Description
BARROW (John).
Voyage à la Cochinchine, par les îles de Madère, de Ténériffe et du Cap Verd, le Brésil et l’île de Java, contenant des Renseignemens nouveaux et authentiques sur l’État naturel et civil de ces divers Pays ; accompagné de la Relation officielle d’un Voyage au pays des Boushouanas, dans l’intérieur de l’Afrique australe.
Paris : F. Buisson, 1807. — 2 volumes in-8, 196 x 120 et un atlas in-4, 293 x 215 : xiv, 406 pp., (1 f.) ; (2 ff.), 408 pp. ; (2 ff.), 18 planches. Basane havane mouchetée, filet à froid en encadrement sur les plats, dos lisse orné pour les 2 volumes de texte, et demi-basane havane moucheté, dos lisse orné pour l’atlas (reliures de l’époque).
Édition originale de la traduction par le géographe Conrad Malte-Brun (1775-1826) de la relation du voyage à la Cochinchine du voyageur et géographe John Barrow (1764-1848) alors attaché à l’ambassade britannique en Chine menée par Lord Macartney.
Dans sa traduction, Malte-Brun apporte des modifications et des enrichissements significatifs, tant sur le fond que sur la forme. Dans le cinquième chapitre, consacré au Brésil, il écarte notamment une digression sur la liberté des Noirs et l’expédition de Saint-Domingue, qu’il juge sans apport nouveau, à l’exception d’un extrait d’une proclamation de Dessalines, empereur d’Haïti. Ce texte, bien que cité avec fidélité, est critiqué pour son ton violent et ses accusations envers Napoléon et Leclerc. Malte-Brun justifie cette suppression par le souci d’épargner au lecteur des déclamations inutiles, tout en réaffirmant son indépendance d’esprit face aux opinions de Barrow. À la place de ces développements, Malte-Brun insère un mémoire sur le Brésil, fondé sur les meilleures sources portugaises, espagnoles et hollandaises, qu’il présente comme le supplément le plus complet et le plus fiable jamais publié sur ce pays. La description de la Cochinchine, qui occupe les trois derniers chapitres, est le cœur de l’ouvrage de Barrow. Malte-Brun, reconnaissant la richesse et la précision de ce récit, n’y apporte aucune modification, si ce n’est l’ajout de quelques détails puisés dans les mémoires portugais de Loureiro et l’immense ouvrage hollandais de Valentyn, sources peu accessibles que Barrow n’avait pu consulter.
Le chapitre V propose la relation d’une expédition en Afrique Australe menée par Somerville, chirurgien en chef de la garnison du cap de Bonne-Espérance, et Truter, membre de la cour de Justice, dans le but de « trouver à acheter du bétail pour remplacer celui qu’une épizootie venait d’enlever à la colonie » (T. 1, p. 256). Elle offre des précieuses observations sur les peuples autochtones (dont les Bushmen San, appelés « Boushouanas » dans le récit, les Hottentots, etc.).
Exemplaire complet de l’atlas comprenant 18 planches dont une « Esquisse de la ville et du port de Rio de Janeiro », deux gravures de botanique en couleurs, et des vues diverses, le tout gravé par P. F. Tardieu. Quatre des planches se rapportent à la relation de Truter en Afrique : carte de l’Afrique australe, « Femme de la tribu des Hottentots-Koral », « Village des Boushouanas », « Boushouanas, Homme et Femme. »
Cette édition parut également à l’adresse d’Arthus-Bertrand. Dans cette dernière on ne trouve généralement pas la « Table alphabétique des matières contenues dans ces deux volumes », occupant les pages 373 à 408 du second tome, qui est bien présente ici.
Dos passés, épidermures aux reliures. Dos de l’atlas abîmé avec manques. Galerie de ver à partir de la page 381 jusqu’à la fin dans le second tome, avec quelques atteintes au texte.
À propos de la vente
Bibliothèque Claude Mozis - Afrique Noire et diaspora africaine
Lieu de vente
Date
21/10/2026 à 14h00
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