Premium Hôtel des Ventes de Monte-Carlo
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TÊTE DE VÉNUS Marbre blanc. Nez et menton manquants. Restaur…
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TÊTE DE VÉNUS Marbre blanc. Nez et menton manquants. Restaur…
Estimation 10 000 € - 15 000 €
Lot volontaire
Description
TÊTE DE VÉNUS
Marbre blanc. Nez et menton manquants. Restauration en plâtre du XIXe siècle sur la joue droite. Petit éclat sur une mèche au-dessus du front à droite, avec perte locale de patine. L’ensemble conserve une ancienne patine de collection. Montée sur une base en bois laqué noir brillant.
H. 25 cm (sans la base)
Art romain, Ier–IIe siècle apr. J.-C.
Provenance
Réputé avoir appartenu à la collection du Professeur George N. Olcott (1869–1912), avec étiquette manuscrite du XIXe siècle fixée au revers de la base.
Puis collection privée française.
Accompagnée d’un Passeport français (certificat d’exportation n° 231867).
La déesse est représentée en taille légèrement inférieure au naturel, avec des traits juvéniles idéalisés. La tête est inclinée vers la gauche, portée par un long cou élancé. Le visage ovale s’affine vers le menton ; les lèvres en arc sont légèrement entrouvertes. Les grands yeux en amande, aux canthi internes marqués et aux paupières épaisses, sont surmontés de sourcils finement modelés qui se fondent harmonieusement dans l’arête du nez. Le front est bas. La chevelure abondante et ondulée est partagée au centre, ramenée en arrière au-dessus des oreilles ; une mèche bouclée retombe latéralement. Les cheveux sont retenus par un bandeau et noués en chignon à la nuque. L’inclinaison de la tête, le regard légèrement levé et le traitement de la coiffure trouvent des parallèles étroits avec la Vénus dite Townley, copie romaine d’un prototype de la fin du IVe siècle av. J.-C., attribué à l’école praxitélienne. En tant que déesse de l’amour et de la sensualité, Aphrodite est traditionnellement figurée comme l’incarnation de la beauté idéale. Cette perfection esthétique se reflète ici dans l’harmonie du visage, la grâce du cou et le modelé souple de la chevelure. L’exemplaire peut également être rapproché d’une tête de la déesse conservée au Museo Civico d’Aquilée, anciennement dans la collection Vicentini di Ronchi et datée de l’époque hadrianique (M.V. Santa Maria Scrinari, “Museo archeologico di Aquileia. Catalogo delle sculture romane”, 1972, p. 48, n° 136, inv. 468).
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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