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Pierre Jules JOLLIVET (1794-1871) Distribution d'aumônes à M…
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Pierre Jules JOLLIVET (1794-1871) Distribution d'aumônes à M…
Estimation 2 000 € - 3 000 €
Lot volontaire
Description
Pierre Jules JOLLIVET (1794-1871)
Distribution d'aumônes à Madrid, c. 1833
Huile sur toile
56 x 46 cm
signé en bas à droite
Provenance :
Probablement Salon de 1833, n°1321, « Distribution d'aumônes à Madrid » ;
Paris, Collection Jean-Nicolas Moyon (1798-1838),
Probablement sa vente, Paris, 16-20 janvier 1838, Pierret, n°435, P. 39 du catalogue, sous le titre « Aumône à la porte d'un couvent espagnol » ;
Distribution d'aumônes à Madrid est peut-être un des plus beaux exemples des tableaux d’inspiration hispanique de Pierre Jules Jollivet.
Pierre-Jules Jollivet étudie dans un premier temps l'architecture avant de changer de voie en 1822 pour entrer à l'École des beaux-arts, où il devient l'élève des peintres François-Louis Dejuinne (1784-1844) et Antoine-Jean Gros (17711-1835). Il part en Espagne en 1826 pour travailler sur le catalogue des collections artistiques du roi Ferdinand VII. Il y découvre une culture qui le marque profondément. Les scènes de genre inspirées de ses souvenirs madrilènes comme notre tableau ont fait sa célébrité à une époque où l'Espagne était perçue par les romantiques comme un Orient proche et exotique. Grâce à son succès aux Salons parisiens il est remarqué par le roi Louis-Philippe et reçoit, dans les années 1830, des commandes monumentales pour peindre de grandes scènes de batailles et des épisodes historiques destinés au musée historique du château de Versailles. Jollivet est par ailleurs connu pour avoir inventé la peinture émaillée sur dalles de lave de Volvic qu’il utilise notamment pour la façade de l'église Saint-Vincent-de-Paul.
Ce beau tableau lumineux est dépourvu de toute critique sociale ou dimension tragique malgré son sujet.
Jollivet profite de cette composition pour montrer sa connaissance de la peinture classique ibérique. Le petit garçon assis en hauteur sur le parapet est un clin d'œil direct aux enfants des rues peints par Murillo, tandis que la nature morte composée de récipients en bas à gauche se veut un hommage aux œuvres de Velázquez ou de Meléndez.
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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