un gros plan d'une fenêtre avec un rideauPhoto 2/14 du lotPhoto 3/14 du lotPhoto 4/14 du lotPhoto 5/14 du lotPhoto 6/14 du lotPhoto 7/14 du lotPhoto 8/14 du lotPhoto 9/14 du lotPhoto 10/14 du lotPhoto 11/14 du lotPhoto 12/14 du lotPhoto 13/14 du lotPhoto 14/14 du lot
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96 - PARTIE D'UN SOMPTUEUX MEUBLE D'HIVER brodé provenant de l'ap…

Estimation 6 000 € - 8 000 €
Description
PARTIE D'UN SOMPTUEUX MEUBLE D'HIVER brodé provenant de l'appartement parisien du comte R. Pineton de Chambrun, deux paires de rideaux et quatre cantonnières, époque Louis XVIII, satin de soie crème, broderie à disposition en fil chenille dans une vive polychromie. Le champ à décor d'un treillis végétal, les bordures aux rinceaux d'acanthe fleuris inscrits entre des frises et festons de perles, les angles soulignés de quatre fleurs de lys rayonnantes. Fond en toile de lin écru et bougran crème portant des chiffres manuscrits, doublure d'origine en taffetas sur une paire de rideaux portant deux marques d'inventaire à l'encre : T2576, La doublure de la seconde paire est postérieure, un repli à découdre sur le haut pour retrouver la hauteur d'origine, 248 x 79 cm et 240 x 76 cm. Quatre cantonnières cintrées au décor coordonné enrichi de cornes fleuries, 43 x 128 cm environ. Passementerie de la même période, probablement rapportée, en soie rose et verte composée d'une frange couponnée à brins tressés, de glands coordonnés et de guirlandes de rosettes de cartisane. Bon état, rares petites taches, décolorations légères, petites restaurations. Confiées par le propriétaire actuel, quelques pages détachées d'une brochure ou d'un magazine anonyme des années cinquante présentent en photo la réplique de ces rideaux (vendus au lot suivant) habillant les fenêtres de l'appartement fastueusement décoré du comte René de Chambrun, Place du Palais Bourbon. La légende de la photo donne le mobilier à Jean-Baptiste Lelarge (1743-1802) et cite La Princesse de Lamballe (1749-1792) comme commanditaire des rideaux. L'anachronisme relevé, le raffinement et l'opulence de ce meuble aux lys royaux destiné à une pièce d'apparat ouverte d'au moins quatre fenêtres désignent bien un commanditaire de premier rang. Celui-ci pourrait se trouver dans les aïeux du comte de Chambrun et les familles alliées (Noailles, Lafayette notamment). Il pourrait aussi s'agir d'une des nombreuses commandes du Garde-meuble de la Couronne, en 1817-1818, aux manufactures et ateliers de Lyon où l'on tisse aussi bien que l'on brode. Durant cette période, le décor s'allège des attributs de l'Empire et s'enrichit volontiers de fleurs de lys, il s'inscrit néanmoins dans une continuité styliste entretenue notamment par les deux principaux dessinateurs-ornemanistes du temps : J.D Dugourc (1749-1829) et J-L de la Haymade de Saint-Ange (1780-1860). Parmi de nombreux cartons, on doit notamment à ce dernier le dessin du meuble en lampas tissé en 1811 par Grand-Frères pour le cabinet de repos de l'Empereur Napoléon, la bordure de ce meuble rapprochée de celle de nos rideaux illustre bien ces permanences stylistiques, (GMMP 26/001).
À propos de la vente Derniers souvenirs des châteaux de Trégranteur et de la Roussière
Lieu de vente
Date 02/07/2026 à 14h00
Crédits photos : Contacter la Maison de ventes
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