Description
[AUTOGRAPHE]
LAMARTINE (Alphonse, de …) :
2 lettres manuscrites, datées et signées par Alphonse de Lamartine.
- Lettre, 3 pages in 8°, datée du 1er décembre 1856, au sujet d'un renouvellement d'abonnement à la revue, "Cours familier de littérature", que Lamartine, impécunieux, publiait mensuellement pour pouvoir subsister.
Monsieur,
Mes abonnés ne sont pas pour moi un public, ils sont une famille d'amis.
Je n'ignore pas que la bienveillance personnelle a eu plus de part que la curiosité littéraire, à votre abonnement.
Je ne m'en humilie pas. Je m'en glorifie. J'aime mieux la cordialité que la gloire.
Si le désir de concourir utilement à mon travail a été un effet pour beaucoup dans votre souscription pour 1856, j'ose vous prier franchement et personnellement de la continuer pour 1857.
Dans une publication à fonder, les frais de la première année dévorent le prix de l'abonnement, vous le savez.
Le réabonnement pour 1857 part du 1° janvier prochain, puisque j'ai livré les douze entretiens ou les deux volumes promis pour 1856.
En vue de vous faciliter le réabonnement, j'ai pris les mesures qui simplifient le mieux vos rapports avec moi. Vous les trouverez énoncées dans la note imprimée au dernier entretien.
Soyez assez bon, Monsieur, pour m'adresser le plus tôt possible votre réponse, afin de m'éviter les frais très onéreux d'impression et de poste inutiles, et quelle que soit votre réponse, croyez que votre nom, inscrit sur mes listes, restera à jamais gravé par la reconnaissance dans mon cœur.
Signé : Lamartine""
Le correspondant a ajouté cette note, au bas de la signature :
" 20 décembre 1856,
Hommage au grand poète, au grand écrivain, au grand orateur ; hommage au noble cœur qui n'a pas désespéré du salut de la Patrie, au grand citoyen qui a su dominer les factions par l'ascendant de son caractère et l'éloquence de sa parole et qui a inspiré des sentiments d'estime et d'admiration aux hommes de bien de tous les partis.
Telle est la signification de l'abonnement que renouvelle avec empressement un de ses plus sincères admirateurs."
- Lettre 3 pages in 4° [Avec enveloppe, adressée à Monsieur Thuillier, Avocat à Amiens]. Lettre datée du 23 novembre 1847, signée Lamartine, député de Macon.
Après le banquet triomphal, qui avait marqué ses débuts notables en politique, Lamartine se confie sur ses idées politiques, mais il ne pourra assister à une manifestation, organisée en province.
"Je regrette bien vivement que la distance m'empêche de répondre à l'honorable convocation que je reçois de vous.
La France, dont vous êtes un si intime et si patriotique parti se réveille enfin, en présence des résultats, depuis longtemps prévus, des fautes de son gouvernement. Une nouvelle et active opposition semble devoir naître de l'agitation encore pacifique, à laquelle vous voulez imprimer une généreuse pulsation de plus.
Je suis heureux que vous ayez pensé à moi pour donner dans vos murs une voix de plus aux réclamations de la conscience publique. Je vois là une preuve de la communauté dédiée entre les diverses zones de la Patrie.
Le droit de cité, que vous voulez bien me donner dans cette circonstance, m'annonce que les principes du banquet de Macon sont naturalisés dans votre beau pays.
Espérons qu'ls seront bientôt naturalisés partout et que la voix de la France indépendante en les portant jusque dans l'enceinte législative les fera triompher légalement du système rétrograde qui nous ramène aux pièges du passé ].
Je ne pourrai assister à votre manifestation ... La politique y associe mon esprit et la reconnaissance y associe mon cœur. [...]
Signé : Lamartine, Député de Macon ".
ID : 89135223
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