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François-Xavier Lalanne (1927-2008)
François-Xavier Lalanne (1927-2008)
Estimation 200 000 € - 300 000 €
Lot volontaire
Description
François-Xavier Lalanne (1927-2008)
Petit Ours
Modèle créé en 1984-1985 ; notre exemplaire fondu le 22 octobre 1986
Bronze à patine brune
Signé du monogramme " FXL" et estampillé "LALANNE"
Porte le cachet du fondeur "BOCQUEL / FONDEUR"
Numéroté "1/8"
H. 50 x L. 24,5 x P. 20 cm
Provenance : Acquis auprès de l'artiste ; par descendance
Autres exemplaires répertoriés :
-François-Xavier Lalanne, Petit Ours, 1996, bronze patiné, monogramme « FXL », estampillé « LALANNE », daté « 1996 » et numéroté « HC 00/00 », H. 50 x L. 25 x P. 25 cm, vente Sotheby’s Paris, 4 novembre 2021, lot 65 ;
-François-Xavier Lalanne, Petit Ours, 1994, bronze patiné, monogramme « FXL », estampillé « LALANNE », numéroté « EA 4/4 », H. 51 x L. 25 x P. 25 cm, vente Sotheby’s Paris, 28 mai 2109, lot 188 ;
-François-Xavier Lalanne, Petit Ours, circa 1996, bronze patiné, monogramme « FXL », estampillé « LALANNE », numéroté « 5/8 », H. 50 x L. 25 x P. 25 cm, vente Besch Cannes Auction, Cannes, 28 avril 2024, lot 122.
Oeuvres en rapport:
-François-Xavier Lalanne, Très Grand Ours, 2009, bronze, patiné, monogramme « FXL », estampillé « LALANNE », daté « 2009 », numéroté « 6/8 », inscrit « bocquel fd », H. 315 x L. 148 x P. 151 cm, exposition « Les Lalanne à Trianon », Versailles, château de Versailles, juin-novembre 2021, vente
Christie’s Paris, 10 octobre 2024, lot 20 ;
-François-Xavier Lalanne, Petite ourse, bronze, numéroté « 3/8 », H. 53,5 x L. 23 cm, Beauvais, Mobilier national, inv. GMLC 817.
Littérature en rapport :
-Robert Rosenblum, Les Lalanne, cat. exp., Château de Chenonceau, 7 juin-3 novembre 1991, Genève, Skira, 1991, modèle illustré p. 60 ;
-Daniel Marchesseau, Les Lalanne, Paris, Flammarion, 1998 ;
-Christiane Naffah-Bayle, Pauline Sombstay, L’esprit et la main : héritage et savoir-faire des ateliers de restauration du Mobilier national, cat. exp., Paris, Galerie des Gobelins, 27 mars-13 décembre 2015, Paris, Gourcuff Gradenigo, 2015, p. 82 ;
-Jean-Gabriel Mitterand, Laurent Salomé, Les Lalanne à Trianon, cat. exp., Versailles, Musée national du Château de Versailles et de Trianon, juin-novembre 2021, Paris, Editions du Regard, 2021 ;
-Paul B. Franklin, Les Lalanne : Zoophites : from the collection of Caroline Hamisky Lalanne, cat. Exp., New York, Kasmin, 4 avril-9 mai 2024.
Notre Petit Ours qui porte le numéro « 1/8 » a été fondu par la fonderie Bocquel le 22 octobre 1986. D’une patine brune légèrement nuancée, la fonte est reprise par des ciselures profondes, nettes et géométriques qui soulignent le regard attentif, les griffes acérées et viennent souligner les volumes de la musculature massive de l’animal.
Créé vers 1984/85 le Petit Ours s’inscrit dans une période d’intense activité pour François-Xavier Lalanne. Avec son épouse ils exposent à la galerie Daniel Templon, à la galerie Artcurial et par trois fois aux Etats-Unis. Lalanne s’oriente alors vers une sculpture animalière plus figurative qui l’éloigne pour un temps de la création d’ensembles meubliers. Son bestiaire fantastique et poétique s’enrichit (Le Wapiti, Le Roitelet, Bibi et Loulou les deux chiens de la maison). Si la charmante légèreté des oeuvres de Lalanne rappelle la rêverie de René Magritte ou l’étrangeté merveilleuse de Lewis Caroll, l’artiste s’appuie aussi sur un savoir-faire méticuleux, un métier consciencieux et une observation rigoureuse de la nature. Fasciné par la faculté des animaux
sauvages à se fondre dans la nature en utilisant l’immobilité, il cite les mémoires du cuisinier de la célèbre Karen Blixen qui vivaient au contact de la faune sauvage Africaine : « (…) La preuve que les animaux sauvages vivent en contact direct avec Dieu est leur capacité d’immobilité. (…) J’ai été
frappé par cette phrase comme Saint Paul sur le chemin de Damas, j’ai été foudroyé. ». Ou encore « (…) Je les trouve plus mobiles (les animaux sauvages) quand ils sont immobiles (…) Aucun animal domestique n’est capable de se tenir aussi silencieux, aussi immobile qu’un animal sauvage ». C’est sans doute le propos de François-Xavier Lalanne quand il pense son Ours, debout sur les pattes arrière, figé, parfaitement immobile, les oreilles dressées, humant l'air, peut-être à l’affut à l’orée d’une clairière observant son environnement. Lors de l’exposition en plein air « Les Lalanne à Trianon »
en 2021, c’est ainsi que le Très Grand Ours est présenté, dominant un troupeau de moutons, brebis et agneaux.
Lalanne étudie avec soin l’anatomie de chaque animal, il s’appuie sur son abondante documentation photographique et se déplace au zoo ou au Jardin des Plantes. Comme ses illustres prédécesseurs Barye ou encore Pompon, il dessine, esquisse en terre et cherche à travers des maquettes en plâtre à saisir le centre de gravité, l’allure générale, la silhouette, l’attitude précise de l’animal dans son immobilité attentive. Lalanne n’est pas un artiste du mouvement, il cherche à rendre « l’âme » de chacun de ces animaux fabuleux dans l’immobilité qui les rend paradoxalement plus visibles, plus vivants. Ainsi pour lui : « (…) L’art, ce pourrait être quand une matière complètement inerte comme un morceaux de bronze, de plâtre ou de pierre acquiert une vie autonome, équivalente à celle d’un animal ».
Ref. : 1329-30
Crédits photos :
Artemis Encheres
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