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un dessin en noir et blanc représentant deux femmes vêtues de kimonosPhoto 2/6 du lotPhoto 3/6 du lotPhoto 4/6 du lotPhoto 5/6 du lotPhoto 6/6 du lot
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81 - BEIBEI KYÔDAN, "L'histoire des sœurs Benizara et Kakezara ",…

Estimation 8 000 € - 12 000 €
Description
BEIBEI KYÔDAN, "L'histoire des sœurs Benizara et Kakezara ", roman de type yomihon en 6 volumes, écrit par Kyokutei Bakin (Takizawa Okikuni, 1767-1848) et illustré par Hokusai, publié en 1815. Six shita-e, encre sumi sur usugami par Hokusai. DIM. 19,3 X 27,3 CM (7 5/8 X 10 3/4 IN.) - 19,3 x 27,4 CM (7 5/8 X 10 13/16 IN.) Trois de ces six dessins préparatoires ont été publiés. Ce roman relate l'histoire des demi-sœurs Benizara et Kakezara, inspirée d'une légende folklorique et d'un conte classique, Ochikubo monogatari (Le Conte de la chambre du bas) équivalent japonais de Cendrillon. Kakezara, vertueuse et douce, est maltraitée par sa belle-mère Katamohi et la fille de celle-ci, Benizara, qui la soumettent à de dures épreuves. Elle les surmontera et sera remarquée par un noble personnage qui l'épousera, tandis que les deux méchantes seront punies, illustrant la notion bouddhique de karma. Beibei Kyôdan, vo. 1, ff. 3v-4r "Un Chinois réfugié au Japon tend des bouquets différents à une Chinoise et à une Japonaise". Publié dans : Orientations, ill. 4, p. 87. BAFJ, ill. 8 p. 36-37. Bernard Rousseau note à propos de ce dessin que, bien que certains motifs inachevés ne laissent aucun doute sur le fait qu'il s'agisse d'un shita-e, le trait plus soigné que d'habitude permet d'imaginer à quoi pouvait ressembler un hanshita-e. Beibei Kyôdan, vol. 1, f, 6v, qui illustre le poème 3889 du Man.yôshû : " Cette nuit de pluie où, seul, je rencontrai cet homme, livide comme une âme errante -le souvenir de cette nuit étrange me revient encore avec effroi ". Le personnage brandissant une tête coupée, se retrouve dans le vol. 4, FF 6v-7r, sur la même illustration que les deux scènes de suicides. Beibei Kyôdan, vol. 4, ff. 6v -7r pour les deux scènes de suicide (seppuku et jigai). Il s'agit des suicides du personnage féminin Ariginu et du personnage masculin Yoboshichi. En marge une citation d'une annotation poétique de la poétesse Higo, dame de compagnie de la princesse Reishi (XIe s.) A gauche, trois portefaix hilares, non retrouvés. Beibei kyôdan, vol. 5A, ff. 27v-28r " Nonchalamment fumant, Tenmoku Hôin interdit à Kakezara d'approcher de Watatori ligotée " Publié dans : Orientations, ill. 5, p. 87. BAFJ, ill. 9, p. 36-37. Pour Bernard Rousseau, il s'agirait de la première représentation connue sur un dessin, du personnage qui devint ensuite emblématique de Hokusai, avec notamment les doubles narines, les yeux triangulaires arrondis et un corps de forme étrange, qui sera par la suite baptisé " Homo-hokusaiensis " . " Son apparition ressemble à une page qui se tourne. Bientôt Hokusai va abandonner la création de ces romans populaires illustrés pour se consacrer à des thèmes plus contemporains ". (BAFJ, p. 36) Beibei Kyôdan, vol. 5B, ff 13v-14r Double page, représentant la rencontre, à la croisée du chemin, de Benizara, et sa mère Katamohi accompagnées de serviteurs, avec le haut personnage qu'elles ont offensé et auquel elles présentent leurs excuses. Beibei kyôdan, vol. 5B (= vol. 6), ff 23v-24r " Cérémonie bouddhique pour chasser les fantômes " Publié dans : Orientations, ill. 6, p. 88. BAFJ, ill.10, p. 36. Bernard Rousseau précise dans son commentaire que le Beibei Kyôdan a connu trois éditions (1815, une date inconnue et 1858). L'illustration gravée d'après ce dessin a chaque fois légèrement varié, au niveau de l'enfant en haut à l'extrême droite, dont l'expression était sans doute inappropriée dans la première édition. Il fut remplacé par un cartouche dans la seconde et par rien dans la troisième. " Retrouver le dessin original permet de connaître enfin le vrai projet de Hokusai, l'erreur - rarissime - du graveur et les initiatives des éditeurs pour y remédier ". (BAFJ, p. 38) On retrouve les trois impressions successives dans le catalogue de l'exposition Katsushika Hokusai ten, Edo-Tokyo Museum, Tokyo, 1995, pl. III, 44-45-46, pp. 84-85 (en japonais). La notice du catalogue explique que les planches de l'édition originale ont été détruites en 1839, dans un grand incendie. Ce qui rend une édition originale d'autant plus rare, et ce dessin, où figure l'enfant, particulièrement intéressant.
À propos de la vente COLLECTION BERNARD ROUSSEAU – DESSINS DE HOKUSAI, PEINTURES DU JAPON ET DE LA CHINE
Lieu de vente
Date 22/10/2026 à 15h30
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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