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service à thé plaqué argent comprenant deux tasses et soucoupes sur un présentoirPhoto 2/11 du lotPhoto 3/11 du lotPhoto 4/11 du lotPhoto 5/11 du lotPhoto 6/11 du lotPhoto 7/11 du lotPhoto 8/11 du lotPhoto 9/11 du lotPhoto 10/11 du lotPhoto 11/11 du lot
Lot phare sélectionné par la Maison de ventes.
Premium CANNES ENCHERES

4 - Porte-huilier et bouchons en argent reposant sur quatre pied…

Estimation 800 € - 1 200 €
Description
Porte-huilier et bouchons en argent reposant sur quatre pieds à coquilles et enroulements, le plateau de forme navette, les extrémités et les portes bouchons à enrouements, les portes-burettes à montants en cartouches et enroulements, le revers du plateau gravé PLM, les bouchons ciselés de rocailles et de feuillages Poinçons : Paris, 1758-1759 et de Maître-Orfèvre : Éloi GUERIN - Bouchons : Paris, 1762-1768 Poids : 1090 g Note : Orfèvre à Paris, Éloi Guérin entre en apprentissage chez Jean-François Cruchet le 23 mai 1719. Le 20 mai 1727, il fait insculper son poinçon, composé des initiales EG accompagnées d’un soleil, sous la caution de son ancien maître. Il le renouvelle le 4 août 1733. Son atelier est établi sur le quai Pelletier, à l’enseigne de la Fleur de Lis. Le 10 décembre 1738, la Cour des Monnaies fait inspecter sa forge, dont l’installation en sous-sol est jugée irrégulière, et en ordonne la démolition. Guérin conteste cette décision, expliquant que l’abaissement apparent du niveau de son atelier résulte du rehaussement du quai Pelletier. Il fait également valoir qu’il ne peut déplacer sa forge, dont il a renforcé la structure afin qu’elle puisse supporter les contraintes liées aux opérations d’estampage nécessaires à la fabrication de ses couverts à filets et à coquille. Cette spécialisation fait de lui l’un des principaux fabricants de cuillers et de couverts de la capitale. Son activité ne se limite toutefois pas à l’orfèvrerie de table : un avis publié dans les Affiches de Paris le 11 octobre 1752 atteste également la fabrication de gobelets d’or. Le 31 décembre 1741, Guérin épouse Marie-Jeanne Maria, alors qu’il est domicilié rue de la Monnaie. Il accueille ensuite deux apprentis dans son atelier : Vincent Bréant, le 23 novembre 1743, puis Pierre-Nicolas Sommé, le 13 août 1750. Le 12 juin 1760, il restitue son poinçon, marquant ainsi la fin de son activité d’orfèvre. Son inventaire après décès, dressé le 23 septembre 1761, témoigne de l’ampleur de son activité et de la diversité des objets commercialisés. Il mentionne notamment des tabatières d’or, des bijoux, des flambeaux, une importante quantité de vaisselle, une abondante platerie ainsi qu’un remarquable stock de couverts et d’ustensiles de table. Celui-ci comprend notamment 62 couteaux à lames et manches d’argent, 47 manches de couteau, 19 douzaines de cuillers à café, 12 douzaines de couverts, 21 cuillers à sucre et 78 cuillers à ragoût. Ces quantités illustrent l’importance de la production sérielle dans son activité et la place qu’il occupe sur le marché parisien de l’orfèvrerie de table. Après sa mort, sa veuve poursuit l’exploitation de l’atelier dans une autre maison de la rue de la Monnaie, jusqu’à son propre décès, le 15 février 1778. Provenance : Collection particulière cannoise Expert : Sancy Expertise Paris - Florian Doux
À propos de la vente Collections & Successions
Lieu de vente
Date 06/11/2026 à 10h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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