un gros plan d'une plaque métallique sur laquelle figure une croix
Lot phare sélectionné par la Maison de ventes.
Premium Gadoury Auctions

609 - MEDAILLE DE LA TRINITE La médaille de la Trinité, chef d'œuv…

Estimation 8 000 €
Description
MEDAILLE DE LA TRINITE La médaille de la Trinité, chef d'œuvre du médailleur Hans Rheinart (1510-1581) est considérée comme un sommet de l'art de la médaille de la Renaissance Allemande. Mais elle pose des problemes car elle est d'une très grande complexité tant par la technique de fabrication que par le nombre de variétés connues. Sa fabrication combine l'art du médailleur et celui de l'orfèvre. Chaque exemplaire devient ainsi quasi unique rendant alors le classement chronologique d'une rare difficulté. Commençons par la description du present exemplaire. Avers : Dieu le Père, tenant sceptre et globe crucifère, assis sur un trône ornementé accosté de deux pilastres. Devant lui la colombe du Saint Esprit est posée sur la barre transversale du crucifix. Dans le champ deux grands anges les mains jointes et huit têtes d'angelots ailés. En légende circulaire « PROPTER SCELVS POPVLI MEI/ PERCVSSI EVM ESAIAE LIII » (il a été frappé à cause de l'iniquité de mon peuple. Isaïe 53). Revers : Dans un écusson tenu par deux anges, inscription latine en 22 lignes à la gloire de la Trinité, un seul Dieu en trois personnes. En légende circulaire « REGNANTE MAVRITIO D : G: DVCE SAXONIALE GOSSVM HVNC LIPSIAE HR CVDEBAT ANO MDXLIIII MENSE IANV». Notre expertise citant plusieurs références bibliographiques, il semble utile de la faire précéder des ouvrages consultés : - GH : Georg Habich « Die deutschen Schaümunzen des XVI jahrunderts ». Munich, 1929. Zweiter band, Erste Hälfte, pL. CC VII, CC VIII et CC IX. - WS: Wolfgang Steguwet « Die Driefaltigkeits - medaille von Hans Reinhart d.Ä (um 1510-1581). Munzen Revue 12, 2012, p. 141-147. - F: Forrer L. "Biographical dictionary of Medallists". Vol I-VIII; 1904-1913. - S S1 : Stephen Scher « Currency of Fame », NY 1994, n° 127 - S S2 : Stephen Scher « The Scher Collection ». - MJ : Marjorie Trusted « German Renaissance Medals. A catalogue of the collection in the Victoria and Albert Museum » Gloucester, 1990 n° 149. - VP 1 Munich : Hirsch, Sammlung Löbbecke, 26/11/1908. n° 566. - VP 2 Genève : Lugdumum, 12/12/2024 n° 88. Anteque Londres. Sotheby's, 8/7/1990 n° 70. Anteque Francfort. Sammlung Hans Mueller Lebanon, 4/11/1924. - VP 3 Francfort. Cahn, Sammlung Hans Mueller Lebanon, 7/9/1925 n° 97. - VP 4 : Vienne. Hampel, 24/9/1920 n° 382. - VP 5 Londres. Morton Eden, coll. Gaines, 8/12/2005 n° 42. VP 6 : Osnabrück. Kunker vente 422, mars 2025 Alors que Forrer considérait en 1905, qu'il existait seulement sept ou huit exemplaires dignes d'intérêt, l'article du professeur Steguwet qui fait autorité (WS) recense en 2012 une quinzaine d'exemplaires pour les seules médailles portant la date de 1544 dont celles des musées de Genève, Berlin, Londres, Munich, Vienne, Fridenstein, Dresde, Cobourg et New York (A.N.S). Les principales variétés de ces exemplaires ont été listees dans la mesure du possible c.a.d. avec la présence ou l'absence de données communiquées. (liste communicable sur demande). En dehors du diamètre et du poids, les variantes les plus importantes sont celles de la hauteur du Christ qui est soit petite (26 à 27.5 mm), soit grande (autour de 42 mm) et celle de la présence ou non de la signature H.R. Mais de nombreuses autres différences peuvent être notées comme la dorure de l'argent, l'inclinaison du sceptre, les armes du revers qui peuvent être même remplacées par « I.H.S » ! (VP 4), etc... Alors comment se situe le présent exemplaire par rapport à ceux qui ont été cités. Son diamètre (103 mm) est excellent comme ceux de la majorité des exemplaires à l'exception de celui de New York (101 mm). Son poids est faible. Mais celui des autres varie énormément (de 259 à presque 330 g.) sans qu'il y ait une correspon­ dance avec la taille du Christ (exemple à Dresde grand Christ et 259 g. et à Fridenstein 273 g. pour un petit Christ). Ce poids faible est vraisemblablement dû à une faible épaisseur du flan qui a elle-même pu engendrer le minuscule trou visible à l'avers à la gauche de la couronne de Dieu et au revers, au dessus de la lettre O de la seconde ligne du texte.Par ailleurs, il semble non signé (comme celui de l'A.N.S.), mais des traces de possible érasion son visibles autour de la base de la croix. Finalement cet exemplaire semble très proche, malgré la différence de poids de celui de la VP 5. François Planet, conservateur du Médaillier du Musée des Beaux Arts de Lyon a accepté de l'examiner et d'autoriser 16 octobre 2026 - Monaco 173 la publication de ses conclusions; nous l'en remercions tré sincéement. François Planet considère que l'exem­ plaire Gaines et le nôtre « sont issus des mêmes moules et, surtout, qu'ils ont été repris par le même orfèvre ». Quant à la chronologie, il note « impossible de dire lequel des deux exemplaires précède l'autre, mais leur contemporanéité est absolument indéniable ». Enfin il considère comme un élément positif la faible épaisseur du flan : « la finesse du flan dans les champs lissés pendant la regravure de votre exemplaire est, à mon sens, une preuve supplémentaire de son authenti­ cité ». Compte tenu de tous ces éléments, la fiche technique sera la suivante: Médaille de la Trinité. Fonte d'argent (103 mm et 246 g.) du 16ème siècle par Hans Reinhart ou son atelier. Conservation : (petit trou dans le flan, choc et traces sur la tranche)
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
Vous aimerez aussi