la photo d'une photo représentant une femme avec un parapluie rose
FRANCOIS EPIN ART & DESIGN CONSULTING

132 - Space Adventure Cobra - Cobra (スペースコブラ) Armanoïde Feuille de…

Estimation 150 € - 300 €
Description
Space Adventure Cobra - Cobra (スペースコブラ) Armanoïde Feuille de celluloïd peinte à la main utilisée dans la production de l’animé Space Adventure Cobra, d’après Buichi Terasawa (寺沢 武一). Exécutée à l’encre et à la gouache. Celluloïd gondolé. Produit par TMS Entertainment 1982-1983, Japon H26 L23 cm Armanoïde — Lady Armaroid dans la version originale japonaise — est la partenaire légendaire de Cobra depuis toujours : androïde à apparence féminine, fabriquée à partir d’une technologie issue d’une ancienne civilisation martienne disparue. Son vrai nom est Esmeralda — elle était autrefois une femme, dont la conscience et l’identité ont survécu dans un corps mécanique. Elle n’est pas un robot ordinaire : elle est une personne dont la chair a cédé la place à un alliage métallique, un être humain dont le corps est devenu l’armure. C’est précisément ce qui fait d’Armanoïde une des figures les plus singulières de la vacation thématique Chevaliers, Armures et Samouraïs — et son contrepoint le plus inattendu. Toutes les autres pièces de la vacation documentent des êtres qui portent une armure distincte de leur corps : les Chevaliers du Zodiaque la revêtent par investiture spirituelle, Kenshin la refuse en portant une lame émoussée, Guts la forge dans la douleur. L’armure y est toujours séparable du corps — on peut l’ôter, la perdre, en être dépouillé. Armanoïde n’a pas cette option. Son armure est son corps — non par nature originelle mais par transformation subie ou consentie d’un être qui fut d’abord humain. Il y a dans son cas une perte irréversible que les autres armures de la vacation ne connaissent pas : celle du corps de chair qu’elle était. Ce que les Chevaliers du Zodiaque activent en brûlant leur cosmos, Armanoïde l’a déjà payé une fois pour toutes — son cosmos, sa chair, son humanité sont désormais enfermés dans un alliage qui ne vieillira pas, ne saignera pas, mais ne sera jamais non plus un corps vivant. Buichi Terasawa joue avec cette ambiguïté tout au long de la série : Armanoïde n’est jamais traitée comme une machine. Elle est fidèle, elle protège Cobra, elle est capable de se sacrifier — et sa cuirasse métallique est représentée avec les courbes et l’expressivité d’un corps féminin, non comme un équipement. L’armure y est à la fois une protection absolue et un deuil permanent — ce corps qui ne peut plus être blessé est aussi celui qui ne peut plus vraiment ressentir. La mention « celluloïd gondolé » — déformation de l’acétate après quarante ans — est ici une ironie documentaire : le support qui vieillit et se déforme avec le temps pour représenter un personnage dont le corps mécanique, lui, ne vieillit pas.
À propos de la vente Chevaliers, Armures et Samuraïs + Selection Art Animation
Lieu de vente
Date 28/06/2026 à 15h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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