FRANCOIS EPIN ART & DESIGN CONSULTING
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Queen Emeraldas Cellulo original à l’encre et à la gouache u…
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Queen Emeraldas Cellulo original à l’encre et à la gouache u…
Estimation 100 € - 200 €
Lot volontaire
Description
Queen Emeraldas
Cellulo original à l’encre et à la gouache utilisé pour la production de l’animé, d’après Leiji Matsumoto (松本零士)
Produit par studio OLM
1998, Japon
H23 L26 cm
Ce celluloïd représente vraisemblablement Vaidas — personnage en armure de l’épisode 3 de Queen Emeraldas (OLM, 1998), jamais diffusé en France, et l’un des antagonistes les plus narrativement chargés de toute la vacation thématique.
Vaidas n’a pas toujours été un cyborg. Il était à l’origine un homme ordinaire, conduit par la misère à travailler dans des environnements dangereux. Un accident a détruit son corps au point de nécessiter une mécanisation complète. Depuis, il améliore inlassablement sa carapace en achetant des pièces de rechange — finançant ces achats par le crime et la violence, sa réputation étant telle que personne n’ose l’affronter. Seul le Cosmo Gun d’Hiroshi, protagoniste de la série, peut percer son blindage.
Son histoire est celle d’Armanoïde racontée en négatif. Armanoïde — dont les lots 131 et 132 de cette même vacation documentent la production — est une femme dont la chair est devenue métal en conservant son humanité : elle protège, elle est loyale, elle se sacrifie. Vaidas est un homme dont la chair est devenue métal en perdant son humanité : il prend, il tue, il se venge. Même transformation, résultat inverse. La mécanique comme survie chez l’une, comme revanche chez l’autre.
Le détail final de l’épisode dit tout : Emeraldas lui désintègre les deux avant-bras. Sous l’armure, il n’y a plus rien qui puisse menacer. L’armure ôtée — fût-ce partiellement — révèle un être sans puissance, qui implore, qui ment, et qui finit abattu par l’homme qu’il tentait de trahir une dernière fois. C’est la démonstration la plus brutale de la thèse que la vacation développe depuis le lot 1 : l’armure ne fait pas le guerrier. Elle peut aussi faire le tyran — et quand elle cède, c’est l’homme qu’elle cachait qui apparaît, dans toute son insuffisance.
La mention de l’épisode précédent — où les Métanoïdes, êtres aux tissus constitutionnellement métalliques, ont vaincu le peuple d’Alfress — ajoute une couche supplémentaire : Vaidas prétend en mourant que ce sont les Métanoïdes qui l’ont transformé et poussé à tuer. Mensonge ou vérité partielle, cette dernière déclaration place son personnage dans le réseau thématique de Leiji Matsumoto — celui où la frontière entre l’armure subie et l’armure choisie, entre la mécanisation comme destin et comme choix, ne cesse de se brouiller.
Ce celluloïd de Vaidas est la réponse la plus sombre à la question que toutes les autres pièces posent différemment : que se passe-t-il quand l’armure n’est pas un idéal, une vertu, un code — mais une nécessité qui devient une prison ?
À propos de la vente
Chevaliers, Armures et Samuraïs + Selection Art Animation
Lieu de vente
Date
28/06/2026 à 15h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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