BRISCADIEU BORDEAUX
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[ALBUM CARICATURE - Le NATIONAL 1830]
Album de caricatures e…
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[ALBUM CARICATURE - Le NATIONAL 1830]
Album de caricatures e…
Estimation 150 € - 200 €
Lot volontaire
Description
[ALBUM CARICATURE - Le NATIONAL 1830]
Album de caricatures et dessins au crayon autour de l'histoire du "National" 1830. Probablement milieu XIXe.
In-4 oblong, 28 dessins (dont 25 sur Le National), 26 contrecollés sur feuillets de carton souple bleu, les 2 derniers libres intercalés. 2 dessins tachés. Il semble possiblement y avoir 2 mains différentes, l'une assez "scolaire", l'autre plus libre et plus sûre.
½ chagrin noir de l'époque, mors fendus.
Le National fut un quotidien français politique et littéraire fondé en janvier 1830 par Adolphe Thiers, Armand Carrel et François-Auguste Mignet pour combattre la Seconde Restauration, et le libraire éditeur Auguste Sautelet en fut le premier gérant. Après plusieurs changements de propriétaires et de nombreux scandales, le quotidien disparût en 1924.
Le nouveau journal bénéficia du soutien financier du banquier Jacques Laffitte et du patronage de Talleyrand et du Duc de Dalberg.
Le titre renvoie à la devise de 1791 : « La Nation, la Loi, le Roi ». Le journal militait pour l'établissement d'un régime parlementaire sous forme d'une monarchie constitutionnelle.
Le National en fait défendait la Charte de 1814.
Un des éditoriaux de Thiers fut interprété par le gouvernement de Charles X comme une menace contre le système gouvernemental, le roi et ses ministres. Le pouvoir décida alors de poursuivre Sautelet en correctionnelle puisqu'il était le gérant responsable, et Thiers l'auteur de l'article. Tous deux furent condamnés.
Quand Charles X promulgua les Ordonnances de Juillet suspendant la liberté de la presse, c'est au siège du National que se réunirent les journalistes pour signer la protestation de 1830, prémices de la Révolution de 1830, dite des Trois Glorieuses.
En 1836 Le National passa aux mains de MM. Thomas, Trélat, Bastide, Duclerc qui en firent l'organe de l'opinion républicaine. En 1846, Armand Marrast devint rédacteur en chef.
Le National continua à servir de tribune et publia l'appel d'Armand Marrast invitant les Parisiens à manifester le 22 février 1848, des centaines d'étudiants se rassemblèrent place du Panthéon, puis se rendirent à la Madeleine où ils se mêlèrent aux ouvriers. La Révolution de 1848 était en marche.
Par la suite, Le National devint l'organe de presse de la majorité républicaine modérée issue des urnes aux législatives de 1848 et qui forma la Constituante de la Deuxième République. Les parlementaires républicains modérés furent qualifiés de membres du Parti du National en référence à leur journal. Lors de l'élection présidentielle de décembre 1848, le National défendit la constitution républicaine et fut partisan de la candidature présidentielle du général Cavaignac.
Interdit après le coup d'État du 2 décembre 1851, il disparaît le 31 décembre de cette même année.
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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