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Joseph-Marie VIEN (Montpellier 1716-1809 Paris)
Modello pour…
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Joseph-Marie VIEN (Montpellier 1716-1809 Paris)
Modello pour…
Estimation 4 000 € - 6 000 €
Lot volontaire
Description
Joseph-Marie VIEN (Montpellier 1716-1809 Paris)
Modello pour “Hélène poursuivie par Énée pendant la prise de Troie” ;
Huile sur toile
23,4 x 30,2 cm.
En bas à gauche, signé et daté : 1792
Provenance :
- Très probablement l’esquisse mentionnée dans la collection personnelle de l’artiste et proposée à sa vente après décès, en 1809, n°71.
Bibliographie :
- Thomas Gaehtgens, Joseph-Marie Vien 1716 - 1809, Arthena, 1988, très probablement le n°274
Oeuvre en rapport :
Hélène poursuivie par Énée pendant la prise de Troie, 1792, Clermont-Ferrand, Musée Roger Quilliot, inv. inconnu.
Ce modello pour Hélène poursuivie par Énée pendant la prise de Troie (1792) témoigne d’un moment charnière dans la carrière de Joseph-Marie Vien. Commandée par Louis XVI en 1789, elle illustre la situation paradoxale de l’artiste au moment de la Révolution. Ancien directeur de l’Académie de France à Rome et Premier Peintre du Roi, Vien doit néanmoins composer avec le nouveau pouvoir révolutionnaire, tandis que son fils et son élève Jacques-Louis David soutiennent activement la Révolution.
Exposé au Salon de 1793, le tableau est finalement acquis par la Convention, ce qui permet à Vien de conserver une certaine reconnaissance malgré ses liens avec l’Ancien Régime.
Le sujet est tiré du chant II de l’Énéide. Après la chute de Troie, Énée, convaincu qu’Hélène est responsable de ses malheurs, s’apprête à la tuer dans le temple de Vesta. Au moment décisif, Vénus apparaît avec Cupidon et l’arrête, lui révélant que les véritables responsables sont les dieux. Vien représente précisément cet instant : Énée suspend son geste sous l’effet de l’apparition divine, tandis qu’Hélène implore la protection de Vesta. La scène se déroule dans un décor néoclassique animé par des prêtres affolés, avec la ville de Troie en flammes à l’arrière-plan.
Comme souvent chez Vien, l’œuvre résulte d’un long travail préparatoire, fait d’esquisses peintes. Notre tableau est le modello de la version conservée au musée Roger-Quilliot de Clermont-Ferrand, lequel aurait ensuite servi de modèle à une tapisserie réalisée entre 1803 et 1806 par le lissier Pilon. Agrandie en 1808 pour être placée dans le Grand Cabinet de l’Empereur aux Tuileries, cette tapisserie témoigne de la postérité de l’œuvre de Vien au début du XIXᵉ siècle.
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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