Description
KAKEJIKU
à l'encre et en couleurs sur papier, représentant un faucon sur un perchoir rouge, figuré de dos, la tête vers la gauche. Avec un cachet en haut à gauche imitant un des sceaux de la peinture dont il s'inspire.
(Usures, petits accidents, craquelures).
Japon, période Meiji (1868-1912)
A KAKEJIKU, INK AND COLORS ON PAPER, A FALCON, AFTER A PAINTING BY SONG HUIZONG, JAPAN, MEIJI PERIOD.
DIM. 111 X 40,5 CM (43 11/16 X 15 15/16 IN.)
On y joint la reproduction de la peinture dont s'est inspirée cette œuvre, un faucon en couleur sur papier d'après une peinture chinoise de l'empereur Song Huizong (1100-1126) conservé au Musée du Palais (Cité Interdite) à Pékin.
DIM. 119 X 60 CM (46 7/8 X 23 5/8 IN.)
Note
Bien que s'inspirant - sans la copier à l'identique - d'une peinture chinoise, cette œuvre est sans aucun doute de la main d'un artiste japonais, de surcroît connaisseur en fauconnerie. Pour citer quelqu'un qui s'y connaît bien : "Je ne citerai qu'un détail qui passe inaperçu, mais qui ne s'invente pas et qui est très important pour qui connaît un tant soit peu la fauconnerie : il a ajouté à la mandibule supérieure de l'oiseau la dent tomiale (le décochement en "V" du bord du bec) caractéristique des falconidés qui manque sur le rapace de Huizong. Si Huizong a fait un dessin fidèle, il n'a pas représenté un faucon pèlerin (un falconidé) mais un autour des palombes (accipitridé). Or il s'agit d'un rapace moins "noble" que le faucon pèlerin et je pense simplement que l'Empereur a omis ce détail. Je remarque également que le traitement des plumes et des pattes est bien supérieur. On voit bien que le copiste n'a en aucun cas cherché à faire une contrefaçon frauduleuse mais a pris des libertés face à l' impériale œuvre chinoise, comme les Japonais pouvaient le faire".
À propos de la vente
COLLECTION BERNARD ROUSSEAU – DESSINS DE HOKUSAI, PEINTURES DU JAPON ET DE LA CHINE
Lieu de vente
Date
22/10/2026 à 15h30
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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