, ce qui entraîne dans l'armée une vague de protestations et de démissions.
En 1830, il obtient le commandement de l'expédition d'Alger.
Chef d'une armée composée de 37600 hommes (dont 5 futurs maréchaux tel Mac-Mahon ou de futurs généraux comme Lamoricière) et plus de 600 vaisseaux, Bourmont débarque à Sidi Ferruch le 13 juin 1830. Le 24 juin a lieu l'offensive de Sidi-Khalef. Amédée de Bourmont, second fils du général, est mortellement blessé au combat de Sidi-Ibrahim. Le 29 juin a lieu l'attaque du Fort de l'Empereur qui tombe le 4 juillet. Le lendemain, la ville capitule. Bourmont reçoit son bâton de maréchal le 24 juillet et poursuit l'occupation de Mers-el-Kébir, prend Oran, Bône en obtenant le départ des Ottomans.
A la suite de la révolution de juillet 1830, qui conduit à l'abdication de Charles X et à l'avènement de son cousin, Louis-Philippe d'Orléans, Bourmont, fidèle aux Bourbons - c'est-à-dire, au petit duc de Bordeaux (comte de Chambord), prétendant légitime au trône de France - refuse de prêter serment au nouveau roi
Photos modifiées le 19/06/2026 à 15h56
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
Vous aimerez aussi