peinture d'un groupe de personnes dans un bateau sur un plan d'eauPhoto 2/5 du lotPhoto 3/5 du lotPhoto 4/5 du lotPhoto 5/5 du lot
Villemur.art

189 - Amable-Gabriel DE LA FOULHOUZE (Clermont-Ferrand 1815-1887 P…

Estimation 600 € - 800 €
Description
Amable-Gabriel DE LA FOULHOUZE (Clermont-Ferrand 1815-1887 Paris) L’embarcation 1857 Huile sur toile Restaurations 39 x 46 cm ; 62 x 67 cm (encadré) Signé "A. de la Foulhouze" monogrammé "A.F" sur les voiles; daté "57" en bas à gauche ; au verso : une annotation Dans un cadre à canaux Napoléon III en bois doré Originaire d’Auvergne, Amable-Gabriel de la Foulhouze est artiste, mais également journaliste. En 1837, il monte à Paris et suit l’enseignement de Paul Delaroche, puis de Thomas Couture, où il se lie d’amitié avec Alfred Stevens. Il expose au Salon entre 1845 et 1880. Bien que peu connu aujourd’hui, l’artiste a joui d’une certaine notoriété à son époque, non seulement grâce à ses paysages, mais surtout grâce à ses scènes de genre. Comme l’explique Adeline Chion, “C’est à la fin du Second Empire que l’artiste devient un peintre en vogue, et ce grâce à un genre bien précis : la représentation de la Parisienne. En ce sens, il appartient bien à sa génération.” Tout comme son ami Stevens, il représente des femmes élégantes issues de la bourgeoisie. Leurs robes à crinoline, chapeaux et ombrelles sont les marqueurs d’un certain rang social, mais également de la vie contemporaine. Elles prennent bien souvent place dans des paysages fréquentés par la haute société tels que l'île-de-France, la Seine-et-Oise, ou encore les plages de la côte normande. Le tableau que nous vous présentons surprend par son originalité. S’agit-il réellement d’une banale promenade ou bien d’un naufrage ? Les passagers semblent épuisés : plusieurs, dont les jeunes femmes, se sont endormis et les hommes semblent exténués. Seul le capitaine, d’une classe sociale inférieure et coiffé d’un bonnet rouge, semble alerte. Sont-ils pris, malgré eux, dans les flots d’une mer agitée ? Passent-ils à côté d’un voilier en train de sombrer, ou faisaient-ils partie de l’embarcation ? Peut-être faut-il y voir une satire de la société contemporaine. Notons également que l’artiste s’est inclus dans la scène, en apposant ses initiales sur les deux voiles. L’image soulève donc de nombreux questionnement. Il est par ailleurs une influence qui ne fait aucun doute, qui est celle du Radeau de la Méduse peint trente-neuf ans plus tôt par Théodore Géricault.Intégré aux collections du Louvre en 1824, il est plus que probable que La Foulhouze l’ait vu et copié, comme il avait pu le faire avec Le massacre de Chiode Delacroix ou L'enlèvement des Sabines de David, lorsqu’il était encore élève.
À propos de la vente Bijoux, Mobilier & Objets d'art I DROUOT
Lieu de vente
Date 07/07/2026 à 11h00
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